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	<title>Vladislav GALARD - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Vladislav GALARD - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>YVAIN, Yes ! — Saint-Céré</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/yes-saint-cere-yes-but/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Aug 2022 13:30:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au Festival de Saint-Céré, en alternance avec Un soir de réveillon, de Moretti (Quand on est vraiment amoureux&#8230;), les Brigands proposent Yes !, dont le succès, en 1928, ne fut pas moindre. Maurice Yvain, dans ses souvenirs rassemblés sous le titre « Une belle opérette », rappelle les circonstances de création de l’ouvrage : « René Pujol, sympathique Bordelais déjà &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au Festival de Saint-Céré, en alternance avec <em>Un soir de réveillon</em>, de Moretti (<a href="/un-soir-de-reveillon-saint-cere-quand-on-est-vraiment-amoureux">Quand on est vraiment amoureux&#8230;</a>), les Brigands proposent <em>Yes !</em>, dont le succès, en 1928, ne fut pas moindre. Maurice Yvain, dans ses souvenirs rassemblés sous le titre « Une belle opérette », rappelle les circonstances de création de l’ouvrage : « René Pujol, sympathique Bordelais déjà très connu en tant que scénariste de films, avait, avec Willemetz, tiré une comédie musicale d’un roman de Pierre Soulaine : <em>Totte et sa chance</em>. On me proposa d’en composer la musique. La commande était pressée ; nous étions en novembre 1927, un tour était prévu dans les premiers jours de janvier 1928. L’ouvrage fut terminé en un mois. L’originalité de cette partition résidait dans son écriture. Elle était conçue pour deux pianos. Wiener et Doucet m’avaient convaincu de la possibilité de remplacer l’orchestre par un tel attelage. Deux virtuoses : Léon Kartun et Raffit furent les artisans du grand succès de <em>Yes !</em>, nouveau titre de la pièce ». Après la seconde guerre mondiale, <em>Yes !</em> tomba dans l’oubli, jusqu’à ce que Tours, il y a vingt ans, ose la reprogrammer. En fonction des destinations, des salles et des publics, Yvain l’avait orchestrée, retravaillée, ajoutant ici et là tel ou tel numéro, ce qui justifierait si besoin était la réécriture qui nous est offerte par les Brigands. La version de ce soir a été donnée à L’Athénée en novembre 2019, et Jean-Marcel Humbert nous en a laissé le compte-rendu (<a href="/yes-puteaux-oui-ou-non">Oui ou non ?</a>), auquel chacun pourra se référer, d’autant que la distribution vocale en est rigoureusement semblable. La tournée fut annulée à la suite de la pandémie, mais renaît maintenant.</p>
<p>Une pièce de boulevard, emblématique des années-folles, où l’action rebondit sans cesse, que pimentent généreusement le swing et des couleurs exotiques, tout est réuni pour une soirée réussie. Gavard, parvenu roi du vermicelle, impose à son rejeton, tout aussi débauché que son père, d’épouser une riche héritière du Pérou. Avec la complicité de sa maîtresse et de son cocu de mari, le jeune Maxime y échappe en entraînant à Londres, puis au Touquet, sa manucure pour un mariage blanc. Mais les tourtereaux se prennent au jeu et rien ne se passe comme prévu.</p>
<p>Avec ce vaudeville déjanté, on est déjà dans l’esprit de la comédie musicale, en conjuguant l’énergie du swing au parfum de Paris. Honegger aimait « l’invention spontanée et l’allure de cette musique », précisant : « un finale d’Yvain, c’est ficelé comme une finale de Haydn. Ce petit musicien est un maître ». En effet, en dehors de la trame de l’histoire, ce sont les lyrics d’Albert Willemetz et les ensembles de Maurice Yvain qui font le prix de l’opérette. Les chansons sont incroyablement variées, idéalement adaptées aux personnages et aux situations, faussement simples, entendons par là d’une subtilité et d’une richesse harmonique peu communes (*). Le sextuor et les finales, amplement développés, participent à l’action où chacun, avec une verve joyeuse, développe sa ligne ou se joint aux tutti.</p>
<p>On comprend mal la sonorisation avant le spectacle (échos d’un orage assorti de chute de pluie) si ce n’est sa fonction rafraîchissante en ce temps caniculaire. En fond de scène sur des affiches résumant l’époque (Ballets russes au TCE, Mussolini, publicité de compagnie aérienne) sont suspendus des sous-vêtements féminins, colorés, en  relation avec la débauche triste des corps plus ou moins dénudés, épuisés, où Totte, la manucure, et Roger, le coiffeur, vont chercher leur client, Maxime. La mise en scène s’organise autour d’un podium circulaire où trône un piano, cachant un autre instrument, rendu visible au second acte, puisque le praticable se scinde alors en deux, entre lesquels un hamac est suspendu, où Totte et Maxime filent le parfait amour au Touquet, face à la mer. Le dernier acte nous ramène dans un décor comparable à celui du premier. N’étaient la laideur et la vulgarité du premier acte, la réalisation visuelle et dramatique n’appelle que des éloges. Accessoires, costumes, maquillages, direction d’acteurs, chorégraphies (y compris un numéro de claquettes du coiffeur-artiste de music-hall) participent pleinement à la réussite du spectacle. Cependant, on était en droit d’attendre davantage de la « grâce gouailleuse » et leste qui fit le succès de l’ouvrage. Si des gags sont réussis (dès le début, lorsque le pianiste quitte son clavier, et que l’accompagnement se poursuit, joué par son alter ego sur l’autre piano, qui lui fait dos), nombre de jeux de mots tombent à plat, et c’est bien dommage car le texte en fourmille, et la qualité des acteurs, réelle. La légèreté, la poésie et l’émotion sont chichement mesurées.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/yes-de-maurice-yvain-compagnie-les-brigands-festival-de-saint-cere-saint-cere.jpg?itok=YsbNiWM_" title="Eric Boucher (Gavard père, le despote, roi du vermicelle) © DR" width="468" /><br />
	© DR</p>
<p>Outre l’équipe technique, on retrouve <strong>Paul-Marie Barbier</strong>, qui dirige ses complices musiciens, et trois des principaux chanteurs d’<em>Un soir de réveillon</em>. Commençons donc par eux. Ce soir, l’excellent ténor <strong>Flannan Obé</strong> incarne avec brio Roger, le coiffeur-chanteur. Le comédien n’est pas en reste. Gavard père, le roi des pâtes alimentaires, est <strong>Eric Boucher</strong>, voix solide (« le roi du vermicelle »), comédien talentueux. Enfin, <strong>Emmanuelle Goizé</strong> se métamorphose en Marquita Negri, fabuleuse comédienne, danseuse, à la voix aussi exotique que sa tenue, à l’incroyable tessiture d’une oubliée Yma Sumac. Dès son apparition au deuxième acte, elle enflammera l’action et les cœurs, d’un tempérament hors normes.</p>
<p>Seul personnage à conserver sa fraîcheur dans ce monde dépravé, Totte, la manucure est confiée à<strong> Clarisse Dalles. </strong>Elle est servie par une voix réjouissante, remarquablement conduite. Ses trois chansons et deux duos (particulièrement « A Londres », avec Maxime) sont autant de moments de bonheur. Autre excellent chanteur, le baryton <strong>Mathieu Dubroca</strong>, qui nous vaut César, le valet  de chambre stylé qui se double d’un ardent militant communiste, candidat à la députation dans le XVIe… Une voix (belle « Valse de l’Adieu ») et un jeu exemplaires. Maxime, l’héritier noceur, est <strong>Célian d’Aubigny</strong>, outre sa tenue le plus souvent dénudée, on se souviendra de son « Ou, ou » du deuxième acte. Des Saint-Aiglefin, Lucette, amante de Maxime , est confiée à <strong>Anne-Emmanuelle Davy</strong>, dont le mari naïf et complaisant est le beau baryton <strong>Gilles Bugeaud</strong>. En automobilistes, avec Maxime, le trio « Il faut chercher » est un bijou. On préfère <strong>Caroline Binder</strong> en Lady Winchester qu’en Clémentine, la bonne en recherche d’emploi, composée vulgaire et repoussante, avant de se faire journaliste, annonciatrice du krach boursier (Arletty avait créé le rôle). Dans tous les cas une capacité singulière à camper des personnalités si différentes.</p>
<p>Rire et sourire sont souvent sollicités. Signalons ainsi l’introduction de Loulou, devenue Lady Winchester poussant le fauteuil roulant de sa momie de mari, moment qui nous vaut une parodie savoureuse du <em>God save the King</em>… Le renouvellement de l’instrumentation, étroitement liée à chaque situation, n’appelle que des éloges. « Ainsi, charmantes choses », que chante Totte, est accompagné par une, puis deux guitares, avec la contrebasse, à laquelle s’ajoute la flûte. Plus singulier et rare, encore, l’emploi du thérémine, inventé peu auparavant (**).</p>
<p>N’étaient les réserves relatives à la vulgarité délibérée du premier acte comme à l’incarnation outrée de Clémentine dans son premier emploi – encore qu’elle en recherche un – le spectacle, rondement mené, est un divertissement de qualité, servi par des comédiens-chanteurs-instrumentistes talentueux, qui ravira bien des publics.</p>
<p> </p>
<p>(*) Dame Felicity Lott n&rsquo;hésite pas à les insérer dans ses récitals<br />
(**) le tout premier instrument de musique électronique, de 1920.</p>
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		<title>MORETTI, Un soir de réveillon — Saint-Céré</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-soir-de-reveillon-saint-cere-quand-on-est-vraiment-amoureux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Aug 2022 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le titre d’une des plus célèbres chansons de l’opérette, que chante le premier rôle, industriel provincial débarqué à Paris dans le but d’y faire des conquêtes. La re-création parisienne d’Un soir de réveillon avait été saluée par Laurent Bury (Aux Brigands, les mélomanes reconnaissants). L’ouvrage est repris par la compagnie au Festival de Saint-Céré, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le titre d’une des plus célèbres chansons de l’opérette, que chante le premier rôle, industriel provincial débarqué à Paris dans le but d’y faire des conquêtes. La re-création parisienne d’<em>Un soir de réveillon</em> avait été saluée par Laurent Bury (<a href="/un-soir-de-reveillon-paris-aux-brigands-les-melomanes-reconnaissants">Aux Brigands, les mélomanes reconnaissants</a>). L’ouvrage est repris par la compagnie au Festival de Saint-Céré, où elle est basée. C’est donc au Théâtre de l’Usine, salle du Bistrot, pour être précis, que le public est convié. Dans l’alignement de la grande salle (où se déroule en alternance <em>Yes</em>, de Maurice Yvain, que nous verrons très prochainement), ce qui d’ordinaire doit constituer la scène et l’arrière scène est ainsi le cabaret d’un soir, où, de façon conviviale, le public est installé autour de tables entre lesquelles les acteurs pourront circuler.</p>
<p>Savoureuse et drôle, riche en rebondissements, en gags et quiproquos, en clins d’œil et en bons mots, l’opérette que signe Raoul Moretti vaut surtout par sa vingtaine de chansons, d’Albert Willemetz, orfèvre en la matière, qui ponctuent le déroulement de l’action. Tous les ingrédients du théâtre de boulevard et du caf’conc sont réunis pour la circonstance, à l’exception du cocu de service. La jeune et chaste Monique va s’inviter à la soirée de réveillon d’une demi-mondaine – durant laquelle tout est permis et orchestré – pour favoriser les rencontres et les amours passagères, force champagne. Sauf qu’elle et un fêtard, jeune, riche et séduisant, vont se prendre au jeu… L’opérette rencontra un tel écho que le cinéma s’en empare un an après. La Paramount sortit son film en 1933, qui connut un succès durable, avec une distribution éblouissante (Henri Garat, Dranem, Arletty…).</p>
<p>L’opérette française jette alors ses derniers feux, épuisée, concurrencée par sa rivale d’Outre-Rhin et la comédie musicale américaine. Les Brigands, dont on apprécie le travail original permettant la redécouverte de tant de petits bijoux, fussent-ils en toc, ont tiré parti de ce matériau daté pour en adapter l’intrigue – resserrée – et la musique à la dimension d’un cabaret. Pratiquement pas de décor, quelques accessoires, des costumes bien conçus, assortis  d’éclairages appropriés suffisent.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/un_soir_7901.jpg?itok=LJvAsAAq" title="Un soir de  réveillon © Lorran Chourrau" width="468" /><br />
	Un soir de  réveillon © Lorran Chourrau</p>
<p>Ce soir, <strong>Paul-Marie Barbier</strong>, présenté comme pianiste, ce qu’il est effectivement, mais de fait arrangeur vraisemblable de la partition, passera de son instrument au vibraphone comme à la guitare au fil des numéros. Secondé par un acteur violoncelliste de talent et quelques petites percussions, nous aurons là ce qu’il faut pour recréer les atmosphères de chacune des scènes et accompagner les nombreux airs et ensembles qu’entonne la troupe. Aucune sonorisation, ni instrumentale, ni vocale n&rsquo;est nécessaire. Cependant, tout le substrat de danses animées, jazziques ou non, manque de relief, malgré le brio du musicien. Un pauvre piano droit (et un autre puisqu’il y aura transfert de la scène au second acte) ne suffit pas, quel que soit son talent.</p>
<p>La distribution de 2017 a été conservée pour l’essentiel. Seule nouvelle, <strong>Sarah Charles</strong> se substitue à Marie Oppert, et rien dans son chant comme dans son jeu ne trahit cette prise de rôle. Malgré les qualités individuelles de chacun et leur investissement, on reste quelque peu sur notre faim, nous prenant à imaginer ce que tel ou tel aurait pu nous valoir au niveau de la direction d’acteur, du rythme, et des quelques chorégraphies (ici fort brouillonnes). Car chanteurs-comédiens, ou comédiens-chanteurs sont à la hauteur des enjeux. Aucun ne démérite.</p>
<p>De <strong>Gilles Bugeaud</strong>, solide baryton, excellent acteur, on retiendra surtout Carbonnier et ses chansons, et l’architecte, père de l’héroïne, dont il ignore la conduite. Sans omettre son numéro de comédien du théâtre Kabuki (au restaurant), d’une drôlerie incroyable. <strong>Sarah Charles</strong> est Monique, alias Ninon, pseudo cousine de Viviane, l’émancipée organisatrice  de la soirée. Dès son premier air (« Un’ p’tite poule »), la voix bien timbrée sait se faire piquante comme charnue, de vierge peu farouche. <strong>Romain Dayez</strong>, baryton que l’on retrouvera avec plaisir à Metz et Clermont-Ferrand la saison prochaine pour <em>Il mondo della luna</em>, de Haydn, campe un Gérard Cardoval, riche et séduisant industriel en mal d’aventures. Son « J’aime les femmes » est irrésistible. C’est vraiment le premier rôle, servi par une voix superbe et un jeu convaincant. Viviane, la demi-mondaine, est <strong>Emmanuelle Goizé</strong>, artiste complète, séduisante par son chant comme par son physique. La scène de la baignoire (une brouette peinte en blanc), introduite par le violoncelle et le piano, est savoureuse. <strong>Flannan Obé</strong>, baryton martin ou ténor, est Honoré, chauffeur et chaperon de l’héroïne. Nous retiendons son époustouflant « Quand on perd la tête », entre autres. Les ensembles sont réussis, mais pas toujours parfaitement synchonisés.</p>
<p>Malgré sa bonne humeur, cet aimable divertissement laisse donc un certain goût d’inachevé. Usure d’une production déjà ancienne, ou défaut d’origine, lié à une exigence insuffisante de la mise en scène ? Nous l’ignorons. Toujours est-il que tel ou tel professionnel reconnu du genre serait en mesure de corriger aisément ces fâcheux travers. C’est ce que nous souhaitons, car l’ouvrage et ses interprètes le méritent pleinement.  </p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>YVAIN, Yes ! — Puteaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/yes-puteaux-oui-ou-non/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Nov 2019 22:46:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vers la fin des Années folles, juste avant la grande dépression économique, toute une société frivole et inconsciente jouait à s’étourdir : ces créatures aisées, légères et bourrées de contradictions, ce sont les personnages de Yes !  L’opérette de Maurice Yvain est certes moins connue que ses cousines Ta bouche (1922), Là-haut (1923) ou Pas sur la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vers la fin des Années folles, juste avant la grande dépression économique, toute une société frivole et inconsciente jouait à s’étourdir : ces créatures aisées, légères et bourrées de contradictions, ce sont les personnages de <em>Yes !</em>  L’opérette de Maurice Yvain est certes moins connue que ses cousines <em>Ta bouche</em> (1922)<em>, Là-haut</em> (1923) ou <em>Pas sur la bouche</em> (1925). Elle ressasse un peu les mêmes recettes, mais constitue néanmoins une œuvre intéressante aujourd’hui à plus d’un titre. D’abord musicalement avec ses côtés swing jazzy, ensuite intellectuellement avec l’image qu’elle donne de la société d’alors, assez proche de celle de <em>La Règle du jeu</em> de Jean Renoir, mais certes beaucoup plus souriante.</p>
<p>	L’action peut se résumer à un jeu autour du mot « oui » (« Yes ») qui déclenche une foule de mésaventures. Sous le prétexte de se marier avec la première venue pour échapper à celle que son père veut lui faire épouser, Maxime part pour Londres, suivi de toute une ribambelle de personnages improbables et souvent profiteurs, dont certains flirtent avec le music-hall et un communisme d’opérette, et cela toujours frénétiquement. Le sujet est donc mince et les mésaventures attendues, même si elles sont soutenues par une musique bien dans son époque. L’œuvre avait été présentée en 2015 par la compagnie des Frivolités parisiennes, dans sa version originale pour deux pianos. On la retrouve aujourd’hui arrangée pour deux pianos, contrebasse, vibraphone et percussions.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="312" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/11_0.jpg?itok=HEzncx0S" width="468" /><br />
	© Photo Michel Slomka</p>
<p>Les musiciens sont tout à fait excellents, les chanteurs aussi. Tous les ingrédients sont donc réunis pour que l’on passe une excellente soirée. Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur des attentes. Sans vouloir essayer d’analyser les possibles raisons des sentiments mitigés que l’on ressent à la sortie de cette sympathique production, il est certain qu’il y a à la base un sérieux déficit de mise en scène. <strong>Bogdan Hatisi </strong>et <strong>Vladislav Galard</strong> semblent avoir plus fait de la mise en place que de la véritable direction d’acteurs, qui sont souvent là sans y être, car ils n’arrivent pas à exprimer le pourquoi de leur présence. Sans beaucoup de prétextes ni d’idées amusantes pour mettre leur jeu en valeur, ils donnent l’impression d’être laissés à eux-mêmes. Et de plus on a la sensation de morceaux disparates collés bout à bout, au lieu d&rsquo;une sauce bien liée. Dans ces conditions, seuls bien sûr s’en sortent vraiment les « bêtes de scène » qui imposent les qualités d’un jeu et d’une réflexion personnels bien assurés.</p>
<p>	<strong>Flannan Obé</strong> campe un Roger de haute volée, pas si simple qu’il n’y paraît au premier abord, auquel il imprime toute une gamme de facettes imprévues. Il lui apporte également son art consommé de la scène, sa prestance et un jeu d’une grande variété, allant jusqu’aux claquettes !  Si l’on ajoute sa voix de ténor claire et bien projetée avec une diction parfaite, on comprend que cette belle interprétation est de celles que l’on n’oubliera pas. A ses côtés, <strong>Caroline Binder</strong> crée une Clémentine absolument désopilante. Le rôle avait été créé par Arletty, dont le disque a conservé l’interprétation de la chanson « Je cherche un emploi ». Loin de vouloir copier son illustre devancière, elle s’approprie le texte en grande diseuse, et crée un personnage original, sorte de Zézette (du <em>Père Noël est une ordure</em>) poussant la chansonnette. C’est vraiment drôle, jamais excessif, bref un grand moment de théâtre.</p>
<p>	Alors, peut-être le reste de la distribution, sans jamais démériter, souffre-t-il de la force de ces deux excellentes prestations ? Car on s’ennuie souvent, et tout paraît bien fade, à commencer par le personnage de Maxime (<strong>Célian d’Auvigny</strong>) qui malgré des efforts méritoires peine à s’imposer. De même, <strong>Clarisse Dalles </strong>(Totte) n’arrive pas à rendre justice à l’air « Yes » que tout le monde attend (« Je ne me doutais guère, quand je suis partie pour l’Angleterre… »), et dont on a dans l’oreille le phrasé et l’humour de Felicity Lott qui le distille avec un art si consommé fait d’inflexions et de nuances d’une grande subtilité.</p>
<p>	Question de style vocal, de balancement orchestral, de respirations ? Toute la représentation manque de chien, manque d’intonations, de contrastes, bref, ça ne swingue pas assez, et les moments forts n’étant pas bien mis en valeur, se trouvent laminés par le tout-venant. Sans doute aussi le théâtre de Puteaux, avec son grand plateau, peut-il avoir déconcerté la troupe ? Mais comme on n’est qu’au tout début de la tournée, sans doute la série de représentations à l’Athénée va pouvoir permettre de redonner du punch à ce spectacle beaucoup trop sage.</p>
<p><em>A voir à </em><em>La Rochelle, Dinan, Paris (</em><em>Athénée-Louis Jouvet pour les fêtes)</em><em>, Vichy, Charleroi, Niort et Haguenau.</em></p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>MORETTI, Un soir de réveillon — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-soir-de-reveillon-paris-aux-brigands-les-melomanes-reconnaissants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Nov 2017 06:51:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Où se trouve le monument à Albert Willemetz ? Sans doute pas à Paris, où il naquit en 1887 ; peut-être à Marnes-la-Coquette, où il mourut en 1964. S’il n’y en a pas, les mélomanes devraient se cotiser pour rendre hommage à ce librettiste sans lequel l’opérette française de l’entre-deux-guerres n’aurait pas la même saveur. Ayant commencé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Où se trouve le monument à Albert Willemetz ? Sans doute pas à Paris, où il naquit en 1887 ; peut-être à Marnes-la-Coquette, où il mourut en 1964. S’il n’y en a pas, les mélomanes devraient se cotiser pour rendre hommage à ce librettiste sans lequel l’opérette française de l’entre-deux-guerres n’aurait pas la même saveur. Ayant commencé à œuvrer peu avant la Première Guerre mondiale, auteur des textes d’<em>Andalousie </em>pour Francis Lopez, Willemetz fait le lien entre deux époques, mais il reste attaché aux années 1920 et 1930.</p>
<p>Les « lyrics » qu’il écrivit contiennent bien sûr leur dose obligée de jeux de mots – parfois un peu démodés – mais jouent aussi avec le genre opéra : dans <em>Un soir de réveillon</em>, opportunément ressuscité par <strong>Les Brigands</strong>, on trouve une citation du récit de Micaëla qui ouvre son duo avec José, mais aussi et surtout ce qui est quasiment une parodie de la ballade du Roi de Thulé chez Gounod : l’air « Dans ma baignoire » entrelace une narration (« C’était deux amoureux très économes ») et des considérations intempestives (« J’aime beaucoup mon nombril »), évidemment sur un mode moins noble que ce chante Marguerite.</p>
<p>Si son art est un peu plus daté, Raoul Moretti (1893-1954) n’en était pas moins un compositeur doué et qui connut en son temps de grands succès qui n’ont pas encore revu le jour. Merci donc aux Brigands qui, loin de nous dépouiller, nous enrichissent au contraire en remettant sous le feu des projecteurs des titres oubliés. <em>Un soir de réveillon</em> (1932) avait néanmoins une raison de rester dans les mémoires : le susdit « Dans ma baignoire », chanté par… Arletty à la création, puis dans le film réalisé en 1933 par Karl Anton, avec entre autres l’immense Dranem.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/2197-16.jpg?itok=eHMjFF1O" title="M. Oppert, F. Obé, E. Goizé © Claire Besse" width="468" /><br />
	M. Oppert, F. Obé, E. Goizé © Claire Besse</p>
<p>Autant dire qu’il y avait à lutter contre d’illustres ancêtres, mais ce n’est pas la première fois que Les Brigands relèvent ce genre de défi. <em>Un soir de réveillon</em> est donné dans le cadre inhabituel du cabaret parisien La Nouvelle Eve, mais la troupe est habituée aux spectacles « légers », au décor constitué de quelques accessoires, avec lesquels compose habilement la mise en scène signée <strong>Vladislav Galard</strong>, et à la partition arrangée (par qui ?) pour un orchestre moins fourni – deux instrumentistes seulement, mais <strong>Rémi Oswald</strong> à la guitare et <strong>Rodrigue Fernandes</strong> à l&rsquo;accordéon sont épatants et savent se mêler à l’action autant qu’il faut (même si le rôle de Bob s’en trouve fortement réduit). Car le nombre de chanteurs est lui aussi très limité : cinq seulement pour tenir tous les rôles indispensables.</p>
<p>Vétéran de la briganderie, <strong>Gilles Bugeaud</strong> en cumule quatre avec son brio habituel, parmi lesquels on distinguera le clerc de notaire Landier et l’architecte Lepage ; et même si c’est en Carbonnier qu’il a, au premier acte, le plus à chanter, on rend les armes devant son extraordinaire parodie de théâtre japonais lors de la scène située au restaurant. <strong>Emmanuelle Goizé </strong>compte elle aussi pas mal de spectacles brigandesques à son actif, mais le personnage de Viviane, qu’elle campe fort bien scéniquement, ne lui laisse finalement que peu à chanter, en dehors du fameux air de la baignoire, qu’elle a l’intelligence d’interpréter à sa manière, sans chercher le moins du monde à imiter Arletty. <strong>Flannan Obé</strong> est également un Brigand reconnu, et il assume sans faiblir la lourde succession de Dranem : dans le rôle du vieux domestique Honoré, chaperon de la jeune héroïne, il est aussi irrésistible qu’il pouvait l’être, par exemple, dans <em>Croquefer</em> et <em>L’Ile de Tulipatan</em>. Sa formation d’acteur s’avère ici un atout précieux, mais le chanteur n’est pas en reste, et il fait de ses deux grands airs (« Quand on perd la tête » et « C’est fini ») deux sommets de la représentation.</p>
<p>Deux nouveau-venus complètent la distribution. Le baryton <strong>Romain Dayez </strong>est tout à fait à l’aise dans son rôle de jeune premier fêtard, et l’on guette avec intérêt son retour dans <em>Les P’tites Michu</em> de Messager, monté prochainement par les mêmes Brigands. Quant à <strong>Marie Oppert</strong>, révélée dans <em>Les Parapluies de Cherbourg</em> au Châtelet, elle apporte une grande fraîcheur à son personnage d’ingénue : non sonorisée, cette fois, sa voix possède de belles qualités, même si l’aigu semble souvent encore fragile, mais on pardonnera volontiers à une interprète de 20 ans tout rond.</p>
<p>Nouvelle réussite, donc, à mettre à l’actif des Brigands, à voir pour encore six représentations, les lundi de novembre et les mardi de décembre.</p>
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		<title>Orfeo, Je suis mort en Arcadie — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/orfeo-je-suis-mort-en-arcadie-clermont-ferrand-monteverdi-se-cache-dans-les-details/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Oct 2017 01:22:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hybride mais pas bâtard ! Volubile sans être bavard, savamment brouillon et vaillamment chaotique dans la dérision et l’improvisation : certes, mais l’Orfeo de Samuel Achache et Jeanne Candel se payent-ils la tête de Monteverdi ou des monteverdolâtres ? Les tenants de la tradition interprétative en sont pour leur frais. Il n’y a cependant pas tromperie sur la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Hybride mais pas bâtard ! Volubile sans être bavard, savamment brouillon et vaillamment chaotique dans la dérision et l’improvisation : certes, mais l’<strong>Orfeo</strong> de <strong>Samuel</strong> <strong>Achache</strong> et <strong>Jeanne</strong> <strong>Candel</strong> se payent-ils la tête de Monteverdi ou des monteverdolâtres ? Les tenants de la tradition interprétative en sont pour leur frais. Il n’y a cependant pas tromperie sur la marchandise : les joyeux hooligans de la mise en scène ne prennent pas les mélomanes en traitre en revendiquant la couleur du « théâtre musical » dans la veine de leur profanatoire <em>Crocodile Trompeur</em>, parodie du<em> Didon et Ené</em>e de Purcell couronné par un Molière du meilleur spectacle musical trois ans auparavant. L’effervescent duo ne se contente pas de mettre des moustaches à cette Joconde lyrique. Ils ne sont d’ailleurs pas les premiers à détourner et dynamiter un chef d’œuvre, comme Duchamp n’avait la primeur de son iconoclaste « L.H.O.O.Q. » Pourquoi assigner le quasi inventeur de l’opéra à résidence étroitement surveillée par les gardiens du temple de la bien-pensance musicologique ?</p>
<p>A l’évidence sans se faire prier, Monteverdi passe du bon temps avec l’infernale bande de trublions de La Vie Brève, prête à tout voire au pire. Le but n’est pas de rendre crédible des partis-pris et dérapages théâtraux outrageusement attentatoires à l’intégrité de l’œuvre originale. Contre toute attente et en dépit de ses outrances revendiquées, ce Frankenstein orphique tient debout ; jusqu’à l’impensable : ses greffes le légitiment, l’adoubent. Le monstre protéiforme vérifie jubilatoirement la réflexibilité de la loi de Murphy : le pire n’est jamais décevant. Tout cet extravagant capharnaüm s’articule, respire et fonctionne contre toute attente à toutes les atteintes. Improbable assemblage fellinien aux allures de nef des fous chavirée par une fanfare d’apiculteurs harnachés de scaphandres de décontamination : on y surprend de rocambolesques télescopages entre une Aphrodite ménagère partie dans une valse de la serpillère pour rythmer les poignants accents du chœur. Tout se joue dans l’incongruité permanente de situations qui provoquent une salutaire distanciation. Ces incessants grands-écarts entre bacchanales effrénées et douloureuses déplorations, entre grotesque de la farce et pure tragédie, loin de distraire l’attention sur le seul contraste de l’incongruité, mettent au contraire l’accent sur la violence de la tragédie qui se noue en sous-main.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/photoorfeo3cjeanlouisfernandez.jpg?itok=W1c9AewX" title="© Jean-Louis Fernandez" width="468" /><br />
	© Jean-Louis Fernandez</p>
<p>Le diable se cache dans les détails, nous avait prévenu Nietzsche. Ici c’est dans l’apparente légèreté du propos que se dissimule la pertinence de la réflexion. Notamment sous l’aspect dérisoire de considérations philosophiques sur le<em> Memento Mori</em> entre l’émoustillante Mama-Aphrodite d’<strong>Anne-Lise Heimburger</strong> et son putatif amant ; ou alors sur l’inanité de la recette des larmes concoctée entre Charon et son Cerbère de chien savant tricéphale à la Chaval. La farce prend alors tout son sens. Ici la mascarade se doit d’être perçue comme le cache-sexe ou le faux-nez de la tragédie. Une fois encore l’humour n’est pas autre chose que la politesse du désespoir. Féroce la charge ? Ludique tout autant. Dès que Monteverdi fait mine de se (mé)prendre au sérieux, l’infernale troupe retourne prestement le gant sur le ton de la dérision. Ce qui n’en donne que plus de relief et de puissance au drame. Mais le doute s’est insinué et deux bonnes heures durant, les comédiens-chanteurs-musiciens jonglent d’un registre à l’autre, se jouent des maux dont est percluse notre mortelle condition quand bien même notre imaginaire fait de nous des dieux par la grâce du mythe.</p>
<p>Et si l’on passe ainsi sans crier gare du pur pathétique montéverdien aux extravagances les plus débridées c’est pour mieux souligner l’absurdité de nos humaines, trop humaines destinées. Orfeo revu et corrigé (sévèrement) sur le mode situationniste ? Après tout, qui aime bien châtie bien. Et tout comme « la dialectique peut casser des briques », la maïeutique selon Achache et Candel accouche d’un Orfeo furieusement transgressif. L’époustouflant Charon de <strong>Vladislav Galard</strong> version Marx tendance Groucho subvertit l’amoral de l’histoire toute en séduction avec la Messagère d’<strong>Anne-Emmanuelle Davy</strong>, soprano aussi enjôleuse que court vêtue. Le Cerbère de <strong>Léo-Antonin Lutinier</strong>,<strong> </strong>par ailleurs fort bel Amour, s’y révèle autrement plus redoutable que le chien des Enfers qui l’inspire. Et surtout infiniment plus inquiétant. Un monstre à trois têtes : une toute de cynisme, une autre dédiée à la comédie débridée, et la dernière pour la puissance son haute-contre bouleversant d’émotion.</p>
<p>Ce joyeux foutoir est finement orchestré sans coup férir par <strong>Florent Hubert</strong>, le très avisé concepteur des complexes arrangements musicaux. Il s’offre la performance de provoquer une troublante atmosphère entre bouffonnerie et gravité en parlant dans une clarinette basse. Une façon de nous faire comprendre que cet Orfeo conserve envers et contre tout sa part de mystère. Jusqu’à l’ultime séquence qui voit <strong>Marion Sicre</strong> célébrer d’un timbre d’une verticale pureté l’ascension du héros – beau et juste <strong>Jan Peters</strong> bien investi –, sur le troublant <em>Rückert Lieder</em> « Ich bin der Welt abhanden gekommen » de Mahler.</p>
<p>En tournée les 21 et 22 octobre Théâtre Studio de Luxembourg ; 1<sup>er</sup> et 2 novembre Théâtre Forum Meyrin en Suisse ; 9 novembre au Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées ; 14 et 15 novembre Espace Jean Legendre Compiègne ; 21 et 22 novembre Le Quai CDN Angers Pays de Loire ; 1<sup>er</sup> et 2 décembre La Criée Théâtre National de Marseille ; 5 et 6 décembre Le Quartz Scène Nationale de Brest ; 15 et 17 décembre Le Grand T Nantes ; 20 et 21 décembre Théâtre de Caen ; 8 et 9 janvier 2018 Equinoxe Scène Nationale de Châteauroux ; 12 et 13 janvier Les Quinconces-L’Espal / Le Mans ; 18 et 19 janvier Sortie Ouest Béziers ; et les 25 et 26 mars Stadsschouwburg Amsterdam.</p>
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