<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Bernard FOCCROULLE - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/foccroulle-bernard/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/foccroulle-bernard/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 08 May 2025 06:24:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Bernard FOCCROULLE - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/foccroulle-bernard/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Festival d&#8217;Aix-en-Provence : suite au décès de Pierre Audi,  nomination de Bernard Foccroulle comme conseiller pour l&#8217;édition 2025</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-daix-en-provence-suite-au-deces-de-pierre-audi-nomination-de-bernard-foccroulle-comme-conseiller-pour-ledition-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 May 2025 16:32:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=189138</guid>

					<description><![CDATA[<p>Communiqué de presse du festival : A la suite de la disparition brutale de Pierre Audi, les grands partenaires, les équipes et les artistes du Festival sont mobilisés et à pied d’œuvre pour préparer l’édition 2025 du Festival et la présenter telle qu’il l’aurait souhaitée, en hommage à sa vision artistique et à son engagement. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/festival-daix-en-provence-suite-au-deces-de-pierre-audi-nomination-de-bernard-foccroulle-comme-conseiller-pour-ledition-2025/"> <span class="screen-reader-text">Festival d&#8217;Aix-en-Provence : suite au décès de Pierre Audi,  nomination de Bernard Foccroulle comme conseiller pour l&#8217;édition 2025</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/festival-daix-en-provence-suite-au-deces-de-pierre-audi-nomination-de-bernard-foccroulle-comme-conseiller-pour-ledition-2025/">Festival d&rsquo;Aix-en-Provence : suite au décès de Pierre Audi,  nomination de Bernard Foccroulle comme conseiller pour l&rsquo;édition 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué de presse du festival :</p>
<p><em>A la suite de la disparition brutale de Pierre Audi, les grands partenaires, les équipes et les artistes du Festival sont mobilisés et à pied d’œuvre pour préparer l’édition 2025 du Festival et la présenter telle qu’il l’aurait souhaitée, en hommage à sa vision artistique et à son engagement. L’État, la Ville d’Aix-en-Provence, la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Département des Bouches-du-Rhône et la Région Sud PACA, en accord avec le Président du Festival Paul Hermelin, ont confirmé leur confiance dans les équipes du Festival et ont désigné Bernard Foccroulle, qui a dirigé le Festival de 2007 à 2018, en tant que Conseiller pour l’édition 2025 pour les accompagner et les soutenir sur les questions artistiques et managériales.</em></p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/breve/disparition-de-pierre-audi-la-reaction-de-bernard-foccroulle-son-predecesseur-a-aix/"> Bernard Foccroulle s&rsquo;était exprimé dans nos colonnes suite à la disparition soudaine de Pierre Audi</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/festival-daix-en-provence-suite-au-deces-de-pierre-audi-nomination-de-bernard-foccroulle-comme-conseiller-pour-ledition-2025/">Festival d&rsquo;Aix-en-Provence : suite au décès de Pierre Audi,  nomination de Bernard Foccroulle comme conseiller pour l&rsquo;édition 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Festival Présences : Soirée d’ouverture — Paris (Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/festival-presences-soiree-douverture-paris-radio-france-dusapin-and-friends/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 15:29:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-and-friends/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au vu des conditions actuelles, la tenue d&#8217;un festival aussi ambitieux que Présences semblait utopique. C&#8217;est pourtant contre vents et marées que fut donné hier soir le coup d&#8217;envoi de cette édition consacrée à Pascal Dusapin, dans un format légèrement inhabituel. Les concerts « and Friends » ne sont réservés a priori qu&#8217;aux people de la musique &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/festival-presences-soiree-douverture-paris-radio-france-dusapin-and-friends/"> <span class="screen-reader-text">Festival Présences : Soirée d’ouverture — Paris (Radio France)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/festival-presences-soiree-douverture-paris-radio-france-dusapin-and-friends/">Festival Présences : Soirée d’ouverture — Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au vu des conditions actuelles, la tenue d&rsquo;un festival aussi ambitieux que Présences semblait utopique. C&rsquo;est pourtant contre vents et marées que fut donné hier soir le coup d&rsquo;envoi de cette édition consacrée à <strong>Pascal Dusapin</strong>, dans un format légèrement inhabituel.</p>
<p>Les concerts « and Friends » ne sont réservés a priori qu&rsquo;aux people de la musique classique. Pas que Lachenmann, Sciarrino ou Dusapin manquent d&rsquo;amis, mais l&rsquo;usage fait qu&rsquo;il est plus courant pour Argerich, Alagna ou Capuçon de nous présenter leurs illustres connaissances. Et pourtant, le plateau ne manquait pas des fameuses « guest-stars » qui font toute la saveur de ces soirées.</p>
<p>	Les premiers invités, ce sont les compositeurs eux-mêmes, car si Dusapin n&rsquo;a jamais eu de professeur de composition, il se revendique bien des maîtres compositeurs, sortes d&rsquo;amitiés artistiques indirectes, liées à travers les siècles. Sa musique côtoie naturellement Buxtehude et Schubert, invite celle de vieux compagnons de route tels que Méfano et Saariaho (malheureusement annulée à la dernière minute) et fait place à la jeune génération. Alors que la musique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui tire dangereusement vers un cloisonnement hermétique, les concerts tels que celui-ci, qui font se côtoyer le présent, le passé et l&rsquo;avenir sont d&rsquo;une nécessité absolue.</p>
<p>Dans ce joyeux mélange d&rsquo;esthétiques et d&rsquo;époques diverses, c&rsquo;est avant tout les instrumentistes invités qui marquèrent les esprits, et pour cause. Ami de longue date du compositeur qu&rsquo;il appelle amicalement « Pascal le bavard », <strong>Bernard Foccroulle</strong> nous gratifia de deux belles pages de Dietrich Buxtehude, profitant à très bon escient de la richesse des registres de l&rsquo;orgue de l&rsquo;auditorium. Il nous faut également souligner avec quelle verve <strong>Sonia Wieder-Atherton</strong> défendit <em>Immer</em>. Pièce virtuose, certes, mais aussi délicate et subtile dans son écriture instrumentale, elle est avec <em>Invece</em> l&rsquo;une des grandes réussites de Dusapin pour cette instrument. On apprécia enfin le jeu sensible de <strong>Vanessa Wagner</strong> dans <em>Crepuscular</em>, création mondiale de la jeune compositrice Amy Crankshaw.</p>
<p>Face à tout ce beau monde, les chanteurs se devaient d&rsquo;être à la hauteur. On ne compte plus le nombre de pièces de Dusapin créées par <strong>Françoise Kubler</strong>. Compagne de route du compositeur depuis plusieurs décennies, sa maîtrise de son langage ne fait aucun doute. On sent pourtant un brin d&rsquo;insécurité dans <em>La vita sognata</em>, présentée en création mondiale. Rapidement couverte par l&rsquo;ensemble instrumental pourtant délicatement dosé par <strong>Franck Ollu</strong>, elle a du mal à nous transmettre le texte d&rsquo;Antonia Pozzi. Elle conclut toutefois le concert habilement avec <em>Anacoluthe</em>. Dans cette pièce éminemment théâtrale, elle fait s&rsquo;alterner les modes de chant avec une facilité confondante et un brin d&rsquo;humour qui sied tout à fait à cette pièce de clôture.<br />
	Appelé en dernière minute pour remplacer un Georg Nigl n&rsquo;ayant pu se déplacer, <strong>Paul Gay</strong> semble un peu dérouté par cet étrange format de concert, et peine à installer l&rsquo;atmosphère propice aux trois Lieder de Schubert choisis pour l&rsquo;occasion. On appréciera davantage ses propositions dans les extraits de <em>O Mensch</em> de Dusapin, où l&rsquo;écriture vocale plus escarpée lui permet de mieux mettre en valeur les différentes facettes d&rsquo;un baryton-basse sachant se faire aussi bien sombre et racé que flûté, sur le fil.</p>
<p>Dans des temps où elle se voit mise à l&rsquo;écart plus que jamais, un concert de musique contemporaine revêt une dimension presque salvatrice. Espérons que l&rsquo;actualité des prochains jours permettent la bonne tenue du festival jusqu&rsquo;à son terme.</p>
<p>Le concert est à revoir sur la <a href="https://www.facebook.com/watch/live/?v=520970919282980&amp;ref=watch_permalink">page Facebook de France Musique</a>, ou a podcaster sur francemusique.fr.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/festival-presences-soiree-douverture-paris-radio-france-dusapin-and-friends/">Festival Présences : Soirée d’ouverture — Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettres de ses amis à Patrick Davin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/lettres-de-ses-amis-a-patrick-davin/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/lettres-de-ses-amis-a-patrick-davin/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 04:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/lettres-de-ses-amis-a-patrick-davin/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La disparition de Patrick Davin en Belgique a été vécue comme un cataclysme. L&#8217;homme était jeune – 58 ans – , en pleine forme, il s&#8217;apprêtait à diriger une création mondiale à La Monnaie et allait prendre les rênes du domaine musical du Conservatoire Royal de Liège. Il était, par ailleurs, le trait d&#8217;union entre les anciens &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/lettres-de-ses-amis-a-patrick-davin/"> <span class="screen-reader-text">Lettres de ses amis à Patrick Davin</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/lettres-de-ses-amis-a-patrick-davin/">Lettres de ses amis à Patrick Davin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La disparition de Patrick Davin en Belgique a été vécue comme un cataclysme. L&rsquo;homme était jeune – 58 ans – , en pleine forme, il s&rsquo;apprêtait à diriger une création mondiale à La Monnaie et allait prendre les rênes du domaine musical du Conservatoire Royal de Liège.</p>
<p>Il était, par ailleurs, le trait d&rsquo;union entre les anciens qui avaient contribué à son éclosion, ses contemporains dont il avait créé les œuvres et la jeune génération, dont il avait guidé les premiers pas sur scène. José van Dam, Sophie Karthäuser, Jodie Devos ou Anne-Catherine Gillet l&rsquo;ont sans cesse cotoyé pendant leur carrière. Il a dirigé les opéras de Philippe Boesmans, de Kris Defoort, de Benoît Mernier et de Pierre Bartholomée, les compositeurs les plus importants du Royaume.</p>
<p>Surtout, il s&rsquo;était fait une place pérenne dans des institutions qui, habituellement, ne s&rsquo;échangent pas leurs attaquants de pointe : l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie, La Monnaie ou l&rsquo;Orchestre Philharmonique Royal de Liège. Aujourd&rsquo;hui, à l&rsquo;invitation de Forumopera.com, quatre de ses amis, quatre de ses collègues, lui adressent une lettre. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/philippe-boesmans-l-homme-qui-fait-scintiller-l-orchestre-ok-jflpm467366.jpg?itok=0YgxbCei" title="Philippe Boesmans © DR" width="468" /></p>
<p><strong>Philippe Boesmans, compositeur</strong></p>
<p>Cher Patrick,<br />
	Quand on perd un ami, une personne précieuse il est dit d’habitude dans les discours : « tu es toujours parmi nous » et plus souvent encore quand il s’agît d’un compositeur ou d’un chef d’orchestre.<br />
	Mais Patrick, même avec tous les souvenirs que tu nous as laissés (interviews, enregistrements,…) tu n’es plus parmi nous.<br />
	On n&rsquo;entendra plus ton humour … On ne profitera plus de ton énergie flegmatique qui rassurait tout le monde …<br />
	On ne sera plus jamais réconforté par tes encouragements aux compositeurs ou aux interprètes angoissés …<br />
	Notre peine est immense et malheureusement tu nous manqueras jusqu’à la fin de nos vies.<br />
	Philippe</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="246" src="/sites/default/files/styles/large/public/sylvain-cambreling.jpg?itok=zr5RcQ6L" title="Sylvain Cambreling © DR" width="468" /></p>
<p><strong>Sylvain Cambreling, chef d&rsquo;orchestre, ancien directeur musical de La Monnaie</strong></p>
<p>Mon cher Patrick,<br />
	Quelle blague nous as-tu fait, encore ?<br />
	Que peuvent bien vouloir dire ces phrases désabusées, sur ce ton distant, dans cet accent particulier qui te caractérise ; quelles sont ces phrases que tu nous aurais dites ? « Je m&rsquo;absente un moment ; vous vous débrouillerez très bien sans moi ».<br />
	Ais-je bien entendu ? Nous nous débrouillerons, certes, mais pas sans toi ! Nous entendrons encore longtemps tes conseils amusants, amusés – musés je ne sais où – qui nous parviendront en un lointain écho.<br />
	Quel qu&rsquo;en soit le but, je te souhaite un bon voyage.<br />
	Sylvain</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/benoit_mernier-c-isabelle_franc3a7aix.jpg?itok=PfLdmMo5" title="Benoît Mernier © Isabelle Françaix" width="468" /></p>
<p><strong>Benoît Mernier, compositeur et organiste</strong></p>
<p>Cher Patrick,<br />
	Nos routes se sont croisées pour la première fois à Liège, au Conservatoire en 1983 ou 1984. Tu étais un peu plus âgé que moi. Tu faisais partie des « grands frères » : ceux que l’on admire mais sans jamais sentir dans ces échanges le poids du savoir ou de l’expérience des maîtres qui peut parfois intimider.<br />
	Le vivier que constituait le Conservatoire de Liège à cette époque et que, par ta nomination récente au poste de directeur du département musique, tu promettais de raviver à ta manière, était le lieu de rencontres humaines et artistiques extrêmement fécondes.<br />
	Les portes étaient grande ouvertes. Il y avait des appels d’air venant de partout et énormément d’enthousiasme ; aussi des utopies marquées toujours par l’espoir. Tu t’es nourri de cela et tu as développé cet esprit dans tout ce que tu as entrepris par la suite mais aussi avec une conscience vive des choses, comme par exemple le danger du « provincialisme » dont tu m’avais un jour parlé. (Cela tu l’avais appris de Célestin Deliège m’avais-tu dit). Le provincialisme c’était en fait pour toi, je pense, l’idée confortable de se satisfaire de ce que l’on connaît. Dans les échanges que nous avons eus depuis cette époque, tu me surprenais toujours car tu avais toujours un regard d’avance sur les choses. Ton œil, tes oreilles, ton goût et ta curiosité insatiable portaient ce regard toujours au-delà. Et pourtant tu avais un sens très pragmatique : comment gérer une répétition, son timing, son énergie. J’ai beaucoup appris de toi à cet égard. Tu avais dirigé ma première pièce instrumentale avec tes amis de l’ensemble Synonyme, tous étudiants encore au Conservatoire de Liège, puis plus tard ma toute première pièce symphonique avec l’Orchestre de la Monnaie. Je me souviens, comment tu m’avais rassuré au sortir de la première répétition avec un généreux : « t’tracasse, ça va aller » agrémenté par ton accent et ton humour décalé qui n’appartenaient qu’à toi. Aussi parce que tu savais « où » et « comment aller » avec ce « bon sens musical » que je comprenais comme « l’évidence ». Cela était ta marque de fabrique si utile et nécessaire pour faire de l’opéra. Tu m’as beaucoup appris aussi lors de l’aventure de mon opéra <em>La dispute</em>. Ton regard qui portait loin, visait en fait le résultat final à obtenir au-delà des écueils inévitables. Cet objectif, cette cible que tu avais toujours en vue, tu faisais en sorte que les moyens pour y arriver contournent les difficultés. Car oui, l’opéra est une aventure difficile mais tu l’abordais avec légèreté et confiance.<br />
	J’ai eu la chance aussi de prendre ta succession comme professeur d’analyse à Liège et là aussi, j’ai beaucoup appris de toi. Ton amour de la musique que tu abordais, cet enthousiasme passionné face aux œuvres dont tu parlais et que tu dirigeais étaient sans doute la plus belle des leçons. Et là aussi, ton pragmatisme exprimé souvent par des aphorismes de ton cru faisait toujours mouche parce qu’il dévoilait la clarté et l’éloquence au-delà de la complexité.<br />
	Merci cher Patrick pour tout cela !<br />
	Tu vas nous manquer beaucoup, mais tu vas rester présent dans le cœur et l’esprit de tous les gens qui ont eu la chance de te côtoyer et de travailler avec toi.<br />
	Merci cher Patrick !<br />
	Benoît</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/bb3e6be3266694cb7ff71e28a35b0069.jpg?itok=Ru-U9uK7" title="Bernard Foccroulle © DR" width="468" /></p>
<p><strong>Bernard Foccroulle, compositeur et ancien directeur général de La Monnaie</strong></p>
<p>Cher Patrick,<br />
	Je suis toujours sous le choc. Le choc de ce départ si brutal, si inattendu, si difficile à accepter&#8230;<br />
	Les souvenirs se bousculent, des plus anciens – notre complicité autour de l’analyse musicale, de Célestin Deliège et de la musique contemporaine au Conservatoire de Liège, dans les années 1980 – aux plus récents : tu t’interrogeais encore il y a quelques mois sur l’opportunité de présenter ta candidature à la direction de ce même conservatoire.<br />
	Tu m’as toujours donné l’image d’un surdoué, au violon, devant un ensemble de chambre ou un orchestre symphonique. Ou devant une partition particulièrement compliquée dont tu perçais les difficultés sans effort apparent.<br />
	Il y a eu cet enchaînement de productions d’opéra : la complicité lors du <em>Couronnement de Poppée</em> (Monteverdi-Boesmans-Bondy) où, avec Benoît Mernier et toi,  nous nous retrouvions dans la fosse de la Monnaie et à Nanterre, au clavecin, à l’harmonium et au synthétiseur. Il y a eu<em> Reigen</em> de Philippe Boesmans, dont tu as dirigé la reprise après avoir assisté Sylvain Cambreling sur la création. Et puis toutes ces créations où tu as tant donné de toi-même, aux compositeurs, aux chanteurs, aux musiciens : les opéras de Philippe Boesmans dont tu étais si proche, de <em>Wintermärchen</em> à <em>Pinocchio</em> en passant par la création mondiale de <em>Au Monde</em>, mais aussi <em>La Dispute</em> de Benoît Mernier,<em> Sleeping Beauties</em> de Kris Defoort, <em>Nous sommes éternels</em> de Pierre Bartholomée, et j’en passe. Je me souviens également à la Monnaie de <em>Il Trionfo dell’Onore</em> de Scarlatti, <em>Orphée aux enfers</em> d’Offenbach, <em>The Turn of the Screw</em> de Britten&#8230;<br />
	Tu étais chez toi dans tous les répertoires, dans toutes les situations, et dans toutes les maisons qui t’accueillaient et te réinvitaient.<br />
	J’avais un plaisir toujours renouvelé à te retrouver souriant, gourmand, maniant l’humour pour dire les choses importantes et profondes, avec humanité.<br />
	En ce début septembre, tu venais de prendre tes fonctions au Conservatoire de Liège, tu portais un projet qui devait rassembler et relancer la dynamique de cette maison où nous avions connu de si beaux moments, tu y étais attendu comme un sauveur&#8230; Quelle tristesse !<br />
	Et pourtant, la tristesse n’est pas de mise, car tu étais plein de joie et d’énergie positive : essayons donc d’être fidèles à ta mémoire, en harmonie avec ta belle énergie.<br />
	J’ai une pensée particulière pour Marie-Paule, Azalaïs et Margaux. Je pense aussi à toutes celles et ceux qui ont croisé ta route, bénéficié de ta chaleur humaine, de ton talent, de ta bienveillance.<br />
	Notre chemin ne sera pas tout à fait le même sans ta présence, cher Patrick ; mais ton souvenir ne cessera de nous accompagner.<br />
	Merci pour tout !<br />
	Bernard</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/lettres-de-ses-amis-a-patrick-davin/">Lettres de ses amis à Patrick Davin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.forumopera.com/lettres-de-ses-amis-a-patrick-davin/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
