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	<title>William FRIEDKIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>William FRIEDKIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Aida à la une, même sans Jonas Kaufmann</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/aida-a-la-une-meme-sans-jonas-kaufmann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2015 13:15:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après l&#8217;enregistrement intégral proposé par Warner en début de mois et les représentations munichoises, Aida continue d&#8217;occuper l’actualité lyrique avec une nouvelle production à l’affiche de l’Opéra de Turin depuis le 14 octobre. Si, au sud des Alpes, Radamès n’est pas chanté par Jonas Kaufmann (mais par trois ténors en alternance), cette Aida a d’autres &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après<a href="http://www.forumopera.com/cd/aida-les-trompettes-de-la-renommee"> l&rsquo;enregistrement intégral proposé par Warner en début de mois</a> et les <a href="http://www.forumopera.com/aida-munich-radames-radames-radames">représentations munichoises</a>,<em> Aida</em> continue d&rsquo;occuper l’actualité lyrique avec une nouvelle production à l’affiche de l’Opéra de Turin depuis le 14 octobre. Si, au sud des Alpes, Radamès n’est pas chanté par<strong> Jonas Kaufmann</strong> (mais par trois ténors en alternance), cette <em>Aida</em> a d’autres raisons de monopoliser l’attention. Elle est d’abord motivée par la réouverture du Musée égyptien de Turin, l’un des plus importants au monde après celui du Caire. Elle est ensuite mise en scène par <strong>William Friedkin</strong>, connu dans l’univers du cinéma pour avoir réalisé <em>L’Exorciste</em>, et elle est dirigée par <strong>Gianandrea Noseda</strong>, dont les affinités verdiennes ne sont plus à démontrer. Elle est interprétée par une distribution homogène sur le papier, d’où devrait se détacher l’Amneris d’<strong>Anita Rachvelishvili</strong>, une des meilleures titulaires du rôle aujourd’hui. Elle sera enfin diffusée sur<a href="http://www.theoperaplatform.eu/en/opera/verdi-aida#xtor=EPR-38-[General]"> Opera Platform</a> samedi prochain, 24 octobre, à 20h25 (heure de Paris). Autant de raisons de ne pas céder cette semaine à la fièvre du samedi soir et de rester confortablement installé chez soi devant son écran ? Pas forcément car l’opéra sera ensuite disponible gratuitement durant six mois. A noter pour l&rsquo;occasion, une série de reportages et d&rsquo;interviews à suivre sur Opera Platform, notamment une <a href="http://www.theoperaplatform.eu/fr/video/teatro-regio-torino-aida-noseda-gems-verdis-score">interview de Gianandrea Noseda</a> sur les trésors de la partition (en anglais seulement).</p>
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		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Vienne (Theater an der Wien)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vade-retro-william-friedkin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 15:49:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Quand le Staatsoper de Vienne mise souvent sur l’éclat de distributions prestigieuses pour dépoussiérer de vieilles mises en scène, le Theater an der Wien, lui, cherche à promouvoir des productions modernes. Sans toujours parvenir à faire oublier des chanteurs plus contestables. Pour le grand répertoire, où la concurrence est rude, à quelques encablures, l’innovation &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           <br />
			Quand le Staatsoper de Vienne mise souvent sur l’éclat de distributions prestigieuses pour dépoussiérer de vieilles mises en scène, le Theater an der Wien, lui, cherche à promouvoir des productions modernes. Sans toujours parvenir à faire oublier des chanteurs plus contestables. Pour le grand répertoire, où la concurrence est rude, à quelques encablures, l’innovation s’impose : de là, l’idée de confier ces nouveaux <em>Contes d’Hoffmann </em>au réalisateur du mythique « Exorciste », <strong>William Friedkin</strong>. Ici Olympia ne prédit la mort de personne, et le Docteur Miracle n’est pas habillé en prêtre. A peine l’esthétique irrémédiablement glauque de la scénographie, avec une prédilection pour les couleurs sombres, les éclairages verdâtres et l’apparition de marionnettes cauchemardesques, rappellera-t-elle aux amateurs le parcours du metteur en scène. Sous le vernis écaillé des avatars grand-guignolesques, rien qui ne signale la patte d’un nom si prestigieux : ni le décor, si hétéroclite qu’il finit par ressembler au bric-à-brac bon marché que doivent se résigner à monter des scènes en mal de financement, ni surtout la direction d’acteur, incroyablement conventionnelle.<br />
			 <br />
			Simples silhouettes, privés de chair, d’ombre, de consistance et d’ambiguïtés, les personnages ne peuvent plus compter que sur les voix pour exister pleinement. Mais celles-ci nous apportent des plaisirs pour le moins mitigés. Au sommet, on placera l’Oympia virtuose de <strong>Mari Eriksmoen</strong>, qui se taille un franc succès avec ses « oiseaux dans la charmille », la Giulietta plus que sexy d’<strong>Angel Blue</strong>, et les quatre incarnations du mal, défendues par <strong>Aris Argiris </strong>avec vaillance, mais sans la moindre intelligibilité dans la prononciation du français.</p>
<p>			Défaut généralisé, que l’on retrouve aussi chez <strong>Kurt Streit</strong>, <strong>Roxana Constantinescu </strong>et <strong>Juanita Lascarro</strong>. Mais ceux-là doivent aussi composer avec des moyens surévalués : le premier, avec sa voix blanche et ses aigus sans vibrato, chante l’Hoffmann d’Offenbach comme il chanterait l’Orphée ou l’Ulysse de Monteverdi – il faut dire que son instrument, sa technique et sa culture musicale ne lui permettent pas de faire autrement. Les secondes ne cachent pas les efforts colossaux que leur impose la tentative de grossir leurs formats mozartiens. L’essai se signale, là encore, par beaucoup de sincérité et de sensibilité, sans que le résultat final soit objectivement à la hauteur de ce que l’on espérait entendre sur une scène de premier plan. Un constat que ne viennent pas bousculer les rôles secondaires, parmi lesquels on distingue, dans les figures de valet, <strong>Andreas Conrad</strong>.</p>
<p>			Quand les solistes s’égarent, les forces musicales collectives nous réservent les plaisirs musicaux les plus évidents de la soirée : le <strong>chœur Arnold Schönberg </strong>n’a pas son pareil pour chanter comme un seul homme, avec une élégance de style et une clarté dans l’élocution que l’on aurait rêvé de retrouver du côté des rôles principaux. Dans la fosse, les <strong>Wiener Symphoniker</strong> défendent avec enthousiasme une partition quelque peu retravaillée sur la base des travaux de Jean-Christophe Keck (avec notamment, en début et en fin d’opéra, les allusions à <em>Don Giovanni</em>). Au pupitre, <strong>Riccardo Frizza </strong>offre une direction revigorante, latine, souple, dont la légèreté réussit à ne pas trop s’incliner vers l’opérette ; un savant équilibre qui aurait pu inspirer l’équipe scénique…</p>
<p>
			 </p>
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		<item>
		<title>STRAUSS, Salome — Munich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/denoke-sublime-salome/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 13:46:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deuxième volet de notre parcours straussien à Münich, cette soirée nous offre une représentation absolument exceptionnelle de Salome. Le mérite en revient avant tout à Kent Nagano, qui délivre une lecture éblouissante, à Angela Denoke, stupéfiante, et à une mise extraordinaire de William Friedkin. L’opéra de Strauss était précédé d’un petit opéra de Wolfgang Rihm, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Deuxième volet de notre parcours straussien à Münich, cette soirée nous offre une représentation absolument exceptionnelle de Salome. Le mérite en revient avant tout à Kent Nagano, qui délivre une lecture éblouissante, à Angela Denoke, stupéfiante, et à une mise extraordinaire de William Friedkin.</p>
<p>
	L’opéra de Strauss était précédé d’un petit opéra de Wolfgang Rihm, également en un acte, Das Gehege (L’enclos). L’idée d’associer au chef-d’œuvre de Strauss un ouvrage contemporain est en soi excellente et permet de faire entendre une musique actuelle à un public qui n’est sans doute pas venu pour cela. Le livret provient d’un autre Strauss, Botho Strauss :<br />
	« C’est la nuit et la femme est seule. Elle s’adresse à l’aigle royal dans la volière, s’empare d’un couteau, libère l’animal et en admire le corps. Elle provoque l’aigle. Elle se moque de lui. Plus elle l’irrite, plus il s’approche d’elle. Lorsqu’elle se rend compte de l’âge et de l’impuissance de l’animal, elle sent qu’elle le domine. L’aigle s’affale sur elle. Elle le tue avec son couteau ».<br />
	On devine les liens avec le sujet de Salome : la domination, l’impuissance, le pouvoir d’aimer et de tuer mais aussi la sensualité. Pour autant, Rihm ne cite pas de thèmes de la partition de Strauss, même si, ici ou là, on décèle des accords tonaux dans cet univers atonal assez sec. A vrai dire, la partition de Rihm ne nous a pas passionné, et le tout défile sans que l’on soit réellement captivé. On est par contre impressionné par la performance de Gabriela Schnaut qui, la veille, chantait Elektra ! Unique personnage chanté, la femme incarnée par Schnaut partage la scène avec un danseur représentant l’aigle.</p>
<p>	La direction d’acteurs est soignée et la scénographie intéressante. On en retrouvera des éléments dans la Salome qui occupe la deuxième partie du spectacle.</p>
<p>	Kent Nagano a enregistré en 1991 la version française (établie par Strauss lui-même) de Salome, un enregistrement magnifique que nous recommandons chaleureusement à nos lecteurs. Le bonheur d’entendre le (splendide) texte original d’Oscar Wilde (il écrivit la pièce éponyme directement en français) est immense pour les francophones, de plus dans une distribution superbe (inoubliables Salomé de Karen Huffstodt, Iokanaan de José Van Dam et surtout un époustouflant Hérode de Jean Dupouy). On sentait Nagano parfaitement à l’aise dans ce répertoire et l’on en a eu la confirmation ce soir à Munich. Il offre une lecture d’une grande force dramatique et d’une clarté remarquable : le soin apporté à la lisibilité de l’ensemble nous permet d’entendre des détails inouïs de la partition. Nagano excelle par ailleurs à rendre le côté décadent de cette musique rutilante. Une direction réellement fabuleuse. On mesure aussi la qualité de ce travail en le comparant avec celui, simplement honnête, du chef qui dirigeait Elektra la veille.<br />
	L’orchestre affiche une splendeur parfaitement en phase avec la subtilité de Nagano, la beauté des tutti et des soli est renversante. L’énergie qui se dégage de la fosse est absolument communicative et rend l’ambiance électrique.<br />
	De la subtilité, Angela Denoke en a aussi à revendre. Elle nous offre la plus belle Salomé que nous ayons pour notre part entendue et vue sur scène. Scéniquement, la chanteuse « crève l’écran » dès son entrée en jouant de son corps avec une sensualité troublante. Sa robe serrée et fendue sur les côtés valorise son corps sculptural et met en valeur ses superbes jambes. Autant dire que sa « Danse des sept voiles » la voit déchaînée. Elle finit seins nus et restera ainsi jusqu’à la fin de l’ouvrage. Un déluge de sensualité et d’érotisme, voilà une Salomé qui rend parfaitement justice au personnage de Wilde et Strauss&#8230; et rend le spectateur ébloui si ce n’est amoureux ! Vocalement, la voix est d’une beauté et d’une solidité absolument stupéfiantes sur tous les registres. Les aigus sont puissants, le medium riche et l’ultime note de sa partie, un sol bémol grave (pour une soprano !), sonne avec une présence qui vous cloue au fauteuil. Enfin, on ne peut être que renversé par la musicalité de cette artiste. Cette variété dans l’émission, cet art des nuances, avec ces aigus planants (un peu à la Behrens), cette finesse et cette subtilité de l’incarnation accrochent et passionnent de la première à la dernière note. Trois mois après une magistrale Marie de Wozzeck à Paris, nous avons là une chanteuse décidément mémorable dans chacune de ses incarnations.</p>
<p>	Le reste de la distribution est remarquable. L’Hérode de Wolfgang Schmidt, auquel on pourra peut-être reprocher de trop chercher la puissance, est diablement efficace tandis que l’Herodias d’Iris Vermillon est fantastique. C’est en outre un bonheur d’entendre une vraie mezzo dans ce rôle. Le Jochanaan d’Alan Held est d’une solidité à toute épreuve. Un chant « physique » auquel on souhaiterait peut-être un peu plus de classe parfois mais qui est, là encore, très efficace. Remarquables seconds rôles tels les superbes Wookyung Kim en Narraboth et Daniela Sindram en Page.<br />
	Troisième maillon de cette réussite exemplaire, la scénographie et la mise en scène de William Friedkin dans un décor assez incroyable de Hans Schavernoch. Le rideau s’ouvre sur une superbe perspective bleutée dont on croit qu’il s’agit d’un décor unique.</p>
<p>	En fait ce décor va évoluer en fonction des situations au point de devenir tantôt complètement déconstruit, tantôt revenir aligné et symétrique. Elément extérieur et perturbateur, le « rocher » de Jochanaan qui se dresse soudain sur l’avant-scène lors du dialogue entre le prophète et Salomé. L’aspect brut et phallique de ce rocher contraste avec la parfaite géométrie glacée de l’architecture du palais.</p>
<p>	Une fois ce rocher rentré dans les profondeurs du sol, le décor quitte sa belle ordonnance et va se désorganiser de manières particulièrement étonnantes pour revenir dans un alignement parfait lors de la scène finale : l’ordre pour le moment le plus horrible qui soit. Effarant symbole et image glaçante inoubliable.<br />
	Autre caractéristique forte de ce travail scénique, la grande mobilité de tous les personnages, comme s’ils tournaient en rond tels des mouches se cognant contre une vitre. Tous semblent plus fous les uns que les autres. Hérode et Hérodias sont répugnants à souhait, et même Jochanan est loin de la sagesse que l’on pourrait attendre du personnage, au point d’en devenir presque troublé par Salomé. On mesure ainsi combien la tension est grandissante tout au long du spectacle. Point de tension maximum, une danse des voiles extraordinaire, où Denoke provoque tous les témoins par un érotisme torride et où le décor semble lui aussi devenir fou.<br />
	Au final, un public déchaîné hurlant, tapant des pieds et des mains tel qu’on pensait ne pouvoir le trouver qu’en Italie ou dans le sud de la France. Ce public, généreux, est heureux et il le montre. On sort de ce spectacle sur un nuage. Le lendemain pourtant, nous planerons à des hauteurs encore plus hautes&#8230;</p>
<p>
	<strong>Pierre-Emmanuel Lephay</strong></p>
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