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	<title>Eugenio Maria DEGIACOMI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Eugenio Maria DEGIACOMI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, L&#8217;inganno felice &#8211; Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-linganno-felice-bad-wildbad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette production de L’inganno felice reprend du service à Bad Wildbad, où sauf erreur elle est à l’affiche du Festival Rossini pour la troisième fois depuis vingt ans. Nous en avions rendu compte en juillet 2015 et dit du bien du spectacle. Le metteur en scène, Jochen Schönleber, l’a-t-il revu et modifié çà et là &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette production de <em>L’inganno felice </em>reprend du service à Bad Wildbad, où sauf erreur elle est à l’affiche du Festival Rossini pour la troisième fois depuis vingt ans. Nous en avions rendu compte en juillet 2015 et dit du bien du spectacle. Le metteur en scène, <strong>Jochen Schönleber</strong>, l’a-t-il revu et modifié çà et là pour coller davantage à l’air du temps depuis l’avènement du mouvement #metoo ? Quand deux femmes et un homme représentent les mineurs, cela signifie-t-il qu’il y a pénurie de figurants masculins ou cela souligne-t-il la surexploitation du « deuxième sexe »? Quand la garde rapprochée du duc est composée d’un homme et d’une femme, s’agit-il de proposer un exemple de parité ? Et quand la victime, la femme fidèle injustement condamnée, se juche sur le capot de la jeep et jette aux quatre vents les documents dont Batone est porteur, le trait n’est-il pas forcé, au risque de déformer le personnage ? Sans doute, en souhaitant faire reconnaître qu’elle a été maltraitée injustement Isabella sert-elle la cause des autres femmes, mais à aucun moment dans l’œuvre elle ne prétend porter leur parole ou leur combat. Cela dit, la proposition est lisible et, à en juger par les réactions, satisfait largement les attentes du public.</p>
<p>La figuration est cette année réduite à un strict minimum mais l’intérêt de cette reprise était d’abord pour nous de confronter le chef d’orchestre Antonino Fogliani à lui-même. Las, on apprend que des ennuis de santé l’empêchent d’être présent après la première, et c’est une femme, qui devait diriger la dernière, qui sera au pupitre ce soir. <strong>Claudia Patanè</strong>, qui préfère qu’on l’appelle « chef » porte un nom rendu glorieux par deux hommes, Franco et son fils Giuseppe, mais elle assure qu’il s’agit d’une simple homonymie. En tout cas, si l’hérédité n’a rien à y voir, son talent est une conquête toute personnelle et on ne doute pas que ce chef fera son chemin : elle n’a rien à envier à ses collègues masculins quant à l’énergie, et elle a manifestement une connaissance très fine des dynamiques rossiniennes. Peut-être aurait-on pu souhaiter par instants un son moins opulent, mais il faut bien marquer les accents dramatiques et cela dépend aussi des interprètes.</p>
<p>A l’exception de <strong>Francesco Bossi</strong>, qui est présent pour la troisième année après avoir remporté le prix du public et confirme sa qualité vocale en incarnant le bourru Tarabotto, le chef des mineurs sensible au malheur d’autrui qui a recueilli l’infortunée échouée sur une plage et la protège depuis dix ans en tout bien tout honneur,&nbsp; et de<strong> Edoardo Di Cecco</strong> dans le rôle de l&rsquo;intrigant&nbsp; libidineux Ormondo, les autres interprètes sont les élèves de l’Académie du Festival. Ces voix de basse sont remarquables, tant celles des susnommés que celle d’ <strong>Eugenio Maria Degiacomi</strong>, élève de l&rsquo;Académie qui campe Batone, le préposé aux mauvais coups, lui-même menacé par le cynique Ormondo. Tous trois ont une projection vigoureuse, une bonne extension, une agilité&nbsp; satisfaisante et le souci de nuancer autant que possible.</p>
<p>La désappointement léger naît plutôt des attentes : on ne connaît généralement pas les élèves de l’Académie, mais on se souvient qu’Olga Peretyatko, Maxim Mironov ou Laurence Brownlee ont chanté à Bad Wildbad, et on se dit que le miracle pourrait se reproduire. Le duc influençable et toujours amoureux est échu à <strong>Paolo Mascari</strong>, qui fait sans doute de son mieux mais qui semble &nbsp;impressionnable au point que la voix sonne d’abord étroite, haut placée et parfois nasillarde, avant de s’ouvrir davantage et de libérer une extension et une agilité satisfaisantes. Quant à <strong>Xiangjie Liu</strong>, dans le rôle d’Isabelle, on ne peut nier qu’elle s’investit pour incarner cette femme douloureuse et, ici, franchement révoltée par la présence de ses bourreaux, mais si la projection et l&rsquo;extension sont convenables ni le timbre ni l’agilité ne donnent le frisson espéré.</p>
<p>Au final donc, l’essentiel reste la découverte d’un chef probablement promis à une grande carrière pour de bonnes raisons, et la confirmation de la qualité des musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Cracovie, dont le flûtiste© Aleksander Olszewski est le brillant représentant sur scène, tandis qu’Andrès Jesùs Gallucci assure le continuo au clavicorde avec une volubilité discrète et élégante.</p>
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		<title>MASSENET, L&#8217;adorable Bel Boul – Martina Franca</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-ladorable-bel-boul-martina-franca/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jul 2023 04:59:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Adossé au festival de Valle d&#8217;Itria, l&#8217;Accademia del Belcanto Rodolfo Celletti accueille gratuitement une vingtaine de chanteurs et trois pianistes pour une année post-master. Sebastian Schwartz, le directeur artistique du festival se félicite de cette interaction vertueuse qui permet aux jeunes musiciens de mettre ainsi un pied résolu dans le métier. Les cinq artistes de l&#8217;adorable &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Adossé au festival de Valle d&rsquo;Itria,<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.fondazionepaolograssi.it/Accademia-del-Belcanto.aspx"> l&rsquo;Accademia del Belcanto Rodolfo Celletti</a> accueille gratuitement une vingtaine de chanteurs et trois pianistes pour une année post-master. <strong>Sebastian Schwartz</strong>, le directeur artistique du festival se félicite de cette interaction vertueuse qui permet aux jeunes musiciens de mettre ainsi un pied résolu dans le métier.<br />
Les cinq artistes de <em>l&rsquo;adorable Bel Boul</em> sont donc en formation depuis le printemps. Leur professeur de chant précise qu&rsquo;ils étudient ici non seulement les fondamentaux du Bel Canto, la tradition napolitaine du chant mais mènent également un travail historique de redécouverte du style. Indéniablement une brise bien française souffle sur la<em> dolce vita</em> dans le beau cloître blanc de l&rsquo;église San Domenico. Le choix d&rsquo;une partition aussi confidentielle peut surprendre mais la redécouverte d’œuvres rares est au cœur du projet du festival et pousse ainsi élèves et public à sortir des sentiers (re)battus du répertoire.</p>
<p>On ne peut le nier, le français est finalement le point faible de la soirée. Si les scènes parlées en italien, se révèlent parfaites &#8211; fait remarquable sachant que les chanteurs sont tous étrangers &#8211; les parties chantées, quant à elles, sont à difficilement compréhensibles. Crée pour seulement quatre représentations &#8211; deux dans les Pouilles et deux en Andalousie &#8211; , un surtitrage n&rsquo;était pas envisageable.</p>
<p>Ceci dit l&rsquo;intrigue, assez fantasque, n&rsquo;est pas bien compliquée : nous voici plongés dans une Samarcande de fantaisie où la jeune Zaï-za ne pourra se marier avant que la fille de son tuteur, Bel Boul, ne trouve elle-même un époux. En effet, ce à quoi aspire Ali Bazar par dessus tout, c&rsquo;est à « avoir la paix ». Or le personnage éponyme de la soirée, qui n’apparaît jamais sur scène dans la version originale, se révèle aussi affreuse qu’acariâtre d’après les descriptions de son entourage. Trouver chaussure à son pied semble donc plus qu&rsquo;hypothétique. Fatime, la suivante de Zaï-za, manipule le derviche Sidi-Toupi amoureux de cette dernière pour obtenir la dote qui permettra à sa maîtresse de prendre son indépendance.</p>
<p>Le scénographe <strong>Paolo Vitale</strong> évoque joliment l&rsquo;azur des architectures ouzbeks par un mur de cartons bleus, créant &#8211; comme il le souligne &#8211; un plaisant contraste avec le cloître immaculé du XVIIIe siècle, à la manière d&rsquo;une installation contemporaine au cœur d&rsquo;un lieu patrimonial.<br />
Des costumes chatoyants complètent cet effet d&rsquo;exotisme extravagant parfaitement dans l&rsquo;esprit d&rsquo;une œuvre que le compositeur lui-même qualifiait de « blague ».<br />
Le style est délicieusement servi par quatre musiciens dans une formation inhabituelle (clarinette, trombone, percussion et piano) proche de celle voulue par Massenet (clarinette trombone, deux pianos). Elle fonctionne parfaitement : l&rsquo;ouverture à la clarinette de <strong>Vito Manzari</strong> particulièrement séduisante dans son orientalisme en forme de clin d&rsquo;œil tout comme l&rsquo;intermède à quatre mains interprété avec allant par <strong>Francisco Soriano </strong>et<strong> Romolo Saccomanni</strong>.</p>
<p>Côté mise en scène, <strong>Davide Garattini</strong> s&rsquo;est offert le plaisir d&rsquo;ajouter quinze minutes de lever de rideau pour planter le décor de la soirée. Ali Bazar étant comme son nom l&rsquo;indique, un marchand, le metteur en scène choisit d&rsquo;en faire un fleuriste et nous régale d&rsquo;échanges sur le thème du langage des fleurs, illustrés par les ravissantes mélodies de Massenet sur ce thème. Le résultat offre autant de légèreté que de poésie, parfaitement dans la note du reste de la soirée.<br />
Il a également choisit de trahir le livret puisque <strong>Stefano Colucci</strong>, le jeune premier de notre histoire se travesti pour d&rsquo;hilarantes interventions tout en borborygmes qui campent une Bel Boul odieuse à souhait, telle que le théâtre de tréteaux aurait pu l&rsquo;imaginer. Le contraste est d&rsquo;autant plus saisissant lorsqu&rsquo;il revêt les oripeaux d&rsquo;Hassan doté d&rsquo;un ténor soyeux en dépit d&rsquo;un vibrato un peu serré.</p>
<p>Le metteur en scène dit avoir eu un immense plaisir à caractériser chaque personnage et il s&rsquo;avère effectivement un excellent directeur d&rsquo;acteur au vu du naturel confondant avec lequel les artistes interprètent leur rôle, d&rsquo;autant plus lorsque l&rsquo;on sait qu&rsquo;ils n&rsquo;ont disposé que d&rsquo;une dizaine de jours de création. Il a tiré chacun vers la <em>commedia dell&rsquo;arte</em>.<br />
Au premier rang de ceux-ci, s&rsquo;impose la pétulante Fatime/Arlequin de <strong>Ronja Weyhenmeyer</strong>, soubrette au timbre délicieusement fruitée pleine de piquant, aux aigus faciles. Elle forme un duo de charme avec l&rsquo;excellente<strong> Helena Ressurreiçao</strong>, ZaI Za/ Colombine toute en fraîcheur dansante. Le duo se fait trio lorsqu&rsquo;intervient Ali Bazar/ Pantalon, débordé comme il se doit face à ces fortes femmes. <strong>Eugenio Maria Degiacomi</strong> creuse la veine comique avec aplomb de sa belle voix de basse ronde au focus affuté. Son duo avec <strong>Juan Jose Ramos Diaz</strong> est particulièrement savoureux.<br />
Le Sidi-Toupi/ Capitan de ce dernier complète avantageusement la distribution de son timbre clair mais bien ancré dans le corps.</p>
<p>La saison prochaine sera française pour Davide Garattini puisqu&rsquo;il travaillera notamment à Sofia sur la <em>Cendrillon</em> de Pauline Viardot avant de proposer un <em>Faust</em> à Tokyo.<br />
Musicalement comme scéniquement les jeunes professionnels de l&rsquo;Académie sont donc encadrés par une équipe de premier ordre.</p>
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