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	<title>Vilde FRANG - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Vilde FRANG - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Sabine Devieilhe : Lieder de Mozart et Richard Strauss</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sabine-devieilhe-lieder-de-mozart-et-richard-strauss/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 05:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En somme c’est Zerbinetta et la Reine de la nuit chantant le lied. Avec tant de facilité apparente, de naturel, d’évidence que, pour un peu, on en oublierait d’admirer… Réussite parfaite à laquelle concourt à égalité le piano de Mathieu Pordoy, très coloré, jamais lourd, et d’une variété de toucher infinie, partenaire idéal respirant à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En somme c’est Zerbinetta et la Reine de la nuit chantant le lied. Avec tant de facilité apparente, de naturel, d’évidence que, pour un peu, on en oublierait d’admirer…</p>
<p>Réussite parfaite à laquelle concourt à égalité le piano de<strong> Mathieu Pordoy</strong>, très coloré, jamais lourd, et d’une variété de toucher infinie, partenaire idéal respirant à l’unisson de la voix. Tous deux dans une prise de son magnifique, équilibrée et brillante.</p>
<p>Chez <strong>Sabine Devieilhe</strong>, c’est peut-être la maîtrise de la ligne qui émerveille d’abord (outre l’intonation d’une justesse évidemment jamais prise en défaut). Ce legato qui ne faiblit jamais et traduit l’immobilité de <em>Die Nacht</em> (Strauss), l’effroi de l’avancée d’une nuit engloutissant toutes choses. Tout cela impliquant une maîtrise, un souffle, un placement de la voix de haute volée. Au seul bénéfice finalement de l’esprit du lied, de cette incertitude blême où est plongé l’auditeur. Le sens du poème est donné <em>in extremis</em> : « O die Nacht, mir bangt, sie stehle Dich mir auch &#8211; Oh, j’ai peur que la nuit t’arrache aussi à moi. »</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="676" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/merlin_149384709_c5053413-eedf-40d7-b800-28b5962b02fb-superJumbo-1024x676.jpg" alt="" class="wp-image-159115"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mathieu Pordoy et Sabine Devieilhe © Steve J. Sherman</sub></figcaption></figure>


<p>C’est le premier Strauss de l’album, la plage 2. Je suggère d’écouter juste après le premier des Mozart mélancoliques, la plage 9, l’étonnant <em>An die Einsamkeit</em> (À la solitude). Mélodie ou lied ? On peut en discuter. Plutôt lied, je crois, puisque c’est un état d’âme. Et Mozart y semble, en <em>sol</em> mineur, préfigurer Schubert. Pas de prélude au clavier (Mathieu Pordoy, si délicat, si attentif). Mozart expose tout de suite la ligne musicale, une mélodie reprise trois fois (en principe quatre, l’une des strophes est ici coupée) sur un texte un peu sentimental (de Johann Timotheus Hermes, romancier à succès) que la musique transfigure. Et puis la transparence du timbre, les ornements légers des reprises, le dépouillement pour ne pas dire l’effacement de l’interprète, le sentiment pur… C’est très beau et tout simplement, oui, évident.</p>
<p>De la même façon, pour revenir à Strauss, <em>Waldseligkeit</em> (Béatitude en forêt) semble en lévitation avec ces notes tenues inépuisables sur un souffle sans fin, ces montées sur les sommets, ces longues paraboles qui semblent s’envoler toujours plus haut avant de redescendre vers le dernier vers (« Da bin ich ganz nur Dein &#8211; Là je suis tout à toi »). Technique vocale souveraine mise au service de l’expression.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="960" height="950" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Strauss_at_piano_1902.jpeg" alt="" class="wp-image-159234"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Strauss en 1902 ©&nbsp;D.R.</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>En lévitation</strong></h4>
<p>Lévitation, le mot reviendrait naturellement sous la plume pour évoquer l’effet étrange, un peu hypnotique, que crée <em>Meinem Kinde</em>, regard émerveillé porté sur un enfant qui dort. On cherche les explications : est-ce le tempo lentissime, le timbre si limpide, les passages impalpables en <em>kopfstimme</em> (sur <em>Sternlein</em>), l’intensité de certains <em>forte</em> (sur <em>segne</em>, <em>umher</em>, ou <em>Liebe</em>) sans parler des spirales obsédantes du piano ?</p>
<p>Mystères de l’interprétation… Qui se perpétueront dans la plage suivante, le fameux <em>Morgen</em>, ondulant, halluciné, avec ses longues tenues non vibrées, portées par le violon effusif de <strong>Vilde Frang</strong>, ses silences qui s’allongent, comme certains mots («&nbsp;die Augen schauen&nbsp;») s’étirent à l’infini… L’ineffable va bien à Richard Strauss… Lied extatique sur un poème de John Henry Mackay au sous-texte homosexuel : demain, <em>Morgen</em>, nous serons libres (c’est du moins ce que révèle le commentaire de Richard Stokes).</p>
<p>Autre lied illustre, <em>Ständchen</em> (Sérénade), et sa prestesse, sur les guirlandes ondoyantes du piano : le sous-texte (pas tellement caché d’ailleurs) est ici ouvertement érotique, jusqu’aux «&nbsp;Wonneschauen&nbsp;» de la fin, des frissons de bonheur au sens dépourvu d’équivoque. La voix se fait aussi légère que celle du rossignol (<em>Die Nachtigall</em>) qui assiste à la scène, tandis qu’une rose en rougit. Version parfaite d’un lied dont Strauss se plaignait déjà qu’il fût galvaudé, mais restitué ici dans toute sa fraîcheur amoureuse.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="603" height="380" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/sabine_devieilhe_c_alice_de_sagazan.jpg" alt="" class="wp-image-99543"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Sabine Devieilhe © Alice de Sagazan</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Virevoltes</strong></h4>
<p>On classera aussi au dossier Zerbinetta l’invraisemblable <em>Amor</em>, qui tient du défi permanent et de l’équilibrisme dangereux : coloratures en cascades, trilles en batteries serrées, défilé de notes perchées, des contre-<em>ut</em> à foison …. Si la gageure est de faire croire que c’est facile, elle est tenue, comme en se jouant. De même pour <em>Kling !</em> aérien et folâtre, qui semble répondre à la petite comédie de <em>Schlagende Herzen</em> (Cœurs battants) où Mozart semble préfigurer les ballades des Romantiques.</p>
<p>Ainsi va ce récital qui batifole entre fantaisie et mélancolie, comme pour attester, si besoin était, de la richesse de la palette de Sabine Devieilhe, et de la cyclothymie de Strauss, sans doute le dernier de ces Romantiques, qui passe incessamment de la virtuosité à la morosité, celle qu’il laisse s’épancher dans le <em>Rosenkavalier</em>, nostalgisant sans fin sur la fuite du temps (dans <em>Winterweihe</em> -Dédicace d’hiver) mais toujours amoureux (<em>Ich schwebe</em> &#8211; Je plane).</p>
<h4><strong>Érotisme fin-de-siècle</strong></h4>
<p>Les mélodies très Modern Style du cycle <em>Mädchenblumen</em> (Fleurs de jeunes filles), écrites en 1889, publiées en 1891, font partie de la première vague composée par Strauss, qui ne s’adonnera à l’exercice qu’épisodiquement. Ces quatre vignettes, sur des poèmes de Félix Dahn, filent la métaphore entre fleurs et petites jeunes filles, avec maintes arrière-pensées d’un érotisme à peine estompé et pas mal de doubles sens transparents. Strauss, faisant mine d’en rougir, écrit à son éditeur Eugen Spitzweg : «&nbsp;J’ai achevé un nouveau volume de lieder, mais ils sont très compliqués et constituent des expériences si curieuses qu’il me semble que je vous rendrais service en les refilant à un autre éditeur…&nbsp;»<br>Elles ont été enregistrées notamment par Edita Gruberova et Diana Damrau. Sabine Devieilhe les surpasse en aisance et en naturel (un naturel très sophistiqué, bien sûr). Les courbes serpentines et les modulations pastel de <em>Kornblumen</em> (Bleuets), le brio virevoltant de <em>Mohnblumen</em> (Coquelicots), les insinuantes allusions d’<em>Epheu</em> (Lierre) &#8211; «&nbsp;Denn sie zählen zu den seltnen Blumen, die nur einmal blühen &#8211; Car elles comptent parmi les fleurs qui ne fleurissent qu’une fois&nbsp;»-, l’érotisme torpide de <em>Wasserrose</em> (Nénuphar), sur le piano liquide de Mathieu Pordoy qui semble scintiller dans une lumière matinale… C’est un univers préraphaélite, voluptueux et diaphane dont Sabine Devieilhe varie constamment les couleurs et l’éclairage, aussi attentive au texte qu’à la musique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="513" height="600" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/bildnis-wolfgang-amadeus-mozart.jpg" alt="" class="wp-image-159237"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mozart</sub> <sub>par</sub> <sub>Joseph</sub> <sub>Lange</sub> <sub>©&nbsp;D.R.</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Pudeurs mozartiennes</strong></h4>
<p>Juste après, <em>La violette</em> de Mozart (<em>Das Veilchen</em>) semblerait bien frêle et bien chaste en comparaison… <em>Écrasée</em> par le pied d’une bergère étourdie… Ce pourrait être une bluette très Hameau de la Reine. Par le simple (?) jeu des harmonies, Mozart lui prête la mélancolie d’une réflexion sur la vie et la mort, très troublante. D’autant plus quand elle s’illumine de la fausse candeur du timbre de Sabine Devieilhe. Une mélodie composée en 1785, l’année des 20e et 21e concertos… C’est Mozart lui-même qui ajouta aux vers de Goethe sa propre conclusion : «&nbsp;Das arme Veilchen ! Es war ein herzige Veilchen &#8211; La pauvre violette ! C’était une violette pleine de cœur&nbsp;», prétexte à une fin abrupte qui laisse étonné. Tant d’arrière-plans en 2’30’’…</p>
<p>Moins profonde, <em>Das Traumbild</em> (Vision en rêve) est une gentille romance en <em>mi</em> bémol majeur très semblable à <em>Die Einsamkeit</em>, dont elle n’a peut-être pas la mélancolie. Là encore une phrase musiclae revient quatre fois (l’une d’elles coupée aussi). Curieux de penser qu’elle a été composée à Prague le 6 novembre 1787 neuf jours après l’achèvement de <em>Don Giovanni</em>. <br>De l’été de la même année, <em>An Chloe</em>, n’a elle aussi que l’attrait d’une romance -mais une romance de Mozart, tout de même ! De l’une comme de l’autre Sabine Devieilhe fait de très jolies choses (les vocalises de la coda d’<em>An Chloé</em> sont d’une grâce impalpable). Chapeau bas devant le toucher de Mathieu Pordoy qui touche son piano (un Steinway on suppose) comme il ferait d’un piano-forte, pour ne pas dire un clavicorde.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="405" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mathieu-Pordoy-et-Sabine-Devieilhe-by-Steve-J-Sherman-1024x405.jpg" alt="" class="wp-image-159114"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Mathieu Pordoy et Sabine Devieilhe © Steve J. Sherman</sub></figcaption></figure>


<p>Mais l’étonnant, c’est que le même jour qu’<em>An Chloé</em> (24 juin 1787) Mozart écrit aussi ce qui passe pour être le premier vrai lied jamais composé, <em>Abendempfindung</em> (Sentiment du soir), point de départ d’une aventure qui ne s’achèvera qu’avec <em>Malven</em>, composé par Strauss à Montreux le 23 novembre 1948 (donc après les <em>Quatre derniers lieder</em>). <br>Le mot important ici, c’est <em>Empfindung</em>. Méditation morose sur la vie et surtout la mort. Que Sabine Devieilhe effleure comme sans y toucher, le charme de la voix estompant (de façon très mozartienne) la gravité sous l’apparente légèreté. Un bref <em>rallentando</em> suffisant à changer fugitivement le climat.</p>
<p>On n’aura garde d’oublier quelques miniatures au fini parfait, <em>Oiseaux, si tous les ans</em>, une des deux seules mélodies de Mozart en français et <em>Komm, lieber Zither, komm</em>, petite chose écrite pour voix et mandoline, dont le plus étonnant est qu’elle fut composée alors qu’il était tout entier à l’écriture d’<em>Idomeneo</em>.</p>
<p>Enfin on saluera les débuts précoces au disque de <strong>Lucien Pichon</strong>, qui vient ponctuer l’exquis <em>Das Kinderspiel</em> de Mozart de sa voix de tout petit garçon qui fut à bonne école avant même de naître&#8230; et rien n’est plus charmant que le rire de sa mère l’écoutant.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sabine-devieilhe-lieder-de-mozart-et-richard-strauss/">Sabine Devieilhe : Lieder de Mozart et Richard Strauss</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Beethoven : Songs and Folksongs (Warner)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/beethoven-songs-and-folksongs-warner-beethoven-autrement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 04:14:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Anniversaire oblige, les Liedersänger de toutes les nations se sont employé à redorer le blason de Beethoven dans le genre vocal. A l’exception de Fidelio et de la Neuvième (déjà célèbres pour leurs quelques maladresses vocales), on connaît peu la production lyrique du grand sourd. Le dernier album de Ian Bostridge permet à ce titre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Anniversaire oblige, les Liedersänger de toutes les nations se sont employé à redorer le blason de Beethoven dans le genre vocal. A l’exception de <em>Fidelio</em> et de la <em>Neuvième</em> (déjà célèbres pour leurs quelques maladresses vocales), on connaît peu la production lyrique du grand sourd. Le dernier album de Ian Bostridge permet à ce titre de découvrir quelques raretés.</p>
<p> <br />
Dans un album monographique de ce genre, il fallait inévitablement inclure <em>An die ferne Geliebte</em>, que l’histoire de la musique retiendra (peut-être à tort) comme le premier cycle de lieder. Les textes bucoliques d’Aloys Jeitteles ne sont peut-être pas un sommet de poésie germanophone, mais ils offrent à Beethoven tant la possibilité du contraste que la cohérence formelle. Le cycle est unifié par d’habiles transitions (fait qui, même au XIXe, restera rare dans le genre), et par un retour du thème initial à la fin de l’ouvrage qui ne manque pas d’intérêt dramaturgique. <br />
 <br />
Le duo formé par <strong>Ian Bostridge</strong> et <strong>Antonio Pappano</strong> est celui de deux complices musicaux ayant déjà beaucoup enregistré ensemble. La communication entre les deux artistes est manifeste, surtout dans un cycle où elle est si importante. La lecture prend le parti du classicisme finissant, et peut-être que les prémisses de romantisme des n° 3 et surtout du n° 6 auraient gagné à être soulignées.<br />
On ne présente plus le musicien averti qu’est Ian Bostridge, ni sa discographie qui fait déjà autorité dans une large part du répertoire. On est pourtant forcé de constaté que ses moyens vocaux sont déjà sérieusement entamés. Le registre aigu a perdu de sa clarté, et ses graves barytonnés à outrance ne trompent personne. Le constat est encore plus criant dans <em>Adelaide</em>, peut-être l’une des plus belles pages du compositeur, et en tout cas une des rares qui soit réellement vocale. Le chanteur se réfugie dans ce qu’il fait de mieux : la musique et le texte. Tout est compréhensible et compris, et les partis pris musicaux sont toujours pertinents (sans pour autant faire l’unanimité).<br />
 <br />
Autre grand cycle, plus hétéroclite, les<em> Folk Songs</em> sont défendus par un <em>native speaker</em> qui sait en déceler toute la gouaille populaire. La forme strophique ne sied pas spécialement à un compositeur qui s’est fait un nom dans le développement, mais le jeu racé des <em>guests stars</em> que sont <strong>Vilde Frang</strong> et <strong>Nicolas Altstaedt</strong> renouvelle tout de même l’écoute.<br />
En complément, on trouve de nombreux pages, dont le caractère oscille entre l’humour (<em>Marmotte</em>, « Flohlied » du <em>Faust</em> de Goethe) et le sérieux (<em>Ich denke dein</em>, ou le très étrange <em>In questa tomba oscura</em>), entre la belle trouvaille (<em>Ich liebe dich</em>) et le dispensable (les quatre versions de <em>Sehnsucht</em>, où seule la dernière possède un véritable intérêt).<br />
 <br />
S’il ne contentera peut-être pas les amateurs de grandes voix, cet album trouvera certainement un écho favorable chez les beethovéniens dans l’âme. On y présente le monstre sacré sous son jour le plus intime, parfois même le plus anodin : tout ne se vaut pas, mais tout vaut au moins le détour.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Erato &#8211; Warner Classics : rentrée généreuse en perspective</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/erato-warner-classics-rentree-genereuse-en-perspective/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2020 05:44:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Classique : les grandes vacances n’ont pas commencé que déjà on scrute les nouveautés de la rentrée. Côté Erato &#8211; Warner Classics, les vendanges s’annoncent généreuses. Ian Bostridge, entouré d’Antonio Pappano au piano, Vilde Frang au violon et Nicolas Alstaedt, paiera son tribut à l’année Beethoven à travers un florilège de songs et folk songs. Sabine &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/erato-warner-classics-rentree-genereuse-en-perspective/"> <span class="screen-reader-text">Erato &#8211; Warner Classics : rentrée généreuse en perspective</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Classique : les grandes vacances n’ont pas commencé que déjà on scrute les nouveautés de la rentrée. Côté Erato &#8211; Warner Classics, les vendanges s’annoncent généreuses. <b>Ian Bostridge</b>, entouré d’<b>Antonio Pappano</b> au piano, <b>Vilde Frang</b> au violon et <b>Nicolas Alstaedt</b>, paiera son tribut à l’année Beethoven à travers un florilège de <i>songs</i> et <i>folk songs</i>. <b>Sabine Devieilhe</b> et <b>Alexandre Tharaud</b>, sous le titre de <i>Chanson d’amour</i>, proposeront des mélodies de Poulenc, Fauré, Debussy et Ravel. <b>Sandrine Piau</b>, <b>Lea Desandre</b>, <b>Jodie Devos</b>, <b>Florian Sempey</b>, <b>Stanislas de Barbeyrac</b>, <b>Loïc Félix</b> se placeront sous la direction de <b>Laurence Equilbey</b> pour un <i>Magic Mozart</i><b>. Diana Damrau</b> relèvera le défi des scènes finales d’<i>Anna Bolena</i>, <i>Maria Stuarda</i> et <i>Roberto Devereux</i>. <strong>Marie Oppert</strong> – Geneviève dans <i>Les Parapluies de Cherbourg</i> au Châtelet en 2014 et, plus récemment, Peau d’âne à Marigny – égrènera des chansons de Gershwin, Kosma, Legrand, Trenet, Sondheim… Comme déjà annoncé dans nos colonnes, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/fatma-said-la-revelation-du-concert-de-paris-le-14-juillet"><b>Fatma Said</b></a> entremêlera répertoire classique et oriental tandis que <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/michael-spyres-et-lawrence-brownlee-amis-et-rivaux"><b>Michael Spyres</b> et <b>Lawrence Brownlee</b></a>, amis et rivaux, s’affronteront en un feu d’artifice de vocalises rossiniennes. <b>Philippe Jaroussky</b> accompagné de l’ensemble Artaserse se penchera sur <i>la vanita del mondo</i> à travers une compilation d’airs extraits d’oratorios. Une réédition de <i>Facce D’amore</i>, l’album de <b>Jakub Józef </b><strong>Orliński</strong>,, avec en bonus le désormais fameux « Vedro con mio diletto », complètera la récolte.</p>
<table align="center" border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 500px">
<tbody>
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</tbody>
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