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	<title>Eve GIGLIOTTI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Eve GIGLIOTTI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 05:49:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après La Somnambule en début de saison, le Metropolitan Opera diffuse dans les cinémas un autre opéra de Bellini, Les Puritains, dans une nouvelle production confiée à Charles Edwards. Connu pour avoir réalisé par le passé les décors de plusieurs ouvrages in loco, notamment Fedora, Don Carlos ou Adriana Lecouvreur, Edwards effectue ici ses débuts &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em>La Somnambule</em> en début de saison, le Metropolitan Opera diffuse dans les cinémas un autre opéra de Bellini, <em>Les Puritains</em>, dans une nouvelle production confiée à <strong>Charles Edwards</strong>. Connu pour avoir réalisé par le passé les décors de plusieurs ouvrages <em>in loco</em>, notamment <em>Fedora</em>, <em>Don Carlos</em> ou <em>Adriana Lecouvreur</em>, Edwards effectue ici ses débuts au Met en tant que metteur en scène. Sa production succède à celle de Sandro Sequi qui avait été créée pour Sutherland et Pavarotti en 1976 et régulièrement reprise jusqu’en 2017. Le décor unique représente une gigantesque salle d’audience aux teintes grisâtres surmontée d’une chaire, à moins que ce ne soit l&rsquo;intérieur d&rsquo;un temple protestant. Au deuxième acte, ce même décor délabré évoque la guerre civile qui fait rage. Le metteur en scène respecte scrupuleusement le cadre-spatio-temporel du livret en inscrivant l’intrigue dans son contexte grâce à des projections de résumés historiques sur un écran, procédé qui s’avère fastidieux à la longue. Durant le prélude orchestral, nous assistons à la rencontre entre Elvira et Arturo adolescents, incarnés par de jeunes figurants que nous verrons apparaître tout au long du spectacle comme des souvenirs d’un passé heureux. Elvira passe le plus clair de son temps à dessiner des visages, notamment des autoportraits qui expriment à partir du deuxième acte l’évolution de sa détresse. Les costumes de <strong>Gabrielle Dalton</strong> sont sobres et élégants, les puritains sont vêtus de noir, blanc ou gris. Seuls les deux personnages royalistes portent des vêtements de couleurs, bleu ciel pour Arturo, Jaune pour Enrichetta, comme dans le tableau de van Dyck qui représente cette souveraine. A la fin du deuxième acte, Riccardo et Giorgio torses nus se peignent sur la poitrine une croix de Saint-Georges. Le dénouement est modifié, durant la scène finale après l’annonce de la victoire de Cromwell, Arturo délaisse Elvira et va rejoindre son père, privant ainsi l’ouvrage de son <em>lieto fine</em> convenu. La direction d’acteurs, simple et précise est d’une grande lisibilité.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/I-puritani-©Ken-Howard.Met-Opera-4-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-206472"/></figure>


<p>I puritani ©Ken Howard.Met Opera </p>
<p>La distribution rassemble une équipe de chanteurs rompus pour la plupart à la technique du bel canto. <strong>Tony Stevenson</strong> possède un timbre claironnant qui sied à merveille au personnage de Bruno, <strong>David</strong> <strong>Pittsinger </strong>campe un Valton à la voix puissante et bien projetée. <strong>Eve Gigliotti</strong> tire son épingle du jeu dans le rôle sacrifié d’Enrichetta grâce à sa voix ronde au timbre fruité. Le Giorgio de <strong>Christian van Horn</strong> est une bonne surprise, la basse nous gratifie d’un legato fluide et chaleureux notamment dans son air « Cinta di fiori » chanté avec un style accompli, qui s’achève sur un <em>diminuendo</em> du plus bel effet. Remplaçant au dernier moment Artur Ruciński souffrant, <strong>Ricardo</strong> <strong>José Rivera</strong> a été la révélation de la soirée dans le rôle de Riccardo. Le jeune baryton portoricain possède une voix sonore, un timbre velouté et incarne avec justesse ce personnage torturé. Les quelques vocalises que comporte son air « Bel sogno beato » au premier acte sont impeccablement négociées et sa confrontation avec van Horn qui s’achève sur un « Suoni la tromba » éclatant, enflamme le public du Met qui lui réserve une belle ovation au salut final. Grand habitué du rôle d’Arturo, qu’il chante depuis plus de dix ans <strong>Lawrence Brownlee</strong> n’a rien perdu des qualités qui font de lui un belcantiste accompli, l’art de la nuance, la vélocité de ses ornementations et la facilité de son registre aigu qui lui permet de ne pas transposer le contre-fa que tout le monde attend dans son air « Ella è tremante » au dernier acte. Si on lui reproche parfois un volume confidentiel, cela n’est en rien perceptible au cinéma. En grande forme, <strong>Lisette Oropesa</strong>, donne d’Elvira une interprétation encore plus aboutie qu’à Paris la saison passée. « Son vergin vezzosa » met en valeur la fluidité de ses vocalises et la précision de ses trilles impeccables, « O rendetemi la speme » est phrasé avec un timbre éthéré et une infinie délicatesse, enfin la cabalette « Vien diletto » exalte sa maîtrise de la colorature, notamment dans la reprise dont les ornementations jusqu’au mi bémol lui valent une ovation bien méritée.</p>
<p><strong>Marco Armiliato</strong> familier de ce répertoire propose une direction précise et soignée qui laisse s’épanouir les voix des chanteurs. La partition proposée comporte moins de coupures qu’à l’accoutumée, la plupart des cabalettes sont doublée et ornementées.</p>
<p>Le 21 mars prochain, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>Tristan et Isolde</em> avec Lise Davidsen et Michael Spyres dans une nouvelle production de Yuval Sharon.              </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/">BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#8217;Hoffmann &#8211; New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-contes-dhoffmann-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 06:45:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est avec Les Contes d’Hoffmann, dans la production de Bartlett Sher remontée par Gina Lapinski, que s’ouvre la nouvelle saison des retransmissions du Met dans les cinémas. Cette production avait déjà fait l’objet d’une diffusion dans les salles obscures lors de sa création en 2009. L’action est transposée dans les années 1920 si l’on en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec <em>Les Contes d’Hoffmann,</em> dans la production de <strong>Bartlett Sher</strong> remontée par Gina Lapinski, que s’ouvre la nouvelle saison des retransmissions du Met dans les cinémas. Cette production avait déjà fait l’objet d’une diffusion dans les salles obscures lors de sa création en 2009. L’action est transposée dans les années 1920 si l’on en juge par les robes des protagonistes. Dans la taverne de Maître Luther sont disposées de grandes tables, des chaises, des tonneaux avec comme toile de fond ce qui semble être le rideau de scène d’une salle d’opéra. Côté cour, un petit bureau avec une machine à écrire sur laquelle travaille Hoffmann. Le cabinet de Spalanzani avec son bric-à-brac de fioles et de mannequins mutilés évoque le laboratoire d’un savant fou comme on peut en voir dans les films fantastiques du cinéma muet allemand, avant de se transformer en une sorte de music-hall éclairé par des guirlandes d’ampoules blanches, lorsque les invités entrent en scène, suivis par des danseuses qui semblent tout droit sorties du Lido, et des clowns qui exécutent un ballet pendant le chœur « Non aucun hôte vraiment ». Au cours du bal surgissent une demi-douzaine de clones d’Olympia qui valsent avec les invités. On se croirait soudain sur une des scènes de Broadway où Sher avait fait ses premières armes. Changement de climat avec l’acte de Munich. Sur le plateau nu se trouvent un guéridon, un fauteuil et un piano à queue qui se détachent sur une toile de fond bleue derrière laquelle on devine des arbres sans feuilles. Enfin le tableau vénitien nous transporte dans un palais richement décoré. Giulietta est vêtue d’une robe à paniers rouge grenat et porte une perruque poudrée. Elle est assise, entourée de danseuses à demi-nues allongées autour d’elle dans des poses lascives, une scène qui aurait sa place dans le <em>Casanova</em> de Fellini. Hoffmann fait son entrée sur une gondole rouge qui traverse le plateau. Les invités portent des tenues du dix-huitième siècle. Il s’agit sans doute d’une fête costumée, ce que semble confirmer la présence d’un clown blanc. La direction d’acteurs est parfaitement maîtrisée. Le fil conducteur du spectacle et la complicité qui unit les personnages diaboliques et Nicklausse, omniprésent sur le plateau, chacun ayant ses propres raisons pour faire échouer les entreprises amoureuses d’Hoffmann qui, de fait, retourne à sa machine à écrire à la fin de l’opéra sous le regard protecteur de la Muse.<br />D’après le programme, la partition proposée est celle de l’édition critique de Fritz Oeser. Ainsi Nicklausse chante « Voyez là sous son éventail » dans l’acte d’Olympia et « Vois sous l’archer frémissant » dans celui d’Antonia, l’ouvrage s’achève avec la magnifique apothéose finale « des cendres de ton cœur ». En revanche, l’acte de Giulietta est conforme à la version Choudens. Dapertutto y chante « Scintille diamant ». Si la musique est bien d’Offenbach, elle n’était pas destinée aux <em>Contes</em>. Cela dit cette page est restée célèbre et une partie du public serait déçue de ne pas l’entendre. En revanche le septuor composé par Raoul Gunsbourg pour la création à Monte-Carlo est totalement apocryphe et ne devrait plus être joué désormais au cours d’une représentation de l’ouvrage.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Karen-Almond-Met-Opera-9-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-173729"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Les Contes d&rsquo;Hoffmann &nbsp;(©) Karen Almond / Met Opera</sup></figcaption></figure>


<p>Comme toujours au Met la distribution ne souffre d’aucun point faible. <strong>Bradley Garvin</strong> est tout à fait convaincant en Maître Luther et se montre particulièrement émouvant dans le rôle de Crespel.<strong> Tony Stevenson</strong> possède une voix claire et bien projetée, son Spalanzani est malicieux à souhait et son Nathanaël domine le groupe d’étudiants. <strong>Jeongcheol Cha</strong> ne passe pas inaperçu dans le rôle de Schlemil grâce à sa voix particulièrement sonore. <strong>Aaron Blake</strong> est impeccable dans les quatre rôles de valets qu’il parvient à diversifier avec bonheur. Il fait de son air « Jour et nuit, je me mets en quatre » un irrésistible numéro de comédie qui lui vaut une ovation méritée. <strong>Eve Gigliotti</strong> fait une apparition inquiétante en mère d’Antonia qu’elle incarne avec un timbre brumeux. Dans le double rôle de La Muse et Nicklausse, <strong>Vasilisa Berzhhanskaya</strong> effectue des débuts prometteurs sur la scène du Met. La mezzo-soprano russe possède un timbre cuivré de toute beauté et un registre grave opulent. Elle exprime avec subtilité l’ambiguïté de son personnage présenté ici comme l’assistant muet du diable. Dans une robe à paniers qui la met particulièrement en valeur, <strong>Clémentine Margaine</strong> incarne Giulietta avec une voix sensuelle et enveloppante qui convient idéalement à ce personnage de courtisane. Depuis sa <em>Fille du régiment</em> in loco en 2019, la voix de <strong>Pretty Yende</strong> s’est étoffée sans rien perdre de son brillant. Le legato est toujours souverain et l’aigu triomphant. Son art de la demi-teinte permet à la soprano d’incarner une Antonia particulièrement émouvante chez qui l’on aurait souhaité cependant davantage de fragilité. Vêtue comme une poupée dans sa boîte, d’une robe rose de princesse et coiffée d’une couronne dorée posée sur sa perruque rousse, <strong>Erin Morley</strong> campe une Olympia éblouissante. Elle maîtrise comme personne l’art de la colorature, ses vocalises sont d’une redoutable précision et son trille impeccable. Durant l’entracte elle dit toute son admiration pour Natalie Dessay, la première Olympia qu’elle a entendue et comme elle, propose dans le second couplet des « Oiseaux dans la charmille » des variations spectaculaires qui montent jusqu’au contre-sol. Grand habitué des quatre rôles diaboliques, qu’il a déjà incarnés par deux fois aux côtés de Benjamin Bernheim, <strong>Christian van Horn</strong> a paru en net progrès tant sur le plan vocal qu’en ce qui concerne la diction. S’il en fait un peu trop dans le rôle de Coppélius, son docteur Miracle est particulièrement inquiétant. Il affronte avec brio le trio avec Antonia et sa mère, mené à vive allure par le chef. Son Dapertutto est finement nuancé, notamment dans l’air « Scintille diamant » qu’il interprète avec un impeccable legato jusqu’au sol dièse tenu sans effort.   Le grand triomphateur de la soirée est sans conteste <strong>Benjamin Bernheim </strong>qui, grâce à ces représentations, consolide sa réputation outre-Atlantique. Depuis sa prise de rôle à Hambourg en 2021, il a fait du personnage d’Hoffmann son rôle de prédilection. Paris, en décembre 2023 et le Festival de Salzbourg en août dernier ont acclamé son incarnation saluée par des critiques dithyrambiques. On ne sait qu’admirer le plus, son aigu glorieux, l’élégance de sa ligne de chant, son art de la nuance ou son impeccable diction. Tendre et lyrique, désespéré ou résigné, aucun affect du personnage ne lui échappe. Le ténor franco-suisse possède une technique remarquable qui lui permet d’aller jusqu’au bout de ce rôle écrasant sans que la voix ne trahisse la moindre fatigue.</p>
<p>A la tête d’un Orchestre du Metropolitan Opera en grande forme, on admirera notamment le pupitre des cordes, en particulier le somptueux solo de violon dans l’acte d’Antonia, <strong>Marco Armiliato</strong> propose une direction ferme et énergique avec un sens infaillible du rythme, sachant respecter l’équilibre entre voix et orchestre.       </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-contes-dhoffmann-new-york-streaming/">OFFENBACH, Les Contes d&rsquo;Hoffmann &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette – New-York (Streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 06:25:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 23 mars, le Metropolitan Opera proposait dans les cinémas Roméo et Juliette dans la production de Bartlett Sher créée fin 2016 et déjà retransmise en janvier 2017 avec Vittorio Grigolo et Diana Damrau. Cette fois, c’est au tour de Benjamin Bernheim et Nadine Sierra d’incarner les amants maudits au sein d’une distribution entièrement &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 23 mars, le Metropolitan Opera proposait dans les cinémas <em>Roméo et Juliette</em> dans la production de <strong>Bartlett Sher</strong> créée fin 2016 et déjà retransmise en janvier 2017 avec Vittorio Grigolo et Diana Damrau. Cette fois, c’est au tour de <strong>Benjamin Bernheim</strong> et <strong>Nadine</strong> <strong>Sierra</strong> d’incarner les amants maudits au sein d’une distribution entièrement renouvelée. Loin des places ensoleillées de Vérone, le décor unique imaginé par <strong>Michael Yeargan</strong> est constitué de gigantesques façades de couleur sombre, ornées de colonnades et de balcons qui encadrent un espace rectangulaire, tour à tour salle de bal, jardin de Juliette, place de marché, chambre à coucher ou tombeau. Au quatrième acte, le lit nuptial est figuré par un gigantesque drap disposé sur le terre-plein central et au cinquième, quelques tombes alignées figurent la crypte des Capulet. Ce décor monumental crée une atmosphère oppressante dans la salle du Met à laquelle échappent en partie les spectateurs des cinémas puisque les caméras se concentrent davantage sur les mouvements des personnages et leurs expressions que sur les plans d’ensemble. L’action est transposée au dix-huitième siècle comme en témoignent les beaux costumes de <strong>Catherine Zuber</strong>, en particulier les somptueuses tenues que porte Juliette. La direction d’acteurs est particulièrement soignée, au deuxième acte par exemple, le duo entre Roméo et Juliette est traité comme un jeu de cache-cache entre adolescents. Remarquablement réglés par <strong>B. H. Barry</strong>, les duels du troisième acte, aussi réalistes que spectaculaires, paraissent tout droit issus d’un film de cape et d’épée.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Romeo-Juliette-©-Marty-Sohl.-Met-Opera-9-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-158850"/><figcaption class="wp-element-caption">Roméo et Juliette © Marty Sohl. Met Opera</figcaption></figure>


<p>La distribution est globalement d’un niveau élevé. Si le duc de Vérone de <strong>Richard Bernstein</strong> a paru quelque peu falot, <strong>Thomas Capobianco</strong> et <strong>Jeongcheol Cha</strong>, respectivement Benvolio et Gregorio, se sont montrés pleinement crédibles dans leurs rôles ainsi que <strong>Daniel Rich</strong>, Pâris déplaisant à souhait. <strong>Eve Gigliotti</strong> campe une Gertrude truculente avec une voix ronde et cuivrée. En revanche le vétéran <strong>Nathan Berg</strong> n’est plus que l’ombre de lui-même. Avec son timbre émacié, Il incarne un comte Capulet vieilli prématurément. <strong>Will Liverman</strong> possède une voix riche et sonore, sa ballade de « la reine Mab » lui a valu un franc succès de même que la scène sa mort, sobre et émouvante. Très à son aise sur le plateau lors de ses deux duels, <strong>Frederick Ballentine</strong> manie l’épée avec dextérité. Son Tybalt agressif est servi par une voix sonore et bien projetée. Le page espiègle et facétieux de <strong>Samantha Hankey</strong> n’est pas dépourvu de charme, son air « Que fais-tu blanche tourterelle » chanté avec grâce et une pointe d’humour était tout à fait convaincant malgré un suraigu légèrement acide. <strong>Alfred Walker</strong> possède un timbre sombre et un registre grave profond, néanmoins son Frère Laurent débonnaire a paru quelque peu en retrait.</p>
<p><strong>Nadine Sierra</strong> se trouve désormais à l’apogée de sa carrière comme en témoignait sa récente Violetta à Paris. L’ampleur de ses moyens, ses aigus glorieux, sa ligne de chant nuancée et sa diction superlative font d&rsquo;elle une Juliette de grande classe. D’aucuns pourraient trouver sa voix un peu trop opulente à l’acte un pour évoquer une jeune fille à son premier bal mais on ne se plaindra pas que la mariée soit trop belle. Son air du poison, incarné avec une émotion et un engagement spectaculaires, lui a valu une interminable ovation de la part du public. Enfin, son duo final poignant aura arraché des larmes à plus d’un spectateur. <strong>Benjamin Bernheim</strong> réitère à trente ans d’intervalle le miracle de Roberto Alagna. Son Roméo se hisse d’emblée parmi les plus grands titulaires du rôle. On ne sait qu’admirer le plus, l’élégance de son phrasé, la perfection de sa diction, la suavité caressante de son timbre, les nuances dont il parsème sa ligne de chant ou son engagement dramatique hallucinant. Sa voix se marie idéalement avec celle de Nadine Sierra au point que leurs duos aux affects contrastés comptent parmi les plus grands moments de la soirée. Soulignons également la belle prestation des chœurs préparés par Donald Palumbo.</p>
<p>Au pupitre <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong>, très à l’aise dans ce répertoire dont il maîtrise parfaitement le style, offre une direction grandiose tant dans les pages dramatiques comme le final de l’acte trois, que dans les scènes purement élégiaques comme le duo qui ouvre le quatrième acte.</p>
<p>Le samedi 20 avril, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>La Rondine</em> avec Angel Blue et Jonathan Tetelman.   </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/">GOUNOD, Roméo et Juliette – New-York (Streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>PUTS, The Hours — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-hours-new-york-en-direct-de-new-york-une-creation-spectaculaire-pour-le-retour-de-renee-fleming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 20:18:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison dernière, le Metropolitan opera avait proposé trois ouvrages contemporains parmi ses spectacles retransmis dans les cinémas. Cette année l’institution poursuit sa politique de renouvellement du répertoire en affichant en première mondiale The Hours de Kevin Puts sur un livret de Greg Pierce, d’après le roman du même nom de Michael Cunningham, lauréat du Prix Pulitzer &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px">La saison dernière, le Metropolitan opera avait proposé trois ouvrages contemporains parmi ses spectacles retransmis dans les cinémas. Cette année l’institution poursuit sa politique de renouvellement du répertoire en affichant en première mondiale <em>The Hours </em>de Kevin Puts sur un livret de Greg Pierce, d’après le roman du même nom de Michael Cunningham, lauréat du Prix Pulitzer de la fiction en 1998,  qui a été porté à l&rsquo;écran par Stephen Daldry en 2002 avec Meryl Streep, Julian Moore et Nicole Kidman. C’est <strong>Renée Fleming </strong>elle-même qui a convaincu Puts d’en faire un opéra afin d’effectuer son grand retour sur la scène du Met après y avoir fait ses adieux il y a cinq ans dans <em>Le Chevalier à la rose</em>.</p>
<p style="font-size: 14px">Le livret raconte une journée dans la vie de trois femmes à des époques et dans des lieux différents. La première, Virginia Woolf, dont la raison vacille, s’est retirée avec son mari dans la campagne anglaise au cours des années 1920 afin d’achever son roman <em>Mrs Dalloway</em> qui, à travers les décennies, va influencer l’existence des deux autres. La deuxième, Laura Brown, est une femme au foyer enceinte et déprimée dans l’Amérique des années 50. Entre deux tâches ménagères elle essaie de lire le roman de Virginia Woolf. La troisième, Clarissa Vaughan, une brillante éditrice, réside à New-York à la fin des années 90. Elle partage la vie d’une autre femme et s’occupe de son ancien amant atteint du sida, Richard Brown, qui finit par se défenestrer sous ses yeux alors qu’elle essayait d’organiser une réception à l’occasion du prix littéraire qui devait lui être attribué. Clarissa est une sorte de version moderne de Mrs Dalloway dont elle porte le prénom.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="297" src="/sites/default/files/styles/large/public/c_evan_zimmerman_-_met_opera_7.jpeg?itok=qFG5n9sx" width="468" /><br />
	© Evan Zimmerman &#8211; Met Opera</p>
<p style="font-size: 14px">Sur cette trame, <strong>Phelim McDermott</strong> a réalisé une mise en scène virtuose dans les décors spectaculaires et ingénieux créés par <strong>Tom Py</strong>. Sur le plateau, nous voyons simultanément l’intérieur de la maison de Clarissa, la cuisine de Laura et le bureau de Virginia disposés sur des plateformes coulissantes. Les changements de décors à vue permettent de voir aussi l’immeuble délabré de Richard, l’intérieur de son appartement et la chambre d’hôtel où Laura s’enferme pour lire le livre de Virginia Woolf en songeant secrètement au suicide. Périodiquement la scène est envahie par une foule en mouvement – les chœurs – ainsi que par un groupe de danseurs qui exécutent des chorégraphies succintes.</p>
<p style="font-size: 14px"><strong>Kevin Puts</strong>, dont c’est le quatrième opéra, a composé une partition au lyrisme assumé, attribuant à chacune des héroïnes un style musical qui lui est propre. Pour Virginia, une ambiance intimiste et dépouillée, les notes d’un piano austère accompagné essentiellement par les vents. Pour Laura, un rythme léger de swing qui évoque son époque, enfin pour Clarissa une musique typiquement américaine dans l’esprit de Bernstein ou d’Aaron Copland. L’opéra s’ouvre sur un chœur planant avant que les personnages commencent à s’exprimer dans une sorte de conversation en musique avec par instant de grandes envolées lyriques. On notera l’omniprésence des chœurs qui commentent l’action comme dans une tragédie antique. La partition comporte de nombreux ensembles qui permettent aux personnages de s’exprimer simultanément par-delà le temps et l’espace. Ainsi Laura, dans sa chambre d’hôtel, chante les mots que Virginia écrit dans son bureau en contrebas. Clarissa interprète deux trios, le premier, en compagnie de Richard et de son ex amant Louis, le second, qui conclut l’ouvrage, réunit les trois héroïnes comme à la fin du <em>Chevalier à la rose</em>, un hommage sans doute à l’opéra fétiche de Renée Fleming. Enfin quelques mesures de musique répétitive notamment dans les passages dévolus à Virginia constituent un clin d’œil à Philip Glass qui avait composé la musique du film de Stephen Daldry.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/c_evan_zimmerman_-_met_opera_2.jpeg?itok=aveBo_wZ" width="468" /><br />©​ Evan Zimmerman &#8211; Met Opera</p>
<p style="font-size: 14px">Le Met, comme à son habitude, a réuni une distribution sans faille. Ainsi, <strong>Eve Gigliotti</strong> incarne une gouvernante plus vraie que nature et les interventions du contre-ténor au timbre cristallin <strong>John Holiday</strong> ne manquent pas de poésie. <strong>Sean Panikkar</strong> et <strong>Brandon Cedel</strong> campent deux maris aux tempéraments opposés, le premier, attentif et anxieux, couve son épouse Virginia avec des accents de tendresse dans sa voix de ténor, le second, doté d’une voix sombre et solide ne manque pas de bonhommie en mari satisfait, inconscient des tourments qui agitent son épouse. <strong>William Burden </strong>est pleinement convaincant dans la peau de l’ancien amant de Richard, jaloux de Clarissa. <strong>Kyle Ketelsen</strong> effectue une composition tout à fait remarquable en écrivain désabusé, rongé par la maladie avec dans la voix des sonorités rauques qui évoquent son mal être. <strong>Kathleen Kim</strong> incarne avec le même bonheur les deux rôles qui lui sont dévolus. Dans celui de Barbara, chanteuse ratée reconvertie en fleuriste, elle interprète avec Fleming un duo « des fleurs » joliment mis en scène, émaillé de coloratures brillantes dans lesquelles passent furtivement quelques échos de Papagena et de la Reine de la nuit. Le passage des ans ne semble pas affecter la voix de <strong>Denyce Graves</strong> dont le timbre cuivré fait merveille dans le rôle de Sally, la compagne de Clarissa. Citons également les interventions impeccables de <strong>Sylvia d’Eramo</strong> en sœur de Virginia et <strong>Tony Stevenson</strong> en écrivain pressé ainsi que le petit <strong>Kai Edgar</strong> qui interprète avec aplomb Richard enfant.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/c_evan_zimmerman_-_met_opera_8.jpeg?itok=j8fhHy99" width="468" /><br />©​ Evan Zimmerman &#8211; Met Opera</p>
<p style="font-size: 14px">C’est dans cet environnement vocal de haut niveau qu’évoluent les trois protagonistes principales à qui les spectateurs du Met ont réservé un accueil enthousiaste au salut final. <strong>Kelli O’Hara</strong>, diva des scènes de Broadway, est parfaite en mère au foyer neurasthénique, sorte d’Emma Bovary moderne, qui se réfugie dans la lecture pour oublier sa vie routinière et frustrante. Son allure compassée rappelle les gravures de mode des années 50. Ensemble pastel, coiffure impeccable, elle a quelque chose de Grace Kelly dans<em> Fenêtre</em> <em>sur cour.</em> Sa voix de soprano léger, pauvre en harmoniques, colle parfaitement à son personnage un peu nunuche, qu’elle incarne impeccablement en grande professionnelle. <strong>Joyce DiDonato</strong>, méconnaissable en brune, le visage sévère, le teint pâle, habillée comme une villageoise des années 20 est une Virginia Woolf époustouflante. Il s’agit là sans doute d’une des meilleures prestations de la mezzo-soprano qui déclame en grande diseuse les divers monologues de l’écrivaine avec une attention particulière aux mots. Vocalement, la cantatrice a paru en grande forme dans une partition qui sollicite essentiellement son medium. Enfin, pour ses retrouvailles avec le public new-yorkais dans un rôle écrit sur mesure pour ses moyens actuels, <strong>Renée Fleming</strong>, rayonnante dans un élégant ensemble blanc, brûle littéralement les planches. Elle incarne avec conviction tous les affects de ce personnage de maîtresse femme en apparence qui cache une blessure enfouie que la mort de son ancien amant va rouvrir. Le rôle, qui sollicite peu son registre aigu, met en valeur son medium qui n’a presque rien perdu de son moelleux d’antan.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/c_evan_zimmerman_-_met_opera_10.jpeg?itok=vLtDVdzl" width="468" /><br />©​ Evan Zimmerman &#8211; Met Opera</p>
<p style="font-size: 14px"><strong>Yannick Nézet-Seguin</strong> dirige avec enthousiasme cette partition luxuriante dont il met en valeur les moindres détails sans pour autant masquer certaines longueurs au cours du premier acte. Signalons pour conclure que le cinéma dans lequel nous assistions à cette retransmission était très bien rempli.</p>
<p style="font-size: 14px">Le samedi 14 janvier 2023, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>Fedora</em> d’Umberto Giordano avec dans le rôle-titre, Sonya Yoncheva.</p>
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		<title>En direct de New-York : Philippe Jordan embrase le Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/en-direct-de-new-york-philippe-jordan-embrase-le-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Mar 2019 04:34:42 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa création sur la scène du Metropolitan Opera qui s’est étalée sur deux saisons, 2010/2011 pour les deux premiers volets et 2011/2012 pour les deux suivants, le <em>Ring</em> signé<strong> Robert Lepage</strong> avait été intégralement retransmis dans les cinémas avant de faire l’objet d’une parution en DVD. Cette année, alors que le Met repropose le cycle entier entre mars et mai, seule <em>La Walkyrie</em>, sans doute le plus populaire des quatre ouvrages, a les honneurs du grand écran. L’imposante machine imaginée par le metteur en scène canadien, constituée de gigantesques pales qui figurent tour à tour la hutte de Hunding, les montures des Walkyries et le rocher de Brünnhilde, crée des images spectaculaires notamment au début du deuxième acte lorsque les pales en question sont chevauchées par les filles de Wotan et à la fin du trois, lorsqu’elles se dressent verticalement et que la Walkyrie apparaît en leur sommet, la tête en bas, au milieu d’effets de lumières rouges symbolisant des flammes.</p>
<p>Deborah Voigt, la première Brünnhilde de cette production présente la soirée. La soprano américaine aura à cœur d’interviewer, en plus des interprètes principaux, <strong>Eve Gigliotti</strong> et <strong>Kelly Cae Hogan</strong> qui incarnaient déjà Siegrune et Gerhilde à ses côtés il y a huit ans. Le reste de la distribution est entièrement renouvelé à l’exception d’<strong>Eva-Maria Westbroek</strong> qui retrouve avec bonheur le rôle de Sieglinde auquel elle apporte sa douceur et sa féminité. Le timbre a conservé sa fraîcheur d’antan et la voix son volume, notamment au troisième acte lorsqu’elle chante « O hehrstes Wunder ! Herrlichste Maid ! » dominant l&rsquo;orchestre avec une intensité dramatique saisissante. A ses côtés <strong>Stuart Skelton</strong> campe un Siegmund à la voix solide et bien projetée. Au premier acte, ses « Wälse ! Wälse ! » percutants et longuement tenus, filmés en contre-plongée comme pour en accroître l’impact, mettent la salle en délire. Tous deux seront longuement ovationnés lors des saluts ainsi que <strong>Günther Groissböck</strong>, Hunding impressionnant aux graves profonds et sonores. Au cours de son interview, la basse autrichienne annonce sa participation au <em>Ring </em>de Bayreuth en 2020 cette fois en Wotan, une prise de rôle qui promet d’être captivante. <strong>Greer Grimsley</strong> en revanche interprète ce personnage avec une certaine réserve et une voix aux graves rocailleux qui, pour autant qu’on puisse en juger au cinéma, semble manquer de projection. Cependant, au trois il parvient à trouver des accents poignants lors des adieux à sa fille, qu’il interprète avec une grande intégrité vocale. La Fricka de <strong>Jamie Barton</strong> en impose d’emblée grâce à l’ampleur de sa voix aux aigus tranchants et à son registre grave étoffé qui renforce son autorité. Enfin, <strong>Christine Goerke</strong>  campe une Walkyrie atypique qui a tendance à minauder à son entrée en scène, altérée par des « Hojotoho » instables mais au fil des actes son personnage acquiert la grandeur tragique et la puissance que l’on attend de cette héroïne pour culminer dans une scène finale déchirante.</p>
<p>Grand triomphateur de la soirée, <strong>Philippe Jordan</strong> en impose dès le prélude qu’il dirige avec un tempo vif, une énergie et des contrastes impressionnants. Tout au long de l&rsquo;ouvrage, il offrira aux chanteurs un tapis sonore somptueux, sans cesser de maintenir une tension dramatique soutenue jusqu’au dernier accord, qui lui vaudra des acclamations enthousiastes après chaque entracte et une ovation debout au rideau final.</p>
<p>Le samedi 11 mai le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>Dialogues des carmélites</em> sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.    </p>
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