<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Leyla GENCER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/gencer-leyla/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/gencer-leyla/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Mar 2023 20:30:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Leyla GENCER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/gencer-leyla/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Dans l&#8217;intimité de Leyla Gencer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dans-lintimite-de-leyla-gencer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Oct 2018 16:58:14 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/dans-lintimite-de-leyla-gencer/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A Milan, l’exposition dédiée à Leyla Gencer à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, signalée ici-même par Laurent Bury, évoquait la vie publique de la cantatrice à partir de documents, costumes et photographies, relatifs à sa longue présence à la Scala. A Istanbul, c’est une autre approche qui a été choisie par IKSV, qui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/dans-lintimite-de-leyla-gencer/"> <span class="screen-reader-text">Dans l&#8217;intimité de Leyla Gencer</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/dans-lintimite-de-leyla-gencer/">Dans l&rsquo;intimité de Leyla Gencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A Milan, l’exposition dédiée à Leyla Gencer à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, <a href="https://www.forumopera.com/breve/lhommage-de-la-scala-a-leyla-gencer">signalée ici-même par Laurent Bury</a>, évoquait la vie publique de la cantatrice à partir de documents, costumes et photographies, relatifs à sa longue présence à la Scala. A Istanbul, c’est une autre approche qui a été choisie par IKSV, qui l&rsquo;organise. Dans les locaux de la Fondation Borusan pour les arts et la culture, sur la rue de l’Istiqlal, l’artère chic et branchée de la ville dans le quartier de Pera, c’est une Leyla Gencer intime qu’il est permis d’approcher. Bien sûr des extraits de captations vidéo et d’enregistrement restituent l’image et le son qui font revivre l’artiste lyrique. Mais les photographies la montrant enfant, avec sa famille, ou jeune femme au regard grave qui semble plongée dans une méditation mystérieuse, nous la rendent plus proche. A créer cette impression participent quelques meubles personnels : le piano droit sur lequel reposent des partitions reliées, celle ouverte au-dessus du clavier, chargée d’annotations, et le grand fauteuil avec son pouf assorti où elle devait s’asseoir et allonger ses jambes. Un lampadaire le surplombe, et sur un guéridon voisin quelques livres entassés témoignent des lectures de Leyla Gencer. Ils sont tous en français et remontent peut-être à son adolescence, quand elle s’éprenait de la tragédie française et de l’alexandrin. Est-on à la source intime de la noblesse qu’elle sut donner à ses rôles ? Cette empreinte sur les coussins, est-ce la sienne ? On ferme les yeux et on ne serait pas surpris en les rouvrant de découvrir les siens, si profonds, en train de nous sonder. Si l’exposition de Milan s’adressait à la mémoire, celle d’Istanbul s’adresse à notre cœur. Accessible jusqu’au 10 octobre.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/dans-lintimite-de-leyla-gencer/">Dans l&rsquo;intimité de Leyla Gencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Leyla Gencer fêtée en son pays</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/leyla-gencer-fetee-en-son-pays/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Sep 2018 09:00:26 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/leyla-gencer-fetee-en-son-pays/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir été honorée à la Scala de Milan, Leyla Gencer sera fêtée ce mois-ci dans son pays natal. La Fondation stambouliote pour la culture et les arts (IKSV), dont elle fut la présidente jusqu’à son décès il y a dix ans, proposera la 9e édition du Concours de chant Leyla Gencer, dont les finales &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/leyla-gencer-fetee-en-son-pays/"> <span class="screen-reader-text">Leyla Gencer fêtée en son pays</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/leyla-gencer-fetee-en-son-pays/">Leyla Gencer fêtée en son pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir été <a href="https://www.forumopera.com/breve/lhommage-de-la-scala-a-leyla-gencer">honorée à la Scala de Milan</a>,<strong> Leyla Gencer </strong>sera fêtée ce mois-ci dans son pays natal. La Fondation stambouliote pour la culture et les arts (IKSV), dont elle fut la présidente jusqu’à son décès il y a dix ans, proposera la 9<sup>e</sup> édition du Concours de chant Leyla Gencer, dont les finales publiques auront lieu les 26 et 28 septembre à l’Opéra Süreyya et au Centre de congrès Lütfi Kirdar. Les différents prix seront décernés par le jury que préside Renato Bruson (plus d&rsquo;informations sur le <a href="http://www.leylagencer.org/en">site du concours</a>). Par ailleurs, une exposition intitulée « Leyla Gencer : Primadonna and Solitude », ouvrira mardi 11 septembre à la Borusan Music House (jusqu’au 10 octobre), et l’IKSV annonce la sortie, d’ici la fin de l’année, d’un documentaire commandé pour rendre hommage à « la Diva turque ». </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/leyla-gencer-fetee-en-son-pays/">Leyla Gencer fêtée en son pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;hommage de La Scala à Leyla Gencer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lhommage-de-la-scala-a-leyla-gencer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 May 2018 05:21:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/lhommage-de-la-scala-a-leyla-gencer/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 10 mai prochain marquera le dixième anniversaire de la mort de Leyla Gencer, de son vrai nom Ayşe Leyla Çeyrekgil. Surnommée « la fiancée des pirates », la soprano turque n&#8217;eut guère la chance de fréquenter les studios d&#8217;enregistrement, mais sa carrière n&#8217;en fut pas moins resplendissante, et notamment à Milan, où elle fit ses débuts lors &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/lhommage-de-la-scala-a-leyla-gencer/"> <span class="screen-reader-text">L&#8217;hommage de La Scala à Leyla Gencer</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/lhommage-de-la-scala-a-leyla-gencer/">L&rsquo;hommage de La Scala à Leyla Gencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 mai prochain marquera le dixième anniversaire de la mort de <strong>Leyla Gencer</strong>, de son vrai nom Ayşe Leyla Çeyrekgil. Surnommée « la fiancée des pirates », la soprano turque n&rsquo;eut guère la chance de fréquenter les studios d&rsquo;enregistrement, mais sa carrière n&rsquo;en fut pas moins resplendissante, et notamment à Milan, où elle fit ses débuts lors de la création mondiale de <em>Dialogues des carmélites</em>, en 1957. Après y avoir chanté le répertoire romantique – Bellini, Donizetti, Verdi –, elle fit ses adieux en 1979 dans <em>Albert Herring</em> de Britten, non sans s&rsquo;être permis des incursions chez Monteverdi, Tchaikovski ou Pizetti. Pour la fêter dignement, La Scala (qu&rsquo;elle appelait sa maison) proposera à partir du 12 mai une exposition de photographies scénographiée par Pierluigi Pizzi, et un concert donné par les élèves de l&rsquo;Académie rendra hommage le 14 mai à Leyla Gencer. Et dans dix ans, l&rsquo;opération pourra se répéter puisque l&rsquo;on commémorera alors le centenaire de la naissance de la diva.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/lhommage-de-la-scala-a-leyla-gencer/">L&rsquo;hommage de La Scala à Leyla Gencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Deux nouveaux prix pour la Leyla Gencer Voice Competition</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deux-nouveaux-prix-pour-la-leyla-gencer-voice-competition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 14:33:54 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/deux-nouveaux-prix-pour-la-leyla-gencer-voice-competition/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Organisée tous les trois ans à Istanbul et dédiée – comme son nom l’indique – à la diva turque, Leyla Gencer (1928-2008), la Leyla Gencer Voice Competition ajoute cette année deux prix à son palmarès, l’un décernée par le Deutsche Oper Berlin, qui consiste en un rôle dans une de ses productions, l’autre par le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/deux-nouveaux-prix-pour-la-leyla-gencer-voice-competition/"> <span class="screen-reader-text">Deux nouveaux prix pour la Leyla Gencer Voice Competition</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/deux-nouveaux-prix-pour-la-leyla-gencer-voice-competition/">Deux nouveaux prix pour la Leyla Gencer Voice Competition</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Organisée tous les trois ans à Istanbul et dédiée – comme son nom l’indique – à la diva turque, <strong>Leyla Gencer </strong>(1928-2008), la <a href="https://www.forumopera.com/actu/sur-les-pas-de-leyla-gencer">Leyla Gencer Voice Competition</a> ajoute cette année deux prix à son palmarès, l’un décernée par le Deutsche Oper Berlin, qui consiste en un rôle dans une de ses productions, l’autre par le Royal Opera House, qui offre cinq séances de coaching et une audition pour le programme Jette Parker Young Artists. Les épreuves finales de cette 9<sup>e</sup> édition, présidée par <strong>Renato Bruson</strong>, se dérouleront du 23 au 28 septembre 2018. Le dépôt des candidatures est ouvert jusqu’au mercredi 18 avril. Plus d’informations sur <a href="http://www.leylagencer.org/tr/anasayfa">leylagencer.org</a> et <a href="http://www.facebook.com/leylagencersanyarismasi">www.facebook.com/leylagencersanyarismasi</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/deux-nouveaux-prix-pour-la-leyla-gencer-voice-competition/">Deux nouveaux prix pour la Leyla Gencer Voice Competition</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Coffret &#034;Great Performances&#034; au Royal Opera House</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/coffret-great-performances-au-royal-opera-house-50-ans-dhistoires-de-la-vie-dun-theatre-lyrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 15:21:04 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/coffret-great-performances-au-royal-opera-house-50-ans-dhistoires-de-la-vie-dun-theatre-lyrique/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire du temps qui passe, des âges d’or, des débuts d’une future star, d’une soirée mémorable fortuitement captée. Ce sont des techniques de chant, des modes d’expressions que l’on n&#8217;entend plus, ou rarement. C’est un public aux goûts et aux attitudes différentes. En somme, la vie d’un théâtre de sa refondation jusqu’à l’orée du &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/coffret-great-performances-au-royal-opera-house-50-ans-dhistoires-de-la-vie-dun-theatre-lyrique/"> <span class="screen-reader-text">Coffret &#34;Great Performances&#34; au Royal Opera House</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/coffret-great-performances-au-royal-opera-house-50-ans-dhistoires-de-la-vie-dun-theatre-lyrique/">Coffret &quot;Great Performances&quot; au Royal Opera House</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est l’histoire du temps qui passe, des âges d’or, des débuts d’une future star, d’une soirée mémorable fortuitement captée. Ce sont des techniques de chant, des modes d’expressions que l’on n&rsquo;entend plus, ou rarement. C’est un public aux goûts et aux attitudes différentes. En somme, la vie d’un théâtre de sa refondation jusqu’à l’orée du XXe siècle que le Royal Opera House réunit au sein d’un coffret de 12 opéras en 32 CDs.</p>
<p>	Pas de raretés dans les titres choisis, seules des valeurs sûres du répertoire sont présentes : <em style="line-height: 1.5">Don Carlo</em>, <em style="line-height: 1.5">Don Giovanni</em>, <em style="line-height: 1.5">Parsifal</em>, <em style="line-height: 1.5">Lucia di Lammermoor</em>, <em style="line-height: 1.5">Madama Butterfly</em>… Toutes ont d’ailleurs déjà été publiées de manière indépendante par le Royal Opera House.  Et puis il y a les grands soirs, ceux qui sont entrés dans la légende. Récemment Christophe Rizoud écrivait <a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal">que la version studio de 1961 (rééditée par Alto) de </a><a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal"><em style="line-height: 1.5">Lucia Di Lammermoor</em></a><a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal"> « possède tous les atouts pour rafler la mise » de la version de référence</a>. La piste gravée dans ce coffret en serait la version live. Nous sommes deux ans plus tôt en 1959, et ce soir-là, <strong style="line-height: 1.5">Joan Sutherland</strong> atteint la stratosphère des belcantistes, devant Maria Callas présente dans le public ; <a href="http://www.forumopera.com/actu/royal-opera-house-londres">nous le racontions dans notre dossier consacré aux Opéras du Monde</a>. La soprano australienne est époustouflante : vocalises superlatives, trilles variés, et personnage très bien caractérisé. Seuls quelques aigus extrêmes sonnent acides.</p>
<p>Peut-être est-ce dû à la qualité de la prise de son. Le <em>live</em> ne trahit pas et si le chant, les modes et les techniques évoluent,  ce coffret témoigne en premier lieu des progrès manifestes de la prise de son en une cinquantaine d’années. Il est émouvant, cet <em style="line-height: 1.5">Otello</em> (1955) au son ouaté où surnage le Maure éruptif de <strong style="line-height: 1.5">Ramon Vinay</strong> et la moelleuse Desdémone de <strong style="line-height: 1.5">Gré Brouwenstijn</strong>, tous deux portés aux nues par la baguette de <strong style="line-height: 1.5">Rafael Kubelik</strong>. Mais combien il est loin de la précision cristalline de la captation de ce <em style="line-height: 1.5">Cosi fan Tutte</em> de 1981 qui réunissait la crème du chant mozartien : <strong style="line-height: 1.5">Kiri Te Kanawa</strong>, qui de beautés vocales fait fondre les plus durs métaux ; <strong style="line-height: 1.5">Agnes Baltsa</strong> tout aussi belle mais plus prosaïque ; <strong style="line-height: 1.5">Stuart Burrows</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Thomas Allen</strong> chantant avec panache les deux amoureux. Quand on ajoute <strong style="line-height: 1.5">Colin Davis</strong> en fosse on tient un <em style="line-height: 1.5">giocoso</em> électrisant. Il y a toutefois quelques ratés. Quel dommage que <em style="line-height: 1.5">Don Giovanni</em> (1962) dirigé par <strong style="line-height: 1.5">Georg Solti</strong> soit plus problématique dans sa prise de son : les soprani en pâtissent et notamment l’Anna impériale de <strong>Leyla </strong><strong style="line-height: 1.5"><strong>G</strong>encer</strong> qui fait saturer les aigus très rapidement. Aucun problème en revanche pour jouir du sens inné du théâtre de <strong style="line-height: 1.5">Cesare Siepi</strong> (Don Giovanni), <strong style="line-height: 1.5">Geraint Evans</strong> (Leporello) ou encore <strong style="line-height: 1.5">Sena Jurinac</strong> (Elvire) et la jeune <strong>Mirella</strong> <strong style="line-height: 1.5">Freni </strong>(Zerline).</p>
<p>	Autre problème de taille, ces <em>lives</em> sont le fruit de leur époque et certaines manies de se servir du ciseau ne sont pas encore passées aux oubliettes. Ainsi le <em style="line-height: 1.5">Don Carlo</em> de 1958 avec <strong style="line-height: 1.5">Carlo Maria Giulini</strong> en fosse est dépecé de nombreuses mesures (il est bien en italien et en 5 actes, contrairement à ce que suggère le livret du coffret qui ajoute un « s » à Carlo) . Pas le temps de s’ennuyer à Fontainebleau expédié en quelques minutes, pas de <em style="line-height: 1.5">lacrimosa</em> pour le Posa de<strong style="line-height: 1.5"> Tito Gobbi</strong>… C’est d&rsquo;autant plus discutable quand la serpette est maniée par les techniciens et réalisateurs du présent coffret : ainsi une fort belle soirée de répertoire autour d’un <em style="line-height: 1.5">ballo in maschera</em> réunissant <strong style="line-height: 1.5">Jon Vickers</strong>, <strong>Ettore </strong><strong style="line-height: 1.5"><strong>B</strong>astianini</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Amy Shuard</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Regina Resnik</strong> se trouve proprement tronçonnée quand certains finals ne sont pas purement et simplement assourdis comme de vulgaires morceaux pop. Fallait-il donc gagner quelques secondes pour réduire le nombre de galettes du coffret ?</p>
<p>	Mais passons, ce qui se fait jour en filigrane au fil des décennies, c’est la volonté de « <em>restaurer Covent Garden comme centre d’opéra et de ballet digne des plus grandes traditions musicales</em> », comme l&rsquo;écrivaient les pères fondateurs au sortir de la guerre. Condition sine qua non : une troupe et un orchestre fixe. Là encore on mesure combien Londres aura bataillé. Le <em style="line-height: 1.5">Parsifal </em>de 1971 qui réunit <strong style="line-height: 1.5">Jon Vickers</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Donald McIntyre</strong>, <strong>Amy </strong><strong style="line-height: 1.5">Shuard</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Norman Bailey</strong> ne donne pas autre chose à entendre qu’une belle soirée wagnérienne alors que va commencer la décennie dite de crise de chant wagnérien. Le chef ce soir-là, <strong>Reginald Goodall</strong>, est notoirement connu pour avoir enregistré la version la plus lente de l&rsquo;oeuvre. Même démonstration en 1997 avec <em>Die Meistersinger von Nürnberg</em>, même si la crise est passée, pour le Sachs de <strong style="line-height: 1.5">John Tomlinson</strong> accompagné par les artistes maison.  Plus que la Butterfly de <strong style="line-height: 1.5">Victoria de los Angeles</strong>, que les « Vittoria » glorieux de <strong style="line-height: 1.5">Franco Corelli</strong> (dans <em style="line-height: 1.5">Tosca</em> en 1957) ou qu’un <em style="line-height: 1.5">Rosenkavalier</em> de luxe en 1995 (Baron Ochs de <strong style="line-height: 1.5">Kurt Moll</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Anna Tomowa-Sintow</strong> en Maréchale), le florilège ici capté de soirées de répertoire de grande qualité montre ce théâtre qui se réinvente, s’affirme et triomphe.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/coffret-great-performances-au-royal-opera-house-50-ans-dhistoires-de-la-vie-dun-theatre-lyrique/">Coffret &quot;Great Performances&quot; au Royal Opera House</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Leyla Gencer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/leyla-gencer-la-diva-turque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 05:48:28 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/leyla-gencer-la-diva-turque/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Leyla Gencer est une énigme. Pourquoi cette soprano d’origine turque à la voix fabuleuse a-t-elle été injustement ignorée par les maisons de disques tout au long de sa carrière ? Une cinquantaine d’enregistrements illégaux témoignent aujourd’hui de son art exceptionnel. Ils lui ont valu le surnom de « fiancée des pirates ». Pourquoi cet oubli – ce mépris ? &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/leyla-gencer-la-diva-turque/"> <span class="screen-reader-text">Leyla Gencer</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/leyla-gencer-la-diva-turque/">Leyla Gencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Leyla Gencer est une énigme. Pourquoi cette soprano d’origine turque à la voix fabuleuse a-t-elle été injustement ignorée par les maisons de disques tout au long de sa carrière ? Une cinquantaine d’enregistrements illégaux témoignent aujourd’hui de son art exceptionnel. Ils lui ont valu le surnom de « fiancée des pirates ». Pourquoi cet oubli – ce mépris ? – quand à la même époque, à notoriété égale voire moindre, la plupart de ses consœurs était régulièrement invitée à franchir les portes des studios ? A cette question, <strong>Zeynep Oral</strong> propose plusieurs réponses qu&rsquo;on laissera au lecteur le soin de découvrir. Son ouvrage biographique, édité en langue turque en 1992, traduit en anglais en 2008, est enfin disponible en français grâce aux efforts conjoints de bleu nuit éditeur et de Pierre Bergé. L’homme d’affaire et mécène fut le premier à proposer à Leyla Gencer de chanter en France, en 1980 sur la scène de L’Athénée. Sa carrière avait débuté à Ankara trente ans auparavant. Depuis le début des années 60 et le retrait des scènes de Maria Callas, elle régnait sans rivale à La Scala. Pourquoi d’ailleurs l’Opéra de Paris, le Metropolitan Opera de New-York, entre autres, n’ont-ils jamais fait cas de cette soprano, riche d’un répertoire de 73 opéras et capable de chanter aussi bien Verdi – de Gilda à Lady Macbeth ! – que Bellini, Puccini et surtout Donizetti dont elle fut l’un des piliers de la renaissance ?</p>
<p>
	La personnalité de Leyla Gencer est une énigme que l’auteure s’attache à déchiffrer, en cent courts chapitres d’une prose dont la traductrice – <strong>Gertrude Durusoy</strong> – a parfois eu du mal à exprimer la poésie. Pourquoi les premiers temps portait-elle toujours des grandes lunettes de soleil noires qu’elle n’enlevait ni le jour, ni la nuit ? Pourquoi était-elle si susceptible, si ombrageuse, si jalouse, si coléreuse, si généreuse ? Les anecdotes, nombreuses, confirment ce que suggère la cinquantaine de photos en marge du texte. Le regard impérieux, le port de tête royal, le geste tranchant n’acceptaient pas de répliques. Fiorenza Cosotto, comme pas mal d’autres, le réalisa à ses dépens lorsqu’à l’issue d’une représentation de <em>Norma</em> à Naples, elle s’avisa de vouloir saluer la première. « <em>S’il vous plait restez calme</em> » suppliait le maestro Gavazzeni, l’un des chefs d’orchestre avec lequel elle aimait travailler.</p>
<p>
	Leyla Gencer est une énigme, un « sphynx étonnant », telle Manon de Massenet qu&rsquo;elle chanta à San Francisco en 1958. Quel est le secret de cet art, unique, qui aujourd’hui encore subjugue ? Là encore, les réponses sont moins affirmations qu’hypothèses, au pluriel. Ni musicologue, ni musicographe, Zeynep Oral ne cherche pas à percer les mystères de ce chant exceptionnel où voix, technique et tempérament, tous trois fusionnées, portent la musique à son point d’ébullition. Le CD joint au livre, serait à cet égard plus explicite. Devenue amie de la soprano, l’écrivaine a voulu entreprendre un voyage entre « <em>les miroirs, les souvenirs et les arias</em> ». Son récit est portrait de femme, autant que de chanteuse. Lorsqu’il faut se livrer à l’analyse, elle préfère passer la parole aux spécialistes – André Tubeuf, Rodolfo Celletti&#8230; – voire à la soprano elle-même qui, interrogée sur ses impressions scéniques, finit par déclarer : « <em>Sur scène je devenais une divinité</em> ».</p>
<p>
	Leyla Gencer n&rsquo;est pas une énigme, c&rsquo;est une diva.</p>
<p>
	 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/leyla-gencer-la-diva-turque/">Leyla Gencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sur les pas de Leyla Gencer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/sur-les-pas-de-leyla-gencer/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/sur-les-pas-de-leyla-gencer/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Sep 2012 15:23:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/sur-les-pas-de-leyla-gencer/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi un reportage sur la septième Leyla Gencer voice competition ? Parce que le concours compte à son palmarès plusieurs lauréats prestigieux : Marcelo Alvarez, Nino Machaidze , Pretty Yende&#8230; ? Parce que jeudi dernier, 20 septembre, la gagnante du premier prix, Fatma Said a conquis le public autant que le jury ? Parce que &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/sur-les-pas-de-leyla-gencer/"> <span class="screen-reader-text">Sur les pas de Leyla Gencer</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/sur-les-pas-de-leyla-gencer/">Sur les pas de Leyla Gencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi un reportage sur la septième Leyla Gencer voice competition ? Parce que le concours compte à son palmarès plusieurs lauréats prestigieux : Marcelo Alvarez, Nino Machaidze , Pretty Yende&#8230; ? Parce que jeudi dernier, 20 septembre, la gagnante du premier prix, Fatma Said a conquis le public autant que le jury ? Parce que Mirella Freni présidait cette nouvelle édition ? Oui, mais pas seulement.</p>
<p>	<strong>Au commencement était l’IKSV&#8230;</strong></p>
<p>	Organisée pour la première fois en 1995, la Leyla Gencer Voice Competition doit son existence, comme son nom l&rsquo;indique, à la fameuse soprano turque, baptisée « fiancée des pirates » pour avoir été honteusement négligée par les plus grands labels discographiques. Les mélomanes, moins ingrats, n&rsquo;ont pas oublié celle qui participa à la renaissance du bel canto romantique dans les années 1960. Son ombre d&rsquo;ailleurs ne cesse de grandir avec le temps et la difficulté de renouer aujourd’hui avec ce répertoire. Elle hante encore, immense, les couloirs de l&rsquo;Istanbul Fondation for Culture and Arts (IKSV). Depuis 1973, année de sa création, cette institution non-gouvernementale à but non lucratif veut offrir au public turc la possibilité d&rsquo;explorer toutes les formes de production artistique et culturelle existantes de par le monde et ainsi, faire d&rsquo;Istanbul un des premiers carrefours internationaux d&rsquo;art et de culture. Un objectif que les ambitions européennes de la Turquie n&rsquo;ont fait que renforcer. La Leyla Gencer vocal competition est un levier parmi les nombreuses manifestations organisées par l&rsquo;IKSV (dont le Istanbul Film Festival, le Istanbul Theatre Festival, le Istanbul Jazz Festival, la Design biennal, etc.). Mais la personnalité de la cantatrice lui confère une dimension émotionnelle supplémentaire, encore perceptible aujourd&rsquo;hui.<br />
	 </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="http://forumopera.damienrave.fr/sites/default/files/article/2012-09/Gencer2.jpg" style="height:352px;width:600px" /><br />
	Leyla Gencer Evi © iksv</p>
<p> </p>
<p><strong>Un musée pour Leyla Gencer</strong></p>
<p>	Depuis sa disparition, en 2008, le prénom de Leyla agit ici comme un talisman. L&rsquo;intégralité de sa fortune a été léguée par testament à la fondation qui en a profité pour s&rsquo;installer dans un immeuble art nouveau de Beyoğlu, ce quartier animé situé sur la rive nord de la Corne d’Or. Là, au deuxième étage, Pier Luigi Pizzi a reconstitué l&rsquo;appartement milanais de la diva à partir des meubles et objets lui ayant appartenu. La visite se fait sur rendez-vous, aux heures d&rsquo;ouverture de la Fondation, mais rien n&#8217;empêche de pousser la porte et de tenter sa chance. Les amis de Leyla Gencer sont toujours les bienvenus. Avec un peu de chance, vous rencontrerez Yeşim Gürer Oymak, directrice de la compétition (et de l&rsquo;International Istanbul Music Festival) qui côtoya la diva les deux dernières années de sa vie et aime à parler d&rsquo;elle. Le récit des obsèques de la soprano, dont les cendres furent dispersées en bateau sur le Bosphore conformément à ses dernières volontés, est à la mesure de la personnalité de Leyla Gencer. Le geste, surprenant pour de nombreux musulmans, contribua à la rendre encore plus célèbre. Sa renommée à Istanbul dépasse désormais le cercle des amateurs d&rsquo;opéra. Son musée a accueilli plus de 2000 visiteurs depuis son ouverture en 2010. Accumulation de souvenirs, de livres et de photos, mise en évidence de bibelots chargés chacun de raconter une histoire, souci du détail poussé jusqu&rsquo;à reconstituer dans un capharnaüm théâtral le dressing de la diva : le décor se présente plus viscontien que pizzien. Aussi apocryphe soit la démarche, il flotte dans l&rsquo;atmosphère une présence qui pousse à chuchoter, comme pour ne pas perturber la quiétude étouffante du lieu. En bande son, la voix de Leyla Gencer au sommet de son art, enregistrée dans des conditions supérieures à la moyenne du <em>live</em> ordinaire, ajoute à l&rsquo;impression de sanctuaire. Impossible ici malheureusement de se procurer l&rsquo;un de ces enregistrements. Même en ses murs, la « fiancee des pirates » est trahie par le disque.</p>
<p>
	<strong>L’essor d’une compétition vocale</strong></p>
<p>	Également absents, les ouvrages consacrés à celle que l&rsquo;on présente à Istanbul comme « <em>le plus beau cadeau que la Turquie ait fait au monde de l&rsquo;opéra</em> ». Des deux biographies existantes, l&rsquo;une n&rsquo;est plus éditée, l&rsquo;autre, écrite par Zeynep Oral, qui fut son amie, devrait être traduite prochainement en français, grâce à l&rsquo;intervention de Pierre Bergé, grand admirateurs de la soprano (il l&rsquo;invita plusieurs fois à l&rsquo;Athénée dans les années 1980 avant son retrait définitif des scènes). On y apprend, si on ne le savait pas, que Leyla Gencer consacra les dernières années de sa vie à l&rsquo;enseignement du chant. Dès 1997, elle rejoignait le jury de la compétition vocale qui porte son nom. En 2006, après plusieurs années de balbutiements, dus notamment au tremblement de terre de 1999, l&rsquo;IKSV s&rsquo;associait à l&rsquo;Accademia del Teatro alla Scala, afin d&rsquo;accentuer la dimension internationale de la compétition. De cette édition date l&rsquo;accroissement du nombre de candidats, 164 contre 35 la fois précédente (en 2000). En 2010, le processus de présélection par enregistrement est abandonné au profit d&rsquo;auditions organisées dans plusieurs grandes villes européennes. L&rsquo;édition 2012 s&rsquo;inscrit dans ce schéma avec ses 176 jeunes chanteurs, tous nés après le 20 septembre 1980 ainsi que le postule le règlement, concourant pour emporter l&rsquo;un des cinq trophées mis en jeu : les trois premiers prix, dotés respectivement d&rsquo;une somme de 12.500, 7.500 et 3.500€, auxquels il faut ajouter le prix spécial de l&rsquo;Accademia del Teatro alla Scala (trois mois de formation) et, nouveauté de cette édition, le prix du public sponsorisé par le groupe Doğuş, partenaire officiel de la manifestation depuis 2006.<br />
	 </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="http://forumopera.damienrave.fr/sites/default/files/article/2012-09/Gencer3.jpg" style="height:400px;width:600px" /><br />
	Fatma Said, Mirella Freni © iksv</p>
<p>
	<strong>En direct de la septième édition </strong><br />
	 </p>
<p>Seuls 40 des 176 candidats participaient aux ultimes épreuves organisées du 16 au 20 septembre à Istanbul et seuls 9 d&rsquo;entre eux avaient la chance d&rsquo;accéder à la finale, sous forme d&rsquo;un concert public dans l&rsquo;enceinte de Topkapi, à Hagia Irene, une des rares églises de Constantinople que les ottomans ne transformèrent pas en Mosquée lorsqu&rsquo;ils s&#8217;emparèrent de la ville en 1453.<br />
	Dans ce théâtre de brique au volume imposant et à l&rsquo;acoustique dilatée, cinq sopranos, deux mezzo-sopranos, un ténor et un baryton, accompagnés par le Borusan Istanbul Philharmonic Orchestra sous la direction du maestro <strong>Pietro Mianiti</strong>, devaient en un seul air d&rsquo;opéra convaincre à la fois les sept membres du jury, présidé par Mirella Freni, et le public, appelé à voter à l&rsquo;issue du concert. Faut-il y voir la marque de Leyla Gencer ? Sur les neuf arias proposées, trois étaient composées par Donizetti, Korngold, Mozart, Puccini, Leoncavallo, Gounod et Massenet se partageant équitablement le reste du programme. Côté nationalité, avantage à l&rsquo;Est comme souvent aujourd&rsquo;hui dans les compétitions internationales avec six pays représentées &#8211; Turquie, Egypte, Russie, Roumanie, Kazakhstan, Corée du sud &#8211; contre trois à l&rsquo;Ouest &#8211; Italie, Etats-Unis, Brésil.<br />
	Et comme souvent, on constate la difficulté qu&rsquo;ont les chanteurs asiatiques pour transcender leur technique et véhiculer l&rsquo;émotion. On en viendrait presque à douter de leur compréhension du texte. Impossible d&rsquo;ailleurs pour l&rsquo;auditeur francophone de saisir un traitre mot des stances de Sapho interprétées avec beaucoup de concentration par la mezzo-soprano coréenne<strong> Shin Je Bang</strong>. Débarrassée de tout sentiment, la partition de Gounod fait valoir un chant à la ligne assurée et à la longueur impressionnante mais hélas inerte. Même constat pour <strong>Medet Chotabayev</strong> que la rumeur présentait comme un des lauréats potentiels. A trop miser sur le métal sombre de sa voix, le ténor kazakh oublie de nuancer un « lucevan le stelle » qui, privé d&rsquo;intentions, perd l&rsquo;essentiel de son impact. On suppose que <strong>Caner Akgün</strong> doit à ses origines stambouliotes sa présence en finale tant, malgré un aigu affirmé, son « cruda, funesta smania » édenté sonne scolaire. Bien que talentueuses, <strong>Valeria Tornatore</strong> et<strong> Kristina Bikmaeva</strong> nous semblent, elles, victimes de leur choix. La première peine à projeter les notes – trop &#8211; graves que Mozart a glissées dans l’air de Sesto. La seconde fait également fausse route en optant pour l&rsquo;air d&rsquo;entrée de Norina. En l&rsquo;écoutant, ce n&rsquo;est pas à l&rsquo;héroïne de<em> Don Pasquale</em> que l&rsquo;on songe mais à Musetta dans <em>La Bohème</em> de Puccini, qui aurait mieux correspondu à sa vocalité.<br />
	Avec l&rsquo;air de Marietta, extrait de <em>Die Tote Stadt</em>, la soprano roumaine,<strong> Irina Iona Baiant</strong>, a sans doute voulu se démarquer de ses consœurs en privilégiant l&rsquo;intensité à la virtuosité. La chanteuse, malgré sa jeunesse (22 ans), fait montre d&rsquo;une maîtrise du souffle et du son qui auraient dû lui valoir mieux que le prix spécial du jury.<br />
	Dans le trio de tête, on aurait sans hésitation inversé la deuxième position &#8211; <strong>Ludmilla Bauerfeldt</strong> dont le soprano léger parait encore mal aguerri pour venir à bout de « Regnava nel silenzio » &#8211; et la troisième &#8211; <strong>Jessica Rose Cambio</strong>, qui après avoir bien caché son jeu durant les répétitions le matin-même, expose un joli timbre et un indéniable tempérament.<br />
	Premier prix indiscutable en revanche pour <strong>Fatma Said</strong>, distinguée à la fois par le jury et par le public. Cette jeune artiste née au Caire en 1991 et formée à l&rsquo;école de musique Hanss Eisler de Berlin (où elle étudie encore) a plus d&rsquo;un atout dans son sac. Une assurance d&rsquo;abord, surprenante compte tenu de son jeune âge (21 ans), qui tient à la fois de l&rsquo;inconscience et de l&rsquo;effronterie mais qui, combinée à une silhouette gracile, lui donne sur scène une aisance irrésistible. Un timbre ensuite d&rsquo;une fraîcheur revigorante, une souplesse, un suraigu précis et une intelligence dramatique qu&rsquo;elle sait utiliser pour offrir de Manon un portrait aguicheur. Ce potentiel devrait trouver à s&rsquo;épanouir dans Mozart ou, si elle tient à l&rsquo;opéra français, en Leila des<em> Pêcheurs de perles</em> dont elle possède naturellement la grâce ondoyante.</p>
<p> </p>
<p><strong>A Mirella Freni, le mot de la fin</strong><br />
	 </p>
<p>Pourtant, ce n&rsquo;est pas Fatma Said qui l&#8217;emporte à l&rsquo;applaudimètre mais <strong>Mirella Freni</strong>. Appelée sur scène pour annoncer le palmarès, la légendaire soprano italienne laisse parler son cœur : « <em>je suis très heureuse et très émue d&rsquo;être ici avec vous. Leyla était vraiment une amie très chère et une très grande artiste. Ensemble, nous avons joué, plaisanté, répété et fait tant de choses&#8230; C&rsquo;est elle qui a insisté pour que j&rsquo;entre à l&rsquo;Accademia del Teatro alla Scala afin d&rsquo;accompagner les jeunes chanteurs. Quand nous chantions ensemble, elle me disait : « </em>Mirella, aide-moi si j&rsquo;oublie mon texte<em>« . Une fois, à Vienne, le soir de la première des</em> Nozze di Figaro<em>, &#8211; elle interprétait la Comtesse et moi Suzanna – dans le récitatif avant le duettino, au lieu de dire « canzonetta sull’ aria », elle marque un léger temps d&rsquo;arrêt après « canzonetta » et ajoute « sull&rsquo; erba » ! Déconcertée, elle me regarde et laisse échapper un « bo ! » Sans perdre mon sang-froid, je la regarde à mon tour et j’enchaîne d&rsquo;un air entendu « sull erba… »</em> ».</p>
<p> </p>
<p>Retransmis à la télévision sur Skytürk360, la septième édition de la Leyla Gencer Competition s&rsquo;achève ainsi par un éclat de rire à une heure de grande écoute. On aimerait que le taux d&rsquo;audience, non encore communiqué, soit à la hauteur de l&rsquo;événement et des moyens déployés pour populariser l&rsquo;art lyrique dans un pays qui, on l&rsquo;ignore souvent, compte officiellement six maisons d&rsquo;opéra (Ankara, Istanbul, Izmir, Mersin, Antalya et Samsun). On ne peut s&#8217;empêcher d’y voir la volonté d&rsquo;ancrer la Turquie dans cette Europe qu&rsquo;elle aspire à rejoindre. L&rsquo;opéra, arme politique ? Ce n&rsquo;est pas nouveau mais cela reste d&rsquo;actualité. Preuve au-delà des frontières de la force et de la vitalité d&rsquo;un art que certains ont dit trop vite moribond.</p>
<p>	 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/sur-les-pas-de-leyla-gencer/">Sur les pas de Leyla Gencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.forumopera.com/sur-les-pas-de-leyla-gencer/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un Ballo in Maschera</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bergonzi-et-gencer-donnent-une-lecon-de-style/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 07:15:45 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bergonzi-et-gencer-donnent-une-lecon-de-style/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Myto Historical réédite un Bal Masqué capté sur le vif au Teatro Communale de Bologne le 28 novembre 1961. La qualité sonore en est convenable (pour un enregistrement sur le vif). Bien sûr, dans le prélude, on aimerait entendre moins obstinément chaque note de la petite harmonie (rien ne nous échappe de la prestation des &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bergonzi-et-gencer-donnent-une-lecon-de-style/"> <span class="screen-reader-text">Un Ballo in Maschera</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bergonzi-et-gencer-donnent-une-lecon-de-style/">Un Ballo in Maschera</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Myto Historical réédite un <em>Bal Masqué</em> capté sur le vif au Teatro Communale de Bologne le 28 novembre 1961. La qualité sonore en est convenable (pour un enregistrement sur le vif). Bien sûr, dans le prélude, on aimerait entendre moins obstinément chaque note de la petite harmonie (rien ne nous échappe de la prestation des pupitres de flûte et clarinette), mais les voix sont bien présentes. Révérence gardée pour l’orchestration du <em>Bal masqué</em>, qui n’est tout de même pas celle de <em>Tristan</em>, et pour les qualités propres de l’orchestre du Communale de Bologne, qui n’est pas le Philharmonique de Berlin, c’est finalement l’essentiel.</p>
<p> </p>
<p>On commencera par souligner la probité de la direction du maestro <strong>Oliviero de Fabritiis</strong>. Sans arriver à trouver le chemin de l’unité profonde de cette œuvre bien complexe –même Karajan s’y est cassé les dents- il sait être attentif aux climats et ne sacrifie pas le burlesque de la comédie à la noirceur du drame. En bon <em>maestro concertatore</em>, il sait en outre respirer avec ses chanteurs, tout en maintenant un minimum de discipline d’ensemble : c’est appréciable.</p>
<p> </p>
<p>L’intérêt premier de cette réédition est une confirmation : avec <strong>Carlo Bergonzi</strong>, on tient un des plus grands Riccardo enregistrés. Présent à plus de dix reprises dans la discographie – c’est ici son premier témoignage l<em>ive</em> –  l délivre une leçon de style absolue. La voix est conduite avec une sûreté confondante sur toute son étendue, le souffle est maîtrisé comme rarement, le respect des indications de la partition est scrupuleux, l’élégance suprême. On est loin des facilités corelliennes ou des outrances del-monégasques, pour ne citer que ses deux contemporains. Que l’on écoute pour s’en convaincre « E scherzo od è follia », véritable test qui voit bien des titulaires du rôle sombrer dans le ridicule en forçant le trait. C’est finalement peut être bien ça, la bonne définition du style : la capacité à doser les effets. Les <em>risate</em> insérés dans la ligne de chant le sont ici avec un goût irréprochable, ni soulignés, ni esquivés : c’est parfait ! Dans « Ma se m’è forza perderti », le legato est de la meilleure école, les diminuendo à tomber. Et, dans la foulée, quel phrasé vibrant pour « Si rivederti Amelia » ! On pourrait multiplier les exemples, jusqu’à une mort dénuée du moindre sanglot vériste : cette interprétation est exemplaire, et mériterait d’être enseignée dans toutes les écoles de chant.</p>
<p> </p>
<p>On avouera une certaine gêne à l’écoute de l’Amélia de <strong>Leyla Gencer</strong>, autre grande styliste. Qu’il soit permis de penser, avec tout le respect dû à cette grande artiste, que parmi les héroïnes verdiennes, celle-ci n’est pas celle qui lui convient le mieux. Le souci du respect de la partition est patent, et louable. Les progressions dynamiques sont respectées, sans tricher, au risque d’exposer dangereusement la voix par moments, comme par exemple dans « Consentimi o signor ». On est admiratif devant le contrôle du souffle : du vrai chant <em>sul fiatto</em>, hérité de l’école néo-belcantiste la plus authentique. Dignes d’éloge également, les allègements de la voix dans « Ma dell arrido stelo divulsa » ou « Moro ma prima in grazia ». D’où vient, dès lors, que cette interprétation n’arrive pas à convaincre entièrement ? Sans doute de ce que la technique dont Gencer, avec talent, est l’héritière, convient bien mieux aux premiers Verdi (sans parler des opéras de Donizetti ou Bellini), beaucoup moins à une œuvre de la maturité, dont l’héroïne, <em>lirico spinto</em> de stricte obédience, regarde plus vers Aïda que vers Marie Stuart ou Lucrèce Borgia. Manquent ici les emportements que permet la robustesse du haut medium. On a, pour tout dire, en permanence une légère impression de fabriqué. Pour trouver la vérité d’Amélia, on retournera à Callas, de préférence <em>live</em> à la Scala.</p>
<p> </p>
<p>Les autres protagonistes n’appellent pas de commentaires aussi développés.</p>
<p> </p>
<p>En Renato, <strong>Mario Zanasi</strong>, au timbre clair, plafonne dès son air d’entrée. « O dolceze », pollué par des sanglots superflus, peine à émouvoir, en dépit du travail louable du chef sur les cordes. Une prestation qui ne marque guère.</p>
<p> </p>
<p><strong>Dora Gatta</strong> et <strong>Adriana Lazzarini,</strong> sans démériter, relèvent néanmoins de la catégorie des seconds couteaux. La première, Marcelline dans les <em>Noces</em> de studio de Giulini, a du mal avec les vocalises de « Volta la terrea », mais convainc davantage dans un « Saper vorreste » correct. La seconde, Maddalena de Callas et di Stefano dans le <em>Rigoletto</em> de studio dirigé par Serafin, poitrine à tout va, et son « Re dell’abisso », sans être indigne, manque singulièrement de mystère.</p>
<p> </p>
<p>Un Bergonzi magistral, une Gencer pas totalement convaincante, mais certainement pas indifférente, tous deux servis par une direction humble et honnête : on est passé ce soir là plus prêt de la vérité de l’œuvre qu’en bien des soirées plus huppées. Cela suffit à recommander l’achat de ce coffret.</p>
<p> </p>
<p><strong>Julien MARION</strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bergonzi-et-gencer-donnent-une-lecon-de-style/">Un Ballo in Maschera</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cave Canem #7</title>
		<link>https://www.forumopera.com/podcast/cave-canem-7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 18:23:08 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/podcast/cave-canem-7/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cave Canem # 7 « Cave canem » est une mosaïque retrouvée dans les tréfonds de Pompéi, invitant le visiteur à se méfier des crocs acérés du chien de la maison. Ainsi, Forum Opéra veut-il mettre ses auditeurs en garde contre les morsures intempestives de ses critiques, qui se penchent, chaque mois, sur le sort &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/podcast/cave-canem-7/"> <span class="screen-reader-text">Cave Canem #7</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/podcast/cave-canem-7/">Cave Canem #7</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Cave Canem # 7<br />
« Cave canem » est une mosaïque retrouvée dans les tréfonds de Pompéi, invitant le visiteur à se méfier des crocs acérés du chien de la maison. Ainsi, Forum Opéra veut-il mettre ses auditeurs en garde contre les morsures intempestives de ses critiques, qui se penchent, chaque mois, sur le sort de trois nouveautés discographiques et d’un enregistrement de référence. Ceci dit, si les molosses ont parfois la dent dure, rappelons que le chien est aussi le meilleur ami de l’homme.</p>
<p>Sommaire</p>
<p> </p>
<p>Nos rédacteurs évoquent les highlights de leur saison 2008.<br />
Coup de projecteurs sur quatre disparus: Leyla Gencer, Sergei Larin, Gianni Raimondi et Giuseppe Di Stefano.</p>
<p> </p>
<p>
Présentation : Camille De Rijck<br />
Avec : Mehdi Mahdavi (Diapason), Sylvain Fort (Classica) et Jean-Philippe Thiellay (Forumopera.com)<br />
Ingénieur du son : Guillaume Robert<br />
Enregistré le 26/01/2008 aux Studios Qobuz (Paris)</p>
<p>Accès aux podcasts de Forum Opéra sur iTunes :</p>
<p>1. Ouvrir iTunes<br />
2. Dans le menu du haut, choisir « avancé »<br />
3. Dans « avancé » cliquer sur « S&rsquo;abonner au podcast »<br />
4. Copier/coller le lien suivant dans la fenêtre : <a href="../../../../uploads/iTunes.xml">www.forumopera.com/uploads/iTunes.xml</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/podcast/cave-canem-7/">Cave Canem #7</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Anna Bolena</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fascinante-bolena/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 06:22:54 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fascinante-bolena/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Henry VIII et ses six épouses ne laissent pas de fasciner… et ce quelle que soit l’époque.   L’art s’est très vite emparé de cette histoire : dans le domaine de la littérature on ne peut évidemment passer Shakespeare sous silence, mais beaucoup plus près de nous (et de façon beaucoup plus grand public) le cinéma &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fascinante-bolena/"> <span class="screen-reader-text">Anna Bolena</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fascinante-bolena/">Anna Bolena</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Henry VIII et ses six épouses ne laissent pas de fasciner… et ce quelle que soit l’époque.</p>
<p> </p>
<p>L’art s’est très vite emparé de cette histoire : dans le domaine de la littérature on ne peut évidemment passer Shakespeare sous silence, mais beaucoup plus près de nous (et de façon beaucoup plus grand public) le cinéma hollywoodien (« Deux sœurs pour un roi ») ou série télévisée américaine (« The Tudors ») nous rappellent toute la modernité de cette tragédie.</p>
<p> </p>
<p>L’opéra ne pouvait passer à côté d’une telle histoire : Donizetti avec <em>Anna Bolena</em> mais aussi Saint-Saëns avec <em>Henry VIII</em> s’en sont emparés.</p>
<p> </p>
<p>En cette année 1830, Donizetti va connaître son premier grand triomphe. Il faut dire qu’il bénéficie d’un livret de grande qualité préparé par un Felice Romani inspiré, mariant caractères superbement dessinés et marche inéluctable vers une fin tragique… Le librettiste s’est (très) librement inspirée de faits historiques avérés : Henry VIII qui avait épousé en deuxièmes noces Anne de Boleyn, la fit décapiter pour la remplacer par Jane Seymour, une des dames de compagnie de cette dernière. Pour arriver à ses fins (on quitte ici l’Histoire pour rentrer dans l’imagination du librettiste) il fait revenir d’exil Lord Percy, l’ancien soupirant d’Anne : il sait ce dernier toujours amoureux de la reine, et en les rapprochant espère obtenir une bonne raison de se débarrasser de son encombrante épouse. Le plan fonctionnera à merveille, avec l’aide inattendue de Smeton un page, et tous (même Lord Rocheford qui a pour seul défaut d’être le frère de la reine) seront condamnés à mort. La scène finale, mariant avec bonheur pathétisme et virtuosité, culminera avec la fameuse cabalette « Coppia Iniqua » dans laquelle la reine pardonnera à ses bourreaux.</p>
<p> </p>
<p>Ce premier épisode de la trilogie Tudor avait donc rencontré un très grand succès dès sa création, servi par une distribution de rêve : Pasta, Rubini et Galli ! Il connut pourtant une longue éclipse, pour être redécouvert triomphalement en avril/mai 1957, lors d’une série de représentations à la Scala, réunissant Maria Callas et Giulietta Simionato, sous la direction de Gianandrea Gavazzeni, dans une mise en scène de Luchino Visconti. Il reste heureusement une trace sonore de ces soirées mythiques, permettant d’entendre une Maria Callas incandescente dans un rôle qu’elle n’enregistrera pas en studio.</p>
<p> </p>
<p>Cette partition a depuis eu une certaine chance au disque. Car hors la captation sus-mentionnée, malheureusement un peu brumeuse de son et entachée de nombreuses coupures (dont le ténor est la principale victime), on peut trouver de nombreuses intégrales de studio : le rôle titre a attiré de nombreuses cantatrices ! On peut ainsi entendre la Bolena de « Bubbles » Sills face à la Seymour de Shirley Verrett, celle d’Elena Suliotis face à Marylin Horne, ou encore celle d’Edita Gruberova face à Delores Ziegler.</p>
<p> </p>
<p>Que peut apporter dans ces conditions cette captation live rééditée chez Andromeda, enregistrée un an après la re-création callassienne ? Cet enregistrement partage d’ailleurs de nombreux points communs avec le spectacle de 1957 : la même Seymour (Giulietta Simionato), le même chef d’orchestre (Gianandrea Gavazzeni)… et malheureusement les mêmes coupures !</p>
<p> </p>
<p>Mais à l’écoute, l’intérêt de ce disque apparaît rapidement comme évident !</p>
<p> </p>
<p>Tout d’abord, bien qu’il s’agisse d’un enregistrement live &#8211; Andromeda est comme d’habitude bien chiche en informations dans le livret (ou plutôt l’absence de livret) accompagnant les disque &#8211; la qualité sonore est très satisfaisante, l’absence d’applaudissements et la présence de l’Orchestre de la RAI laissant à penser qu’il s’agit ici d’un enregistrement pour la radio.</p>
<p> </p>
<p>Mais l’intérêt essentiel de cet album est de nous permettre de réécouter, dans de bonnes conditions, et dans une fraîcheur vocale encore intacte, la « fiancée des pirates », qui nous a quittés il y a quelques mois. Leyla Gencer, car il s’agit bien évidemment d’elle, est ici tout simplement prodigieuse. La tessiture du rôle ne lui pose aucune difficulté, les suraigus sont bien là comme en témoigne le très beau contre-ré tenu dans le final de l’acte 1, et l’on échappe totalement aux raucités de timbre qui viendront assez vite entacher son chant.</p>
<p> </p>
<p>On pourra bien chipoter par ci par là, notamment sur une certaine prudence dans les passages virtuoses. Mais on ne retient au final que le timbre pulpeux et velouté, une douceur jamais au détriment de l’engagement dramatique : la cantatrice turque nous rappelle (s’il en était besoin) quelle tragédienne elle était ! Un an après la Divine, Leyla Gencer n’essaie pas de faire « de la Callas » : son Anna est moins survoltée, plus résignée, moins reine révoltée que victime broyée par le destin.</p>
<p> </p>
<p>Leyla Gencer a face à elle la Seymour de la Scala, Giulietta Simionato. De prime abord, comme dans l’enregistrement de 1957, on est étonné par la couleur du timbre, quasi sopranisant, quand on pourrait attendre une voix plus corsée, à l’image de la superbe Verrett dans l’enregistrement studio de Westminster. On rend cependant bien rapidement les armes, et, plus que la technique superlative et les aigus clairs jamais forcés, on admire surtout l’évidence de l’incarnation ; que ce soit en amoureuse inquiète face à son amant ou femme honteuse et torturée face à la reine, la Simionato est royale.</p>
<p> </p>
<p>Face à ce duo « scotchant », les hommes tentent d’exister.</p>
<p> </p>
<p>L’Henry VIII de Plinio Clabassi (qui était Lord Rochefort un an auparavant à la Scala) est un roi plutôt frustre, que ce soit vocalement ou dramatiquement ; si ce côté un peu unidimensionnel prive d’ambiguïté ce personnage clef (qui ne dispose pourtant d’aucun air dans toute l’œuvre), il ne fait qu’en renforcer le côté bête sanguinaire, dressant un portrait tout à fait effrayant du souverain.</p>
<p> </p>
<p>Aldo Bertocci (Percy) est l’élément le moins enthousiasmant de cet enregistrement. Il est aussi celui qui souffre le plus des coupures (deuxième section de l’aria « Da quel di che, lei perduta » ou intégralité de la scène entre Rochefort et Percy privant le ténor d’une des plus belles scènes de ténor de la production Donizettienne, scena et aria « Vivi tu… Nel veder la tua constanza »). Le timbre manque un peu de séduction et le style semble parfois un rien débraillé. On sent bien cependant que le ténor ne s’économise pas (la voix se brise par moments) et même s’il évite tout suraigu périlleux, il tient au final sa place, notamment dans les ensembles où sa voix claire ressort.</p>
<p> </p>
<p>Les petits rôles de Smeton et Rochefort ne sont pas négligés, surtout en ce qui concerne le premier, Anna Maria Rota prêtant au jeune page ses jolis graves.</p>
<p> </p>
<p>On gardait pour la fin le maestro Gavazzeni qui démontre ici encore son affinité avec ce répertoire ; peut-être moins véhément qu’avec Callas, sa direction imprime tout au long de l’œuvre une grande tension dramatique.</p>
<p> </p>
<p>Heureux que nous sommes de disposer d’autant d’interprétations enthousiasmantes et différentes pour une même œuvre. On gardera précieusement dans sa discothèque une version moderne de l’œuvre, par exemple le très bel enregistrement Westminster avec Sills, ne serait ce que pour échapper au très nombreuses coupures « historiques » qui défigurent l’œuvre. Mais abondance de biens ne nuit pas et il serait bien dommage de ne pas succomber à la tentation d’entendre une sublime Leyla Gencer dans ses plus belles années, surtout à ce prix là !</p>
<p> </p>
<p><strong>Antoine Brunetto</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fascinante-bolena/">Anna Bolena</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
