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	<title>Cornel FREY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Cornel FREY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Scherz, List und Rache</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/scherz-list-und-rache-une-fourberie-inedite-de-scapin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 05:14:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une découverte étonnante, qui intéressera  surtout les mélomanes germanophiles : en l’occurrence, un opéra bouffe que l’on doit à Goethe et à son ami d’adolescence, à Francfort,  le compositeur Philipp Christoph Kayser (1755-1823). Goethe réside à l’époque à Weimar où il est l’invité de la Duchesse de Saxe depuis 1776. Passionné de théâtre, il participe régulièrement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Une découverte étonnante, qui intéressera  surtout les mélomanes germanophiles : en l’occurrence, un opéra bouffe que l’on doit à <b style="mso-bidi-font-weight:&lt;br /&gt;&#10;normal">Goethe</b> et à son ami d’adolescence, à Francfort,  le compositeur <b style="mso-bidi-font-weight:&lt;br /&gt;&#10;normal">Philipp Christoph Kayser</b> (1755-1823). Goethe réside à l’époque à Weimar où il est l’invité de la Duchesse de Saxe depuis 1776. Passionné de théâtre, il participe régulièrement à la réalisation des divertissements de la cour, en général des mascarades, des ballets pantomimes et des intermèdes lyriques, représentés souvent en plein air, et auxquels participent les membres de la cour et leurs serviteurs. Goethe rêve souvent à l’Italie et c’est peu avant son escapade dans ce pays qu’il commence à écrire une pantalonnade inspirée de la Commedia dell’arte. Il confie la musique à son ami Kayser qu’il fait venir à Rome, en 1787, pour mettre au point la version définitive. Il s’agit d’un opéra bouffe intitulé <i style="mso-bidi-font-style:normal">Scherz, List und Rache</i> (Farce, Ruse et Revanche) qui conte une énième fourberie de Scapin, acoquiné, cette fois, avec son épouse Scapine (sic !) pour récupérer un héritage qui aurait dû leur revenir (un médecin sans scrupules ayant convaincu leur tante de les déshériter en sa faveur). Hélas, à leur retour, la création à Weimar est un four retentissant. On se demande même comment cette œuvre de quatre heures a pu être représentée à la cour car elle requiert un orchestre relativement important et des chanteurs chevronnés. Goethe a d’ailleurs reconnu par la suite qu’il s’était fourvoyé.</p>
<p class="MsoNormal">L’œuvre est alors tombée dans l’oubli jusqu’à ce que le chef d’orchestre Hermann Dechant découvre le manuscrit à la bibliothèque de Zurich en 1983 et réalise un arrangement pour petit ensemble orchestral. Les années passent et <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Werner Ehrhardt</b>, directeur musical de l’orchestre allemand <strong>L’Arte del Mondo</strong>, spécialisé dans la musique ancienne et baroque, se penche à son tour sur cet opéra et en réalise une version très élaguée, de deux heures, qui est mise en espace en 2019 à Leverkusen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), les chanteurs jouant en avant-scène, devant l’orchestre. L’enregistrement a été effectué lors de ces représentations. Force est de reconnaître, hélas, que, même écourtée, l’œuvre paraît bien ennuyeuse durant les deux premiers actes. A part les airs de Scapine, presque mozartiens, il faut subir de longs tunnels, les airs étant entrecoupés de récitatifs fastidieux, avant d’arriver aux actes III et IV où la musique et le livret sont enfin mieux inspirés. C’est le continuo exceptionnel du pianoforte de <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Massimiliano Toni</b> qui lève le rideau. On suit alors avec plaisir l’ultime fourberie de Scapin, notamment quand il accuse le  docteur d’avoir empoisonné Scapine à l’arsenic. Beau stratagème des deux lurons pour faire chanter le docteur et lui soutirer la somme de l’héritage. La scène, où elle feint l’agonie et voit dans le médecin le Cerbère de l’Enfer, est hilarante et superbe musicalement. L’orchestre l’Arte del Mondo est remarquable et s’intègre totalement à l’action, souvent avec espièglerie, grâce à des solistes de haut vol, notamment les bois. Leur chef Werner Ehrhardt donne du nerf et du piquant à la partition de Kayser. Les chanteurs sont tous excellents : le ténor <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Cornel Frey</b> (issu de l’Opéra-Studio de Zurich) négocie avec brio la tessiture  du rôle de Scapin, redoutable dans l’aigu et dans le grave. Le jeune baryton <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Florian Götz</b> campe un Docteur bouffe à souhait. Quant à la soprano <b style="mso-bidi-font-weight:&lt;br /&gt;&#10;normal">Annika Boos</b>, elle se joue avec virtuosité de toutes les tessitures et coloratures de ce rôle écrasant. Un bémol cependant : le livret n’est disponible qu’en allemand et en anglais.</p>
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		<title>RIMSKI, Le Coq d&#039;or — Düsseldorf</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-coq-dor-dusseldorf-le-kremlin-samuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Apr 2016 13:02:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme vient de le confirmer l’annonce d’un Sadko à Gand en 2017, Rimski-Korsakov est en train de faire une percée majeure en Occident, dont Düsseldorf a donné le coup d’envoi avec l’une des nouvelles productions du Coq d’or que l’on pourra voir dans les mois prochains. Pour être sûr de ne pas se tromper, le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme vient de le confirmer l’annonce d’un <em>Sadko </em>à Gand en 2017, Rimski-Korsakov est en train de faire une percée majeure en Occident, dont Düsseldorf a donné le coup d’envoi avec l’une des nouvelles productions du <em>Coq d’or</em> que l’on pourra voir dans les mois prochains. Pour être sûr de ne pas se tromper, le Deutsche Oper am Rhein est allé chercher le fondateur du désormais célèbre théâtre Helikon de Moscou, <strong>Dmitri Bertman</strong> en personne. Après avoir utilement secoué la routine qui régnait encore sur la scène lyrique russe dans les années 1990, les spectacles de Bertman présentés en Europe rejoignent ceux des metteurs en scène occidentaux, et il n’est pas impossible que ses options dans <em>Le Coq d’or</em> convergent avec celles que prendra bientôt Laurent Pelly pour Bruxelles et Madrid. Du reste, le propos satirique de Rimski-Korsakov, qui lui valut d’avoir maille à partir avec la censure sous Nicolas II, autorise la transposition : dès que l’on renonce au cadre féerique, il est aisé de reconnaître n’importe quel dirigeant en la personne de Dodon, ce tsar fainéant qui rêve de dormir et s’adonne à la luxure. Bertman respecte cependant la composante russe : tout commence dans un sauna, où Dodon batifole avec ses ministres plutôt que ses « fils » au sens propre. On voit ensuite le tsar dans son bureau, où il est harcelé par une série de téléphones de toutes les époques, de Graham Bell au sans-fil. Le champ de bataille où il doit aller défendre son royaume est en fait un cabaret parisien où la reine de Chemakha est danseuse. Au dernier acte, tandis que les babouchkas accueillent les privilégiés qui reviennent d’Occident chargés de victuailles et de produits de marque introuvables en URSS, Dodon est finalement lapidé par la foule. Heureusement, la magie reste présente avec le personnage de l’Astrologue, qui s’apparente ici à un Chinois d’opérette. Belle idée, enfin, que cette scène finale où le peuple brandit des cages vides après la disparition du coq d’or (les photos de la générale laissent deviner qu’il devait initialement s’agir d’un gallinacé en chair et en os, ce qui rendait plus vraisemblable que la nourrice Amelfa le dévore rôti au début du troisième acte), et où le monarque tant regretté dès lors qu’on le croit mort réapparaît in extremis : il y aura toujours un tsar au Kremlin, au grand dam des personnages de music-hall que sont l’astrologue, le coq et la reine.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/coq9.jpg?itok=8aGp39c2" width="468" /><br />
	© Hans Jörg Michel</p>
<p>A la tête du <strong>Düsseldorfer Symphoniker</strong>, le chef <strong>Axel Kober</strong> fait chatoyer l’orchestration de Rimski-Korsakov, qui mêle l’inspiration orientaliste de <em>Schéhérazade</em> pour la reine de Chemakha et la veine « historique » pour les scènes de bataille. Le chœur du Deutsche Oper am Rhein assure bien son rôle vocalement et scéniquement, le travail théâtral de Dmitri Bertman permettant de caractériser les silhouettes au lieu de faire des choristes une masse anonyme.</p>
<p>Malgré un petit accroc sur un de ses aigus, <strong>Cornel Frey </strong>a bien cette voix haut perchée qu’appelle l’Astrologue, que Rimski a voulu proche de la haute-contre à la française pour mieux souligner combien le personnage appartient à un autre monde. Son coq trouve en <strong>Eva Bodorová</strong> une très séduisante interprète, dont le puissant ramage se rapport à l’éblouissant plumage. <strong>Antonina Vesenina</strong> est l’une des deux sopranos coloratures embauchées pour la reine de Chemakha : la virtuosité de l’hymne au soleil ne lui pose aucun problème, mais le suraigu n’est pas exempt de dureté ; pour incarner une danseuse de music-hall qui se double d’une maîtresse SM, l’interprète paraît un peu moins déchaînée que sa compatriote Anna Grechishkina, dont les photos ornent le programme de salle.</p>
<p>Face à ce trio, les simples mortels sont aussi ridicules qu’on peut le désirer. <strong>Renée Morloc</strong> est impayable en secrétaire sensuelle et carnassière, avec tous les graves qu’exige le rôle d’Amelfa. Matteo particulièrement pleurnichard dans <em>Arabella</em>, <strong>Corby Welch</strong> est un Gvidon pleutre à souhait, face à l’Afron plus combattif de <strong>Roman Hoza</strong>. La basse <strong>Sami Luttinen</strong> compose une belle figure de ganache soviétique, bien différenciée vocalement du Dodon de <strong>Boris Statsenko</strong>. Dmitri Bertman explique dans le programme qu’un baryton lui paraît préférable pour le tsar : comment ne pas lui donner raison lorsqu’on entend un chanteur-acteur aussi exceptionnel ? A une expressivité digne des plus grands comédiens du cinéma muet, Boris Statsenko unit une voix puissante et souple, ce qui fait de lui un interprète de tout premier plan que l’on aimerait entendre dans les rôles verdiens qu’il a également à son répertoire. Espérons que les autres théâtres où doit se poser prochainement le coq d’or auront la main aussi heureuse.</p>
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