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	<title>Federico LONGHI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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		<title>VERDI, Luisa Miller &#8211; Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-luisa-miller-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les ors de l&#8217;Opéra de Rennes résonnent rarement d&#8217;accents verdiens, aussi les spectateurs découvrent-ils avec gourmandise le quinzième ouvrage du compositeur qui vibre déjà des problématiques qui feront le succès de ses œuvres postérieures : drame de l&#8217;amour impossible, conflit social doublé d&#8217;un affrontement générationnel où père et fils s&#8217;opposent, Luisa Miller est portée par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="LEFT"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span style="color: #000000">Les ors de l&rsquo;Opéra de Rennes résonnent rarement d&rsquo;accents verdiens, aussi les spectateurs découvrent-ils avec gourmandise le quinzième ouvrage du compositeur qui vibre déjà des problématiques qui feront le succès de ses œuvres postérieures : drame de l&rsquo;amour impossible, conflit social doublé d&rsquo;un affrontement générationnel où père et fils s&rsquo;opposent, </span><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/watch?v=Bs-Ikdvpn_w"><span style="color: #000000"><i>Luisa Miller</i></span></a><span style="color: #000000"> est portée par l&rsquo;</span><span style="color: #000000"><b>Orchestre National des Pays de la Loire </b></span><span style="color: #000000">et le </span><span style="color: #000000"><b>Chœur d’Angers Nantes Opéra </b></span><span style="color: #000000">sous la d</span>irection intense <span style="color: #000000"><b>Pietro Mianiti</b></span><b> </b>qui déploient une palette onctueuse, depuis les soli délicats proposés par les vents, jusqu&rsquo;au déferlement sonore des tutti. </span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Guy Montavon </b>renonce au folklore tyrolien pour camper l&rsquo;histoire dans un univers de noblesse décatie et de faux semblants à l&rsquo;image des panneaux mobiles semi transparents où Wurm apparaît et disparaît comme un cauchemar pour dicter à Luisa la lettre qui sauvera son père mais signera la perte de l&rsquo;homme qu&rsquo;elle aime.</span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Le scénographe <b>Éric Chevalier </b>est également en charge des costumes qui se trouvent investis d&rsquo;une grande importance dans le propos. L&rsquo;évolution psychologique de Luisa, par exemple, est perceptible dans les changements de sa mise, depuis une robe à panier à un ensemble imprimé tournesol et des baskets assez peu seyants mais indéniablement modernes. </span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Les tenues XIXe sont celles des aristocrates et des tenants du passé. Empoussiérées – au sens propres – elles donnent immédiatement à voir l&rsquo;anachronisme d&rsquo;une pensée sclérosée. La métaphore est filée avec humour par l&rsquo;intervention de serviteurs perclus d&rsquo;arthrite ou encore de la Duchesse Federica qui se déplace sur deux cannes, telle une araignée.</span></span></span></p>
<figure id="attachment_127527" aria-describedby="caption-attachment-127527" style="width: 7728px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-127527 size-full" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LuisaMiller-PG_3434_DPERRIN.jpg" alt="" width="7728" height="5152" /><figcaption id="caption-attachment-127527" class="wp-caption-text">© Delphine Perrin</figcaption></figure>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Les couleurs font également sens : au rouge des passions malsaines s&rsquo;oppose le jaune solaire de l&rsquo;amour vrai. L&rsquo;amour sacrifié est représenté par un cerf mort sur lequel s&rsquo;appuie l’héroïne&#8230; Bref, les signifiants limpides – voire démonstratifs – ne manquent pas. Ils sont malheureusement battus en brèche par de troublantes maladresses : Rodolfo s&#8217;empare des béquilles de la duchesse et refuse de les lui rendre. Se jouer d&rsquo;une personne en situation de handicap, voilà qui n&rsquo;est pas à son honneur.</span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">De même, installer Walter et Wurm autour d&rsquo;un plateau d&rsquo;échec pour signifier leur machiavélisme est une image parlante. En revanche, pourquoi contredire le livret de manière si inutile en faisant de Luisa celle qui donne le poison ? Il était déjà limpide que la jeune femme n&rsquo;est pas qu&rsquo;une victime passive mais une personnalité forte et noble qui choisit son destin.</span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Marta Torbidoni</b> lui prête son soprano opulent qui attaque les sons au centre de la voix. Sa justesse, jamais prise en défaut, est la colonne vertébrale du quatuor a cappella si difficile du second acte qui met en difficulté les autres participants. Le soutien, impeccable, lui permet des vocalises piquées tout en légèreté au premier acte autant qu&rsquo;un legato et des graves poitrinés à l&rsquo;autorité souveraine dans la seconde partie de la soirée. Elle allie ces superbes qualités à une présence scénique sans afféteries, toute de noblesse retenue qui rend crédible jusqu&rsquo;à son aspiration à la mort-délivrance dans une extase quasi mystique.</span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Rodolfo, son promis, est incarné par <b>Gianluca Terranova, </b>ténor au timbre idéalement italien, aux beaux médiums mais qui s&rsquo;avère lourdement handicapé par des aigus déficients, cassant à répétition.</span></span></span></p>
<p style="text-align: center" align="LEFT"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Generale-Luisa-Miller-Opera-dErfurt-%C2%A9-Lutz-Edelhoff-1024x683.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Generale-Luisa-Miller-Opera-dErfurt-%C2%A9-Lutz-Edelhoff-1024x683.jpg." />© Lutz Edelhoff</p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">La narration penche du coté de la noirceur avec le Wurm méphistophélique d&rsquo;<b>Alessio Cacciamani </b>dont la voix sensuelle longue en souffle jouit d&rsquo;une projection puissante, d&rsquo;une diction impeccable.</span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Deux contraltos sont également prévues dans la distribution. En réalité <b>Lucie Roche</b>, Federica toute en dignité, est mezzo ; son timbre un peu nasal s&rsquo;enorgueillit d&rsquo;une émission souple aux graves ciselés et sonores. Plus surprenant, <b>Marie-Bénédicte Souquet, </b>artiste en résidence à Angers-Nantes Opéra, interprète le personnage de Laura. A défaut de dramatisme, son soprano délicat apporte une pureté compatissante tout à fait touchante au rôle.</span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Originalité de la pièce, ici, la figure paternelle est double : Miller, est le bon père, incarné par <b>Federico Longhi</b>, seul artiste issu de la production crée à Erfurt la saison passée. Son baryton clair mais bien campé offre une lumière aimante qui contraste de manière très pertinente avec la basse sombre et mate de l&rsquo;excellent <b>Cristian Saitta, </b>implacable comte Walter au phrasé tout en musicalité et aux <em>messa di voce</em> vénéneux.</span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;un comme l&rsquo;autre assistent impuissants à la fin de leurs enfants qui passent de vie à trépas, debout, extatiques, sous une pluie de pétales. </span></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Prochaines représentations à l&rsquo;Opéra de Rennes les 23 et 25 mars ainsi qu&rsquo;</span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">au </span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Théâtre Graslin de Nantes les 7, 9, 11 et 13 avril.</span></span></span></p>
<figure id="attachment_127526" aria-describedby="caption-attachment-127526" style="width: 2560px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="wp-image-127526 size-full" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LuisaMiller-PG_3485_DPERRIN-scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1707" /><figcaption id="caption-attachment-127526" class="wp-caption-text">© Delphine Perrin</figcaption></figure>
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