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	<title>José Ramón ENCINAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>José Ramón ENCINAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>L&#039;Italiana in Algeri</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/litaliana-in-algeri-patrick-sebastien-sors-de-ce-corps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2014 06:28:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Certains metteurs en scène ont un grave problème avec l’humour rossinien Au lieu de nous en faire partager la saveur croustillante, ils s’avisent de montrer qu’ils ont eux aussi de l’humour. Ce qui est totalement différent. Et donc, Davide Livermore dans cette captation d’août 2013 a décidé de nous en remontrer. A lui la projection &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Certains metteurs en scène ont un grave problème avec l’humour rossinien Au lieu de nous en faire partager la saveur croustillante, ils s’avisent de montrer qu’ils ont eux aussi de l’humour. Ce qui est totalement différent. Et donc, <strong>Davide Livermore</strong> dans cette captation d’août 2013 a décidé de nous en remontrer.</p>
<p>A lui la projection dans un univers Sixties à la OSS 117, à lui les jeux de scène hyper drôles, et notamment ces trémoussements itératifs supposés démontrer que la musique de Rossini avant tout est faite pour te faire bouger ton corps : que de demi-ballets improvisés dans ces gesticulations des chanteurs (qui n’économisent pas, en particulier, le mouvement avant-arrière de leur bassin pour signaler que non seulement ça fait bouger ton corps, mais ça chatouille aussi par là) – le malheur voulant que, ne traitant pas cela comme de véritables mouvements, mais comme une sorte de pulsion physique, le metteur en scène ne donne à voir qu’une chorégraphie sommaire, et pour tout dire assez hideuse. Les idées, de plus, sont assez vite taries une fois posé cet Orient pétrolifère dont on ne sait si la vulgarité clinquante est moquée ou exploitée comme un gimmick somme toute assez rentable (nénettes en cuissardes, Isabella en simili Paco Rabanne moulant, femmes de ménages en mini-jupe…).</p>
<p>Il faut bien avouer qu’on sourit au début de certaines bonnes idées, sans prévoir qu’à ce point elles se répèteront, comme si la représentation était conçue en elle-même pour user jusqu’à la corde les principes scéniques qui censément la soutiennent. Passons sur cet auto-sciage de branche assez spectaculaire, qui fait presque l’intérêt de ce DVD. Il faut bien se rabattre alors sur l’orchestre du Teatro Comunale de Bologne : <strong>José Ramon Encinar</strong> ne le mène pas vraiment à la victoire, hélas. Beaucoup de sécheresse ne fait pas une alacrité et l’alacrité ne fait pas la ligne. Il ne nous reste plus qu’à admirer l’abattage ahurissant d’un <strong>Alex Esposito </strong>assez isolé. Lui au moins a compris qu’il fallait sortir par le haut, et joue sa carte à fond, sans retenue, sans complexes, mais dans le respect total de la vocalité rossinienne. Son « Già d’insolito » ne fait aucune concession aux habituels déports vocaux qu’on y entend de la part de vocalistes moins aguerris. Et on finit par y croire ! <strong>Anna Goryachova</strong> ne dispose par des mêmes ressources burlesques, ni par son personnage ni par tempérament, mais fait front et impose une belle agilité, un timbre sombre et moëlleux, manquant toutefois un peu de couleurs et d’aspérités pour rendre toute la pétulance du personnage. Il ne suffit pas de porter des combinaisons en latex pour faire exister une Isabella, son port altier, sa morgue italienne, son charme de grande dame rouée. Evidemment, on n’en dira pas autant de Lindoro, typique des silhouettes falotes dont Rossini a le secret, préférant leur offrir des prouesses vocales plutôt qu’un caractère. A cet égard,<strong> Yijie Shi </strong>s’en sort fort bien, un peu court de timbre et parfois de souffle, mais techniquement fort propre, avec d’agréables suavités (dans « Languir per una bella », notamment). <strong>Mario Cassi</strong> est un Taddeo sympathique, comme ils le sont tous.</p>
<p>Finalement on se demande à qui ce genre de DVD est réservé. Les afficionados de Rossini n’ont pas entièrement goûté ce spectacle en 2013. Les autres, simples amateurs, n’apprendront rien sur Rossini ni sur <em>L’Italienne à Alger</em>. Enfin, tous les autres se diront que ce Rossini devait être le Patrick Sébastien de son époque.  </p>
<p> </p>
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		<title>ROSSINI, L&#039;italiana in Algeri — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/alex-esposito-roi-du-petrole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Aug 2013 18:39:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En 2006, Alex Esposito faisait des débuts remarqués au Rossini Opera Festival dans le petit rôle d&#8217;Haly de L&#8217;Italiana in Algeri. Sept éditions plus tard, on le retrouve, dans la même œuvre et le même lieu, mais cette fois en haut de l&#8217;affiche, en Mustafà, dans une production qui semble avoir été conçue à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			En 2006, <strong>Alex Esposito</strong> faisait des débuts remarqués au Rossini Opera Festival dans le petit rôle d&rsquo;Haly de <em>L&rsquo;Italiana in Algeri</em>. Sept éditions plus tard, on le retrouve, dans la même œuvre et le même lieu, mais cette fois en haut de l&rsquo;affiche, en Mustafà, dans une production qui semble avoir été conçue à son intention. Dire pour autant que le spectacle repose entièrement sur ses épaules serait inexact : la silhouette hollywoodienne, aux jambes infinies et au glamour ravageur d&rsquo;Anna Goryachova a aussi visiblement inspiré certains partis-pris scéniques. Mais, sans vouloir tirer la couverture à lui, la basse italienne a vite fait de monopoliser l&rsquo;attention. Parce que pour une fois, le Bey d&rsquo;Alger mis en musique par Rossini n&rsquo;est pas un poussah mais un homme jeune au physique athlétique, d&rsquo;une virilité exacerbée, moins ridicule que dangereux, bête et méchant. Isabella a enfin en face d&rsquo;elle un adversaire à sa mesure, sa victoire n&rsquo;en sera que plus magistrale. Parce qu&rsquo;à cette composition inhabituelle, s&rsquo;ajoute un investissement physique de chaque instant. En short et chemise largement ouverte ou en costume bariolé, Alex Esposito bouge, marche, court, danse, gesticule avec une aisance naturelle sans s&rsquo;accorder un moment de répit. Parce que surtout, son chant n&rsquo;appelle que des éloges, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;affronter les assauts martiaux de son premier air, « Già d&rsquo;insolito ardore nel petto », si héroïque qu&rsquo;on préfère parfois le couper, ou d&rsquo;obéir au rythme haletant des nombreux ensembles qui parsèment l&rsquo;œuvre. Dans tous les cas, la voix s&rsquo;impose : timbrée, sonore, souple, longue au point que le contre-Sol du « Pappataci », fulgurant, semble moins un exploit qu&rsquo;une formalité.</p>
<p>			Seul inconvénient : comment exister face à un tel Mustafà ? Ainsi, l&rsquo;Isabella choucroutée d&rsquo;<strong>Anna Goryachova</strong>, si sexy soit l&rsquo;allure, si pulpeuse soit la voix, dotée d&rsquo;un authentique timbre de contralto, sombre, velouté, homogène, ne fait pas montre du même impact vocal. Déjà plus ou moins audible dans les arias selon la place que l&rsquo;on occupe dans le pourtant petit Teatro Rossini, elle disparaît dans les ensembles. <strong>Yijie Shi </strong>ne souffre, lui, en aucun cas d’un déficit de volume sonore. Cependant, le <em>sex appeal</em> vocal du ténor s’avère plus discutable (timbre quelque peu nasal et métallique), ce qui dans un rôle de jeune premier comme Lindoro, gratifié qui plus est d&rsquo;un des airs de ténor les plus tendres écrits par Rossini (« Languir per una bella »), est problématique. L&rsquo;Elvira de <strong>Mariangela Sicilia</strong> a pour elle une vrai présence scénique et sonore, mais au prix de quelques stridences. Seul <strong>Mario Cassi</strong> se montre en mesure de tenir la dragée haute à Mustafà. Taddeo n&rsquo;est pas le plus exigeant des rôles et le baryton, qui ne manque ni de bagout, ni de puissance, maîtrise parfaitement le personnage.<br />
			 </p>
<p>			Cependant, plus que le relatif déséquilibre du plateau, on pointera du doigt la direction imprécise de <strong>José Ramón Encinar</strong>, mise en évidence par des ensembles plutôt brouillons. Le chef est d’ailleurs chahuté par une partie du public au moment des saluts. On déplorera enfin que la mise en scène de <strong>Davide Livermore</strong> ne tienne pas les promesses d’un <em>Ciro in Babilonia</em> qui avait marqué les esprits lors de la précédente édition du festival, et d&rsquo;une ouverture drôle et intelligente, retraçant façon dessin animé les événements ayant concouru à la situation au moment où débute l’œuvre. Sur une bonne idée de départ &#8211; la transposition de l&rsquo;intrigue dans un univers psychédélique, entre <em>Barbarella </em>et <em>Mars attacks</em>, le tout dans le contexte d’un royaume pétrolier &#8211; avec une utilisation réjouissante des couleurs et imaginative de la vidéo, elle s&rsquo;avère finalement décevante. Non qu&rsquo;il y ait trop de gags comme souvent dans les mises en scène modernes, mais à rechercher l&rsquo;originalité plus que l&rsquo;effet, la plupart tombent à plat. De même l’agitation permanente des protagonistes avec des pas de danse vus cent fois agace plus qu’elle n’amuse. Le rire est une mécanique délicate que Davide Livermore n’est pas parvenu à totalement régler.</p>
<p>			Au sortir du spectacle, on ne peut que souhaiter au Haly de l’équipe réunie ce soir,<strong> Davide Luciano</strong>, de devenir bientôt, à l&rsquo;exemple d&rsquo;Alex Esposito, le roi du pétrole.<br />
			 </p>
<p>			 </p>
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			 </p>
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