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	<title>Farrah EL DIBANY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Farrah EL DIBANY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Shakespeare, fragments nocturnes — Paris (Amphi Bastille)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 13:27:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les ateliers lyriques destinés à préparer les jeunes artistes à leur future carrière, il n’est pas toujours facile de trouver dans le répertoire une œuvre scénique contenant un nombre important de rôles également développés, et dont aucun ne tire la couverture à soi par un étalage de virtuosité. D’où l’idée de leur concocter des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour les ateliers lyriques destinés à préparer les jeunes artistes à leur future carrière, il n’est pas toujours facile de trouver dans le répertoire une œuvre scénique contenant un nombre important de rôles également développés, et dont aucun ne tire la couverture à soi par un étalage de virtuosité. D’où l’idée de leur concocter des spectacles sur mesure, tout en évitant de donner à la chose l’aspect d’un récital où chacun vient faire son tour de piste et puis s’en va. L’Académie de l’Opéra de Paris propose ainsi <em>Shakespeare, Fragments nocturnes</em>, soirée élaborée la saison dernière au cours de « workshops », à partir de quelques-unes des innombrables partitions que le Cygne de l’Avon a pu inspirer aux compositeurs, de Purcell à Reimann. Dans les ténèbres d’une forêt suggérée plutôt que montrée, et meublée de différents éléments plus ou moins incongrus (une baignoire, une table de maquillage, une chaise-longue…), les différents protagonistes vont se croiser, se rencontrer parfois, apparemment prisonniers de leurs monomanies respectives. Inutile de chercher un fil directeur qui les réunirait : il s’agit d’une juxtaposition de pièces détachées, comme l’indique bien le sous-titre du spectacle. Musicalement, on s’autorise quelques saucissonnages audacieux mais non dénués d’intérêt. La sauce ne prend pas toujours autant qu’on le voudrait, mais cette heure et demie de chants entrecoupés de textes (dits principalement par les pianistes, tous trois rebaptisés « Will » comme le dramaturge britannique et sollicités en tant qu’acteurs) se déroule assez agréablement.</p>
<p>Tout commence avec <em>Le Songe d’une nuit d’été</em> adapté par Britten : malgré tout le talent de <strong>Philip Richardson</strong>, difficile de rendre avec le clavier d’un piano la magie des glissandos de l’ouverture de cet opéra. Le quatuor des amoureux est servi avec des bonheurs inégaux : si la mezzo <strong>Jeanne Ireland</strong> fait forte impression en Hermia, <strong>Sarah Shine</strong> propose une Helena un peu minaudière, dont la voix a tendance à se perdre dans l’espace trop ouvert de l’Amphi Bastille. <strong>Maciej Kwaśnikowski</strong> est un séduisant Lysander, dont la verdeur de timbre sert bien cette musique ; <strong>Alexander York</strong> n’a pas énormément à chanter en Demetrius, et l’on attendra de le réentendre pour mieux juger de ses compétences. De sa baignoire surgit l’Ophélie straussienne dont les trois Lieder seront répartis au cours de la soirée : <strong>Liubov Medvedeva </strong>les interprète avec malice, mais la voix pourrait encore gagner en assurance. <strong>Danylo Matviienko </strong>confère au  Hamlet d’Ambroise Thomas de beaux accents dramatiques dans le récitatif qui précède son air, mais « Etre ou ne pas être » devrait être animé d’une introspection plus tourmentée. Entrent en scène les deux Juliette, celle de Gounod et celle de Bellini, ici confrontées à la manière d’<em>Ariane à Naxos</em> : les deux demoiselles Capulet chanteront leur air <em>gleichzeitig</em> ou presque. Le chant de la Juliette qui pleure, l’Italienne, sera à plusieurs reprises interrompu par celui de la Juliette qui rit, la Française, « Je veux vivre dans le rêve » étant débité en tranches intercalées avec les rondelles d’ « Eccomi in lieta vesta ». On ne criera pas au scandale devant le procédé, mais on regrettera seulement que les deux sopranos ne se situent pas tout à fait au même niveau : si l’excellente <strong>Marianne Croux</strong> ravit par un « O quante volte » totalement maîtrisé, avec un très habile dosage de la voix, notre compatriote <strong>Angélique Boudeville </strong>doit encore apprendre à canaliser des moyens presque trop généreux, et à soigner davantage l’exécution des vocalises, l’opéra-comique français appelant un tout autre style. Desdémone rossinienne, <strong>Farrah El Dibany</strong> possède un beau timbre sombre, mais il n’est pas certain que le belcanto soit son domaine d’élection. Avec les dernières minutes du <em>Lear</em> d’Aribert Reimann, <strong>Vladimir Kapshuk</strong> exprime toute la douleur du père endeuillé, et cette musique risquerait fort de plomber le spectacle si ne venait heureusement le baume purcellien d’un extrait des musiques de scène pour <em>La Tempête</em>, « No stars again shall hurt you from above, But all your days shall pass in peace and love ».</p>
<p>En concluant sur ce slogan néo-hippie où toutes les voix sont réunies, la metteur en scène <strong>Maëlle Dequiedt</strong> s’efforce de panser toutes les blessures qui se sont exprimées tout au long de la soirée. Cette errance à travers la forêt shakespearienne aura tout loisir de se roder puisque, après la série de représentations parisiennes données jusqu’au 17 octobre, on pourra notamment l’applaudir à Evian, dans le cadre du festival Voix d’Automne, le 26 octobre (et le lendemain, toujours à la Grange au Lac, ils chanteront du Mozart).</p>
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		<title>BOESMANS, Reigen — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-ronde-paris-bastille-en-attendant-les-voix-nouvelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Nov 2017 06:40:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son premier spectacle de la saison, l’Académie a décidé de présenter un succès de la production lyrique des trente dernières années, lié à un compositeur toujours aussi actif dans le domaine de la création scénique. Le choix est judicieux pour plusieurs raisons. Depuis quelques années, La Ronde de Philippe Boesmans semble en effet occuper &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Pour son premier spectacle de la saison, l’Académie a décidé de présenter un succès de la production lyrique des trente dernières années, lié à un compositeur toujours aussi actif dans le domaine de la création scénique. Le choix est judicieux pour plusieurs raisons. Depuis quelques années, <em>La Ronde</em> de Philippe Boesmans semble en effet occuper une place à part dans le calendrier des programmateurs. La version de chambre réalisée par Fabrizio Cassol n’y est sans doute pas pour rien, puisqu’elle permet à de jeunes chanteurs de s’approprier l’œuvre sans devoir passer au-dessus d’un orchestre sachant se montrer parfois bruyant. En exposant dans chacune des dix scènes un couple dans une relative intimité, Boesmans met en valeur dix vocalités différentes, taillées sur mesure pour beaucoup de chanteurs.</p>
<p class="rtejustify">Mettre en scène <em>La Ronde</em> est doublement dangereux : le spectacle n’est que faussement prévisible dans son déroulement, car chaque scène possède son existence propre, et ne dépend pas de ce qui la suit ou la précède. Par ailleurs, ces dix tableaux de la vie bourgeoise dans la Vienne fin-de-siècle nécessitent chacun une identité forte, défi d’efficacité qui ne laisse passer aucun relâchement dans l’investissement. Malgré toute son intelligence, la mise en scène de <strong>Christiane Lutz</strong> pèche en ce point précis. Conçue pour l’Amphithéâtre Bastille (scène aux moyens tout de même plus réduits que ceux d’un théâtre normal), elle tente de résumer l’action dans un décor unique. Si l’ingéniosité de <strong>Christian Andre Tabakoff</strong> permet de moduler le mur du fond au gré des scènes (tantôt bar, cheminée, boîte de nuit etc), ce qui se passe au devant de la scène ne convainc pas toujours. La direction d’acteurs demeure assez maladroite (ces portes invisibles qu’on ouvre et que l’on referme), ne reposant que sur le charisme de chaque chanteur, les déplacements de décors sont plutôt laborieux et on ne sait trop que penser de la lecture d’ensemble de l’œuvre. Les belles images vidéo du scénographe s&rsquo;avèrent ici un précieux secours.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/idemm.jpg?itok=oneKSg0h" title="© Studio j’adore ce que vous faites !" width="468" /><br />
	© Studio j’adore ce que vous faites !</p>
<p class="rtejustify">Heureusement, l’Académie, c’est aussi et surtout l’assurance de (re)découvrir les talents qui se cachent parmi les recrues des deux dernières années. Si <strong>Sarah Shine</strong> et <strong>Juan de Dios Mateos</strong> ne sont pas les plus convaincants de la distribution (l’allemand leur fait certes défaut mais les rôles ne sont pas non plus les mieux servis), la mezzo <strong>Jeanne Ireland</strong> peut s’enorgueillir d’un timbre rond et d’un aigu chaud et coloré, ainsi que d’une réelle présence scénique. Autres voix remarquables de la soirée, celles du duo Jeune Femme/Jeune Homme incarné par <strong>Marianne Croux</strong> et <strong>Maciej Kwaśnikowski</strong>. Le timbre frais et la projection impeccable de la soprano vont de pair avec un jeu tantôt humoristique et décalé, tantôt plus mélancolique. Même si l’allemand du ténor est perfectible, louons avant tout le timbre brillant et dégagé de sa voix, mise particulièrement à l’épreuve dans les nombreux aigus de cette partie. La basse de <strong>Mateusz Hoedt</strong> demeure un brin monolithique et sa prononciation se teinte volontiers de voyelles russisantes, mais il n’en est pas moins un mari sinistrement crédible. La rondeur et le timbre sombre de la mezzo <strong>Farrah El Dibany</strong> sont remarquables (et on l’imagine volontiers en Carmen), mais force est de constater que ce timbre opulent ne convient peut être pas tout à fait à la jeune fille que requiert le livret. Côté projection, le timbre de <strong>Jean-François Marras</strong> ne semble souffrir d’aucune entrave, mais un jeu plus effacé et un allemand assez franchouillard viennent altérer la qualité de sa prestation. <strong>Sofija Petrović</strong> évolue tout à fait dans son élément, puisqu’elle se donne à fond dans son personnage de diva, pour le plaisir du public. L’interprétation est d’autant plus crédible qu’une projection à peine croyable pour une si jeune voix fait trembler les murs de l’amphithéâtre. De fait, le comte de <strong>Danylo Matviienko</strong> en apparaît un peu en retrait, mais clôt la distribution sur une performance honorable.</p>
<p class="rtejustify">A la direction de l’Orchestre-Atelier Ostinato, <strong>Jean Deroyer</strong> manie la partition avec précision, tirant de son ensemble – bien que réduit – des sonorités qui rappellent le grand orchestre prévu initialement par Boesmans. L’acoustique assez sèche de l’amphithéâtre ne sert pas toujours les ensembles, mais la virtuosité instrumentale de chacun des musiciens suffit pour donner à la partition son relief nécessaire. </p>
<p class="rtejustify">En attendant la finale nationale de Voix Nouvelles en février 2018 à l’Opéra Comique, le public parisien peut se réjouir du renouveau de voix jeunes présentées dans ce spectacle.</p>
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		<title>BRITTEN, Owen Wingrave — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/owen-wingrave-paris-bastille-au-pied-du-mur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2016 05:08:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le regain de popularité que l’œuvre a connue ces dernières saisons (à Strasbourg en 2013, à Nancy et à Toulouse en 2014), Owen Wingrave n’avait plus été présenté à Paris depuis les représentations en français données par l’Opéra du Rhin à l’Opéra-Comique en 1996. Voilà qui explique sans doute l’affluence dont bénéficie cette nouvelle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré le regain de popularité que l’œuvre a connue ces dernières saisons (à Strasbourg en 2013, à Nancy et à Toulouse en 2014), <em>Owen Wingrave</em> n’avait plus été présenté à Paris depuis les représentations en français données par l’Opéra du Rhin à l’Opéra-Comique en 1996. Voilà qui explique sans doute l’affluence dont bénéficie cette nouvelle production montée à l’Amphi Bastille par l’Académie de l’Opéra de Paris. Confier cette œuvre tardive de Britten est une bonne idée dans le sens où elle reste malgré tout peu familière et que le les jeunes artistes ne s’y exposent évidemment pas aux mêmes comparaisons que lorsqu’on leur fait chanter Mozart ou Gluck. Cet opéra télévisuel n’exige pas non plus de prouesses vocales hors du commun, et son écriture somme toute assez traditionnelle ne brutalise pas les jeunes organes. Oui, mais la médaille a son revers, et là où le cadeau se révèle empoisonné, c’est que l’œuvre fut conçue pour une solide équipe de personnalités : Peter Pears en général Wingrave, Janet Baker en Kate Julian, et toute une bande britténiens confirmés, presque une troupe formée à l’école d’Aldeburgh. Pour des chanteurs à l’aube de leur carrière, il n’est pas toujours facile de conférer une épaisseur à ces personnages parfois monstrueux, et les membres de l’Académie n’en ont sans doute que plus de mérite à endosser de leur mieux ces habits parfois un rien trop grands pour eux.</p>
<p>Ainsi, comment succéder à une Sylvia Fisher, créatrice de Miss Wingrave, qui avait 61 ans en 1971 et comptait à son répertoire Elsa, la Maréchale, Sieglinde ou Kostelnicka ? <strong>Elisabeth Moussous </strong>fait tout ce qu’elle peut, et elle peut beaucoup, mais le personnage n’a pas ici le caractère implacable qu’il a lorsqu’il est incarné par des sopranos plus expérimentées. Même si son rôle n’est pas le plus exposé, <strong>Sofija Petrović </strong>arrive incontestablement en tête de la distribution, par sa vraie présence scénique et surtout par la beauté d’une voix sonore, souple et toujours porteuse d’une émotion immédiate. Une grande artiste, la chose est claire, dont les mérites ne devraient pas tarder à être reconnus. Dotée des moyens naturels considérables, <strong>Farrah El Dibany </strong>pourrait atteindre les mêmes sommets si elle parvenait à varier davantage les couleurs de son timbre sombre : peut-être parce que la voix sonne un peu trop couverte, cette très prometteuse mezzo égyptienne n’échappe qu’à de trop rares moments à une certaine monochromie. Le rôle de Mrs Julian n’offre à <strong>Laure Poissonnier </strong>aucune occasion de se distinguer, et l’on attendra donc de la réentendre pour juger de ses qualités.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/owen-wingrave-studio-j-adore-ce-que-vous-faites-9-.jpg-1600.jpg?itok=4pxvR8KR" title=" © Studio J'adore ce que vous faites" width="468" /><br />
	 © Studio J&rsquo;adore ce que vous faites</p>
<p>Malgré l’annonce qui le dit victime d’une laryngite, <strong>Piotr Kumon</strong> semble ne rencontrer ce soir-là aucune difficulté particulière à camper le rôle-titre, auquel il confère sa jeunesse mais aussi une belle prestance, qui évite de faire une chiffe molle de ce pacifiste convaincu que toute sa famille accuse de lâcheté. Dans le rôle relativement secondaire de Lechmere, <strong>Jean-François Marras</strong> révèle une intéressante voix de ténor telle que la Corse n’en a jamais été avare et qui semble ne pas manquer de puissance. <strong>Mikhaïl Timoshenko </strong>se montre solide dans le personnage un peu effacé de Coyle. Réduit à une vieille baderne qui sucre les fraises, le général Wingrave de <strong>Juan de Dios Mateos Segura </strong>ne fera trembler personne, et sa voix trouverait peut-être mieux à s’épanouir dans un tout autre répertoire.</p>
<p>Ce n’est hélas pas la mise en scène de <strong>Tom Creed</strong> qui les aide à devenir plus convaincants. Devant un vilain mur de parpaings percé d’une unique porte, les protagonistes vont et viennent, en avant et en arrière, parmi les rapaces empaillés chargés de remplacer la galerie de portraits de la famille Wingrave au cours d’une longue soirée un peu trop arrosée. Les éclairages apportent un peu de variété, avec notamment un bel usage des ombres chinoises, mais malgré un deuxième acte plus tendu, le résultat peine à réellement soutenir l’intérêt. Dommage, car sous la baguette de <strong>Stephen Higgins</strong>, l’orchestre Ostinato, complété pour les cordes par les instrumentistes de l’Académie, sait faire sonner la partition de Britten et traduire toute l’atmosphère inquiétante de cette histoire empruntée à Henry James.</p>
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