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	<title>Cristina FAUS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Cristina FAUS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — San Sebastian</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/madama-butterfly-san-sebastian-ainhoa-arteta-sur-tatami/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Aug 2019 10:11:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Peu s’en souviennent : la Quincena musical de San Sebastián était, lors de sa fondation en 1939, une manifestation essentiellement lyrique. Huit décennies plus tard, l’offre s’est diversifiée. L’opéra n’occupe désormais qu’une part minime – mais toujours très attendue – de la programmation : deux représentations d’un même ouvrage extrait du grand répertoire – Traviata, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Peu s’en souviennent : la Quincena musical de San Sebastián était, lors de sa fondation en 1939, une manifestation essentiellement lyrique. Huit décennies plus tard, l’offre s’est diversifiée. L’opéra n’occupe désormais qu’une part minime – mais toujours très attendue – de la programmation : deux représentations d’un même ouvrage extrait du grand répertoire – <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/desiree-rancatore-persiste-et-signe">Traviata</a></em>, <em><a href="https://www.forumopera.com/tosca-san-sebastian-come-maria-callas-in-teatro">Tosca</a></em>, <em>Don Giovanni</em> et cette année, pour la première fois depuis 2005, <em>Madama Butterfly</em> dans la reprise d’une production imaginée en 2017 par <strong>Emilio López</strong> pour le Palau de les Arts de Valence. </p>
<p>Appelé à résoudre une équation dramatique simple, le metteur en scène s’autorise une timide transposition de l’action durant la seconde guerre mondiale. Elégamment posée au premier acte sur un lac immobile – simulé par un plancher miroir – la maison en papier de Butterfly ne résistera pas aux bombardements des Mustang. Dévasté et couvert de cendres dans la deuxième partie, ce même décor devient métaphore de l’abandon social et moral dans lequel le départ de Pinkerton a laissé Cio-Cio San. Quelques libertés prises à la fin de l’ouvrage, en léger décalage avec la partition, ne sont pas arguments suffisants pour s’offusquer. Tout juste peut-on déplorer au début du 3e acte, l’inutile usage de la vidéo avec pour dommage collatéral la présence dans le cadre de scène un acte durant d’un filet en guise d’écran. La musique veut-elle toujours des images ? Le procédé ajoute un filtre parasite entre le public et les artistes. Son utilisation de plus en plus répandue de nos jours devrait lui valoir d’être ajouté à la liste de nos maux de l’opéra. Bienvenue en revanche durant le chœur à bouche fermée, l’exhumation de la fameuse « Danse serpentine » – imaginée au début du siècle par Loie Fuller, chorégraphe contemporaine de Puccini – dont le tournoiement des voiles imite le vol du papillon. </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/styles/large/public/butt3.jpg?itok=6ww6tAlo" title="© Iñigo Ibañez / Quincena Musical" /><br />
	© Iñigo Ibañez / Quincena Musical</p>
<p>Dans cet écrin somme toute traditionnel s’épingle la Butterfly d’<strong>Ainhoa Arteta</strong>, soprano chérie au sud des Pyrénées. Sa réputation jalousement gardée par ses compatriotes n’a pas traversé nos frontières. En 1993, à San Sebastián déjà, elle était Traviata. Depuis son répertoire s’est élargi jusqu’à inclure les principaux rôles lirico spinto, dont Cio-Cio San – en janvier 2019 à Barcelone. Passé la chausse-trape de l’air d’entrée où le chant bat des ailes avant de trouver son assise, la voix répond sans faillir aux sollicitations de l’écriture, égale, tranchante lorsqu’elle dépasse les premières lignes de la portée. La projection verticale ôte à la geisha une part de sa fragilité. Qui oserait à l’écoute de ces accents cinglants parler de « petite femme puccinienne » ? Une attention supplémentaire au mots – les minauderies que certaines osent à propos pour contrefaire l’enfant afin de mieux donner à comprendre la grandeur tragique de la femme – parachèverait à bon escient le portrait. A défaut de couleurs, on apprécie le nuancier, du murmure le plus subtil à l’éclat le plus violent. </p>
<p>Accaparé par son héroïne, Puccini a peu concédé aux autres personnages : Sharpless auquel le baryton clair de<strong> Gabriel Bermúdez </strong>refuse le peu d’épaisseur que lui octroie la partition ; Goro que <strong>Francisco Vas</strong> rend encore plus étroit ; Suzuki, servante fidèle et dévouée, dont le mezzo-soprano calorifère de <strong>Cristina Faus</strong> rappelle l’entière bienveillance ; Pinkerton enfin, rôle ingrat ne serait-ce que par la pleutrerie du personnage, qui lui vaut outre-Manche d’être souvent hué en dépit de la valeur de l’interprète. <strong>Marcelo Puente</strong> prête au vil officier américain un chant mâle, tout de métal frappé, barytonal par ses teintes sombres, avec dans la quinte aiguë une zone d’inconfort préjudiciable à l’homogénéité de la ligne.</p>
<p>Seul autre protagoniste, à part égale avec le rôle-titre, l’orchestre est placé sous la direction de <strong>Giuseppe Finzi</strong>, disséqueur penché sur le lépidoptère instrumental dont il examine d’un geste lent les écailles multicolores des ailes membraneuses, au détriment de l’influx romantique imposé par le drame. Le Coro Mixto Easo, dirigé par <strong>Gorka Miranda</strong>, mérite tous les éloges tant il parvient dans son intervention à bouche fermée à atteindre l’impossible impalpable. </p>
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		<title>COLOMER J, El Pintor — Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/el-pintor-madrid-pourfendeur-de-merde-bourgeoise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2018 05:33:13 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-e02a28bf-894c-1467-d6e5-ef453a9334cb">C&rsquo;est ce qui s&rsquo;appelle se prendre les pieds dans le tapis. <em>El Pintor</em>, en création mondiale aux Teatros del Canal et en partenariat avec le Teatro Real de Madrid, réunit le compositeur<strong> Juan J. Colomer</strong> et le librettiste et metteur en scène du spectacle <strong>Albert Boadella</strong> autour du leg artistique de Picasso, élévé au rang de fierté nationale et « pourfendeur de merde bourgeoise » comme se plait à le répéter le choeur de ses admirateurs à la fin de chaque acte. Pourquoi pas ? Mais la lecture du feuillet distribué en guise de programme donne déjà des sueurs froides. Ce n&rsquo;est pas que Picasso (renommé Nicasso dans le livret) soit génial. Non, il signe un pacte avec Mefis – surement pour que tout ça fasse plus opera – pour l&rsquo;aider à répandre le chaos chez les hommes en échange de la gloire et de la fortune. Par chaos, comprendre rupture vers l&rsquo;abstraction. Mais, et c&rsquo;est l&rsquo;aveu du compositeur même toujours dans ce funeste feuillet, Picasso n&rsquo;ayant jamais franchi le pas de l&rsquo;abstraction pure, Juan J. Colomer ne franchira pas celui de l’atonalité, les deux étant forcément associées (la seconde école de Vienne est une fake news semble-t-il). Pourquoi du reste avoir choisi ce peintre ? Pour faire couleur locale et rester dans l&rsquo;entre-soi bourgeois madrilène ? En somme, on pourfendra la merde bourgeoise (la musique mélodique, Wagner, Verdi, Mozart ; Velazquez et Dali même côté peinture) mais point trop n’en faut. On a pas encore entendu une note qu&rsquo;on patauge déjà en plein hors sujet.</p>
<p>	En effet, l&rsquo;œuvre ne se permettra que quelques audaces dissonantes, surtout dans le dernier acte pendant que le livret enchaînera les poncifs manichéens : Picasso toréador seul contre les autres, Picasso se querellant avec Velazquez figure du passé, Picasso seul moderne etc. Et ce n&rsquo;est pas le pied de nez de la vente aux enchères finale où il est coiffé au poteau par Pollock dans la course à l&rsquo;œuvre la plus chère de l&rsquo;histoire qui rattrapera un tel amas de balivernes. De même, ce n&rsquo;est pas un beat de hip hop pour accompagner le choeur et l&rsquo;orchestre qui révolutionnera la musique. Tout comme ériger les graffitis en horizon ultime de l&rsquo;héritage de Picasso prête à rire quand on sait que ceux-ci trouvent à présent leur place aussi bien sur la carlingue des avions de ligne que dans les musées. Tout cela finit de discréditer ce <em>Pintor </em>dans sa réalisation même.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="285" src="/sites/default/files/styles/large/public/elpintor.fotojvillanueva_027.jpg?itok=ueIxFfwF" title="© J. Villanueva" width="468" /><br />
	© J. Villanueva</p>
<p dir="ltr">Satisfaction en revanche avec l&rsquo;orchestre du Teatro Real qui fait vivre avec métier cette partition de bruit et de fureur plus que de chaos. Les transitions et pastiches musicaux (marche militaire, musique de cabaret, espagnolade) sont bien mis en valeur par <strong>Manuel Coves </strong>qui a compris qu&rsquo;en guise de modernité il faudrait se satisfaire de quelques merles dissonants et faire semblant de prendre la vessie du patchwork pour la lanterne de la nouveauté. Le niveau vocal malheureusement n&rsquo;aide pas à défendre la soirée. Le choeur de la Comunidad de Madrid est bien aigre et rigide, <strong>Cristina Faus</strong> (Gertrude Stein) tente de dynamiter sa ligne vocale de fausses notes, <strong>Toni Comas </strong>(Velazquez/Apollinaire) ne propose guère mieux et <strong>Josep Miquel Ramon</strong> (Mefisto) s&rsquo;épuise dans un rôle à l&rsquo;ambitus trop large. <strong>Alejandro del Cerro</strong> a fort à faire avec Nicasso, personnage toujours en scène et lorgnant sur le ténor héroïque. Il s&rsquo;en sort avec les honneurs mais au prix d&rsquo;un chant brut de fondere, sûrement pour rappeler que Picasso ne vaut pas Gonzalez en matière de sculpture. <strong>Belen Roig </strong>(Fernande) et <strong>Ivan Garcia </strong>(chef de tribu) apportent eux toute satisfaction.</p>
<p dir="ltr">La réalisation scénique stimule un tant soit peu l&rsquo;intelligence et le plaisir du spectateur. Plateau et fond de scènes noirs s&rsquo;illuminent de rectangles ou autres formes géométriques en led. Ces cadres de lumières sont les réceptacles de projections vidéos bluffantes qui donnent vie aux œuvres du peintre pendant que le pauvre Alejandro del Cerro agite un pinceau géant dans les airs, tel un épileptique en pleine crise. <strong>Bianca Li </strong>signe d&rsquo;élégantes chorégraphies et assigne à chaque sexe une fonction : les femmes seront des muses et les hommes des obstacles au génie du maître (créanciers, figures des esthétiques dépassées…). Mais la encore, on ne peut s&#8217;empêcher de constater, que pour bien fait, cela ne risque pas d’effaroucher le spectateur, prisonnier de l&rsquo;entre soi, du quatrième mur et de l&rsquo;élégance clinquante à la manière d&rsquo;un magasin de mode. Si, à chaque tentative, la création risque de sombrer dans l&rsquo;académisme toujours en embuscade, alors nos créateurs du jour ont fait la démonstration brillante que tout, absolument tout, finit par devenir académique. Même les échecs. Signe qu&rsquo;on a bien remué tous ces exquis excréments, ce cochon de bourgeois applaudit et en redemande aux saluts.</p>
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