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	<title>Oren GRADUS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Oren GRADUS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Tosca — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tosca-new-york-veni-vissi-vici/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marceau Ferrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2018 05:38:31 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2009, on arrachait au public new-yorkais l&rsquo;éternelle <em>Tosca</em> de Franco Zeffirelli pour la remplacer par la nouvelle production de Luc Bondy, immédiatement abhorrée par ce public conservateur. La version de <strong>David McVicar</strong> inaugurée en décembre 2017 vient rétablir l&rsquo;ordre des choses. Déjà abondamment commentée lors des prises de rôles de <a href="/tosca-new-york-a-marquer-dans-les-annales">Sonya Yoncheva</a> et d’<a href="/tosca-new-york-anna-netrebko-la-diva-en-diva">Anna Netrebko</a>, cette mise en scène ne prétend pas réinventer l’œuvre mais entend plutôt offrir un écrin idéal aux chanteurs, des décors somptueux et une direction d’acteurs millimétrée. David McVicar réalise de magnifiques tableaux grâce à un travail abouti sur les couleurs, le clair-obscur et le rythme des ensembles. La procession religieuse dans l’église Sant’Andrea della Valle est sublimée par un halo surnaturel qui irradie depuis l&rsquo;autel. Cet habile jeu de lumières devient le fil conducteur d&rsquo;une approche qui laisse une place prépondérante aux chanteurs.</p>
<p><strong style="font-size: 14px">Sondra Radvanovsky </strong>effectue un retour triomphal au Met, cinq ans après sa dernière Tosca à New-York. Ses « Mario, Mario » hors-scène lui valent d’être applaudie avant même son entrée. La soprano américaine fend l’orchestre avec sa projection phénoménale doublée d’une technique à toute épreuve. Ses <em>pianissimi</em> filés dans « Vissi d’arte » et les graves qu&rsquo;elle rugit contre Scarpia au II confirment qu&rsquo;elle est une des meilleures <em>spinto </em>actuelles. Son parti-pris vocal peut cependant finir par agacer tant le vibrato est omniprésent et la ligne un peu ampoulée. Sa complicité avec <strong>Joseph Calleja</strong> est évidente. Ce dernier est un Cavaradossi vaillant qui concilie héroïsme et sensibilité. Si la technique n&rsquo;est pas un problème pour le ténor maltais, cette voix tendue, au vibrato serré et au timbre métallique peine à rendre son personnage attachant. Malgré des <em>pianissimi</em> interminables et une maîtrise remarquable du <em>diminuendo</em>, l’ensemble manque d’éclat avec des aigus ternes comme dans « O dolci mani », trop rapide et sans subtilité.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/tosca_1816s.jpg?itok=TcpFavAZ" title="Sondra Radvanovsky (Tosca) et Joseph Calleja (Cavaradossi) Acte III - Photo: Marty Sohl / Met Opera" width="468" /><br />
	Sondra Radvanovsky (Tosca) et Joseph Calleja (Cavaradossi) Acte III © Marty Sohl / Met Opera</p>
<p>Appelé à remplaçer Wolfgang Koch à la dernière minute, <strong>Željko Lučić </strong>peut compter sur son expérience pour assurer le Scarpia d&rsquo;un soir. La voix n&rsquo;est pas dénuée de mordant mais le baryton manque de puissance et finit rapidement englouti par le choeur lors du <em>Te Deum</em>. S&rsquo;il module sa voix avec des <em>piani </em>délicieusement insidieux pour se faire galant, c&rsquo;est théâtralement que Lučić s&rsquo;impose en incarnant un Scarpia manipulateur à l&rsquo;aura sinistre. Les rôles secondaires sont assez inégalement distribués. On peine à entendre l&rsquo;Angelotti de <strong>Oren Gradus</strong> dont on devine pourtant le timbre de bronze. <strong>Patrick Carfizzi </strong>est un sacristain hilarant qui brille par sa projection remarquable. Déjà présents la saison dernière, <strong>Brenton Ryan</strong> et<strong> </strong><strong>Christopher Job</strong> sont parfaits en funestes sbires. Enfin, le berger de <strong>Davida Dayle</strong> déçoit par son timbre nasillard et poussif.</p>
<p><strong>Carlo Rizzi</strong> peut compter sur un choeur superbement préparé par <strong>Donald Palumbo</strong>. Le chef italien sait tirer parti de chaque variation et conduit souverainement l&rsquo;orchestre du Metropolitan Opera. Il s&rsquo;assure de ne jamais couvrir ses chanteurs, quitte à brider par moment la puissance de l&rsquo;orchestre. Ces intentions sont louables mais finissent par saper l&rsquo;intensité de certains passages qui auraient pu être encore plus saissisants comme le final du II, inapte à refléter la fébrilité d’une femme sur le point de commettre un crime.</p>
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		<title>PUCCINI, La fanciulla del West — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-fanciulla-del-west-new-york-quand-le-classique-fonctionne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Oct 2018 05:41:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est quelque chose de symboliquement touchant que d’assister à une représentation de La fanciulla del West au Metropolitan Opera House, commanditaire et créateur de la partition en 1910. Bien qu’il ne soit certainement pas l’ouvrage le plus connu de Puccini, ce western lyrique s’est tout de même ménagé une place de choix au cœur de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est quelque chose de symboliquement touchant que d’assister à une représentation de <em>La </em><i><em>f</em>anciulla del West</i> au Metropolitan Opera House, commanditaire et créateur de la partition en 1910. Bien qu’il ne soit certainement pas l’ouvrage le plus connu de Puccini, ce western lyrique s’est tout de même ménagé une place de choix au cœur de la saison new-yorkaise. Il n’est donc pas surprenant de le voir servi par une distribution de haut vol, qui conjugue des protagonistes stars à une belle brochette de seconds rôles.</p>
<p>Avec une absence notoire d’airs aisément repérables, la <i>Fanciulla</i> est un casse-tête à distribuer, tant les interventions des différents personnages sont découpées en de nombreuses exclamations, interjections ou dialogues, dans un feu d’artifice vocal qui rappelle <i>Falstaff</i> ou le deuxième acte de <i>La Bohème</i>. C’est donc à chacun des chanteurs de trouver le juste milieu entre style récité et beau chant. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="363" src="/sites/default/files/styles/large/public/fan5.jpg?itok=1Bls3Ia8" title="© Ken Howard / Met Opera" width="468" /><br />
	© Ken Howard / Met Opera</p>
<p>Question lyrisme, le baryton <b>Oren Gradus</b> se sert de la complainte de Jake Wallace pour s’assurer un succès bien mérité. Encore plus remarquable est la prestation pleine de style et de noblesse de <b>Michael Todd Simpson</b> en Sonora, chez qui un timbre brillant répond à une belle incarnation scénique. <b>Carlo Bosi</b> ne sacrifie pas au chant trop aigrelet que le ténor bouffe de Nick requiert d’habitude. Ici aussi, la prestation vocale est de haut rang, tout comme les débuts de <b>James Creswell</b> en Ashby, très à l’aise musicalement et scéniquement. </p>
<p><b>Željko Lučić</b> donne à son Jack Rance des allures bienvenues de Scarpia, concentrant toute la hargne du personnage dans son timbre noir et maussade. On craint quelques fatigues dans le début de la prestation, mais un deuxième acte survolté chasse tous les doutes possibles. Attendu depuis quatre ans (après tant d’annulations et de rebondissements dans son actualité new-yorkaise), <b>Jonas Kaufmann</b> fait avec Dick Johnson son retour au Met. La voix semble ici aussi sur la réserve par endroits, ne passant pas nécessairement l’orchestre bouillonnant de Puccini. Mais cette économie ne rend que plus visible les véritables éclats de lyrisme du rôle, et les soupirs de la déclaration d’amour du premier acte fendraient le cœur du plus invétéré de ses détracteurs. <b>Eva-Marie Westbroek</b> trouve avec Minnie un rôle à la taille de ses moyens vocaux. Ne souffrant d’aucune faiblesse sur l’ensemble de sa tessiture (quels graves !), elle incarne une jeune femme passionnée, dont la présence scénique rayonne dans tout l’ouvrage. </p>
<p>La direction musicale de <b>Marco Armiliato</b> dévoile un Orchestre du Metropolitan en grande forme. On retrouve enfin le lyrisme qui nous faisait défaut dans <a href="/samson-et-dalila-new-york-met-new-york-puisquon-vous-dit-quil-peut-le-faire"><i>Samson et Dalila</i></a>, sans pour autant perdre la souplesse si chère à l’orchestre de Puccini. Gageons à l’inverse qu’un peu plus de réserve aurait été bienvenue pour mieux faire passer les chanteurs, notamment dans le duo Dick/Minnie du deuxième acte. La prestation tout à la fois virtuose et éloquente du chœur d’hommes du Metropolitan est également à saluer.</p>
<p>Avec le raté de la veille dans <a href="/samson-et-dalila-new-york-met-new-york-puisquon-vous-dit-quil-peut-le-faire"><i>Samson et Dalila</i></a>, il y avait beaucoup à craindre de la mise en scène de <b>Giancarlo del Monaco</b>. C’est finalement avec enthousiasme que l’on accueille cette proposition, pourtant ultra-classique. Pas de transposition, pas de lecture peu conventionnelle des personnages, pas d’originalité folle dans les décors et les costumes, mais il faut reconnaître que cela fonctionne. C’est principalement une direction d’acteur virtuose qui est le point fort du spectacle, avec un premier acte remarquable dans sa gestion du rapport entre les solistes et le chœur. </p>
<p>Le spectacle est retransmis en direct le samedi 27 octobre sur les écrans de cinéma Pathé un peu partout dans le monde. <br />
	 </p>
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