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	<title>Roberto GONZALEZ-MONJAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 06 Jul 2025 20:59:02 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Roberto GONZALEZ-MONJAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Andrè Schuen &#8211; Meine Reise mit Mozart</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/andre-schuen-meine-reise-mit-mozart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un album qu&#8217;on aurait aimé aimer davantage. On cherche à donner un nom à ce qui lui manque… la gaieté, la désinvolture, cet on-ne-sait-quoi qu’on nomme la sprezzatura… Certes, la voix est belle, on la connaît, on l’aime et Forum Opera a souvent dit tout le bien que nous pensons du schubertien qu&#8217;est Andrè &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est un album qu&rsquo;on aurait aimé aimer davantage. On cherche à donner un nom à ce qui lui manque… la gaieté, la désinvolture, cet on-ne-sait-quoi qu’on nomme la sprezzatura…</p>
<p>Certes, la voix est belle, on la connaît, on l’aime et Forum Opera a souvent dit tout le bien que nous pensons du schubertien qu&rsquo;est <strong>Andrè Schuen</strong>. Sa <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://schuen" data-wplink-url-error="true">Belle Meunière</a> et son <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-schwanengesang-par-andre-schuen-et-daniel-heide-une-rayonnante-jeunesse/">Chant du cygne</a> ont été ici couverts d’éloges.<br />Cet album veut être une évocation de son parcours (« Meine Reise mit Mozart ») en compagnie d’un compositeur élu de son cœur autant que Schubert. Un Mozart qu’il a beaucoup chanté et continue de chanter à la scène. Dont ce Figaro qui fut, dit-il, son premier rôle majeur à l&rsquo;opéra.</p>
<h4><strong>Sous contrôle</strong></h4>
<p>De là l’étonnement que suscite le « Non piu andrai », première plage du disque, qui sonne monochrome et militaire au premier degré, sans le sourire, ni la nuance d’ironie affectueuse d’un Figaro essayant de mettre du baume sur le cœur de Cherubino partant pour l&rsquo;armée. <br />Tout ce que devraient dire aussi les phrases descendantes des violons du <strong>Mozarteumorchester Salzburg</strong> et qu&rsquo;on entend si peu ici sous la direction étonnamment un peu raide de <strong>Roberto González-Monjas</strong>, qui fut d’abord violoniste pourtant. S’agissant de Schuen, on reste décontenancé de cette rigidité (hormis un r<em>allentando</em> sur « poco contante » et une vocalise de son cru sur « quell’ aria brillante »), de ce soin du détail au détriment de l’essentiel : le théâtre, c’est-à-dire la vie.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="480" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/andre-schuen-figaro0924A.jpg" alt="" class="wp-image-193735"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Figaro à Vienne © Michael Pöhn</sub></figcaption></figure>


<p>De même pour le monologue, « Tutto è disposto &#8211; Aprite un po&rsquo; quegl&rsquo; occhi », dans un italien appliqué à l&rsquo;excès, où tout reste sous contrôle, sans ce débordement de douleur et de rage à la fois qui donne sa grandeur au récitatif, ni la démesure bouffe de l’aria. Certes l’exécution vocale est d’un fini impeccable, aucune intention n’est négligée (les « il resto non dico »), la lecture de la pièce est scrupuleuse, il ne manque que la faconde et qu’un certain abandon…</p>
<p>On retrouve le <em>liedersänger</em> qu’est Andrè Schuen dans <em>Abendempfindung</em>, dont il est d’usage de dire que c’est le premier lied jamais écrit. Tant de scrupule dans la réalisation ne peut qu’être loué, cela va de soi. Si la voix s’assombrit parfois de façon peu naturelle, elle sait s’alléger en voix mixte. Mais sur le piano assez neutre de <strong>Daniel Heide</strong>, cela se déroule sagement, sans surprise, et semble long&#8230; Il en ira de même dans la romance <em>Das Traumbild</em>, en déficit de charme et de cantabile.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1000" height="600" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/andr-schuen-daniel-heide-1000x600-1.jpg" alt="" class="wp-image-193734"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Andrè Schuen et Daniel Heide D.R.</sub></figcaption></figure>


<p>Le problème, c’est qu’avec un programme aussi rebattu que celui-ci, on est sans cesse tenté d’aller écouter ce que d’autres ont essayé et trouvé, un Cesare Siepi ou un Terfel pour Figaro, Dietrich Fischer-Dieskau pour <em>Abendempfindung</em> ou un Ezio Pinza étonnant dans l’air de concert « Mentre ti lascio, o figlia », qui chanté par Andrè Schuen a tout d’un pensum (ce qu’il est peut-être…, mais alors il faut l’aider). On a l&rsquo;impression que la voix y cherche homogénéité et que l’ambitus très long de l’air l&rsquo;oblige à des aigus un peu tirés. Là aussi on s’étonne du peu d’allant de la direction de Roberto González-Monjas, sans cette liberté qu’on aime chez lui.</p>
<p>Plus réussie la cantate maçonnique, « Die ihr des unermesslichen Weltalls Schöpfer ehrt », initialement composée pour voix haute, où le sérieux d’Andrè Schuen peut se déployer à loisir. La solennité de cette pièce lui suggère d’amples phrasés, d’une autorité et d’une hauteur de ton saisissantes. La voix, impressionnante de solidité, y est à son meilleur.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="660" height="358" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/andre-schuen-les-noces-de-figaro-par-jean-pierre-ponnelle.jpg" alt="" class="wp-image-193741"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Almaviva dans la mise en scène des Noces par Jean-Pierre Ponnelle D.R.</sub></figcaption></figure>


<p>La gravité qui semble lui être naturelle n’en fait évidemment pas un Papageno natif… ! Il dessine, avec la gracieuse complicité de <strong>Nikola Hillebrand</strong> en Pamina, une jolie célébration de l’amour, « Bei Männern, welche Liebe fühlen », en revanche son air d’entrée « Der Vogelfänger bin ich ja » semble porter des semelles de plomb, d’autant qu’il est pris de surcroît dans un tempo très (trop) lent.</p>
<p>La fantaisie légère décidément n’est pas son fort, et l’air du catalogue, s’il est un régal au point de vue de la beauté de la voix, de son homogénéité, de sa maîtrise, de l’éclat du timbre, donne à entendre un Leporello plus élégant que débonnaire, comme si le souci de caractérisation du personnage importait moins que celui de respecter la moindre intention du texte musical. L’orchestration volubile de cet air est l’occasion d’entendre à loisir les belles sonorités du Mozarteumorchester Salzburg et notamment de ses bois.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/SalzburgerFestspiele_Cosi2021_6031-scaled-1-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-193771"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Guglielmo à Salzburg avec Elsa Dreisig © Ewa Blauth</sub></figcaption></figure>


<p>Guglielmo (de<em> Cosi fan tutte</em>) reste l’un de ses grands rôles mozartiens et Schuen le prouve en restituant l’aria « Rivolgete a lui lo sguardo » (que Mozart remplaça par le plus vif « Non siate ritrosi »). C’est l’une des plages les plus réussies de cet album, justement parce qu’irriguée de vie, et que l’amusement s’accommode enfin d’un rien de laisser-aller dans cet air composé pour Francesco Benucci.</p>
<h4><strong>Affaire de tempérament</strong></h4>
<p>Cette aisance, elle est encore plus évidente quand c’est le comte Almaviva qu’il retrouve, celui qu’il a sans doute le plus chanté, un rôle sérieux qui n’est comique que malgré lui. Son duo avec Susanna, « Crudel! perché finora », de même que le récitatif, « Hai già vinta la causa ! » suivi de l’aria, « Vedrò mentr&rsquo;io sospiro », conviennent idéalement à sa tessiture, mais aussi à sa personnalité, à ce goût de la netteté qu’il a, de la clarté du dessin.<br />Et Roberto González-Monjas, peut-être ressentant qu’on est là en plein dans la cible, dose judicieusement les ponctuations orchestrales, trouvant là une juste alacrité, pour souligner les amers « giubilar mi fa », impeccablement timbrés, du comte murissant sa vengeance.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/227421729_1571662256_v16_9_1200-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-193772"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>à droite Andrè Schuen, Don Giovanni à Hambourg, mis en scène par Jan Bosses D.R.</sub></figcaption></figure>


<p>L’album se clôt avec des extraits de <em>Don Giovanni</em>, d’une séduction très sage. Une sérénade (avec la mandoline d’<strong>Avi Avital</strong> auquel on offre aussi le bref « Komm, liebe Zither, komm »), un « La ci darem la mano », où Nikola Hillebrand est une idéale Zerlina et où Andrè Schuen n’est que charme aimable et onctueux, mais peu inquiétant, avant de terminer par un air du champagne, honorable sinon pétillant.</p>
<p>Bref un programme un peu impersonnel qui laisse une impression mitigée, soigné certes, avec de très beaux moments, mais dont on espérait qu’il ferait davantage et mieux que simplement tenir avec probité ses promesses.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/andre-schuen-meine-reise-mit-mozart/">Andrè Schuen &#8211; Meine Reise mit Mozart</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>À Bordeaux, un Requiem écolo et durable</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-bordeaux-un-requiem-ecolo-et-durable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 05:03:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival International d’Aix-en-Provence savait-il qu’en créant le Requiem de Castellucci, il allait lancer une monde ? La production, reprise à guichets fermés en avril dernier à La Monnaie sera reprise à partir du 16 mai à Naples. C’est au tour de l’Opéra National de Bordeaux de s’essayer à une relecture de l’ultime chef d’œuvre de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival International d’Aix-en-Provence savait-il qu’en créant le <em>Requiem</em> de Castellucci, il allait lancer une monde ? La production, reprise à guichets fermés en avril dernier à La Monnaie sera reprise à partir du 16 mai à Naples. C’est au tour de l’Opéra National de Bordeaux de s’essayer à une relecture de l’ultime chef d’œuvre de Mozart et ce pour sa rentrée 2023 : « une production inédite conçue dans une démarche écologique et durable fruit de plus d’un an de collaboration avec les ateliers de l’ONB, comme pour montrer que le cycle de la vie ne concerne pas seulement les êtres vivants. <strong>Stéphane Braunschweig</strong>, l’actuel directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe à Paris, en propose<em> un espace sobre, mais puissant et symbolique, dont la mobilité et la plasticité permettent d’accompagner tous les mouvements de la musique</em> ». Les voix d&rsquo;<strong>Hélène Caprentier, Fleur Barron, Oleksiy Palchykov </strong>et<strong> Thomas Dear</strong> seront placées sous la baguette du jeune chef espagnol <strong>Roberto González Monjas,</strong> à la tête du Chœur et de l’Orchestre de l’Opéra National de Bordeaux. <a target="_blank" href="https://www.opera-bordeaux.com/opera-requiem-mozart-25842" rel="nofollow">Du 20 au 28 janvier</a>.</p>
<blockquote>
<p>UNE DÉMARCHE ÉCO-RESPONSABLE INÉDITE EN FRANCE</p>
<p>Ce Requiem de Mozart est un double défi pour l’ONB : pour la première fois en France va être initiée, dans une maison d&rsquo;opéra nationale, une production 100% « zéro achat », à savoir</p>
<p>une production scénique qui a été spécialement conçue sans achat de matériel pour la réalisation des décors, costumes et accessoires.<br />
					Menée grandeur nature, cette expérience de production selon une démarche exclusivement circulaire et raisonnée est la première du genre en France dans un opéra national !</p>
<p>Le cycle de la vie est au cœur de cette œuvre emblématique de Mozart : « le texte sur lequel l’œuvre est écrite parle de la vie après la vie. C’est exactement ce que nous faisons avec cette production. » (Emmanuel Hondré, directeur général de l’Opéra National de Bordeaux). Pour Stéphane Braunschweig, « c’est ce que nous avons fait, en reconsidérant un décor comme un matériau, un costume comme un tissu, capable de renaitre encore et encore. »</p>
<p>Tous les métiers de l&rsquo;Opéra ont été mobilisés pour réussir à tenir le pari de ne pas acheter de matériaux pour arriver à concevoir et mettre en œuvre une production scénique entière, à qualité artistique et scénique inchangée pour le spectateur.</p>
</blockquote>
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		<title>Soirée Bel Canto &#8211; Joyce El-Khouri et Marie-Nicole Lemieux — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/soiree-bel-canto-joyce-el-khouri-et-marie-nicole-lemieux-bordeaux-du-beau-chant-a-deux-voix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Claude Meymerit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 21:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la scène du Grand Théâtre, l’Opéra de Bordeaux recevait Marie-Nicole Lemieux et Joyce El-Khoury pour deux soirées de belcanto autour de Rossini, Donizetti et Bellini. Le public ayant repris le chemin des salles de concerts, a réservé aux deux cantatrices un accueil des plus chaleureux. Pour donner le ton à cette soirée consacrée au belcanto, quoi de mieux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur la scène du Grand Théâtre, l’Opéra de Bordeaux recevait <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong> et <strong>Joyce El-Khoury</strong> pour deux soirées de belcanto autour de Rossini, Donizetti et Bellini.</p>
<p>Le public ayant repris le chemin des salles de concerts, a réservé aux deux cantatrices un accueil des plus chaleureux. Pour donner le ton à cette soirée consacrée au belcanto, quoi de mieux que de démarrer avec l’ouverture de <em>Semiramide </em>de Rossini. À la tête de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, le bouillonnant <strong>Roberto Gonzalez-Monjas</strong> se déchaîne. Il saute, lance les bras, se tient à la barre, se courbe comme pour une révérence… Il électrise la salle. </p>
<p>Lorsque Marie-Nicole Lemieux, dans une robe et coiffure austères, attaque « Mura Felici » de <em>La donna del lago</em>, l’art du belcanto fait mouche. La virtuosité et l’écriture vocale exigées par l’auteur semblent avoir été imaginées pour la chanteuse mettant en exergue ses graves et sa ligne de chant. Parée d’une élégante robe bleue, Joyce El-Khoury fait à son tour son apparition. Elle s’approprie immédiatement l’air romantique de Mathilde de <em>Guillaume Tell,</em> « Sombre forêt ». Son impressionnante diction ne laisse aucun mot en retrait. Même sur les notes filées dont elle a le secret, le phrasé ne pâlit à aucun moment. Le concert se poursuit avec les deux incontournables extraits de <em>Tancrède</em>, aux étonnantes audaces musicales, l’air « O Patria » et le duo « Serbami ognor si fido ». Sans vouloir comparer, ce duo de virtuosité ayant étét interprété et immortalisé par de prestigieuses cantatrices qui ont marqué l’histoire de l&rsquo;art lyrique, il manquait à nos deux chanteuses, pour ce morceau de bravoure, « un petit je ne sais quoi de folie ».</p>
<p>Après la première partie du concert consacré à Gioachino Rossini, c’est surtout avec Gaetano Donizetti que l’art du belcanto fait merveille. Joyce El-Khoury transforme l’air de Marie Stuarda en une émouvante leçon de beau chant. Même si dans « Ô mon Fernand » de <em>La Favorite</em>, Marie-Nicole Lemieux ne semble pas très à l’aise, elle module l’air de Dom Sebastien « Sol adoré de ma patrie » avec une grande délicatesse et de belles sonorités.  </p>
<p>Le concert se termine avec <em>Norma</em> de Vincenzo Bellini. Après un « Casta diva » cisellé par Joyce El-Khoury, au beau médium et aux sons toujours aussi filés et affirmés, les deux chanteuses se laissent aller à leur fantaisie dans le duo « Mira o Norma » ce qui produit un engagement musical harmonieux et plus convaincant.</p>
<p>Face à l’ovation reçue après ce copieux programme, les deux chanteuses se font plaisir en offrant, en bis, l’incontournable « Duo des chats », page apocryphe qui fait toujours mouche, surtout lorsque Marie-Nicole Lemieux s’en mêle. Mais au lieu de conclure le concert avec cet air amusant et accrocheur,elles reprennent sur la pointe des pieds, en guise de délicat cadeau d’adieu, la première partie du duo de<em> Norma.</em></p>
<p>Le chef d’orchestre Roberto Gonzalez-Monjas, alors fougueux dans les parties orchestrales se fait discret derrière les deux cantatrices. Il sert ce programme de belcanto dans la plus grande sobriété et efficacité, tout en laissant aux musiciens leurs émotions individuelles s’installaient. </p>
<p>Un regret que la Direction de l’Opéra de Bordeaux n’ait pas mentionné dans le programme un hommage ou dédié cette soirée à Edita Gubrerova, belcantiste disparue tout récemment.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/soiree-bel-canto-joyce-el-khouri-et-marie-nicole-lemieux-bordeaux-du-beau-chant-a-deux-voix/">Soirée Bel Canto &#8211; Joyce El-Khouri et Marie-Nicole Lemieux — Bordeaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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