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	<title>Filip FILIPOVIC - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Filip FILIPOVIC - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>STRAUSS – Die Fledermaus (Liège)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-fledermaus-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 17:53:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Afficher La Chauve-souris en période de fêtes de fin d’année est une tradition, mais le faire en 2025 c’est également un hommage rendu à son compositeur Johann Strauss, dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance. L’Opéra Royal de Wallonie a eu de surcroît l’excellente idée de faire appel à Olivier Lepelletier pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Afficher <em>La Chauve-souris</em> en période de fêtes de fin d’année est une tradition, mais le faire en 2025 c’est également un hommage rendu à son compositeur Johann Strauss, dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance. L’Opéra Royal de Wallonie a eu de surcroît l’excellente idée de faire appel à <strong>Olivier Lepelletier</strong> pour assurer la mise en scène de sa nouvelle production de l’ouvrage. Comme on pouvait s’y attendre, le régisseur du Moulin Rouge a concocté un spectacle féérique dans de somptueux décors signés <strong>Hernán Peñuela</strong>, en tirant l’œuvre vers la comédie musicale. L’intrigue est située à Los Angeles dans les années 80, à l’époque des grandes séries américaines qui mettaient en scène des personnages richissimes, évoluant dans les hautes sphères de la société. Ainsi, le premier acte se déroule dans un fastueux duplex, qu’aurait pu habiter la famille Carrington dans Dynastie. C’est là que vit le couple Eisenstein. Un salon luxueusement meublé occupe le plateau, au fond, un grand escalier qui mène à l’étage supérieur et derrière, une immense baie vitrée avec vue sur des gratte-ciel et des palmiers. Sur les murs, un tableau représentant le maître de maison côté jardin et côté cour une toile sur laquelle figure le visage démultiplié de son épouse, à la manière d’Andy Warhol.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Fledermaus-©J.-BergerORW-Liege-2-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-205540"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© J. Berger ORW Liège</sup></figcaption></figure>


<p>Le deuxième acte se déroule à l’intérieur d’un cabaret aux teintes bleutées, richement éclairé par des guirlandes d’ampoules blanches. Une troupe de danseurs qui semblent tout droit sortis d’une revue, évolue au rythme de la musique parmi les invités. ceux-ci sont accueillis par Ivan, drag-queen aux cheveux peroxydés, qui joue les majordomes de service. Le prince Orlofsky, travesti en Marlène Dietrich, porte une robe en lamé doré avant de réapparaître en homme vêtu de noir. On pense bien sûr au film <em>Victor Victoria</em> dans lequel une comédienne incarne un homme qui se travestit en femme. Les références cinématographiques ou musicales sont nombreuses dans ce spectacle. Ainsi, Alfred vêtu comme une petite frappe, jeans et blouson de cuir, évoque le jeune George Michael dont il fredonne le « tube » <em>Last Christmas</em> en entrant en scène à l’acte un. L’un des temps forts de ce tableau est l’apparition d’<strong>Anne-Catherine Gillet </strong>en maîtresse SM, cuissardes noires et fouet à la main, qui descend l’escalier en chantant sa Czardas. Auparavant, <strong>Enkeleda Kamani</strong> aura interprété « Mein Herr Marquis », dans une chorégraphie digne de Zizi Jeanmaire,  entourée de boys agitant des éventails en plumes. L’acte se termine par un cancan endiablé sous une pluie de confettis dorés dans un délire de couleurs, de lumières et de joie de vivre. Le dernier acte nous emmène à l’intérieur une prison pour VIP, entourée d’immenses buildings. Les portes des cellules, que l’on devine luxueuses, sont capitonnées de tissu doré. Derrière un paravent, Ivan troque sa tenue de drag Queen contre un uniforme de gardien de prison.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Fledermaus-©J.-BergerORW-Liege-14-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-205548"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© J. Berger ORW Liège</sup></figcaption></figure>


<p>La distribution réunit des interprètes aussi homogènes vocalement que convaincants théâtralement. Tous semblent prendre un plaisir fou à jouer dans ce spectacle roboratif et leur enthousiasme est communicatif. <strong>Marion Bauwens</strong> possède une voix fruitée qui ne passe pas inaperçue dans le bref rôle d’Ida. <strong>Creatine Price</strong>, alias <strong>Jordan Weatherston Pitts</strong>, qui fut finaliste de La France a un incroyable talent, fait une composition à la fois drôle et hallucinante dans le double rôle d’Ivan et de Frosch. <strong>Samuel Namotte</strong>, irréprochable Frank, <strong>Maxime Melnik</strong> hilarant Dr Blind, et <strong>Pierre Doyen</strong>, Docteur Falke malicieux, complètent avec bonheur cette galerie de seconds rôles contrastés. La performance de <strong>Christina Bock</strong> en prince Orlofsky travesti, est en tout point remarquable, la mezzo-soprano interprète son air « Ich lade gern mir Gäste ein » avec goût, en évitant de tomber dans l’excès, le timbre est chatoyant, la ligne de chant soignée. <strong>Enkeleda Kamani</strong> campe une Adèle légère et mutine avec une voix fraîche qui a tendance cependant à plafonner dans le suraigu. Doté d’un timbre juvénile, <strong>Filip Filipović</strong> est un Alfred irrésistible, un rien désinvolte. <strong>Markus Werba</strong> qui incarnait un Valentin ombrageux dans Faust en septembre dernier, se révèle ici un pétillant Gabriel von Eisenstein, volage mais attachant. Le timbre est clair, la voix solide et le comédien accompli. <strong>Anne-Catherine</strong> <strong>Gillet</strong> campe une Rosalinde proche de l’idéal. Doté d’un timbre brillant la soprano possède une technique aguerrie et une ligne de chant soignée. Très à l’aise sur le plateau, elle porte avec une élégance naturelle les costumes sophistiqués qui lui sont dévolus. Son numéro de séduction dans la Czardas impeccablement chantée, lui a valu une belle ovation.</p>
<p>Saluons enfin les prestations irréprochables des chœurs et des danseurs, omniprésents sur la scène, dont les chorégraphies soignées ont été réglées par <strong>Carmine De Amicis</strong> ainsi que les superbes costumes dus à <strong>David Belugou</strong>.</p>
<p>Pour ses débuts à Liège, <strong>Nikolas Nägele</strong> tire admirablement son épingle du jeu en proposant une direction vive et contrastée, trouvant le juste équilibre entre les pages mélancoliques et les scènes de fêtes, joyeuses et débridées, qu’il anime avec précision, contribuant ainsi au succès de ce spectacle éblouissant.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-fledermaus-liege/">STRAUSS – Die Fledermaus (Liège)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>41e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition &#8211; Dortmund</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/41e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-dortmund/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 05:25:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quels sont les critères d’attribution d’un premier prix de chant lyrique ? Le potentiel du candidat ou sa maturité – la possibilité d’envisager dès à présent un grand rôle sur une scène internationale, fût-elle modeste ? En décernant la plus haute récompense à Ann-Kathrin Niemczyk, le jury de l’International Hans Gabor Belvedere Singing Competition a &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quels sont les critères d’attribution d’un premier prix de chant lyrique ? Le potentiel du candidat ou sa maturité – la possibilité d’envisager dès à présent un grand rôle sur une scène internationale, fût-elle modeste ? En décernant la plus haute récompense à <strong>Ann-Kathrin Niemczyk</strong>, le jury de l’International Hans Gabor Belvedere Singing Competition a opté pour la première solution. Résidente à l’Opernstudio de Zurich, la soprano allemande, âgée de seulement 23 ans, ne fait qu’une bouchée de « Dich, Teure Halle », l’air d’entrée d’Elisabeth dans <em>Tannhäuser</em>. La fulgurance de l’attaque estomaque. La voix, dramatique bien que claire, se projette avec aisance. Son éclat peut aveugler mais n’en rend que plus appréciable la manière dont le chant ensuite s’apaise pour dérouler le fil du récit. C’est en développant cette capacité à contrôler l’ampleur et l’ardeur de son instrument que Ann-Kathrin Niemczyk gravira les marches du Walhalla wagnérien auquel elle semble promise. Convaincu, le public lui décerne aussi son prix.</p>
<p>Placée sous la direction de <strong>Motonori Kobayashi</strong> à la tête d’un Dortmund Philharmonic Orchestra flamboyant, cette finale dortmundoise de la 41e édition du Belvedere se distingue par la qualité de ses candidats au nombre de quinze, avec une majorité d’hommes – cinq ténors, cinq barytons, deux contre-ténors pour deux mezzos et un soprano. Le niveau de la compétition rend difficile – et d’autant plus discutable – l’attribution des prix.</p>
<p>Sur la deuxième marche du podium, <strong>Filip Filipović</strong> résoud à sa manière le dilemme posé en préambule. Doté d’une voix égale et brillante – un alliage de cuivre et d’argent s’il fallait définir son métal –, déjà Tamino et Alfredo à Zagreb – avec contre-ut en fin de cabalette – et capable a priori de chanter sans faillir ces mêmes rôles sur des scènes équivalentes, le ténor croate doit encore travailler l’expression, apprendre la douceur pour conquérir les cœurs et les plus grandes maisons d’opéra.</p>
<p>Plus expérimenté encore – Rodolfo dans <em>La Bohème</em> à Hanovre, Mantoue au Florida Grand Opéra, Corrado (<em>Il corsaro</em>) à Chicago – <strong>Kevin Jose Semirilla Romero</strong> voit un troisième prix récompenser son beau ténor ombrageux et cambré, dont une habile gestion des registres ne peut compenser la palette limitée de nuances et surtout l’écart de propos. On ne chante pas Tchaïkovski comme Puccini ; l’adieu à la vie de Lenski veut plus d’introspection et moins de démonstration.</p>
<p>Après moult discussions, le choix du jury presse – dont nous faisions partie – s’est porté sur <strong>Neven Crnic</strong> qui, lui, se range dans la catégorie des chanteurs prêts à faire carrière. Déjà Posa et Figaro des <em>Noces</em> à Graz, Don Giovanni à Riga, le baryton bosniaque étreint l’air de Yeletski d’un chant dont on apprécie autant la solidité – relative dans l’aigu – que la sincérité. Au contraire de la majorité des autres candidats, Neven Crnic parvient à s’abstraire de la compétition pour dessiner un personnage dont les sentiments, exprimés avec vérité, émeuvent. Là se creuse la différence. Verdi l’attend.</p>
<p>Quoi d’autre ? Bien des choses en somme qui auraient nécessité l’institution de prix supplémentaires, auxquels suppléent divers engagements et sessions de coaching (voir le détail du palmarès ci-dessous) : la lumière mozartienne même si vacillante dans l’aigu de <strong>Katleho Mokhoabane</strong>, authentique ténor <em>di grazia</em> en formation aujourd’hui à l’Opernstudio du Wiener Staatsoper ; la pureté d’émission de <strong>Théo Imart</strong>, seul candidat français, contre-ténor désavantagé par les notes trop graves de « Ombra mai fu » ; <strong>Lluis Calvet I Pey</strong>, baryton espagnol à l’héroïsme admirable mais hors style dans l’air de Valentin ; <strong>Grisha Martirosyan</strong>, autre baryton intrépide hélas trop empli de vaillance ; <strong>Seray Pinar</strong>, mezzo-soprano turque dont on se demande comment il se fait qu’elle reparte les mains vides tant elle aligne de qualités, la souplesse et la pertinence des variations n’étant pas des moindres ; et <em>last but not least</em> <strong>Franco Klisović</strong>, contre-ténor sans grand relief – à dessein ? – en début de « Va tacito e nascoto », qui se métamorphose dans la reprise pour se livrer à un numéro de haute-voltige, multipliant les effets belcantistes en une joute jubilatoire avec le cor jusqu’à offrir l’équivalent en musique de ces chapelles baroques à la décoration débridée, telles que Dortmund dut compter avant que la ville ne soit rasée par les bombardements de 1945.</p>
<p>Les épreuves finales de l’édition 2024 du Belvedere auront lieu à Jurmala en Lettonie du 7 au 9 juin.</p>
<p><strong>Prix</strong></p>
<ul>
<li>1er Prix : Ann-Kathrin Niemczyk, soprano (Germany)</li>
<li>2e Prix : Filip Filipović, ténor (Croatia)</li>
<li>3e Prix : Kevin Jose Simerilla Romero, ténor (Spain)</li>
<li>Prix du public : Ann-Kathrin Niemczyk, soprano (Germany)</li>
<li>Prix de l&rsquo;International Media Jury : Neven Crnic, Baryton (Bosnie-Herzegovine)</li>
<li>Prix Hans Gabor: Annie Fassea, Soprano (Grèce)</li>
</ul>
<p><strong>Engagements et sessions de coaching</strong></p>
<ul>
<li>Royal Opera House Covent Garden : Sanele Mwelase, contre-ténor (South Africa)</li>
<li>Dutch National Opera Amsterdam : Fabian Homburg, baryton (Netherlands) pour une session de coaching ; Théo Imart, contre-ténor (France) pour une session de coaching et audition</li>
<li>Israeli Opera Tel Aviv : Katleho Mokhoabane, ténor (South Africa)</li>
<li>The Metropolitan Opera New York, Lindemann Young Artist Development Program &amp; Laffont Competition : Filip Filipović, ténor (Croatie)</li>
<li>Dzintari Concert Hall Jurmala : Serhii Moskalchuk, baryton (Ukraine)</li>
<li>Konzert Theater Bern : Ian Castro, ténor (USA)</li>
<li>Sächsische Staatsoper, Semperoper : Oleh Lebedyev, baryton (Ukraine), Mikolaj Bońkowski, baryton (Pologne)</li>
<li>Deutsche Oper am Rhein : Filip Filipović, ténor (Croatia), Grisha Martirosyan, baryton(Arménie)</li>
<li>Deutsche Oper Berlin : Nina Solodovnikova, soprano (Russie)</li>
<li>Oper Köln : Grisha Martirosyan, baryton (Arménie)</li>
<li>Theater Erfurt : Jeremy Boulton, baryton (Australie)</li>
<li>Theater Dortmund : SeongBeom Choi, ténor (South Korea)</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/41e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-dortmund/">41e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition &#8211; Dortmund</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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