<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Maryline FALLOT - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/fallot-maryline/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/fallot-maryline/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:29:43 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Maryline FALLOT - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/fallot-maryline/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Décès de Maryline Fallot</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-de-maryline-fallot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jun 2014 08:19:20 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/deces-de-maryline-fallot/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous apprenons ce matin que la chanteuse française Maryline Fallot est décédée. Après avoir été membre de la troupe de l’Opéra de Lyon, elle était passée de la voix de soprano à celle de mezzo, se spécialisant dans l’opérette et l’opéra-comique. On avait notamment pu l’entendre dans L’Amant jaloux de Grétry salle Favart, en Alexina &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-maryline-fallot/"> <span class="screen-reader-text">Décès de Maryline Fallot</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-maryline-fallot/">Décès de Maryline Fallot</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Nous apprenons ce matin que la chanteuse française <strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/search/node/maryline%20fallot">Maryline Fallot</a> </strong>est décédée.<strong> </strong>Après avoir été membre de la troupe de l’Opéra de Lyon, elle était passée de la voix de soprano à celle de mezzo, se spécialisant dans l’opérette et l’opéra-comique. On avait notamment pu l’entendre dans <em>L’Amant jaloux</em> de Grétry salle Favart, en Alexina dans <em>Le Roi malgré lui </em>monté par Laurent Pelly, dans le rôle-titre de <em>La Belle Hélène</em> et en Mademoiselle Lange de <em>La Fille de Madame Angot </em>à Lausanne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-maryline-fallot/">Décès de Maryline Fallot</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LECOCQ, La Fille de Madame Angot — Lausanne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/anemone-a-rate-ses-scenes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Schuwey]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Dec 2010 07:49:54 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/anmone-a-rat-ses-scnes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le tout n&#8217;est pas la somme des parties. Et les parties seules ne suffisent pas à la réussite du tout. L&#8217;opéra de Lausanne nous le prouve, hélas, avec cette Fille de Madame Angot qui avait pourtant beaucoup d&#8217;atouts dans sa manche. Pour sa traditionnelle opérette de fin d&#8217;année, appréciée chaque année par un public élargi, on &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/anemone-a-rate-ses-scenes/"> <span class="screen-reader-text">LECOCQ, La Fille de Madame Angot — Lausanne</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/anemone-a-rate-ses-scenes/">LECOCQ, La Fille de Madame Angot — Lausanne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Le tout n&rsquo;est pas la somme des parties. Et les parties seules ne suffisent pas à la réussite du tout. L&rsquo;opéra de Lausanne nous le prouve, hélas, avec cette <em>Fille de Madame Angot </em>qui avait pourtant beaucoup d&rsquo;atouts dans sa manche. Pour sa traditionnelle opérette de fin d&rsquo;année, appréciée chaque année par un public élargi, on nous propose donc la seule œuvre célèbre de Charles Lecocq. Pourquoi, d&rsquo;ailleurs, cette notoriété ? Certes, il y a quelques ensembles bien trouvés, et quelques airs entraînants, mais qu&rsquo;on la compare avec la finesse délicate d&rsquo;une <em>Véronique </em>de Messager, et que l&rsquo;on se demande ensuite pourquoi cette dernière est plus rarement à l&rsquo;affiche. La notoriété de <em>la Fille de Madame Angot</em> serait &#8211; dixit le programme &#8211; due à l&rsquo;argument qui situe l&rsquo;action sous le Directoire et qui offre une galerie de personnages historiques et de types sociaux de l&rsquo;époque1. Il nous faut donc largement compter sur l’aide de la mise en scène pour la réussite de cette soirée. Or, c&rsquo;est bien là que réside le problème. Et pourtant&#8230;</p>
<p>  </p>
<p>Avec une costumière telle que <strong>Dominique Borg</strong>, il y avait l&rsquo;assurance d&rsquo;une réalisation exemplaire, ce qui n&rsquo;a pas manqué : qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des Incroyables ou des Merveilleuses, les costumes sont magnifiques, outranciers à raison, et font un effet qui doit être celui que ces extravagants produisirent à l&rsquo;époque &#8211; un vrai coup de maître. De même pour les soldats et gens de la Halle, soignés et variés, ainsi que Pamponnet, délicieusement ridicule ; on y croit, et le Directoire reprend vie ! Les voix, ensuite, globalement très appropriées. Ainsi <strong>Jean-Sébastien Bou </strong>fait un excellent Ange Pitou, à la fois romantique charmeur, et baryton idéal. On ne s&rsquo;étonne pas qu&rsquo;il ait campé le Florestan de <em>Véronique </em>tant ce rôle doit lui aller à merveille. <strong>Emiliano Gonzalez Toro </strong>compose lui aussi un Pamponnet qui n&rsquo;est en rien aigrelet, comme peuvent l&rsquo;avoir été d&rsquo;autres ténors dans le même rôle ; au contraire, c&rsquo;est une voix riche et superbe, ce qui ne l&#8217;empêche pas de donner tous les traits qu&rsquo;il faut à son personnage, aussi bien scéniquement que vocalement, et cela mérite d&rsquo;être souligné. Même constat éminemment positif pour la Mlle Lange de <strong>Maryline Fallot </strong>dont la couleur vocale très différente de celle de Bénédicte Tauran aide à la caractérisation des deux personnages. Une <strong>Bénédicte Tauran </strong>qui, malgré une puissance limitée, interprète une Clairette dont l&rsquo;élégance vocale, le style et l&rsquo;engagement scéniques sont brillants &#8211; elle est vocalement presque trop élégante, d&rsquo;ailleurs, pour une fille de la Halle ! A relever aussi, l&rsquo;Amarante de <strong>Michèle Lagrange</strong>, qui campe une authentique poissarde, le Larivaudière d&rsquo;<strong>Alain Vernhes </strong>autant acteur que chanteur, et le Trénitz de <strong>Frédéric Longbois</strong>, tout en manières, hilarant. Les entractes sont meublés avec talent et humour par les danseurs <strong>Justine Arm </strong>et <strong>Giuliano Cardone</strong>. Enfin, le <strong>choeur de l&rsquo;opéra de Lausanne</strong>, toujours d&rsquo;aussi bonne qualité. Plusieurs interventions parlées, et quelques-unes chantées sont dévolues aux choristes : des emplois assumés toujours avec brio.</p>
<p>  </p>
<p>Il y avait donc suffisamment d&rsquo;éléments pour proposer un bon spectacle. Or la sauce ne prend pas. Après un début prometteur, on se rend compte rapidement que la vision d&rsquo;ensemble, la direction d&rsquo;acteurs et la conduction dramatique, tâches du metteur en scène, semblent déficientes. On se demande ce qu&rsquo;<strong>Anémone </strong>a pu faire, tant le tout semble en chantier, et tant les scènes se suivent sans inspiration. Le décor est aussi discutable : très sommaire, c&rsquo;est un assemblage minimal de planches grisâtres. Pourquoi ce contraste avec l&rsquo;éclat des costumes ? Pour signifier la fausseté et la fragilité de ce Paris thermidorien ? Dans tous les cas, l&rsquo;acte III mis à part, le résultat n&rsquo;est pas très séduisant et donnerait presque une idée d&rsquo;inachevé. A relever toutefois, la guillotine en fond de scène au premier acte, d&rsquo;un à-propos grinçant. A cela s&rsquo;ajoute une direction musicale qui manque de vivacité. <strong>Nicolas Chalvin </strong>est précis et soucieux du détail : la partition en ressort plus propre que dans d&rsquo;autres interprétations, et l&rsquo;on profite mieux des quelques traits savoureux de l&rsquo;œuvre. Mais, trop appliqué peut-être, il passe à côté de certains moments clés, telle la « chanson politique », prise à un tempo d&rsquo;une lenteur exaspérante. Alors qu&rsquo;elle devrait emporter la salle, la voilà molle, gâchée, malgré l&rsquo;investissement total de Bénédicte Tauran. La partition ne vaut pas tant d’application. Elle demande en revanche pour faire voir ses charmes, plus d&rsquo;entrain et de nerf : c&rsquo;est une musique enlevée. Une dynamique qui n&rsquo;est venue, ce soir, qu&rsquo;au troisième acte. Pourtant, l&rsquo;excellente Sinfonietta de Lausanne semblait tout à fait apte à nous l&rsquo;offrir d&rsquo;entrée. Dommage, il y avait là les ingrédients pour faire beaucoup mieux que cette proposition un peu vide&#8230; Sur un air connu : « Anémone a raté ses scènes, c&rsquo;n&rsquo;était pas la peine, c&rsquo;n&rsquo;était pas la peine, non pas la peine assurément, de la faire v&rsquo;nir pour Nouvel An&#8230; »</p>
<p> </p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1 Ce que, soit dit en passant, <em>Véronique </em>propose aussi, pour la monarchie de Juillet.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/anemone-a-rate-ses-scenes/">LECOCQ, La Fille de Madame Angot — Lausanne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GRÉTRY, L&#039;Amant jaloux — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lamant-jaloux-paris-opera-comique-feux-dartifices-amoureux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 13:42:36 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/feux-d-artifices-amoureux/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelles délices ! On sort de la salle Favart heureux et comblé, spectateur ravi et repu, quand bien même le spectacle n’aura duré en tout et pour tout qu’une courte heure et demie, qui plus est sans entracte. Petite merveille d’équilibre, cette œuvre rare mérite qu’on lui accorde enfin la place qui devrait être la sienne &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lamant-jaloux-paris-opera-comique-feux-dartifices-amoureux/"> <span class="screen-reader-text">GRÉTRY, L&#039;Amant jaloux — Paris (Opéra Comique)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lamant-jaloux-paris-opera-comique-feux-dartifices-amoureux/">GRÉTRY, L&#039;Amant jaloux — Paris (Opéra Comique)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>	Quelles délices ! On sort de la salle Favart heureux et comblé, spectateur ravi et repu, quand bien même le spectacle n’aura duré en tout et pour tout qu’une courte heure et demie, qui plus est sans entracte. Petite merveille d’équilibre, cette œuvre rare mérite qu’on lui accorde enfin la place qui devrait être la sienne au répertoire. On se demande vraiment pourquoi et comment elle a pu être négligée aussi longtemps…</p>
<p>	Tout à fait délicieux à entendre et cela, dès la première écoute, cet opéra enchanteur reprend tous les ingrédients attendus dans le genre comique du xviii<sup>e</sup> siècle ; il correspond tout aussi bien à l’univers dépeint dans les tableaux de l’ère rococo, en particulier dans les fêtes galantes peuplées d’amants occupés à compliquer les jeux et approches amoureuses avec un art consommé. On y retrouve également l’esprit des Lumières. Quant à la structure de l’opéra lui-même, elle est très proche de celle du jeune Mozart. Et pourtant, c’est lui qui a été influencé par Grétry et pas le contraire… D’ailleurs, Mozart était en France au moment de la construction de l’ouvrage et on trouve dans le 23<sup>e</sup> opéra de Grétry, tout à fait aguerri à l’écriture d’œuvres des plus diverses mais avec une prédilection pour les comédies avec ariettes, bien des parentés avec l’univers de Mozart et da Ponte. Le travail du librettiste, l’Anglais Thomas d’Hèle, est remarquable, surtout quand on pense que l’écrivain était alors récemment arrivé en France et peu familier avec la langue.</p>
<p>	L’histoire est simple : Lopez, riche négociant de Cadix, voudrait que sa fille reste veuve pour profiter de la fortune héritée de son époux. Mais la belle Léonore a vingt ans et n’est pas indifférente aux avances de Don Alonze, noble désargenté, qu’elle trouve néanmoins trop jaloux. Isabelle, sœur d’Alonze, est la meilleure amie de Léonore. Elle vient d’être secourue par Florival, un officier français, qui déclare sa flamme et prend rendez-vous pour le soir même avec une Isabelle conquise. Quand il demande à Jacinte, la servante de Lopez, comment s’appelle sa maîtresse, celle-ci répond évidemment : « Léonore » et le Français se trompe ainsi sur l’identité de sa belle. Alors qu’il est caché dans le jardin, Florival est confronté à Don Alonze, furieux de découvrir que ses soupçons se confirment puisque sa promise a un autre galant : Florival lui explique en effet être amoureux de Léonore… Les fers se croisent alors mais Lopez intervient et les deux jeunes filles se présentent à leur tour dans un hilarant : « Sans être trop indiscret, ne puis-je m’instruire du sujet qui vous attire en ce séjour ? – L’amour ! », repris par chaque protagoniste avec un effet comique inénarrable. Au final, les couples se forment d’autant mieux que Don Alonze vient d’hériter d’un oncle et peut se passer de dot, ce qui ouvre la perspective d’un double mariage.</p>
<p>	<em>L’Amant jaloux </em>est l’un des opéras les plus commentés par Grétry dans ses écrits. Sans doute était-ce son opéra fétiche et cela se comprend. Le sujet est tiré d’une œuvre anglaise très appréciée à Londres pendant tout le siècle. Un critique avait d’ailleurs à l’époque déclaré que : « l’action était fort habilement gérée, et l’intrigue ingénieusement construite avec beaucoup d’esprit »<sup>1</sup>. Opinion que nous partageons tout à fait. Rapide et efficace, le propos resserré exploite à merveille les ressorts des marivaudages attendus mais délicieusement exploités, jamais ennuyeux. L’alternance des parties parlées avec les ariettes est rondement menée et contribue à l’équilibre de l’ensemble.</p>
<p>	Puisque l’œuvre oscille entre parlé et chanté, il faut absolument des interprètes aussi à l’aise dans le jeu d’acteur que dans le chant. C’est là toute la réussite de la distribution rassemblée au Comique. <strong>Frédéric Antoun</strong> en Florival est à cet égard particulièrement convaincant. Tour à tour bretteur aux poses élégantes et engagé dans un monologue amoureux, il est à son aise dans tous les registres. Diction impeccable, allure de Fanfan la Tulipe lyrique, son timbre éclatant fait merveille dans les notes les plus éthérées avec des nuances sensuelles et des crescendos sûrs et sonores. Il impose à lui seul un rythme suivi à tout le spectacle. <strong>Vincent Billier</strong>, dans la foulée, est un Lopez barbon à souhait, rusé et rompu à y voir clair au-delà des apparences, personnage dont la bouteille est ici évidente à l’oreille comme au paraître, dans une tessiture agréablement profonde, ample et mûre, qui vient chatouiller fort agréablement le bas de la colonne vertébrale de l’auditeur. <strong>Brad Cooper</strong> est moins convaincant en Don Alonze, son accent très prononcé cassant la belle unité du reste de la distribution. Son timbre pourrait être plus séduisant et ses aigus laissent passablement à désirer. <strong>Maryline Fallot</strong> est une Jacinte pimpante et enjouée, parfaite dans le rôle de la soubrette complice et finaude. Son timbre velouté enveloppe de moelleux les moindres nuances de son phrasé impeccable et de l’expressivité de son chant sûr et amène. Le public de la salle Favart lui  réserve un triomphe. <strong>Daphné Touchais </strong>est une superbe Isabelle, touchante, charmante et juvénile, à l’image de son rôle. Son chant majestueux et posé domine la distribution féminine, l’emportant sur les aigus hésitants de <strong>Magali Léger </strong>qu’on aurait souhaité voir plus magistrale en Léonore. Le jeu de la belle et exquise soprano n’est pas en cause, bien au contraire, mais les difficultés de ses cavatines et notamment son air de bravoure, « Je romps la chaîne qui m’engage », manquent d’assurance. Ses escalades chromatiques sont agressives et parfois dissonantes, mais sa performance d’ensemble reste mieux qu’honorable. Disons encore que tous les interprètes ont le physique du rôle, ce qui est un plaisir qu’on ne saurait bouder.</p>
<p>	Depuis le xviii<sup>e</sup> siècle, on a parfaitement conscience de la difficulté que représente le passage du parler au chanter et retour. Tous les interprètes s’en tirent ici admirablement et contribuent à restituer à l’œuvre de Grétry sa rapidité et les enchaînements subtils de couleurs musicales et d’effets comiques emboîtés avec brio. Constamment sollicités, les sens du spectateur sont en perpétuel éveil et participent du foisonnement général toujours maîtrisé et juste. Comme le disait Grétry : « chaque musicien est obligé d’avoir l’œil sur l’acteur chantant ; c’est la seule manière de bien accompagner ». Certes, les musiciens du Cercle de l’Harmonie ne risquent pas de pouvoir suivre à la lettre ce précepte du fond de la fosse. Mais ils semblent avoir des yeux derrière la tête, tout à fait à l’unisson des acteurs-chanteurs, parfaitement dirigés par un <strong>Jérémie Rhorer</strong> inspiré. L’irruption de la mandoline est à cet égard exemplaire. Le tourbillon musical inventif et raffiné laisse ici apparaître ses ressorts avec justesse.</p>
<p>	La mise en scène de <strong>Pierre-Emmanuel Rousseau </strong>est à saluer dans l’efficacité de la recréation d’un spectacle versaillais de l’Ancien régime. Sans effets trop appuyés, il parvient à trouver rythme, énergie et cohésion. Poétique et raffinée, sa direction met en valeur tous les aspects de cet <em>Amant jaloux</em>. Le finale s’achève avec deux paons au repos dans le décor qui se mettent à faire une superbe roue en fond de la scène et un lancement d’un feu d’artifice composé de cotillons dorés : simple, certes, mais poétique, jubilatoire et sexuellement allusif, comme l’art du xviii<sup>e</sup> siècle&#8230; Les costumes, raffinés et dans l’esprit du xviii<sup>e</sup> siècle, se doublent d’allusions contemporaines : des tulles modernes et superbes qui se marient admirablement avec les étoffes classiques sans oublier, stridulants au milieu des tons pastels, des fuchsias ou oranges vifs qui font exulter l’œil et rappellent les effets contrastés de la musique et des situations. Ces contrastes colorés sont d’ailleurs tout aussi prégnants dans les tableaux de l’époque, de Boilly à de Troy. Quant aux toiles peintes créées pour l’occasion dans l’esprit de celles de la création versaillaise, elles sont superbes et rappellent les cartons du xviii<sup>e</sup> siècle de Boucher et d’autres. En somme, il s’agit là d’une bien belle production, franchement drôle, joliment chantée et magistralement interprétée, qui met le cœur en joie. </p>
<p>	Grétry était le compositeur favori de Marie-Antoinette : on la comprend aisément et on attend avec impatience la sortie d’un DVD. Saluons encore, au passage, la merveilleuse charte graphique adoptée par l’Opéra Comique dans de magnifiques variations à partir des illustrations de Grandville. Les affiches tout comme les programmes de l’institution enchantent. On attend la suite avec confiance.</p>
<p>	 </p>
<p>	 </p>
<p>			<font size="1">1 Cité dans <em>L’Amant jaloux d’André Ernest Modeste Grétry et Thomas d’Hède. Livret, études et commentaires</em>, Textes réunis par Jean Duron<strong>, </strong>Wavre, Mardaga/Centre de musique baroque de Versailles, collection « Regards sur la musique », mars 2010, p. 10. Voir la recension de cet ouvrage sur le site.</font></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lamant-jaloux-paris-opera-comique-feux-dartifices-amoureux/">GRÉTRY, L&#039;Amant jaloux — Paris (Opéra Comique)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OFFENBACH, La Belle Hélène — Lausanne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/belle-et-lourde-helene/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Schuwey]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2008 17:09:14 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/belle-et-lourde-hlne/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Désormais traditionnel, l’opéra-bouffe-opérette qui fête l’an nouveau à l’Opéra de Lausanne nous transporte cette fois-ci dans cette parodie de la Grèce Antique qu’est la Belle Hélène. La distribution offre globalement un bilan très positif, avec Maryline Fallot en Hélène sensuelle, tout à fait à son aise tant vocalement que scéniquement, et Sébastien Droy en excellent &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/belle-et-lourde-helene/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, La Belle Hélène — Lausanne</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/belle-et-lourde-helene/">OFFENBACH, La Belle Hélène — Lausanne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Désormais traditionnel, l’opéra-bouffe-opérette qui fête l’an nouveau à l’Opéra de Lausanne nous transporte cette fois-ci dans cette parodie de la Grèce Antique qu’est <em>la Belle Hélène</em>.</p>
<p>La distribution offre globalement un bilan très positif, avec <strong>Maryline Fallot</strong> en Hélène sensuelle, tout à fait à son aise tant vocalement que scéniquement, et <strong>Sébastien Droy</strong> en excellent Pâris. De même pour l’Oreste de <strong>Max Emmanuel Cencic</strong>, qui en fait des tonnes, mais sans que cela ne lasse. <strong>Jean-Marie Frémeau </strong>(Agamemnon) et <strong>Rémy Corazza</strong> (Ménélas) sont parfaitement choisis, très crédibles dans leurs rôles respectifs, et <strong>Patrick Rocca</strong>, interprète de Calchas, est un acteur de premier plan, qui ne faillit pas non plus dans sa brève partie chantée. En fait, mis à part quelques imperfections lors de l’entrée des rois, c’est un excellent plateau, bien réglé, où les voix, sans être sensationnelles, sont parfaitement adaptées au style d’Offenbach. Dans la fosse, c’est un luxe certain d’avoir l’Orchestre de Chambre de Lausanne, sous la baguette de son directeur titulaire, <strong>Christian Zacharias</strong>. Sous les <em>tempi</em> plutôt enlevés du chef, la formation sonne toujours aussi belle et propre, bien qu’elle n’ait que peu souvent l’occasion de mettre en valeur ses immenses qualités.</p>
<p>Le parti pris du metteur en scène <strong>Jérome Savary </strong>est clair dès le départ: quitte à faire de l’opéra comique, autant en faire jusqu’au bout. Dans les points positifs, on apprécie les décors et les costumes pseudo-antiques plutôt réussis malgré leur aspect éminemment kitch : qu’il s’agisse du temple du premier acte, de la chambre de la reine au deuxième, ou de la plage jet-set du troisième, c’est visuellement riche, peut-être un peu écoeurant. Les danses, aussi présentes que le chant, sont globalement très bien exécutées; on n’échappe bien sûr pas aux frenchs cancans finaux, agrémentés de serpentins fluorescents et de confettis violets. Pour le reste, c’est en revanche plus discutable: toute l’action et les dialogues sont ponctués de plaisanteries à répétition, qui, si elles auront su faire rire, savent aussi tirer le spectacle vers la lourdeur. Les références locales pullulent, les jeux de mots plus ou moins réussi également. Il ne s’agit pas de bouder notre plaisir, mais tout cela à tend à déborder de partout et en devient trivial.</p>
<p>Aussi retient-on surtout de ce spectacle cette mise en scène qui rend la musique quasiment anecdotique tant elle prend toute la place. Les gags sont servis à répétition, et on en arrive presque à une caricature de l’opéra comique lui-même. Bien sûr, c’est un spectacle destiné au plus grand nombre, conçu pour être à la portée de tous, mais l’oeuvre a d’autres ressources qui permettent d’autre conceptions, sans rien perdre de son accessibilité. Alors certes, on passe un bon moment, on rigole bien, les décors sont réussis, les bonnes idées sont là, mais tout cela a un côté beauf qui reste un peu sur l’estomac, comme le fait un repas de réveillon inutilement gras&#8230;</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/belle-et-lourde-helene/">OFFENBACH, La Belle Hélène — Lausanne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
