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	<title>Pierre FROUMENTY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pierre FROUMENTY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Geneviève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/genevieve-ernest-et-berthe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Dec 2018 09:05:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous admirez Ernest Blanc au point de vous être procuré l’intégrale des Cloches de Corneville dans laquelle il chante le rôle du marquis Henri ? Dans ce cas-là, n’hésitez pas : par rapport à l’immense stature de ce baryton au sein de l’école française du chant, les enregistrements seront toujours trop peu nombreux pour qu’on laisse passer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous admirez <strong>Ernest Blanc</strong> au point de vous être procuré l’intégrale des <em>Cloches de Corneville</em> dans laquelle il chante le rôle du marquis Henri ? Dans ce cas-là, n’hésitez pas : par rapport à l’immense stature de ce baryton au sein de l’école française du chant, les enregistrements seront toujours trop peu nombreux pour qu’on laisse passer ce témoignage de son art. Dans ce concert radiophonique proposant une version traduite dans notre langue de la rare <em>Genoveva</em> de Schumann, Ernest Blanc, l’un des quelques artistes français à s’être illustré à Bayreuth, tient le rôle de… Siegfried ! En 1956, il n’avait pas encore gravi la Colline sacrée (son premier Telramund viendrait deux ans plus tard), mais les débuts à l’Opéra de Paris avaient eu lieu, et cet artiste âgé d’à peine 33 ans se révèle déjà dans toute sa majesté.  Ah, évidemment, ce n’est pas lui que l’on entend le plus (puisque son personnage part pour la croisade au premier acte et n’en revient qu’au troisième), mais il a quand même de fort belles scènes, avec airs et duos.</p>
<p>L’héroïne de cet opéra est confiée à une chanteuse dont les jeunes générations risquent fort de ne jamais avoir entendu le nom, et qui fut pourtant l’une meilleures artistes françaises de son temps. Certes, <strong>Berthe Monmart</strong> ne fit pas une immense carrière internationale, et son portrait ne fut pas reproduit dans les magazines sur papier glacé : ce n’en fut pas moins une voix admirable, qui ne s’illustra pas seulement dans le répertoire national (superbe Louise, excellente Pénélope), mais aussi dans les plus grandes œuvres des compositeurs étrangers. A qui voudrait connaître son talent, on ne saurait trop conseiller de se tourner vers le catalogue du label Malibran, sans lequel il ne serait plus guère possible d’écouter Berthe Monmart. Le personnage pudique de Geneviève de Brabant lui convient à merveille, et l’on regrette que Schumann n’ait pas accordé à son héroïne des airs plus ambitieux.</p>
<p>A signaler, le disque offre en complément de programme, quatre airs qui figuraient déjà dans le volume Malibran consacré à la soprano dans « La Troupe de l’Opéra de Paris » : un « Divinité du Styx » gâché par un raccord brutal en milieu d’air, un superbe « Abscheulicher » en français, un « Océan ! » d’<em>Obéron</em> parfaitement maîtrisé, et un premier air d’Agathe du <em>Freischütz</em> que la saturation des aigus rend un peu délicat à écouter, mais où Berthe Monmart montre quelle grande artiste elle fut, à une époque où la France ne manquaient pas de grandes voix. La preuve, s’il en fallait une : on entend, dans des minuscules rôles anonymes, rien moins qu’<strong>Andrée Esposito</strong>, <strong>Nadine Sautereau </strong>ou <strong>Jean Mollien</strong> (passons sur <strong>Joseph Peyron</strong>, infatigable déchiffreur dont le timbre n’avait hélas rien de bien suave).</p>
<p>Dans cette <em>Geneviève</em>, on entend aussi le ténor <strong>Jean Giraudeau</strong>, qui fait preuve ici de la plus grande discipline pour conférer à son chant cette dignité qui n’était pas toujours son fort, l’accent parigot s’imposant toujours un peu dans sa diction. Les allègements auxquels il recourt dans l’aigu contribuent pour beaucoup à la qualité de son interprétation du perfide Golo. Mezzo à la voix ferme et expressive, <strong>Gisèle Desmoutiers </strong>est une Marguerite très présente, et l’on retrouve dans le reste de la distribution les piliers habituels des concerts radiophoniques : <strong>Pierre Froumenty</strong>, puissant Hidulfus, <strong>André Vessières</strong>, ou <strong>Lucien Lovano</strong>. Animé d’une certaine conviction, le chœur de la RTF livre une prestation très correcte.</p>
<p>Pour le centenaire de la mort de Schumann, la RTF proposa l’habile adaptation française due au compositeur Gustave Samazeuilh, également traducteur de <em>Tristan et Isolde</em>. Prix de Rome 1930, élève de Dukas et de Philippe Gaubert, <strong>Tony Aubin </strong>était un chef très respectable, qui dirige avec beaucoup d’énergie une partition dont la force dramatique n’est pas toujours le principal atout (et les coupures imposées n’arrangent rien : voir notamment celles qui amputent le troisième acte).</p>
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		<title>Mârouf, savetier du Caire</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/marouf-savetier-du-caire-une-belle-soiree-chez-les-bourdin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Aug 2016 05:20:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bien avant les plus ou moins éphémères couples d’actuelles vedettes lyriques, la France avait son propre couple de stars de l’opéra : en 1944, le Parisien Roger Bourdin, né avec le siècle, avait convolé en justes noces avec la Toulousaine Georgette (dite Géori) Boué, de dix-huit ans sa cadette. Ensemble, sur scène, ils seraient Thaïs et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien avant les plus ou moins éphémères couples d’actuelles vedettes lyriques, la France avait son propre couple de stars de l’opéra : en 1944, le Parisien Roger Bourdin, né avec le siècle, avait convolé en justes noces avec la Toulousaine Georgette (dite Géori) Boué, de dix-huit ans sa cadette. Ensemble, sur scène, ils seraient Thaïs et Athanael, Marguerite et Valentin, Mélisande et Pelléas, Tatiana et Onéguine, Tosca et Scarpia, <a href="http://www.forumopera.com/cd/laiglon-oui-mais-justement-il-y-a-mieux">l’Aiglon et Metternich</a>, ou dans un registre plus léger, au disque, Véronique et Florestan, Ciboulette et Duparquet.</p>
<p>En 1942, après déjà vingt belles années de carrière Salle Favart, Roger Bourdin fit ses débuts au Palais Garnier, dans <em>Mârouf</em>, entré dès 1928 au répertoire à l’Opéra de Paris, avec George Thill et Fanny Heldy, après avoir été créé par Jean Périer <a href="http://www.forumopera.com/actu/autour-de-marouf-la-scene-lyrique-parisienne-en-1914">à l’Opéra-Comique en 1914</a>. Et en 1949 (année de la mort de Rabaud), après avoir eu pour princesse Renée Doria, le baryton eut pour partenaire son épouse pour une nouvelle série de représentations du chef-d’œuvre de Rabaud. Les dernières eurent lieu en 1950, et il fallut attendre 2013 pour revoir <em>Mârouf </em>à Paris, grâce au <a href="http://www.forumopera.com/marouf-savetier-du-caire-paris-favart-taisez-vous-garces-du-vingtieme">spectacle enchanteur monté par Jérôme Deschamps</a> dans ce qui était alors son théâtre (à quand une reprise ?).</p>
<p>En 1951, la radio française diffusa une version de <em>Mârouf</em> réunissant les deux principaux interprètes de Garnier. Hélas, comme l’indique d’emblée le présentateur, il s’agit d’une « importante sélection ». Plus précisément, on entend l’acte I en entier, l’acte II moins la scène 1, l’acte III amputé de tout son ballet, l’acte IV moins les scènes 1 et 2, et l’acte V privé de sa scène 1 et de sa scène 5. C’est dommage pour Rabaud symphoniste, car ces coupures correspondent notamment aux passages purement orchestraux, comme si l’on supposait jadis que l’auditeur allait décrocher dès que le chant cesserait… Cela dit, la formation que dirige Louis Fourestier ne brillant pas par une qualité exceptionnelle, on aura peut-être moins de regrets.</p>
<p>Car évidemment, c’est plus son équipe vocale qui retient ici l’attention. Si Geori Boué est une délicieuse Saamcheddine, il faut bien avouer que son époux semble un peu fatigué, et qu’il aurait sans doute été préférable de le capter dix ans auparavant. Malgré tout, on savourera la présence d’un véritable personnage, rôdé sur scène : ne citons, à titre d’exemple, que l’impayable ton hésitant de Roger Bourdin dans la phrase adressée au sultan par celui qui se repend déjà de son mensonge, « si nous attendions cette caravane ? ». <strong>Geneviève Moizan</strong> est un luxe en Fattoumah, trop souvent confiée à des mezzos à bout de souffle, et si <strong>Pierre Froumenty</strong> n’a pas le timbre somptueux d’un André Pernet, alors titulaire du rôle à Garnier, il n’en compose pas moins un fort beau sultan. Les entourent les habituels seconds rôles entendus dans les opéras donnés à la radio dans les années 1950, autant de « trognes » vocales comme on n’en fait plus.</p>
<p>Bien sûr, il existe (ou plutôt, il a existé) en CD d’autres <em>Mârouf</em>, plus récents et plus complets : un <em>live </em>capté en 1953 à Buenos-Aires, avec un Jacques Jansen entouré de chanteurs sud-américains, un autre de 1964 avec Henri Legay, Mârouf ténor, et le dernier en date, de 1976, dirigée par Jésus Etcheverry. Mais la version Malibran mérite le détour, et elle offre un important bonus – plus de 25 minutes – aux amateurs de Geori Boué, puisque cette soirée avec le couple Bourdin se termine par cinq airs interprétés par madame. D’abord, deux grandes pages du répertoire étranger, chantées dans la langue de Molière, comme le voulait la coutume : l’air de la lettre d’<em>Eugène Onéguine</em> (la traduction française n’est pas extraordinaire, mais soit), et le « Leise, leise » du <em>Freischütz</em>. Georgi Boué n’est ni Galina Vichnevskaïa, ni Elisabeth Grummer, mais elle a bien d’autres atouts à faire valoir, et l’on se laisse volontiers convaincre par sa Tatiana et son Agathe. Les trois autres airs nous ramènent en terre francophone, mais avec une surprise, puisque l’on entend d’abord « Elle est aimée », de <em>Mignon</em>, qu’on croyait réservé aux mezzos, puis le « Pleurez, mes yeux » du <em>Cid</em>, également destiné à une voix plus centrale, peut-être, et la version féminine, voulue par Mary Garden, du <em>Jongleur de Notre-Dame</em>. Indépendamment de la question de la couleur vocale à laquelle on est habitué pour ces rôles, Geori Boué offre dans ces airs une véritable leçon de chant.</p>
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