<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Antoine GINDT - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/gindt-antoine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/gindt-antoine/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:27:14 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Antoine GINDT - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/gindt-antoine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Histoire d&#8217;O(péra) pour Sylvano Bussotti</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/histoire-dopera-pour-sylvano-bussotti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2016 06:17:27 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/histoire-dopera-pour-sylvano-bussotti/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Contrairement à ce qui avait été annoncé, La Fenice n&#8217;a pas tenu ses promesses et a renoncé à fêter l&#8217;anniversaire de Sylvano Bussotti. Pas de Passion selon Sade à Venise pour les 85 ans du compositeur. Qu&#8217;à cela ne tienne, l&#8217;œuvre va très bientôt revoir le jour, grâce à l&#8217;ensemble T&#38;M Paris. Après une première &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/histoire-dopera-pour-sylvano-bussotti/"> <span class="screen-reader-text">Histoire d&#8217;O(péra) pour Sylvano Bussotti</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/histoire-dopera-pour-sylvano-bussotti/">Histoire d&rsquo;O(péra) pour Sylvano Bussotti</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Contrairement à ce qui avait été annoncé, La Fenice n&rsquo;a pas tenu ses promesses et a renoncé à fêter <a href="http://www.forumopera.com/breve/sylvano-bussotti-85-ans-compositeur-sexuel">l&rsquo;anniversaire de Sylvano Bussotti</a>. Pas de <em>Passion selon Sade </em>à Venise pour les 85 ans du compositeur. Qu&rsquo;à cela ne tienne, l&rsquo;œuvre va très bientôt revoir le jour, grâce à l&rsquo;ensemble T&amp;M Paris. Après une première au Théâtre de Nîmes en février prochain, le spectacle tournera à travers la France tout au long de la saison 2017-2018. Petit rappel pour ceux qui n&rsquo;auraient pas suivi : <em>La Passion selon Sade</em> est un parfait exemple du théâtre musical avant-gardiste des années 1960. Son livret s&rsquo;inspire des écrits du marquis de Sade et d&rsquo;un sonnet de Louise Labé. « <em>Ses phrases débutent presque systématiquement par la lettre O, identifiant la protagoniste centrale de l’opéra, par le caractère double de Justine-Juliette, ces deux sœurs qui dans les romans du Marquis de Sade apparaissent comme symboles de la vertu – conduisant à une vie de peine –, et du vice – menant à une vie de joie. Dans l’écriture originale du compositeur toscan, O est aussi une abréviation du mot Organe, ainsi qu’une référence explicite au roman sadomasochiste de Pauline Réage, </em>Histoire d’O ». A Cathy Berberian, créatrice de Justine-Juliette à Palerme en 1965 succédera la soprano <strong>Raquel Camarinha</strong>. L&rsquo;ensemble <strong>Multilatérale </strong>sera dirigé par <strong>Léo Warynski</strong>, et la mise en scène sera assurée par <strong>Antoine Gindt</strong>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/histoire-dopera-pour-sylvano-bussotti/">Histoire d&rsquo;O(péra) pour Sylvano Bussotti</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A l’Athénée, Kurtág fragmente Kafka</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-lathenee-kurtag-fragmente-kafka/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2015 10:53:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/a-lathenee-kurtag-fragmente-kafka/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le compositeur hongrois György Kurtág est un minimaliste, non pas au sens de Philip Glass, mais parce qu’il se complaît dans les formes courtes, très courtes. Avec une durée de 56 minutes, ses Kafka-Fragmente, créés en 1987, sont ainsi l’œuvre la plus longue de son catalogue. L’effectif en est minimal, lui aussi : une soprano et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/a-lathenee-kurtag-fragmente-kafka/"> <span class="screen-reader-text">A l’Athénée, Kurtág fragmente Kafka</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/a-lathenee-kurtag-fragmente-kafka/">A l’Athénée, Kurtág fragmente Kafka</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le compositeur hongrois György Kurtág est un minimaliste, non pas au sens de Philip Glass, mais parce qu’il se complaît dans les formes courtes, très courtes. Avec une durée de 56 minutes, ses <em>Kafka-Fragmente</em>, créés en 1987, sont ainsi l’œuvre la plus longue de son catalogue. L’effectif en est minimal, lui aussi : une soprano et un violon. Et il s’agit en fait d’une accumulation de pièces très brèves, quarante fragments empruntés à divers écrits de Kafka, principalement de son journal intime et de sa correspondance, fragments qui se bornent à une phrase ou deux, voire quelques mots. Familier du répertoire contemporain, le metteur en scène <strong>Antoine Gindt</strong> a pourtant su trouver du théâtre dans une forme qui semble refuser tout mouvement dramatique, il a su faire évoluer les corps, celui de la soprano allemande <strong>Salome Kammer </strong>et celui de sa compatriote la violoniste <strong>Carolin Widmann</strong>, mais aussi ceux de deux comédiens et de cinq figurants, qui se déplacent dans un décor on ne peut plus sobre. On est impressionné par la qualité du traitement de la voix, très sollicité mais jamais brutalisée, par la variété des interventions du violon, et par la diversité des textes choisis, la brièveté n’excluant ni l’humour ni l’émotion. Malgré tout, on est curieux de voir et d’entendre ce que Kurtág fera d’un texte plus explicitement théâtral, s’il vient à bout de son <em>Fin de partie</em> d’après Beckett, projet attendu depuis plusieurs années.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/a-lathenee-kurtag-fragmente-kafka/">A l’Athénée, Kurtág fragmente Kafka</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RIVAS, Aliados — Nancy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aliados-nancy-pas-de-maggie-sans-nixon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2015 06:16:39 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/pas-de-maggie-sans-nixon/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a un demi-siècle, qui aurait pu imaginer que l’opéra renaîtrait par le biais de l’Histoire ? Qui aurait deviné que 150 ans après Les Huguenots entrelaçant la Saint-Barthélémy avec une intrigue amoureuse, l’art lyrique trouverait un nouveau souffle en revisitant les grands événements d’un passé certes beaucoup plus récent ? Nixon in China est souvent &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/aliados-nancy-pas-de-maggie-sans-nixon/"> <span class="screen-reader-text">RIVAS, Aliados — Nancy</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aliados-nancy-pas-de-maggie-sans-nixon/">RIVAS, Aliados — Nancy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un demi-siècle, qui aurait pu imaginer que l’opéra renaîtrait par le biais de l’Histoire ? Qui aurait deviné que 150 ans après <em>Les Huguenots</em> entrelaçant la Saint-Barthélémy avec une intrigue amoureuse, l’art lyrique trouverait un nouveau souffle en revisitant les grands événements d’un passé certes beaucoup plus récent ? <em>Nixon in China </em>est souvent considéré comme l’acte de naissance du CNN Opera, ce « grand opéra à l’américaine », et l’on ne compte plus désormais les ouvrages s’inscrivant dans cette veine. Pour son premier opéra scénique, l’Argentin Sebastian Rivas (né en 1975) a donc eu tout naturellement l’idée, en collaboration avec son compatriote Esteban Buch, de se pencher sur un événement majeur de l’histoire de son pays, la guerre de Malouines en 1982. Bien sûr, il n’est pas question de montrer les combats, et pour cette partition d’une durée à peine supérieure à une heure, les concepteurs ont fait le choix d’aborder l’épisode de biais, filtré par la mémoire – ou l’absence de mémoire – de ses acteurs majeurs, Margaret Thatcher, au cours de la visite qu’elle rendit en 1999 au général Pinochet, l’ex-dirigeant du Chili, pays allié de la Grande-Bretagne durant le conflit (d’où le titre de l’œuvre, « Alliés »). Quatre personnages, donc – la Dame de fer et l’infirmière qui l’accompagne, le dictateur et l’aide-de-camp qui le materne – sont réunis dans un salon, où ils prennent le thé et échangent quelques propos incohérents, les deux ex-chefs d’Etat souffrant de sénilité avancée. Même si une idylle semble se nouer entre les deux autres protagonistes, essentiellement à travers un tango passionné, point d’intrigue amoureuse ici, comme si l’on ne retenait de <em>Nixon in China</em> que la scène de confrontation entre le Mao et le président des Etats-Unis. Encadrant la rencontre par ses interventions, un soldat argentin vient rappeler les atrocités du conflit des Falklands.</p>
<p>L’exercice est mené avec brio et humour, et Sebastian Rivas gagne son pari haut la main, pour un ouvrage court, sans grandiloquence, et aux moyens somme toute assez légers : six instrumentistes, quatre chanteurs et un comédien. La partition fait la part belle à la guitare électrique et aux percussions et, surtout, propose un usage habile de la sonorisation, présente d’un bout à l’autre de l’œuvre et avec des résultats autrement convaincants que dans certaines créations récentes. Loin de n’être qu’un gadget, source de crachouillis occasionnels et gratuits comme dans [le lecteur complètera], le recours à l’électronique fait ici réellement sens ici, notamment lors de la scène fascinante où les mots prononcés par Margaret Thatcher sont amplifiés, répétés et déformés comme en un chœur d’échos. Sans nuire à l’intelligibilité, la parole est ici souvent triturée, réitérée, mêlée au borborygme. Rivas joue aussi de la citation, parfois en fonction de certains mots du livret : quand l’infirmière dit à Miss Maggie « Votre devoir est de vous souvenir », le mot <em>remember</em> déclenche inévitablement une réminiscence très développée du « Remember me » de <em>Didon et Enée</em>. La mise en scène d’<strong>Antoine Gindt</strong> manifeste la même virtuosité dans son recours intelligent à la vidéo, en dédoublant l’action, vue de face par le public et sous d’autres angles par deux caméras dont les images sont projetées au-dessus de la scène. Ce procédé implique une authentique direction d’acteurs et des chanteurs réellement capables d’incarner leurs personnages, puisque les gros plans sont nombreux.</p>
<p>Bien sûr, par leur physique, les interprètes ne ressemblent ni à Pinochet ni à Mme Thatcher, et ils n’ont heureusement pas l’âge qu’avaient en 1999 ces deux personnalités. Mais peu importe, en réalité, car on adhère très vite au procédé. <strong>Lionel Peintre</strong> déploie ses talents bien connus de comédien et se montre parfaitement crédible en infirme saisi par Alzheimer. La partition lui impose un recours fréquent au falsetto, sans exiger de grandes prouesses vocales par ailleurs. Habituée de la musique contemporaine – on la verra le mois prochain à Toulouse dans <em>Massacre </em>de Mitterer –, la mezzo lituanienne <strong>Nora Petročenko</strong> est une éblouissante Dame de fer, tantôt sûre d’elle, tantôt absente, tantôt rongée par le souvenir, et Sebastian Rivas lui permet des envolées lyriques, certes brèves, où elle révèle un timbre somptueux. Soprano agile, et également rompue au contemporain – elle participera à Bruxelles à la création du <em>Penthésilée</em> de Pascal Dusapin –, <strong>Mélanie Boisvert</strong> tire le maximum du personnage de l’infirmière. Pour compléter le quatuor, on attendrait une voix de ténor, mais c’est un deuxième baryton qui a été préféré : à <strong>Thill Mantero</strong> échoit donc le rôle un peu plus effacé de l’aide-de-camp, auquel il revient pourtant de rappeler la liste des crimes commis par Pinochet. Dans le rôle parlé et parfois fredonné du « Conscrit », <strong>Richard Dubelski</strong> impressionne par son implication totale en soldat possédé par le passé. Sous la baguette de leur directeur musical, le chef français <strong>Léo Warynski</strong>, les six musiciens de l’<strong>Ensemble Multilatérale</strong> exécutent avec aisance et rigueur une partition dont on comprend qu’elle ait déjà fait un joli parcours, et l’on attend maintenant que Sebastian Rivas s’attaque à une œuvre lyrique de plus grande ampleur.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aliados-nancy-pas-de-maggie-sans-nixon/">RIVAS, Aliados — Nancy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>WAGNER, Der Ring des Nibelungen — Caen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-vierge-temeraire-accourt-en-jubilant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 13:35:58 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-vierge-tmraire-accourt-en-jubilant/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  La belle salle du théâtre de Caen accueille la Tétralogie créée à Porto en septembre dernier, qui tourne actuellement en France, et que Laurent Bury avait vue à Paris début octobre (voir son compte rendu). Rappelons que cette production propose une version de L’Anneau du Nibelung réduite à une durée respective de 1 h &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-vierge-temeraire-accourt-en-jubilant/"> <span class="screen-reader-text">WAGNER, Der Ring des Nibelungen — Caen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-vierge-temeraire-accourt-en-jubilant/">WAGNER, Der Ring des Nibelungen — Caen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="15" summary="">
<tbody>
<tr>
<td>
				 </td>
<td>
<p>
					La belle salle du théâtre de Caen accueille la <em>Tétralogie</em> créée à Porto en septembre dernier, qui tourne actuellement en France, et que Laurent Bury avait vue à Paris début octobre (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3009&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">son compte rendu</a>). Rappelons que cette production propose une version de <em>L’Anneau du Nibelung</em> réduite à une durée respective de 1 h 45, 2 h 40, 2 h 15 et 2 h 40, soit un total de 9 h 20, au lieu d’une durée moyenne de 2 h 20, 3 h 45, 3 h 55 et 4 h 35 récemment à Bastille pour un total de 14 h 35. Donc une réduction globale d’un tiers, mais qui touche fort différemment chacun des volets. Le pari est de présenter une saga « légère », à partir d’un travail d’atelier et de troupe, destinée à mettre à la portée d’un vaste public une œuvre longue et difficile, qu’il est d’ailleurs quasi impossible de voir concentrée sur quelques jours autrement qu’à Bayreuth… Antoine Gindt et Peter Rundel ont utilisé pour ce faire l’adaptation conçue en 1990 pour l’opéra de Birmingham par <strong>Jonathan Dove</strong> et <strong>Graham Vick</strong>, et exécutable par 18 instrumentistes seulement sans que toutefois soit perdue l’essence de l’épopée. Alors, ce <em>Ring Saga</em> est-il vraiment au <em>Ring</em> de Wagner ce que la <em>Sélection du Reader’s Digest</em> est à la <em>Pléiade</em> ?</p>
<p>
					 </p>
<p>
					Première qualité de cette production, sa lisibilité. Bien sûr, comme dans d’autres adaptations de ce genre (<em>Carmen</em> ou <em>Pelléas</em> par Peter Brook par exemple), des personnages ont disparu, des passages entiers ont été coupés. Mais il en résulte une contraction de l’intrigue et des situations qui ne peut être que bénéfique à une bonne compréhension de l’ensemble pour les spectateurs qui ne sont pas déjà familiarisés avec la <em>Tétralogie</em>. Cette lisibilité est également le fait de la mise en scène très linéaire d’<strong>Antoine Gindt</strong>, qui sans caricaturer les personnages, et sans trop les faire bouger, leur laisse exprimer la puissance scénique nécessaire. La scénographie d’<strong>Élise Capdenat</strong>, complétée par les belles et sobres projections numériques de <strong>Tomek Jarolim</strong>, propose deux plateaux qui s’adaptent bien à l’itinérance, tout en offrant une installation sophistiquée de projecteurs permettant les magnifiques éclairages de <strong>Daniel Levy</strong>. Les costumes de <strong>Fanny Brouste</strong>, genre survets de sport et chaussures basket à la Jules-Édouard Moustic (Groland), participent bien de la volonté de distanciation caractérisant l’ensemble de la production. La traduction présentée en surtitrage, très critiquée par les puristes, rejoint également quelque peu le langage des banlieues : parfois un peu outrée, elle est souvent drôle, et certainement participe à l’euphorie qui petit-à-petit gagne les spectateurs.</p>
<p>
					Car il faut dire qu’à Caen, devant une salle comble (600 spectateurs ont choisi de voir les quatre opéras, les autres seulement tel ou tel), le succès est total. Le travail de l’excellent <strong>Remix Ensemble Casa de Música</strong>, fort bien dirigé par <strong>Peter Rundel</strong>, réussit à évoquer de manière plausible une partition dévolue à des ensembles normalement beaucoup plus lourds, sauf peut-être en ce qui concerne les cordes qui devraient comporter au moins deux violons de plus. En revanche, cuivres et percussions réussissaient des effets saisissants.</p>
<p>
					Le plateau est dominé par l’étonnante <strong>Cécile De Boever</strong> qui est, dans tous les sens du verbe, Brünnhilde. On la retrouve à Caen dans une forme vocale éblouissante, qui jointe à son art de la scène, en font la plus convaincante des Walkyries. C’est vraiment « la vierge téméraire qui accourt en jubilant ! » : son entrée, opulente poitrine en avant en forme de défit, restera gravée dans tous les esprits. La voix est claire et puissante, la justesse et la diction parfaites, avec une alternance d’énergie et d’émotion, bref un régal (on retrouve sur son blog de très larges extraits du spectacle <a href="http://cecile.deboever.free.fr/audio/audio.html">http://cecile.deboever.free.fr/audio/audio.html</a>, ainsi que sur <em>Arte live web</em>). <strong>Jihye Son </strong>(Sieglinde et Wellgunde) montre également de fort belles qualités vocales et scéniques, dans un autre registre. Le Wotan d’<strong>Ivan Ludlow</strong> a le physique du rôle et délivre une belle interprétation, même si l’on peut regretter un relatif manque de puissance. <strong>Marc Haffner</strong> (Siegmund) et <strong>Jeff Martin</strong> (Siegfried) ont l’un et l’autre toutes les qualités pour ces deux rôles qu’ils défendent vaillamment, tout comme <strong>Martin Blasius</strong> (Fasolt, Hunding), <strong>Johannes Schmidt</strong> (Fafner, et très bel Hagen),<strong> Fabrice Dalis</strong> (Loge, Mime) et <strong>Alexander Knop</strong> (bon Gunther, mais manquant de puissance dans les appels de Donner). Autre bonne surprise, <strong>Lionel Peintre</strong>, que l’on n’attendait pas en Alberich, s’y défend superbement, montrant une fois de plus la variété de son talent. Les dames, de leur côté, surprennent par la variété de rôles qu’elles abordent successivement : <strong>Nora Petrocenko</strong> est excellente en Fricka et Helmwige, de même que <strong>Mélody Louledjian</strong> (Woglinde, Gerhilde, et très belle Waldvogel), et <strong>Louise Callinan</strong> (Flosshilde, Erda et Waltraute). Seule <strong>Donatienne Michel-Dansac</strong> (Freia, Gutrune), avec une voix qui mériterait d’être sérieusement retravaillée, reste très en-deçà de ses collègues.</p>
<p>
					En faisant abstraction de ses références, on passe vraiment d’excellents moments en compagnie de cette troupe simple et naturelle, qui jongle avec les rôles et assurent de véritables performances vocales, loin des emphases de certaines vedettes : une expérience, certes, mais totalement réussie.</p>
</td>
<td>
<p>
					 </p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-vierge-temeraire-accourt-en-jubilant/">WAGNER, Der Ring des Nibelungen — Caen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
