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	<title>François GIRARD - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>François GIRARD - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Au Met, un Vaisseau fantôme qui s&#8217;annonce grandiose</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 17:38:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cela promet d’être une des productions phares du Metropolitan Opera : Le Vaisseau fantôme, mis en scène par François Girard avec Evgeny Nikitin dans le rôle-titre et Valery Gergiev au pupitre s’apprête à rejoindre la scène new-yorkaise ce 2 mars (et les cinémas le 14), après avoir été créé en juillet 2019 à Québec. A en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cela promet d’être une des productions phares du Metropolitan Opera : <em>Le Vaisseau fantôme</em>, mis en scène par <strong>François Girard</strong> avec <strong>Evgeny Nikitin</strong> dans le rôle-titre et <strong>Valery Gergiev</strong> au pupitre s’apprête à rejoindre la scène new-yorkaise ce 2 mars (et les cinémas le 14), après avoir été créé en juillet 2019 à Québec.</p>
<p>A en croire ces images et cette interview, l’opéra s’annonce d’un esthétisme extrêmement soigné et à la démesure de l’opéra de Wagner. François Girard nous livre en tout cas une très juste définition de la mise en scène : « Notre mission est de capturer l’essence d’une œuvre et de faire en sorte qu’elle parle au public d’aujourd’hui ».</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/-AjAw0e_Uno" width="560"></iframe></p>
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		<title>Parsifal</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-graal-nouveau-est-arrive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2014 16:49:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  La production de Parsifal d’Otto Schenk commençant à dater sérieusement, Peter Gelb a proposé au réalisateur canadien François Girard d’en concevoir une nouvelle. Quelques années de travail après, le metteur en scène a livré sa vision, déclenchant l’enthousiasme du public et de la presse lors de la première représentation au Metropolitan Opera, le 15 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			La production de <em>Parsifal </em>d’Otto Schenk commençant à dater sérieusement, Peter Gelb a proposé au réalisateur canadien <strong>François Girard</strong> d’en concevoir une nouvelle. Quelques années de travail après, le metteur en scène a livré sa vision, déclenchant l’enthousiasme du public et de la presse lors de la première représentation au Metropolitan Opera, le 15 février 2013. Le public français avait eu le privilège de la découvrir bien avant, à l’Opéra de Lyon, qui a coproduit ce nouveau spectacle, étant lui-même en peine d’un <em>Parsifal</em> depuis plus de trente ans. La perception qu’en eut notre camarade Fabrice Malkani à Lyon reste très valide dans ses lignes de force (voir <a href="//www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3526&amp;cntnt01returnid=54">son compte rendu</a>). Toutefois, les décors présentés à Lyon ont été passablement agrandis pour convenir au vaste espace de la scène new-yorkaise et la captation vidéo souligne des aspects neufs.</p>
<p>			François Girard reprend la légende de Parsifal de manière somme toute assez littérale. Ainsi, à la blessure d’Amfortas répond un paysage lunaire – un sol de granit stérile – que traverse une rigole où bientôt coulera du sang. La communauté du Graal est sobrement campée par des fidèles portant pantalon noir et chemise blanche, regroupés dans un cercle à la gestique censément religieuse. Au deuxième acte, la rigole s’est élargie pour devenir une sorte d’étang de sang où pataugent Klingsor et les filles-fleurs. Au dernier acte, les fidèles ont pris de l’âge, assemblée de vieillards dont la chemise blanche est couverte d’une veste noire : lorsque Parsifal guérit Amfortas, une eau pure coule en lieu et place du sang, la communauté se reforme autour de la célébration.</p>
<p>			Ce dispositif assez élémentaire tire sa force de son exploitation théâtrale. Car François Girard a misé non sur l’élément décoratif, comme le font aujourd’hui trop de metteurs en scène que fascine le dispositif seulement (et pas seulement chez Wagner !), mais sur la puissance d’incarnation. Ainsi, ce qui est réellement admirable et qui rend ce spectacle haletant (pour autant que l’adjectif convienne à <em>Parsifal</em>), c’est la tension qui s’installe entre les personnages. Le DVD de ce point de vue souligne tout à loisir les regards, les gestes, les jeux subtils et éloquents qui trament toute cette dramaturgie. Cela est d’autant plus justifié que <em>Parsifal </em>est typiquement un drame de l’intersubjectivité. Le parcours de Parsifal est une métaphore glorieuse de celle du Christ : ou comment l’exclu de toute communauté va finalement redéfinir le rituel religieux et revivifier la foi. La résurrection du Vendredi Saint est ici un retour du Sens. Pour cela, le parcours initiatique est semé d’obstacles : l’Autre. Kundry, Klingsor, Gurnemanz sont autant de pierres d’achoppement, qu’il faut vaincre, convaincre, dépasser. Dès lors, ce <em>Parsifal </em>est pour une large part une question d’interactions entre les êtres au gré d’une figuration symbolique modérément hermétique.</p>
<p>			Certes, la scénographie est séduisante, avec cette explicitation élégante des symboles, la force visuelle du sang répandu, la dualité stérilité-fécondité, les contrastes de couleurs entre blanc, noir, rouge, le fond de scène offrant par vidéo des tourbillons de flammes, de nuages, ou une immense lune rousse marquant l’avènement d’un monde renouvelé. Cela restera, et devrait satisfaire à la fois les partisans d’une certaine abstraction scénique et la part du public soucieuse de s’y retrouver dans le maniement des symboles dramaturgiques.<br />
			 </p>
<p>			Mais le vrai talent de François Girard est d’avoir animé son cast comme il avait animé celui de Lyon. Son travail semble avoir particulièrement porté sur le personnage de Parsifal, épine dorsale de toute la dramaturgie. Là explose <strong>Jonas Kaufmann</strong>. On ne connaît aucun ténor qui ait incarné Parsifal avec une aussi complète justesse, une vérité aussi crue et aussi puissante. Qu’il ne soit pas un barbu rondouillard pesant son quintal ajoute certes à la vraisemblance. Mais il faudrait détailler ici ses regards, les infimes variations de sa posture, ce que traduit tel pli de la bouche ou tel geste. Il est trois personnages en trois actes, et il offre de chaque moment une image prégnante – pour ainsi dire irremplaçable de vérité et de modernité. Il y a là un génie de la compassion (« durch Mitleid wissend ») qui sidère. Car, vocalement, c’est inouï. La vibration profonde, passionnée, qu’assombrit une intériorité violente, renvoie à Vinay et à lui seul (Vickers est encore autre chose), avec une juvénilité ténorisante que Vinay n’avait pas. C’est en tout cas dans toute la vidéo-discographie un cas assez unique, qu’on attendait tout de même depuis longtemps : révérence gardée, quel ténor dans ces trente dernières années a offert de Parsifal une incarnation aussi complète et convaincante à tous égards ?</p>
<p>			Face à lui, la partie est forte. <strong>René Pape</strong>, dont on a dit qu’il n’avait pas la profondeur de Gurnemanz, est le plus humain, le plus douloureux des Gurnemanz. C’est dans son regard que se lit le poids du monde. Et la ligne de chant ! Le détail du mot ! Aucune surcharge patriarcale, aucune tentative de jouer les pères nobles : c’est l’homme fait et vaincu. En Amfortas, <strong>Peter Mattei </strong>est d’une présence surnaturelle. Son charisme physique et vocal dépassent de loin la durée effective du rôle et lui confèrent un rayonnement, un poids de douleur et d’amertume, inouïs. <strong>Katarina Dalayman </strong>ne fait pas oublier les grandes Kundry modernes, notamment pas Waltraud Meier. Mais plus qu’aucune d’entre elles, elle insuffle à son personnage une tendresse compassionnelle qui modifient amplement l’image qu’on a trop souvent du personnage. La sauvagerie n’est que l’autre nom de l’innocence – qui la rapproche de Parsifal, en fait presque son double féminin. <strong>Evgeny Nikitin</strong> en revanche n’échappe pas complètement aux clichés du personnage de Klingsor, dont il a été décidé un peu hâtivement qu’il était un substitut du Démon. Soit – mais cela semble un peu rapidement vu. Scéniquement, Nikitin reste Nikitin : imposant et inquiétant, et son bain de sang y ajoute beaucoup. Les Chœurs préparés par <strong>Donald Palumbo</strong> sont d’une présence impérieuse (les hommes) et se fondent admirablement dans la chorégraphie des (charmantes) filles-fleurs au II.</p>
<p><strong>Daniele Gatti </strong>ne se contente pas de diriger<em> Parsifal</em>. Il insuffle à cette dramaturgie subtile et travaillée un sens aigu du détail orchestral. Toute trivialité est absente de cette lecture, et tout sentimentalisme. La fosse exhausse la scène, concourant pleinement à l’alchimie si spéciale de ce spectacle.</p>
<p>			La crainte qui peut finalement sourdre de tant de réussites, c’est que la main de François Girard, le génie de Kaufmann et Pape, la tenue de Gatti, ne se retrouvent pas pendant les quinze bonnes années que ce spectacle est censé avoir devant lui : si tout cela se desserre ou s’évapore, le risque est qu’il ne reste qu’un dispositif scénique dont le sens et la valeur alors s’étiolent. Ce DVD devrait devenir le mètre-étalon nous préservant de telles déconvenues.</p>
<p>			 </p>
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		<title>WAGNER, Parsifal — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pas-de-printemps-pour-parsifal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 22:05:34 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Tout commence un peu vite, comme si l’Opéra national de Lyon voulait rattraper ces trente-cinq années qui nous séparent de la dernière représentation intégrale de <em>Parsifal</em> donnée dans la capitale des Gaules. Les premières mesures du Prélude résonnent alors que le silence s&rsquo;est à peine installé dans la salle, et le tempo adopté n’est pas vraiment celui de ce moment de recueillement absolu qu’avait imaginé Wagner. À cette impression initiale de hâte s’ajoute une gêne causée par la lumière qui reste un moment allumée avant de s’estomper peu à peu. On comprend vite qu’il s’agit là d’une astuce liée au décor : un rideau-miroir, renvoyant au public sa propre image et celle de la salle, devient progressivement translucide au fur et à mesure que s’éteignent les projecteurs, donnant l’illusion que les chanteurs, d’abord assis, puis se relevant peu à peu, sont les spectateurs eux-mêmes. Le procédé est efficace : en nous libérant ainsi symboliquement de nos corps, <strong>François Girard</strong> permet à la musique de nous placer en état d’apesanteur. La scène, coupée en deux, présente côté cour le monde des hommes unis dans leur méditation, leur désolation et leur adoration du Graal, tandis que les femmes, masquées, de dos, sont plongées côté jardin dans l’immobilité et l’obscurité : tout au long du premier acte, le dépouillement extrême du plateau, son partage en noir et blanc sont plutôt caricaturaux. La présence de chaises en plastique noir renforce la laideur de l’ensemble, que viennent heureusement nuancer les projections qui font de l’immense toile tendue au fond de la scène le lieu de l’écoulement incessant du temps et de la mobilité ininterrompue de l’œuvre (très beau travail du vidéographe <strong>Peter Flaherty</strong>).</p>
<p>			 </p>
<p>			À l’inverse, le deuxième acte offre une imagerie raffinée : la caverne dans laquelle se trouvent les filles-fleurs, créatures nées du sol et du sang qui recouvre la scène, chacune fichée en terre comme les lances qui se trouvent devant elles, présente d’immenses parois de roche noire et oppressante, percées d’une seule fente au fond de la scène. Aux fastes des lumières s’opposeront bientôt les teintes rouges et foncées du sang qui recouvre progressivement les robes blanches des filles-fleurs après avoir envahi la couche où Kundry a donné à Parsifal le baiser qui l’instruit. Moment fort de l’œuvre, spectaculairement mis en scène et musicalement poignant – le troisième acte présentant quant à lui un paysage de désolation que, curieusement, ne vient éclairer nulle image printanière d’un enchantement du vendredi saint. Parsifal est bien seul dans cette célébration de la rédemption.</p>
<p>			Certains pourront regretter que les effets visuels distraient en partie de la perception de la musique, même si celle-ci fait son chemin dans l’inconscient des auditeurs/spectateurs. On doit à la qualité de l’interprétation, servie impeccablement par le travail d’une finesse exemplaire des chœurs et de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon, tant dans l’acte I qu’à la fin de l’acte III, le sentiment d&rsquo;une élévation constante : l&rsquo;homogénéité de l&rsquo;orchestre et la finesse des nuances s&rsquo;ajoutent à l’extrême précision avec laquelle se détachent les thèmes principaux, sur un fond sonore très uni. Le IIIe acte, dès le Prélude, confirme la maîtrise souveraine de <strong>Kazuchi Ono</strong> – qui se prépare depuis plusieurs années à cette représentation de <em>Parsifal</em> – et le talent des musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon. Cette progression continue dans l’exécution musicale est d’ailleurs en lien avec la prestation de Gurnemanz. La très belle voix de basse de <strong>Georg Zeppenfeld</strong>, toute en nuances dans le premier acte, se révèle plus majestueuse encore dans le troisième acte, où l’ampleur de la voix surprend chez le personnage, devenu un vieillard selon les indications du livret, mais qui avec Parsifal et la lance sacrée retrouve l’espoir et la vigueur. Le baryton-basse <strong>Gerd Grochowski</strong> fait un très honorable Amfortas, au jeu scénique certes inutilement appuyé mais dont la puissance vocale est capable de faire entendre de manière convaincante la déchirure du roi pécheur. Le mezzo-soprano <strong>Elena Zhidkova</strong> est une Kundry séduisante d’emblée, anticipant en quelque sorte dès l’acte I le rôle qui sera le sien dans le deuxième acte, et dont la voix d’une grande souplesse – qui lui permet de venir à bout avec aisance des difficultés de l’acte II – exprime aussi bien la violence, voire l’agressivité, que la douceur et la vulnérabilité composant la personnalité complexe du personnage. Le Klingsor d’<strong>Alejandro Marco-Buhrmester</strong>, à la prestation d’autant plus saisissante que le jeu reste sobre, propose une belle interprétation sonore de ce personnage ambivalent du magicien maléfique, double inversé d’Amfortas, la prestance du chanteur rappelant qu’il est lui-même ancien chevalier du Graal. Les quelques répliques de Titurel sont assurées avec justesse et toute l’emphase requise par <strong>Kurt Gysen</strong>. Nous avons gardé pour la fin de cette énumération <strong>Nicolai Schukoff</strong>, chanteur rayonnant dont la juvénilité enthousiaste et l’apparence naïve qu’il sait se donner sont en parfaite adéquation avec le personnage de Parsifal – qu’il a interprété à plusieurs reprises depuis son remplacement de Placido Domingo en 2007 au Staatsoper de Munich. Il maîtrise à merveille la double dimension lyrique et dramatique qu’exige ce rôle. Doté d’une réelle présence d’acteur, il incarne physiquement la mobilité qui anime son personnage, après la contemplation immobile de la célébration du Graal, jusqu’à la rédemption finale qu’il affirme au cœur d’un monde désenchanté.</p>
<p>			 </p>
<p>			Portée par des interprètes de talent, cette production témoigne de la détermination de son directeur, Serge Dorny, à faire représenter à Lyon, malgré les dimensions restreintes de sa salle d’opéra, les œuvres de Wagner. Elle sera reprise par les deux coproducteurs que sont le Metropolitan Opera de New York et la Canadian Opera Company de Toronto.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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