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	<title>Alberto EREDE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Alberto EREDE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Giuseppe Valdengo, Italian songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/giuseppe-valdengo-italian-songs-le-baryton-de-toscanini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2015 05:27:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Giuseppe Valdengo a 33 ans quand Arturo Toscanini fait appel à lui pour être son Iago dans l’intégrale d’Otello qu’il dirige en concert pour la NBC en 1947. Satisfait, l’ombrageux maestro fera de nouveau appel à lui pour être Amonasro dans Aida en 1949 puis pour le rôle-titre de Falstaff en 1950. Parallèlement, la carrière américaine &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Giuseppe Valdengo </strong>a 33 ans quand Arturo Toscanini fait appel à lui pour être son Iago dans l’intégrale d’<em>Ote<em style="line-height: 19.09px">llo</em></em> qu’il dirige en concert pour la NBC en 1947. Satisfait, l’ombrageux maestro fera de nouveau appel à lui pour être <a href="https://www.youtube.com/watch?v=htz-gE7UChk" style="line-height: 1.5">Amonasro dans <em>Aida</em> en 1949</a> puis pour le rôle-titre de <em style="line-height: 1.5">Falstaff </em>en 1950. Parallèlement, la carrière américaine du baryton italien prend de l&rsquo;ampleur, au New-York City Opera d’abord, puis au Metropolitan Opera où il chantera 121 représentations dans 18 rôles. Dans l’Europe en pleine reconstruction  d’après-guerre, ses apparitions sont plus rares : <em style="line-height: 1.5">Rigoletto </em>à l’Opéra de Paris, Raimbaud du <em style="line-height: 1.5">Comte Ory</em> à Glydenbourne ou encore le <em style="line-height: 1.5">Prince Igor</em> à Bologne. Valdengo disposait d’une voix saine, homogène sur la tessiture, typiquement italienne : un chant naturel, apparemment sans effort, robuste dans l’émission mais toujours musical. Aujourd’hui, les théâtres s’arracheraient une telle voix, mais à l’époque le baryton italien dût faire face à des concurrents tels Robert Merrill et Lawrence Tibbett (pour ne parler que des États-Unis) et il ne fut jamais considéré comme faisant partie des meilleurs chanteurs du moment. En témoigne une carrière discographique assez terne en dehors des intégrales toscaniniennes déjà mentionnées. Enregistré en 1949, ce récital longtemps introuvable est donc une occasion de faire ou refaire connaissance avec cette belle voix, dans un programme habituellement réservés aux ténors. Les amateurs de mélodies italiennes ne seront pas déçus : chacun des morceaux est interprété avec intelligence et sensibilité, et l’ensemble s’écoute avec plaisir sans aucune monotonie. Il est dommage que l’éditeur n’ait pas inclus le texte de ces mélodies, même sous forme d’un lien de téléchargement, ce qui aurait permis d’apprécier davantage ces petites tranches de vie, tantôt graves, tantôt joyeuses. Pas un mot non plus sur l&rsquo;orchestrateur de ces mélodies. Fort judicieusement, le CD est complété avec le report d’un récital introuvable consacré cette fois à des airs d’opéra. Dans le « Pari siamo » de <em style="line-height: 1.5">Rigoletto</em>, Valdengo est impeccable, mais le « Cortigiani » qui suit montre des difficultés dans l’aigu, s&rsquo;étranglant à deux reprises. Gounod et Thomas sont chantés en italien : « Avant de quitter ces lieux » est interprété avec élégance, mais le brindisi d’<em style="line-height: 1.5">Hamlet</em> manque de l’agilité nécessaire. Le récital se conclut par un prologue de <em style="line-height: 1.5">Pagliacci </em>guère plus convaincant, avec là encore un aigu difficile. Pour l’ensemble de ces airs, le placement de la voix semble plus nasale, comme si le baryton avait été enregistré un jour de méforme. Dans les deux cas, l&rsquo;accompagnement est assuré avec professionnalisme par <strong>Alberto Erede</strong>.</p>
<p>Longtemps réputé pour la perfection technique de ses publications, Decca n’est pas ici à la hauteur de sa réputation. La pochette a beau afficher un pompeux « Super Digital Transfer 24-bit / 192 kHz », ce CD semble être tout bêtement le repiquage d’un vieux 33 tours pas trop usé, avec des aigus qui saturent,un son qui varie d’une plage à l’autre, de l&rsquo;écho, et même, sur la plage 12 (entre autres mais ici de façon plus éclatante qu&rsquo;ailleurs), une demi-douzaine de ces craquements caractéristiques d’un disque abimé : désinvolture étonnante quand on sait qu’il existe depuis plus de 20 ans des logiciels tels CEDAR (Computer Enhanced Digital Audio Restoration) qui ont permis de restituer la voix de Caruso sans parasites. Autant dire qu’on est <a href="/cd/integrale-des-enregistrements-studio-de-maria-callas-quoi-de-neuf-callas">très loin de la qualité de la nouvelle intégrale Callas</a> reconstituée à partir des masters originaux.</p>
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		<title>The romantic voice of Cesare Siepi: songs of Italy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-romantic-voice-of-cesare-siepi-songs-of-italy-il-aurait-voulu-etre-un-tenor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2015 05:03:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On peut être la plus grande basse du monde et se rêver ténor. Né à Milan en 1923, interprète de Zaccaria dans Nabucco en 1946 pour la réouverture de La Scala, Cesare Siepi fut invité à New York dès 1950. Il avait 27 ans, l’âge tendre pour une voix grave, et pourtant le chanteur était &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On peut être la plus grande basse du monde et se rêver ténor. Né à Milan en 1923, interprète de Zaccaria dans <em>Nabucco</em> en 1946 pour la réouverture de La Scala, <strong>Cesare Siepi</strong> fut invité à New York dès 1950. Il avait 27 ans, l’âge tendre pour une voix grave, et pourtant le chanteur était déjà prodigieux. Le timbre, l’allure, la diction, le charme, l’intelligence théâtrale : c’est peu dire qu’il avait tout. Courtisé par les plus grandes scènes, il fut aussi rapidement repéré par les maisons de disque. Son nombre total d’enregistrements dépasserait le chiffre de 120.</p>
<p>Adulé, célébré comme rarement basse ne fut, grisé peut-être par son succès, il eut l’étrange idée au début des années 1960 de défier les ténors sur leur propre terrain : la mélodie napolitaine. Le cross over était déjà dans l’air du temps. En digne héritier d’Ezio Pinza, Cesare Siepi se produisit à Broadway. Il s’offrit même le luxe d’enregistrer Cole Porter en 1955. Mais la chanson italienne…</p>
<p>Pourtant, ce <em>Songs of Italy</em>, réédité aujourd’hui en CD, fait partie des récitals Decca les plus demandés, si l’on en croit l’intitulé de la collection. Est-ce à dire que Cesare Siepi transformait  en or tout ce qu’il chantait ? Voire. L’immixtion d’une voix sombre dans un répertoire anticyclonique peut déranger. Siepi devait s’en douter, à en juger la manière dont il tente d’alléger l’émission pour faire oublier les nuages dont sa tessiture encombre un ciel censément radieux. Ligne et longueur ne sont pas des obstacles pour celui qui, à l’opéra, en franchissait des plus périlleux mais l’aigu souffre par comparaison d’un défaut d’éclat. Surtout, cette musique, qui d’ordinaire s’écoule avec une spontanéité irrésistible, apparait ici contrainte par les efforts déployés pour séduire. Quelques interventions ridicules du chœur (« Funiculi, funicula ») et la direction sans inspiration de <strong>Dino di Stefano</strong> contribuent à disqualifier définitivement l&rsquo;incursion dans un répertoire inadapté à une voix de basse, fut-elle la plus grande du monde.</p>
<p>Tout autre est l’impression laissée par les cinq airs d’opéras ajoutés ensuite pour rendre la durée du CD conforme à la norme. Tout Cesare Siepi est dans ces quelques numéros : Mozart – Leporello certes plutôt que Don Giovanni, mais quelle classe, trop presque pour un valet ! – ; le grand opéra français empoigné d’une main gantée de satin noir et un extrait du rare <em>Salvator Rosa</em> du compositeur brésilien Antônio Carlos Gomes, preuve d’une curiosité musicale qui amena Siepi à enregistrer également en 1976 <em>L’amore dei tre re </em>d’Italo Montemezzi. Sauf que quatre de ces cinq titres ayant déjà fait l’objet d’un report digital, ils ne sauraient justifier à eux seuls l’écoute préalable de ces égarements napolitains.</p>
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