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	<title>Bengt FORSBERG - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Bengt FORSBERG - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Récital Anne-Sofie von Otter — Paris (Musée d&#039;Orsay)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-anne-sofie-von-otter-paris-musee-dorsay-chanteuse-ou-poetesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Feb 2022 05:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nos amis lecteurs ont en tête maints exemples cuisants de l’impasse où s&#8217;engouffrent, dans la plupart des cas, les grands chanteurs d’opéra qui s&#8217;aventurent dans le domaine de la pop ou de la variété. Si le cross-over laisse souvent l’auditeur dans un état d’insatisfaction, voire de léger malaise, Anne-Sofie von Otter s’y est, elle, toujours &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nos amis lecteurs ont en tête maints exemples cuisants de l’impasse où s&rsquo;engouffrent, dans la plupart des cas, les grands chanteurs d’opéra qui s&rsquo;aventurent dans le domaine de la pop ou de la variété. Si le cross-over laisse souvent l’auditeur dans un état d’insatisfaction, voire de léger malaise, <strong>Anne-Sofie von Otter</strong> s’y est, elle, toujours montrée à son avantage. Question de tempérament, capable de toutes les fantaisies sans jamais perdre de sa distinction, et de discipline vocale, à même de plier l’émission aux exigences que l’amplification requiert. Invitée par l’Auditorium du Musée d’Orsay à honorer Baudelaire, elle montrera même, dans les pages de chansons françaises et suédoises, une liberté qui manquait à la première partie, consacrée à la mélodie. C’est que la voix, considérablement émaciée, peine désormais à varier les couleurs, à doser les nuances, à apporter au mot son comptant de pulpe et de chair. La rythmique robuste d’ « Hymne » selon Gabriel Fauré qui ouvre le programme prend l’instrument à froid ; l’écriture tendue imaginée par Claude Debussy sur « Harmonie du soir » souligne l’amincissement de l’aigu, que rattrape une justesse et une précision à toute épreuve ; longue ballade sinueuse, « La cloche fêlée » de Charles Martin Loeffler, qui augmente l’accompagnement au piano d’un alto et qu’Anne-Sofie von Otter avait déjà enregistrée, impressionne certes, mais davantage par la maîtrise du texte que par la tenue vocale. De même, le choix de « l’Invitation au voyage » dans la mise en musique de Chabrier, plus agitée que celle de Duparc, aurait demandé une voix au sommet de sa gloire. L’entente avec l’altiste Vicki Powell, et avec son fidèle pianiste Bengt Forsberg, qui assure en outre quelques passages en solo dans des pièces de Debussy ou de Fauré dont il peine à restituer le mystère, ne permet pas de dissiper ces réserves.</p>
<p>Et puis tout change : armée d’un micro qui la déleste des enjeux liés à la projection et lui permet de se concentrer sur la sculpture des mots, qu’elle prononce dans un français impressionnant, épaulée par le guitariste Fabian Fredriksson qui vient s’ajouter aux deux autres instrumentistes, Anne-Sofie von Otter se révèle une brillante interprète de Gainsbourg (qui avait signé au début de sa carrière une composition très jazzy sur le « Serpent qui danse »), de Sofia Karisson (chanteuse suédoise ayant repris, dans sa langue, « Moesta et Errabunda »), et surtout de Léo Ferré. Passionné de poésie, le chanteur était un adaptateur consciencieux de Baudelaire, soucieux que la musique ne fît pas écran au pouvoir expressif des mots. Dans la chaleur sensuelle des « Bijoux » comme dans l’ironie grimaçante du « Vin de l’assassin », von Otter s’impose comme une authentique poétesse, à la hauteur des textes mis à l’honneur ce soir.</p>
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		<title>Shakespeare Récital Anne Sofie von Otter, mezzo, Pekka Kuusisto, violon et Bengt Forsberg, piano. — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/shakespeare-recital-anne-sofie-von-otter-mezzo-pekka-kuusisto-violon-et-bengt-forsberg-piano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2019 05:33:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’œuvre inépuisable de Shakespeare, et plus particulièrement ses sonnets, qui sert de fil rouge au programme qu&#8217;Anne Sofie von Otter proposait au public bruxellois ce lundi soir. Mais loin de vouloir s’esbaudir sur les sentiers battus, la mezzo suédoise proposait un voyage à travers les genres et les époques, riche en découvertes, audacieux, tour à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est l’œuvre inépuisable de Shakespeare, et plus particulièrement ses sonnets, qui sert de fil rouge au programme qu&rsquo;<strong>Anne Sofie von Otter</strong> proposait au public bruxellois ce lundi soir. Mais loin de vouloir s’esbaudir sur les sentiers battus, la mezzo suédoise proposait un voyage à travers les genres et les époques, riche en découvertes, audacieux, tour à tour nostalgique, joyeux, mutin, cocasse ou sentimental, avec la complicité de son accompagnateur de toujours, <strong>Bernd Forsberg</strong>, et d’un jeune violoniste finlandais, familier des musiques d’aujourd’hui et du cross genre, <strong>Pekka Kuusisto</strong>.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/anne_sofie_von_otter_credit_mats_backer.jpg?itok=oSFBNy0w" title="Anne Sofie von Otter © Mats Bäcker" width="338" /><br />
	Anne Sofie von Otter © Mats Bäcker</p>
<p>La soirée commence tout en douceur, un peu dans le ton de la confidence et dans une atmosphère de veillée au coin du feu. La mezzo déclame un sonnet puis entame son récital par une ode à la musique, quelle fait suivre d’une mélodie de Haydn avec accompagnement de violon. La voix est chaude et belle, la chanteuse (pantalon noir et tunique à fleurs roses) décontractée et souriante, tout cela s’annonce sous les meilleurs auspices. Le pianiste, lui, est un peu à la traîne, un peu distrait, un peu lourd dans le Schubert qui suit, comme s’il n’adhérait pas totalement au programme. Le violoniste, au contraire, plein d’humour, de fantaisie et de talent, ponctue les mélodies de quelques interventions qu’il semble improviser, avant de s’épanouir pleinement dans les nombreuses pages purement instrumentales du programme, le plus souvent alternées avec les mélodies, où son sens du chant et de l’à-propos fait merveille. Il s’intègre à ce point dans les pages lyriques, dans le style de la chanteuse et dans le sens du récital qu’on se demande s’il joue des transcriptions de lieder ou des partitions originales (elles le sont). Toutes ces interventions instrumentales ont en outre le mérite de reposer la voix, d’introduire une diversité de ton, une autre perspective, comme un deuxième angle de vue sur le discours de la chanteuse ; très heureuse combinaison. C’est particulièrement le cas pour les pages de Korngold et de Sibelius, avant et après la pause, qui constituent le corps du récital. Le corps mais pas le point culminant : après Sibelius viennent trois pièces instrumentales du compositeur suédois Tor Aulin, empreintes d’une grande candeur, un peu envoûtantes et jouées avec gravité, puis Anne Sofie von Otter entame a cappella la chanson du saule (<em>Willow song</em>), folksong de la fin du XVIè siècle. Le pouvoir de la voix lorsqu’elle est seule, menée avec tant de généreuse simplicité et de charme subjugue réellement la salle. Dans un silence absolu et une tension palpable, la chanteuse déroule son texte avec beaucoup de poésie et d’émotion, donnant en même temps au public une magistrale leçon de chant ou tout simplement de musique. Merci madame.</p>
<p>Dans un genre plus léger, elle passe ensuite à Thomas Morley puis à Britten, plein de mystère et délicieusement shakespearien, pour terminer en forme de points de suspension par une chanson ambiguë de l’auteur compositeur canadien Rufus Wainwright, témoignant de l’éclectisme qui règne sur tout le programme.</p>
<p>Et la chanteuse ira encore plus loin dans les bis, pour le plus grand bonheur d’une salle totalement conquise, puisqu’elle terminera la soirée par une chanson de Radiohead, démontrant si besoin était, l’éternelle jeunesse de Shakespeare !</p>
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		<title>Anne Sofie von Otter, 10 Classic Albums</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/anne-sofie-von-otter-10-classic-albums-a-la-hauteur-de-la-von-otter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2015 08:34:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’était en 1984. Le festival d’Aix-en-Provence affichait pour la première fois La Finta Giardiniera, œuvre encore mal aimée (la production des Herrmann à Bruxelles ne viendrait qu’en 1987). Dans le rôle travesti de Ramiro, on remarquait une jeune mezzo scandinave qui avait été en troupe à Bâle et qui venait d’être Chérubin à Marseille, une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’était en 1984. Le festival d’Aix-en-Provence affichait pour la première fois <em>La Finta Giardiniera</em>, œuvre encore mal aimée (la production des Herrmann à Bruxelles ne viendrait qu’en 1987). Dans le rôle travesti de Ramiro, on remarquait une jeune mezzo scandinave qui avait été en troupe à Bâle et qui venait d’être Chérubin à Marseille, une certaine <strong>Anne Sofie von Otter</strong>. Cette Suédoise, dont presque personne alors n’avait encore entendu parler, vient de fêter ses 60 ans le 9 mai dernier, et le label Deutsche Grammophon lui a fait un beau cadeau d’anniversaire sous la forme d’un coffret de dix (ou onze) disques,  à moins que le cadeau ne s’adresse surtout à ses fans passés, présents et à venir. Et même si l’on n’y trouve pas un seul air de ce Mozart avec qui elle fit ses débuts internationaux, ces <em>classic albums</em> offre un échantillon bien représentatif de l’art de madame von Otter dans toute sa diversité.</p>
<p>Deux disques baroques italiens, deux disques de lieder, deux disques français (mélodies et opérette), un disque dédiés aux compositeurs scandinaves, un disque d’airs de Noël, a priori –, un disque Kurt Weill dans le prolongement duquel on inscrira le disque de <em>crossover</em> avec Elvis Costello. Et le onzième, des extraits de sa plus belle intégrale lyrique, <em>Ariodante</em>. Même si Anne Sofie von Otter a énormément enregistré, et pas seulement pour Deutsche Grammophon, un pareil tour d’horizon ne laisse de côté aucun des genres dans lesquels la mezzo s’est illustrée. Il fait l’impasse sur certains compositeurs auquel elle fut associée (on a mentionné Mozart, mais l’on songe aussi à Berlioz ou Gluck), mais le moyen de faire autrement lorsqu’on ne retient que dix disques – plus un – dans la production d’une artiste aussi prolifique ?</p>
<p>Par ailleurs, avec des enregistrements parus entre 1990 et 2003, on suit le parcours d’une interprète qui ne craignit pas d’élargir son répertoire, en multipliant les collaborations fructueuses avec les plus grands chefs, tout en restant fidèle à ses amitiés plus anciennes. Le pianiste <strong>Bengt Forsberg</strong>, présent dès les premières années (les lieder de Brahms), reste l’accompagnateur attitré jusqu’au disque le plus récent (les mélodies suédoises), le partenaire d’élection même pour lorsqu’on s’éloigne des sentiers battus, comme avec le délicieux disque consacré à Cécile Chaminade, paru en 2001 ; c’est lui qui, en 1994, assura la réduction de l’orchestre de Korngold pour qu’Anne Sofie von Otter puisse chanter le <em>Mariettas Lied</em> avec piano et quatuor à cordes. Avec <strong>Marc Minkowski</strong>, pour qui elle fut un admirable Nerone monteverdien à Aix-en-Provence et avec qui elle grava un <em>Ariodante </em>d’anthologie (dont les extraits ici ajoutés sont évidemment les bienvenus), elle sut s’acoquiner dans Offenbach, seulement au concert, hélas, et l’on rêve de ce que ces deux-là auraient pu nous offrir ensemble dans une production scénique : on l’a déjà dit ailleurs, par sa maîtrise de notre langue et par l’esprit avec laquelle elle aborde le répertoire léger, Anne Sofie von Otter est la sœur spirituelle de Felicity Lott, Belle Hélène et Grande-Duchesse pour Minkowski. <strong>John Eliot Gardiner </strong>lui fit chanter plusieurs de ses plus beaux rôles, de Monteverdi à Berlioz, mais c’est ici leur disque Kurt Weill qui a été retenu, preuve de l’extrême diversité des talents de la mezzo.</p>
<p><strong>Reinhard Goebel </strong>dirige l’ensemble Musica Antiqua Köln pour les deux premiers disques du coffret : si les cantates mariales de Haendel (et même d’un faux-Haendel, en la personne d’un certain Ferrandini, dont <em>Il pianto di Maria</em> fut longtemps crue du maître lui-même) restent assez sages, la performance d’Anne Sofie von Otter laisse en revanche pantois dans la cantate de Vivaldi « Cessate, omai cessate », par exemple, et dément l’impression de dolorisme éploré que pourrait causer le titre du disque (<em>Lamenti</em>). Le mélomane fera de bien belles découvertes avec <em>Watercolours</em>, qui révèle des mélodies dues à des compositeurs suédois nés entre 1866 et 1933, pour la plupart inconnus hors de leur pays. Si <em>Von Otter Meets Costello</em> risque de décevoir les admirateurs de l’une comme de l’autre – dix-huit titres ni rock ni classique –, le disque d’airs de Noël propose des airs plus ou moins connus, dans des orchestrations réalisées avec le meilleur goût, dont on sait que c’est hélas rarement le cas pour ce genre de produit.</p>
<p>Chacun devrait en tout cas trouver dans ce coffret de quoi explorer les facettes d’une personnalité qui, espérons-le, n’a pas fini de nous surprendre.</p>
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