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	<title>Isaac GALÁN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Isaac GALÁN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BELLINI, La sonnambula – Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-la-sonnambula-barcelone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 04:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rien ne semble résister à Nadine Sierra. Gilda, Lucia, Traviata et maintenant Amina, la soprano américaine continue de sidérer, chaque nouveau rendez-vous affirmant une progression technique et artistique ininterrompue. Ce soir de première catalane de La sonnambula de Bellini marque donc une nouvelle étape. Son souffle infini lui autorise les audaces les plus ébouriffantes : &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rien ne semble résister à <strong>Nadine Sierra</strong>. Gilda, Lucia, Traviata et maintenant Amina, la soprano américaine continue de sidérer, chaque nouveau rendez-vous affirmant une progression technique et artistique ininterrompue. Ce soir de première catalane de <em>La sonnambula</em> de Bellini marque donc une nouvelle étape. Son souffle infini lui autorise les audaces les plus ébouriffantes : ligne vocale sans fin, messa di voce, sons filés côtoient enchainement des trilles, <em>stacchati</em> et tout ce que la grammaire belcantiste peut offrir. Et si le frisson n’est pas né de ces pyrotechnies qui culminent largement au-dessus de la portée (jusqu’au contre fa), l’incarnation scénique et l’engagement dramatique achèvent de convaincre. L’ovation qui l’accueille aux saluts résonne comme celles qui accueillaient les monstres sacrés de nos discothèques.</p>
<p>Heureuse artiste qui trouve à Barcelone un ténor à sa juste mesure. <strong>Xabier Anduaga</strong> possède tout ce qu’il faut pour chanter Bellini. Tessiture aisée et souffle généreux lui permettent un phrasé léché, rompu à l’écriture rubinienne. La beauté du timbre se marie avec les demi-teintes et les pianos pour brosser le portrait du jeune amoureux follement épris ou dangereusement jaloux. En comparaison, la basse <strong>Fernando Radó</strong>&nbsp;propose un chant bien moins châtié et campe un Comte assez prosaïque. Cueillie à froid, <strong>Sabrina Gàrdez</strong> chancelle dans la scène d’ouverture avant de se rattraper au deuxième acte avec un air mené avec un technique sûre et belle aisance à l’aigu. <strong>Carmen Artaza</strong> enfin incarne une Teresa tout en douceur, figure maternelle et humaine.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="900" height="600" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/250411-002©ABofill.webp" alt="" class="wp-image-188156"/><figcaption class="wp-element-caption"><em><sup>© A. Bofill</sup></em></figcaption></figure>


<p>Le chœur du Liceu, lui aussi habitué de ce répertoire régulièrement mis à l’honneur sur la Rambla, anime avec grand style les scènes où il est présent. Virtuose, il suit sans mal les variations de tempo choisies par <strong>Lorenzo Passerini</strong>. Ce dernier s’inscrit dans la tradition d’interprétation italienne entre cantilènes alanguies, strettes endiablées et coda dantesques. L’orchestre fait lui aussi montre de toute sa versatilité en maintenant sa cohésion et sa rutilance dans toutes ces embardées. Les solistes (le violoncelle en particulier) achèvent de couronner cette excellence artistique.</p>
<p>Comme le démontre l’orchestre et son chef, il n’est pas besoin de rechercher l’originalité du propos dans une telle œuvre. Aussi le choix vu et revu d’accompagner l’intrigue d’une troupe de danseur trouve très vite sa limite. Nous les voyons d’abord comme des esprits qui viennent tourmenter Amina pendant la préparation de sa noce. Ces démons rodent encore aux abords de la chambre du Comte. Pourtant, passée l’introduction du deuxième acte, ils disparaissent purement et simplement. Amina a-t-elle triomphé de son mal ? Ce fil rouge inachevé laisse la production orpheline. Ne restent alors qu’une direction d’acteur sommaire et des décors austères. Dommage donc que la metteurse en scène <strong>Barbara Lluch</strong> n’ait pas su joindre sa voix à cette fête musicale.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-la-sonnambula-barcelone/">BELLINI, La sonnambula – Barcelone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>TORRES, Transito &#8211; Valencia</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/torres-transito-valencia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé avec un succès critique certain à Madrid en 2021, l’opéra de chambre Tránsito du compositeur espagnol Jesús Torres, voit déjà Valence lui offrir une nouvelle production, en association avec le Teatro Colon de Buenos Aires. L’œuvre fait donc une belle carrière dans le monde hispanique, non sans mérite eut égard à sa partition et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé avec un succès critique certain à Madrid en 2021, l’opéra de chambre <em>Tránsito</em> du compositeur espagnol <strong>Jesús Torres</strong>, voit déjà Valence lui offrir une nouvelle production, en association avec le Teatro Colon de Buenos Aires. L’œuvre fait donc une belle carrière dans le monde hispanique, non sans mérite eut égard à sa partition et aux thèmes qu’elle aborde.</p>
<p>Adapté librement d’une pièce de Max Aub de 1944, <em>Tránsito</em> raconte l’exil mexicain d’Emilio, chassé par l’arrivée au pouvoir de Franco à la fin de la guerre civile espagnole. Le livret fait dialoguer ce déraciné avec son épouse restée auprès de leurs enfants en Espagne, cependant que lui refait sa vie, sans amour, avec Tránsito, une jeune femme aimante et dévouée dont le nom incarne tout le déchirement des personnages. Ces dialogues, on le devine, sont des extrapolations des lettres qui traversent l’Atlantique et des fantasmes que les uns projettent sur les autres. Seuls donc, Tránsito et Alfredo, compagnon de lutte lui aussi exilé et prêt à rentrer au péril de sa vie, mettent Emilio face à ses contradictions, à sa défaite, à sa lâcheté. Dans les dernières scènes, il imagine des retrouvailles avec son plus jeune fils – scène la plus bouleversante de l’œuvre –&nbsp;pour qui il craint la vengeance du régime. Une crainte confirmée par son épouse qui lui annonce sa mort sous les balles franquistes. Pour autant, Emilio reste dans son apathie d’exilé, incapable de se résoudre à la moindre action. Derrière cette description cruelle pour le personnage principal, l’œuvre donne aussi à sentir les destins de ceux qui s’exilent, hier chassé par l’oppression et la guerre, aujourd’hui par des pays en faillite (on imagine l’écho à Buenos Aires prochainement) ou par des régimes au moins aussi sanguinaires que celui du sinistre Caudillo.</p>
<p>La composition de Jesús Torres aborde avec justesse l’âpre texte qu’elle s’est choisi. Les percussions y occupent une place prépondérante et scande de manière lancinante les impasses de ces dialogues. Pour autant, le compositeur ne se refuse pas l’harmonie et signe une œuvre plus classique qu’il n’y parait. L’écriture vocale, entre arioso et chanté-parlé rapide participe à un effet de réel qui plonge au cœur du drame de ces personnages. <strong>Jordi Frances</strong>, déjà derrière le pupitre à Madrid, fait vivre son orchestre de chambre avec à la fois fureur et langueur en épousant les intentions de la partition.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/094_Transito-©Miguel-Lorenzo-Mikel-Ponce-Les-Arts-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-164319"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Miguel Lorenzo-Mikel Ponce</sup></figcaption></figure>


<p>Trois chanteurs de la création participent de cette deuxième mouture scénique. <strong>Isaac Galan</strong> (Emilio) ne fait qu’un avec son personnage torturé entre son idéal politique et les récriminations de ceux qui l’entourent physiquement et mentalement. Le timbre suave et l’émission claire du baryton participent grandement à la sympathie que l’on ressent pour son personnage, malgré nous. <strong>Maria Miro</strong> reprend le rôle de son épouse Cruz à laquelle elle confère des accents maternels, même dans les scènes de dispute. Là encore, c’est avec son fils Pedro qu’elle s’avère la plus bouleversante. Ce dernier est interprété avec une grande sensibilité par <strong>Pablo Garcia-Lopez</strong>, déjà de la création madrilène. Le timbre léger et coloré du ténor lui permet d’endosser le jeune renfrogné et vindicatif face à son père tout autant que l’homme éperdu au moment de la mort. Alfredo trouve en <strong>Toni Marsol</strong> un interprète intense qui porte toute la rage révolutionnaire vengeresse dans des attaques mordantes et timbre métallique. Enfin, <strong>Carmen Artaza</strong> hérite d’un rôle-titre réduit à quelques répliques. Elle les délivre avec toute la délicatesse imposée par son personnage, appliquant un baume de notes piano qui sont autant de respiration dans cette œuvre âpre.</p>
<p>Seule la proposition scénique de <strong>Carles Alfaro</strong> nous a semblé en-deçà de l’engagement du reste du plateau. Le choix d’une double tournette, matérialisation de l’exil mental et physique du personnage, se transforme rapidement en un geste purement esthétique. Ce ne sont pas les quelques projections vidéos, absconses dans leur évocation de l’Espagne des années 1950, qui confèrent davantage de sens. La direction d’acteur pourtant est de qualité mais elle s’empêtre dans les mailles de la toile que le décor a tissée.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/torres-transito-valencia/">TORRES, Transito &#8211; Valencia</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>DONIZETTI, La Fille du régiment — Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-fille-du-regiment-barcelone-tonnerre-de-vivats-au-liceu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 May 2017 15:49:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette mise en scène de La Fille du régiment imaginée par Laurent Pelly, qui fête cette année ses dix ans de triomphe, vue et revue à Paris, à Londres, à Madrid&#8230; on ne s’en lasse jamais. Le plaisir de la goûter à nouveau est semblable à celui de revoir les pages des albums favoris de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette mise en scène de <em>La Fille du régiment</em> imaginée par <strong>Laurent Pelly</strong>, qui fête cette année ses dix ans de triomphe, vue et revue à Paris, à Londres, à Madrid&#8230; on ne s’en lasse jamais. Le plaisir de la goûter à nouveau est semblable à celui de revoir les pages des albums favoris de notre enfance mêlant habilement personnages réalistes et monde imaginaire abracadabrant. Si l’héritage de Natalie Dessay et de Juan Diego Florez a laissé une trace inoubliable, d’autres grands interprètes ont su endosser leurs costumes et les faire vivre à leur tour. La belle distribution réunie pour cette deuxième reprise à Barcelone (après 2010) se hisse parmi les meilleures.</p>
<p>Sous la baguette experte du chef italien <strong>Giuseppe Finzi</strong>, l’orchestre symphonique et le chœur du Gran Teatre del Liceu rendent parfaitement justice à cette partition alternativement gaillarde avec ses rataplan et sentimentale avec ses airs pleins de délicatesse. Grâce à sa grande attention au chant, solistes et choristes donnent le meilleur tant du point de vue théâtral que vocal tout au long de cette production inventive, réglée au millimètre, où les passages émouvants alternent de manière fluide avec les moments de folie comique débridée. De surcroît, le burlesque des dialogues parlés (ici habilement modernisés avec le concours de <strong>Agathe Melinand</strong>) font mouche sans vulgarité.</p>
<p>Si disparate qu’il paraisse de prime abord, le couple d’amoureux devient de plus en plus attachant et crédible jusqu’au <em>happy end</em> qui les unira enfin dans cette situation loufoque irrésistible. La soprano <strong>Sabina  Puértolas</strong> prend rapidement avec autorité le rôle de la jeune Marie, enfant abandonnée, élevée avec un amour jaloux par des soldats français. Bonne actrice, chanteuse aux aigus puissants, mais capable de pianissimi, elle est une Marie énergique qui ne manque pas de charme dans son air « Chacun le sait » et sait être particulièrement émouvante à la fin du premier acte dans « Il faut partir », alors qu’elle doit  s’arracher à « ses pères ».</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/4820-0024-ra_bofill.jpg?itok=EnBvKtJ4" title="© A.Bofill" width="468" /><br />
	© A. Bofill</p>
<p>Pataud, mais tellement touchant de sincérité, le Tonio du ténor mexicain <strong>Javier Camarena </strong>emporte les faveurs du public en même temps que le cœur de Marie. Sa voix robuste et chaleureuse au timbre velouté fait merveille dans la douceur et l’émotion avec l’air « Pour me rapprocher de Marie » chanté avec une infinie délicatesse, avant de déclencher de multiples ovations après le double exploit des fameux neuf contre ut de poitrine envoyés en rafale avec une apparente facilité, puis bissés la main sur le cœur et le sourire aux lèvres.  Le Sulpice du baryton italien <strong>Simone Alberghini</strong> interprète avec sobriété son rôle de capitaine du régiment qui se révèle complice de la marquise (mère secrète de Marie). Méritent d’être cités <strong>Isaac Galàn </strong>dans le rôle d’Hortensius, majordome de la marquise de Berkenfield et surtout l’excellente comédienne <strong>Bibiàna Fernandez</strong>  (l’une des muses de Pedro Almodovar) qui apporte à la Duchesse de Crakentorp un relief comique peu courant.</p>
<p>Par ses attitudes hilarantes, son jeu théâtral toujours en phase avec celui de ses partenaires et surtout sa manière de chanter de sa voix longue et musicale, immédiatement reconnaissable, la  légendaire Marquise de Berkenfield interprétée par <strong>Ewa Podleś</strong> se montre plus captivante que jamais dans ce personnage qu’elle s’est amusée à enrichir constamment au fil de ses nombreuses interprétations. Ici, ce soir à la fin du spectacle, après les ovations accordées aux rôles principaux, le public du Liceu qui a eu l’occasion d’apprécier depuis près de vingt ans le talent exceptionnel de la contralto polonaise dans des rôles très divers, l’applaudit avec fougue, comme il l’a toujours fait.</p>
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		<title>DONIZETTI, La Fille du régiment — Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-la-fille-du-regiment-madrid-orgie-de-contre-ut-a-madrid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2014 06:11:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quoiqu’il en soit de la rumeur de coup monté, quel jour de fête que ce lundi de novembre au Teatro Real ! Pour ses débuts madrilènes, le ténor mexicain Javier Camarena, renouvelle l’exploit de Juan Diego Florez à l’Opéra Bastille. En ce soir de dernière — comme il l’avait fait, paraît-il, trois jours auparavant — &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quoiqu’il en soit de la rumeur de coup monté, quel jour de fête que ce lundi de novembre au Teatro Real ! Pour ses débuts madrilènes, le ténor mexicain <strong>Javier Camarena</strong>, renouvelle l’exploit de Juan Diego Florez à l’Opéra Bastille. En ce soir de dernière — comme il l’avait fait, paraît-il, trois jours auparavant — il aligne sans faiblir, sous la pression insistante du public dix-huit magnifiques contre-ut !</p>
<p>Nonobstant les esprits chagrins qui qualifient cette prouesse de numéro de cirque, l’expérience vaut la peine d’être vécue à titre exceptionnel. Même si, en la circonstance, on peut suspecter un « coup de pouce » pour la provoquer, l’artiste n’a rien d’un faiseur.  Timbre lumineux, viril, vaillant, mais aussi regard tendre et malicieux, phrasé impeccable, voix d’airain sachant se rendre caressante pour peu que l’émotion du personnage inonde son cœur ; le chanteur au visage rond irradie la sympathie et une certaine modestie. En dehors de cette salve d’aigus tonitruants, même s’il n’atteint pas dans l’ensemble de son interprétation la perfection du ténor péruvien , inégalable créateur de Tonio dans cette production, on peut dire que ce rôle lui va comme un gant — Ne l’a-t-il pas prouvé à Mexico dès ses débuts en 2004 ?</p>
<p>Avec son imagerie réaliste de bande dessinée où se mêlent l’excentricité et la poésie caractéristiques du style Pelly, cette <em>Fille du régiment</em> débridée, minutieusement réglée, fait toujours mouche. Après sa création à Covent Garden en 2007 et ses nombreuses reprises, notamment au Met, au Staatsoper de Vienne,  au Liceu de Barcelone, à l’opéra de San Francisco, c’est au tour du Teatro Real de prendre sa part du gâteau : treize représentations dans une double distribution pour les principaux rôles.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="331" src="/sites/default/files/styles/large/public/hijaregimiento_6407.jpeg?itok=uZs9Iwew" title="&quot;C'en est donc fait&quot; Aleksandra Kurzak - © Javier del Real" width="450" /><br />
	© Javier del Real</p>
<p>Depuis la création de l’œuvre en 1840, le couple formé par Marie et Tonio a été interprété par la fine fleur des chanteurs belcantistes. Cela ne rend pas la partie facile pour leurs successeurs. Surtout quand on ne bénificie pas  d’une salle comble et chaleureuse, comme c&rsquo;est, dimanche, le cas de la  deuxième distribution pour sa dernière devant un public clairsemé, en particulier dans les premiers rangs du parterre. Si, comme on vient de le dire, les moyens de Javier Camerena emballent la salle, <strong>Antonino Siragusa </strong>livre une prestation d’excellente qualité vocale. Il devra cependant attendre les fameux couplets aux neuf contre-ut pour réchauffer l’atmosphère quelque peu morose dans un théâtre où la température ressentie ne dépasse sans doute pas 19°. De surcroît, la direction, pourtant sensible et nuancée de<strong> Bruno Campanella </strong>mais avec sa tendance à faire jouer « tranquillo » et de manière peu précise, n’aide guère. Sans parler des dialogues en français incompréhensibles pour la majorité du public qui doit se contenter de surtitres qui semblent laisser de marbre.</p>
<p>Malgré un joli timbre et un physique mutin la Marie d’<strong>Aleksandra Kurzak </strong>déçoit. Surtout dans ses airs plein de vie et d’émotion, on regrette une diction française assez approximative. Faisant fi du côté garçon manqué de Marie, la soprano polonaise semble peu investie ; elle se contente d’exécuter les consignes de mise en scène sans vraiment amuser ni émouvoir. En revanche, avec <strong>Désirée Rancatore</strong>, on ne perd pas une miette des paroles. La chanteuse sicilienne exécute avec brio « Chacun le sait, chacun le dit », se montre touchante dans « C’en est donc fait », mêle son timbre clair aux voix masculines dans le charmant air du deuxième acte « Tous les trois réunis » — l&rsquo;un des moment de grâce de la partition qui contraste avec la franche gaieté qui précède.</p>
<p>Dans le rôle de Sulpice, <strong>Pietro Spagnoli</strong> et <strong>Luis Cansino</strong> font jeu égal, avec un léger avantage pour le baryton espagnol. Signalons l’excellent Hortensius d’<strong>Isaac </strong><strong>Galán.</strong> Quant à la marquise de Birkenfield, elle est puissamment incarnée par l’incomparable contralto <strong>Ewa Podleś.  </strong>Après avoir affronté les montagnes pleines de soldats, retrouvé sa fille, chanté un inénarrable « Pour une femme de mon nom », elle retrouve son château et y exerce ses dons comiques dans une mémorable leçon de chant. Suivent moult péripéties inattendues qui aboutissent, comme l&rsquo;on sait, au tonitruant « Salut à la France » du chœur final.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-la-fille-du-regiment-madrid-orgie-de-contre-ut-a-madrid/">DONIZETTI, La Fille du régiment — Madrid</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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