<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Olari ELTS - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/elts-olari/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/elts-olari/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:29:45 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Olari ELTS - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/elts-olari/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le Chant de la Terre — Paris (Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-chant-de-la-terre-paris-radio-france-alice-au-pays-de-lennui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2018 06:44:49 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/alice-au-pays-de-l-ennui/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’image du précédent concert donné par l’Orchestre National de France, la direction du Festival d’Automne et celle de Radio France font dialoguer avec soin l’œuvre de Claude Vivier et celle de compositeurs du grand répertoire. Ce soir, c’était au Chant de la Terre de Mahler que faisait face Siddhartha, précédé d’une brève œuvre de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-chant-de-la-terre-paris-radio-france-alice-au-pays-de-lennui/"> <span class="screen-reader-text">Le Chant de la Terre — Paris (Radio France)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-chant-de-la-terre-paris-radio-france-alice-au-pays-de-lennui/">Le Chant de la Terre — Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’image du <a href="https://www.forumopera.com/berg-sieben-fruhe-lieder-paris-maison-de-la-radio-colorisme-et-demi-teintes">précédent concert</a> donné par l’Orchestre National de France, la direction du Festival d’Automne et celle de Radio France font dialoguer avec soin l’œuvre de Claude Vivier et celle de compositeurs du grand répertoire. Ce soir, c’était au <em>Chant de la Terre</em> de Mahler que faisait face <em>Siddhartha</em>, précédé d’une brève œuvre de Murail.</p>
<p>Ce n’est pas la première fois que le Philharmonique propose des pièces solistes en début de concert. Si le pari est risqué car rapidement décevant, il faut reconnaître que cela fonctionne ce soir. Les arcades épurées de <em>Unanswered Questions </em>de Tristan Murail sont admirablement servies par <strong>Anne-Sophie Neves</strong>, et annoncent le goût prononcé de Vivier pour la mélodie.</p>
<p>Inspiré du roman éponyme de Hermann Hesse, narrant la quête spirituelle de Bouddha, <em>Siddhartha</em> est l’un des nombreux projets fous du compositeur québécois. L’orchestre symphonique ordinaire est ici divisé en huit groupes d’instruments, brisant ainsi le schéma classique du concert et ouvrant la voie à de nouvelles combinaisons de timbres. L’on doit cependant s’avouer un peu déçu une fois la demi-heure de musique écoulée. Après un début explosif, le flux de note semble ne jamais s’interrompre, et finit par faire paraître le temps long. En cause est probablement la direction, certes précise, mais un peu expéditive d&rsquo;<strong>Olari Elts</strong>, qui ne fait pas ressortir suffisamment les contrastes que la partition semble porter en elle.</p>
<p>Malheureusement, ce trait de caractère ne fait que se confirmer dans le <em>Chant de la Terre</em>, à l’instar du « Trinklied vom Jammer der Erde », où les éléments à dessein hétéroclites de l’orchestration mahlérienne peinent à se rassembler en un ensemble cohérent et fluide. « Der Einsame im Herbst », dirigé au pas de charge, nous a rarement paru aussi rigide. Quelque chose semble se passer dans « Von der Schönheit », où l’on retrouve pour un instant les contrastes saisissant qui font le souffle de cette page orchestrale, mais le soufflé ne fait que mieux retomber dans le dernier mouvement. Malgré de magnifiques interventions solistes des musiciens de l’orchestre (flûte et hautbois principalement), c’est avant tout un sentiment de trop peu (ou trop froid) qui domine cette interprétation.</p>
<p>On comptait sur les voix pour se rattraper, mais ce n’est pas nécessairement mieux. <strong>Michael Schade </strong>a beau avoir enregistré l’œuvre avec Boulez, ce qui pouvait passer au disque il y a plus de quinze ans n’est plus convaincant aujourd’hui en concert. Malgré un « Von der Jugend » pas trop mal mené (car le moins exigeant des trois), on reste globalement sur sa faim, surtout dans le premier mouvement, où la voix ne passe l’orchestre qu’à de très rares occasion. La projection du texte ampoulée, servant probablement à compenser un timbre aigre et trop menu, n’a pour résultat que de le mettre en retard par rapport à l’orchestre, et de l’obliger à des respirations anarchiques un peu partout.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/coote-alice-03.jpg?itok=zgvkJySp" title="© IMG Artists" width="455" /><br />
	© IMG Artists</p>
<p>Il est assez aisé pour <strong>Alice Coote </strong>d’émerger de ce tableau pas franchement reluisant. Il faut concéder à la mezzo un timbre très seyant pour un Mahler tardif : pas trop ample, mais suffisamment à l’aise pour se frayer un chemin au travers des longues phrases lyriques qui parsèment la partition. Par opposition aux très beaux graves et au superbe médium, l’aigu nous paraît seulement un peu maigre, sans que cela altère pour de bon une prestation musicale très aboutie. De quoi pouvoir rentrer chez soi sans céder complètement à la frustration.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-chant-de-la-terre-paris-radio-france-alice-au-pays-de-lennui/">Le Chant de la Terre — Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Brahms-Glanert : Vier ernste Gesänge</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-glanert-vier-ernste-gesange-tournons-autour-de-brahms/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2017 21:32:45 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-glanert-vier-ernste-gesange-tournons-autour-de-brahms/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec cet album, Ondine propose un voyage se déroulant non pas à travers, mais autour de la musique de Brahms. Tantôt simple orchestration, tantôt source d’inspiration, cet exercice stylistique attirera autant l’amoureux du compositeur allemand que le curieux à la recherches de nouveautés. La première partie propose les Vier ernste Gesänge (Quatre chants sérieux) op. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-glanert-vier-ernste-gesange-tournons-autour-de-brahms/"> <span class="screen-reader-text">Brahms-Glanert : Vier ernste Gesänge</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-glanert-vier-ernste-gesange-tournons-autour-de-brahms/">Brahms-Glanert : Vier ernste Gesänge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec cet album, Ondine propose un voyage se déroulant non pas à travers, mais autour de la musique de Brahms. Tantôt simple orchestration, tantôt source d’inspiration, cet exercice stylistique attirera autant l’amoureux du compositeur allemand que le curieux à la recherches de nouveautés.</p>
<p>La première partie propose les <em>Vier ernste Gesänge</em> (<em>Quatre chants sérieux</em>) op. 121 dans un arrangement effectué par le compositeur allemand Detlev Glanert. La différence majeure réside dans les interludes faisant guise d’enchaînements entre chaque pièce, afin de pouvoir jouer tout le cycle (rebaptisé <em>Vier Präludien und Ernste Gesänge</em> pour l’occasion) sans interruption. Ce procédé assez intéressant fait de ces quatre lieder une grande fresque vocale, et permet à l’arrangeur davantage de souplesse. En effet, si l’orchestration de la musique de Brahms est plutôt fidèle au style, les ajouts de Glanert se permettent un langage bien plus moderne, fait de collages harmoniques résolument contemporains. Reprochons simplement au postlude d’évoquer de manière bien trop évidente un final de symphonie de Mahler pour pouvoir rentrer dans l’un des deux styles nommés précédemment. La référence est certainement voulue, mais est-elle vraiment opportune?</p>
<p>Le baryton généreux et brillant de <strong>Michael Nagy</strong> se déploie chaleureusement tout au long du cycle. Cependant, le doute s’installe avec les premières voyelles ouvertes: la voix semble avoir du mal à tenir en place, et ce peut importe la tessiture. Seraient-ce déjà les signes de l’âge pointant à l’horizon? Rien n’est sûr, mais l’affaire est à suivre. Si l’interprétation n’est pas la plus ardente et passionnée que nous connaissions, la musicalité s’avère en revanche suffisante pour donner à cette méditation sur la mort une inspiration plus recueillie et mûre que sombrement cérébrale.</p>
<p>La direction d’<strong>Olari Elts</strong> passe d’un style à l’autre sans difficulté, assurant ainsi l’unité de cette réécriture. Ici encore, ce n’est pas l’exaltation passionnée que nous retiendrons de la performance, mais l’équilibre et la précision de l’Orchestre Philharmonique de Helsinki sont toujours au rendez-vous, témoignant d’une sage maitrise de l’harmonie et de la forme. </p>
<p>A côté de ce cycle vocal figuraient deux pièces instrumentales. Tout d’abord, <em>Weites Land</em> dudit Glanert, dont le matériau structurant est tiré des premières mesures de la <em>4ème Symphonie</em> de Brahms. Si l’orchestration nous laisse un peu circonspect par des choix d’instrumentation parfois discutables, nous sommes tout de même séduits par l’idée de la pièce.</p>
<p>Mais c’est surtout sur la réécriture de Luciano Berio que se portera notre attention. Avec cette orchestration de la <em>Sonate pour clarinette op. 120 no. 1</em>, le compositeur italien montre qu’il sait se couler dans le style de Brahms sans la moindre difficulté, le traitement orchestral ressemblant à s’y méprendre à celui du maître hambourgeois. La clarinette de <strong>Kari Kriikku</strong> brille par sa richesse de timbres, même si une prise de son perfectible lui fait manquer de soyeux. Olari Elts est déjà plus audacieux, sans pour autant perdre sa maîtrise de la forme de ce « quasi-concerto » pour clarinette.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/brahms-glanert-vier-ernste-gesange-tournons-autour-de-brahms/">Brahms-Glanert : Vier ernste Gesänge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kaija Saariaho, True Fire &#8211; Festival Présences — Paris (Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/kaija-saariaho-true-fire-festival-presences-paris-radio-france-presences-bienveillantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 06:47:34 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/prsences-bienveillantes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Le problème de la musique contemporaine, c’est que personne ne s’y intéresse, car elle ennuie autant qu’elle fait peur. » affirme volontiers une grande majorité du public mélomane, « Des commandes d’état à des compositeurs sinistrement inconnus sont financées par le contribuable (une fois de plus !) pour être jouées une seule fois, applaudies tièdement, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/kaija-saariaho-true-fire-festival-presences-paris-radio-france-presences-bienveillantes/"> <span class="screen-reader-text">Kaija Saariaho, True Fire &#8211; Festival Présences — Paris (Radio France)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/kaija-saariaho-true-fire-festival-presences-paris-radio-france-presences-bienveillantes/">Kaija Saariaho, True Fire &#8211; Festival Présences — Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">« <em>Le problème de la musique contemporaine, c’est que personne ne s’y intéresse, car elle ennuie autant qu’elle fait peur. </em>» affirme volontiers une grande majorité du public mélomane, « <em>Des commandes d’état à des compositeurs sinistrement inconnus sont financées par le contribuable (une fois de plus !) pour être jouées une seule fois, applaudies tièdement, puis soigneusement rangées dans un tiroir de la SACEM, car il ne faudrait tout de même pas grignoter sur les parts de marché des symphonies de Brahms, des concerti de Mozart ou des poèmes symphoniques de Strauss</em> ». Face à un tel constat, il n’y a rien de mieux que le Festival Présences pour venir redorer l’image de la musique dite contemporaine (terme qui aurait probablement plus de sens dans son emploi au pluriel). Avec une quarantaine d’œuvres jouées en une semaine et demi, c’est comme si toute la programmation de concerts en France prenait un bain de jouvence, permettant d’innombrables créations (françaises comme mondiales) servies par des ensembles et orchestres d’exception.</p>
<p class="rtejustify">Festival Présence signifie donc « musique contemporaine version premium », et l’effectif présent sur la scène de l’auditorium de Radio-France montre que l’on a mis les petits plats dans les grands pour l’occasion.</p>
<p class="rtejustify">La première pièce, signée Ondřej Adámek, s’intitule <em>Polednice</em>, reprenant le nom d’une sorcière du folklore tchèque et composée sur un poème de Karel Jaromír Erben. L’instrumentation loufoque (orchestre, chœur, mais aussi casserole remplie d’eau, klaxon pour enfants et autres curiosités) crée une atmosphère à la fois ludique et angoissante. Le Chœur de Radio France, admirablement préparé par <strong>Martina Batič</strong>, ne fait qu’une bouchée de la prononciation tchèque et des difficultés rythmiques de la partition.</p>
<p class="rtejustify">Avec<em> True Fire</em>, nous retrouvons la compositrice à l’honneur de ce festival, à savoir Kaija Saariaho. Le cycle de six pièces pour baryton et orchestre nous rappelle avec quelle aisance la compositrice finlandaise manie l’orchestre, mêlant les lentes évolutions de cellules rythmiques aux recherches de timbre et d’orchestration. Mais ces six numéros permettent aussi de découvrir la voix du baryton <strong>Davóne Tines</strong>, l’un des interprètes favoris de la compositrice. Outre une présence apaisante et une diction soigneusement travaillée, c’est le timbre chaleureux et rond qui impressionne, se glissant sans efforts au travers des nombreuses vocalises propres à l’écriture vocale de la partition.</p>
<p class="rtejustify">Avec <em>Extinction des choses vues</em>, la compositrice estonienne Helena Tulve nous déploie une généreuse toile orchestrale, faisant penser à une pièce de Ligeti composée au ralenti. Le début nous fait craindre une grisaille systématique, mais en fait non, l’orchestre possède une riche palette de couleurs. Arrivés au climax, un glissando aux basses figure cette « extinction » et nous abandonne dans une atmosphère suspendue et méditative.</p>
<p class="rtejustify"><em>Orion</em> est annoncé par le programme comme « <em>la plus grande page produite par Kaija Saariaho</em> » jusqu’à présent. Et il est vrai que l’on est pris de vertige par la densité de la masse orchestrale. Outre l&rsquo;Orchestre national de France au plus grand complet s’ajoute une section percussion particulièrement touffue et surtout l’orgue de <strong>Thomas Ospital</strong>. Le premier mouvement, sorte de grand crescendo spectral nous apporte l’atmosphère planante du second, perché dans l’aigu, figurant la constellation éponyme, tandis que le troisième semble être une grande course-poursuite à travers les pupitres de l’orchestre. </p>
<p class="rtejustify">Saluons pour cette dernière pièce la direction du chef <strong>Olari Elts</strong>, faisant preuve de la précision des rythmes et des balances et de la retenue nécessaire pour chaque pièce. Au vu de la réaction du public comblé, les compositeurs peuvent se rassurer et continuer à écrire la musique d’aujourd’hui.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/kaija-saariaho-true-fire-festival-presences-paris-radio-france-presences-bienveillantes/">Kaija Saariaho, True Fire &#8211; Festival Présences — Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MARSCHNER, Der Vampyr — Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/du-sang-frais-pour-halloween/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2008 13:56:38 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/du-sang-frais-pour-halloween/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La saison lyrique de l’Opéra de Rennes sera marquée par les fantômes et la sorcellerie : avant Macbeth de Verdi et le Château des Carpates de Philippe Hersant, voici donc, pour célébrer Halloween, la création française du Vampire. Sorte de chaînon manquant entre Weber et Wagner, Marschner a composé, d’après la nouvelle de Polidori, une &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/du-sang-frais-pour-halloween/"> <span class="screen-reader-text">MARSCHNER, Der Vampyr — Rennes</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/du-sang-frais-pour-halloween/">MARSCHNER, Der Vampyr — Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          La saison lyrique de l’Opéra de Rennes sera marquée par les fantômes et la sorcellerie : avant <em>Macbeth</em> de Verdi et <em>le Château des Carpates</em> de Philippe Hersant, voici donc, pour célébrer Halloween, la création française du <em>Vampire</em>. Sorte de chaînon manquant entre Weber et Wagner, Marschner a composé, d’après la nouvelle de Polidori, une œuvre à son image : novatrice (la partition fait entendre ce qui ressemble déjà à un flux musical continu), frémissante d’une passion échevelée, bouillonnante d’un romantisme ténébreux de la meilleure veine.</p>
<p>On se demande alors pourquoi <strong>Zoltan Balazs</strong> a transposé l’action dans un Japon imagé. L’épure des décors, l’éclat des costumes (très réussis), le froid hiératisme de la direction d’acteurs, l’appropriation intelligente de l’espace (les choristes, inquiétants, envahissent les loges et les balcons) forment un spectacle esthétique et finement réalisé, qui nous rappelle que Balazs a été l’élève de Bob Wilson. Mais tout cela semble bien peu en phase avec l’esprit d’un opéra qui appellerait tout le contraire : de l’énergie, de la tension, de l’exubérance jusqu’à l’excès. Vouloir révéler la psychologie intime des personnages, par le biais d’un travail d’une précision chirurgicale, est en soi fort respectable ; mais en ne respectant pas la lettre du <em>Vampire</em>, Balazs en trahit également l’esprit, et compose un spectacle bizarre, où tout ce qui se passe sur scène ressemble à la stricte négation de ce que dit la partition.</p>
<p>L’équipe musicale convainc plus franchement. A la tête d’un effectif assez mince (une quarantaine de musiciens, un peu moins de choristes), <strong>Olari Elts</strong> ne pouvait donner dans le déluge sonore auquel on associe souvent les œuvres romantiques. Il propose alors une théâtralité sèche et nerveuse, dont les angles et les arrêtes ne sont pas moins efficace que les couleurs sombres et opulentes souvent entendues ailleurs, dans ce répertoire. D’autant que sous sa baguette précise et dynamique, l’Orchestre de Bretagne sonne comme rarement : les cordes, bien plus rondes que d’habitude, atteignent presque le niveau des bois et des cuivres, toujours aussi subtils. Le chœur qui, on l’a dit, se retrouve souvent dispersé dans la salle, n’en montre pas moins une excellente cohésion.</p>
<p>Beaucoup des rôles principaux du <em>Vampire</em> étaient tenus par des jeunes chanteurs, finalistes du concours Mezzo, où ils seront jugés sur leurs aptitudes vocales et scéniques*. Le vampire de <strong>Nabil Suliman </strong>est le plus convaincant : voix claire mais percutante, le jeune baryton syrien compose avec brio un Ruthven inquiétant autant que séduisant. Forte d’un volume appréciable, <strong>Vanessa le Charlès</strong> n’a aucun mal à faire apprécier les splendeurs d’un timbre moiré ; les aigus restent à surveiller, qui sont souvent pris trop en force. <strong>Marc Haffner</strong> a tout le legato requis par « Wie ein schöner Frühlingsmorgen », avatar de l’air de Max dans <em>le Freischütz</em>, et <strong>Helen Kearns</strong>, à la voix quelque peu blanche et éthérée, réussit une belle ballade, au début du II (celle-là même qui, dit-on, inspira à Wagner l’air de Senta dans <em>le Vaisseau Fantôme</em>). Vétéran bienveillant de la troupe, <strong>Christophe Fel</strong> interprète les trois « pères nobles » de cette œuvre, qui décidemment démultiplie le schéma classique des typologies de personnages dans l’opéra romantique. On admire la clarté de sa diction, et la probité de l’interprète, qualités bien connues du public français. Pari réussi pour l’Opéra de Rennes, qui fait entrer avec succès <em>le Vampire</em> de Marschner au répertoire des salles françaises ! </p>
<p>A lire aussi : <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=459&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29">Marschner vampirise l&rsquo;Opéra de Rennes</a></p>
<p>*Toujours dans le cadre du concours Mezzo, le Vampire sera retransmis sur cette chaîne, en direct de Szeged, le 16 novembre prochain. <br />
 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/du-sang-frais-pour-halloween/">MARSCHNER, Der Vampyr — Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
