<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Heidi GRANT MURPHY - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/grant-murphy-heidi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/grant-murphy-heidi/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:29:45 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Heidi GRANT MURPHY - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/grant-murphy-heidi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Requiem</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ab-auditione-mala-non-timebit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 11:22:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ab-auditione-mala-non-timebit/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Non, pas plus que le juste du Graduel, Thierry Lancino n’a à craindre une mauvaise réputation : avec ce Requiem il semble bien établi au firmament des meilleurs compositeurs français d’aujourd’hui. Le disque que vient de publier Naxos comble les vœux de ceux qui, ayant assisté à la création de l’œuvre, souhaitaient la voir immortaliser &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ab-auditione-mala-non-timebit/"> <span class="screen-reader-text">Requiem</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ab-auditione-mala-non-timebit/">Requiem</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Non, pas plus que le juste du Graduel, Thierry Lancino n’a à craindre une mauvaise réputation : avec ce <em>Requiem </em>il semble bien établi au firmament des meilleurs compositeurs français d’aujourd’hui. Le disque que vient de publier Naxos comble les vœux de ceux qui, ayant assisté à la création de l’œuvre, souhaitaient la voir immortaliser par un enregistrement.</p>
<p>			 </p>
<p>			<em>Dies iræ, dies illa, Solvet sæclum in favílla,Teste David cum Sibýlla !</em> Des trois premiers vers du « Dies irae » est né chez Lancino le désir de faire dialoguer le texte de la liturgie catholique avec des sources empruntées à l’Ancien Testament (David), et même au paganisme (la Sibylle de Cumes). Il s’est donc tourné vers le plus médiatique des spécialistes français de l’antiquité classique, Pascal Quignard, pour concevoir un ambitieux montage de textes qui intègre le poème latin bien connu, souvent réduit aux premiers vers de chaque partie. Naît ainsi un nouveau rituel complexe, admirablement servi par la partition. A travers les cliquetis et tintements de percussions variées, au milieu des âpres morsures des cuivres, en faisant alterner paroxysmes et moments d’apaisement, Thierry Lancino crée ici une œuvre magistrale, où le chœur et les solistes se voient confier des morceaux d’une grande force dramatique, qui laissent imaginer quel compositeur d’opéra il pourrait être (son site personnel annonce parmi ses projets une courte œuvre lyrique d’après la nouvelle « L’immortel » de Borgès).</p>
<p>			 </p>
<p>			Remarquée dans plusieurs créations contemporaines à l’Opéra Bastille (<em>Salammbô </em>de Philippe Fénelon, <em>Perelà</em> de Dusapin), <strong>Nora Gubisch</strong> a le privilège d’interpréter les deux superbes monologues de la Sibylle : tout au long de l’œuvre, avec une véhémence impressionnante mais d’une voix constamment maîtrisée, elle appelle le trépas de ses vœux, tantôt en français, tantôt en grec. Au désir de mort de la Sibylle répond l’aspiration de David à la vie éternelle. Le roi d’Israëlest partagé entre deux interprètes : le simple mortel angoissé est chanté par un ténor, le guerrier plein d’assurance par une basse.<strong> Nicolas Courjal</strong>, jadis un des membres de la troupe formée à l’Opéra-Comique par Pierre Médecin, est aujourd’hui l’une des jeunes basses françaises qui montent ; ses brèves interventions en solo sont ici toujours frappantes. La diction française de <strong>Stuart Skelton</strong> laisse parfois à désirer, mais la vaillance de la voix n’est jamais prise au dépourvu dans ce rôle qui requiert un fort ténor (il a à son répertoire les rôles wagnériens et straussiens les plus lourds). Contrairement aux autres solistes, la soprano n’est identifiée à aucun personnage spécifique, elle est simplement « la figure humaine ». Réfugiée dans la musique contemporaine, <strong>Heidi Grant Murphy </strong>parvient, mieux que dans un répertoire plus traditionnel, à y masquer l’outrage des ans : même si le vibrato très prononcé tourne au hululement dans l’aigu forte, elle livre un « Ingemisco » d’un dépouillement poignant, d’abord a capella, puis soutenue par les violoncelles. Plusieurs passages sont confiés au chœur seul : le Kyrie, l’Offertoire, l’Agnus Dei : c’est l’occasion, pour le <strong>Chœur de Radio France</strong> de manifester la solidité de ses différents pupitres, dans la douceur comme dans la violence.</p>
<p>			 </p>
<p>			Sans renier son passage par l’Ircam, Thierry Lancino réalise depuis quelques années un authentique travail sur la voix et la déclamation, sans demander aux chanteurs d’être constamment dans les extrêmes de leur tessiture et avec un souci d’intelligibilité. Voilà une musique « spirituelle » moderne qui ne cède pas à la facilité d’un certain minimalisme extatique, mais qui part à la recherche de sonorités nouvelles, en rapprochant les timbres et les textures pour un résultat inspiré et inspirant.</p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Sur Qobuz : </strong></p>
<p>			<a href="http://www.qobuz.com/album/thierry-lancino-requiem/0747313277179" target="_blank" rel="noopener">Requiem | Thierry Lancino par Eliahu Inbal</a></p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ab-auditione-mala-non-timebit/">Requiem</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zélindor</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-campistron-pullule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hugues Schmitt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 07:46:46 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-campistron-pullule/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Remplacez Racine par Rameau dans le célèbre vers de Voltaire, passez sur le fait que Rameau ne meurt qu’en 1764 et que sa seconde carrière lyrique commence précisément en 1745 avec Platée, et vous aurez un aperçu de la vie musicale française de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le genre aulique par excellence qu’est &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-campistron-pullule/"> <span class="screen-reader-text">Zélindor</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-campistron-pullule/">Zélindor</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Remplacez Racine par Rameau dans le célèbre vers de Voltaire, passez sur le fait que Rameau ne meurt qu’en 1764 et que sa seconde carrière lyrique commence précisément en 1745 avec <em>Platée</em>, et vous aurez un aperçu de la vie musicale française de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le genre aulique par excellence qu’est la pastorale dramatique sous le règne de Louis XIV prend une importance croissante par rapport aux grands genres sous Louis XV et se dissémine peu à peu dans les cours secondaires (Madame de Pompadour, Duchesse du Maine…), jusque dans les théâtres et salons des petits maîtres.</p>
<p> </p>
<p>C’est là justement une musique de petit maître. Même si en 1745, ce processus ne fait que commencer, l’on en perçoit déjà les prodromes dans ces œuvres de circonstance que l’on sent composées à la hâte, comme par collage de vers tendres et bucoliques, d’épisodes instrumentaux adaptés de Vivaldi (modèle-type pour les orages et tempêtes) ou de Lully (expert des marches), d’airs doux, de marches harmoniques, de gavottes répétitives. Tout cela sent un peu la lampe et l’école, et l’on ne quitte jamais l’impression d’avoir entendu cent fois les mêmes airs, les mêmes enchaînements, les mêmes ritournelles, chez Rousseau, chez Buffardin, chez Boismortier, chez Blavet, et tant d’autres épigones. Rien qu’un exemple, tiré du livret :</p>
<p><em>« Hé ! comment ne pas m’enflammer</em></p>
<p><em><em>Pour l’aimable objet qui m’enchante ? »</em></em></p>
<p> </p>
<p>N’allons pas plus loin, tout est dit. Ces œuvres ne sont en définitive que le village Potemkine du règne de Louis XV, où les roués consentent encore — mais plus pour longtemps — à poser en bergers fidèles. Elles sont innocentes et sucrées comme une chaste promenade dans le Parc aux Cerfs à midi. Comme si c’était à midi qu’il fallût s’y promener !</p>
<p> </p>
<p>Quant à l’interprétation, elle est d’une qualité qui mérite d’être soulignée. La direction est précise, claire et énergique sans être brutale. <strong>Ryan Brown</strong> ne tombe pas dans le travers aujourd’hui répandu de vouloir « rocknrolliser » ce répertoire en martelant les accents et en pressant les <em>tempi</em>. Ses gavottes sont de vraies gavottes et ses sarabandes de vraies sarabandes. Saluons aussi la grande justesse de ses cordes, irréprochables. Tout juste peut-on déplorer une certaine sècheresse de son, liée à la fois à un déséquilibre de son ensemble vers l’aigu, à un son de clavecin qui manque manifestement de chair, et à une direction qui ne privilégie pas l’expressivité. Cette netteté se retrouve, pour notre plus grande satisfaction, dans la diction des chanteurs, dont le texte est constamment et parfaitement intelligible. Nous sommes particulièrement heureux de retrouver <strong>Jean-Paul Fouchécourt</strong> dont la voix de trial trouve ici idéalement à s’employer, qui est toujours aussi agile et léger sur les ornements que subtil dans le phrasé de ses appuis, mais qui nous semble, dans certaines phrases longues, légèrement court de souffle. <strong>Heidi Grant Murphy</strong> possède un superbe vibrato serré dont elle tire des effets expressifs avec force et discernement, et semble disposer de la voix la plus appropriée pour le répertoire français : légère, nette dans sa diction, formant à la perfection les voyelles fermées et les sons nasalisés, coulant avec grâce les ornements dans son vibrato. Nous les attendons tous les deux dans des productions de plus grande ampleur.</p>
<p> </p>
<p><strong>Hugues Schmitt</strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-campistron-pullule/">Zélindor</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LANCINO, Requiem — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-pleyel-un-requiem-daujourdhui-ouvert-sur-la-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 17:54:34 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-requiem-d-aujourd-hui-ouvert-sur-la-vie/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Enfin une grande œuvre contemporaine qui peut toucher le plus large des publics. Un événement à n’en pas douter ! La création d’un Requiem en ce début du XXIe siècle a de quoi étonner. De plus, une création qui convoque à la Salle Pleyel quatre chanteurs de renom, l’Orchestre Philharmonique de Radio France au grand complet &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-pleyel-un-requiem-daujourdhui-ouvert-sur-la-vie/"> <span class="screen-reader-text">LANCINO, Requiem — Paris (Pleyel)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-pleyel-un-requiem-daujourdhui-ouvert-sur-la-vie/">LANCINO, Requiem — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Enfin une grande œuvre contemporaine qui peut toucher le plus large des publics. Un événement à n’en pas douter ! La création d’un <em>Requiem</em> en ce début du XXIe siècle a de quoi étonner. De plus, une création qui convoque à la Salle Pleyel quatre chanteurs de renom, l’Orchestre Philharmonique de Radio France au grand complet (voire plus !), ainsi que le chœur, lui aussi au grand complet, voilà qui est peu commun. De plus le compositeur est plutôt inconnu et l’on s’étonne alors de voir un public aussi nombreux.</p>
<p> </p>
<p>Au vu de cet effectif qui rappelle les grands <em>Requiems</em> de l’histoire de la musique, on s’attend à un concert symphonique traditionnel. Or dès le début, on sait qu’on va assister à une œuvre forte et hors du commun, ne serait-ce que par l’impact impressionnant des treize appels de gongs, bols tibétains, cloches et grosses caisses qui la débutent et qui annoncent la grande invective de la Sybille de Cumes : « Les destins ne laissent aux morts que le silence qui les engloutit ».</p>
<p>La percussion va, d’ailleurs, jouer un rôle déterminant dans cette œuvre. Les martèlements rythmiques, tragiques ou exubérants, les scansions implacables vont sous-tendre l’édifice toute la soirée, hormis quelques moments suspendus, propices au recueillement et absolument magnifiques. Le compositeur nous invite à une longue marche qui est celle de toute vie vers l’inéluctable événement que l’on nomme la mort. </p>
<p>La Sybille, dans le scénario imaginé par Pascal Quignard, va se confronter à David. Le monde des morts qui aspire à l’anéantissement, et auquel elle appartient, se heurte au choix de David de la promesse d’une vie éternelle. « La partition avance ainsi, pas à pas «  dit le compositeur « mais la musique ne choisira pas » et l’auditeur restera face au seul questionnement. Pascal Quignard le précise bien : « Je ne veux pas avoir à choisir entre la Sybille et David. Je veux laisser face à face ses deux désirs ».</p>
<p>Curieusement c’est une énergie vitale qui se dégage de cette confrontation laissant la figure de Dieu comme étrangère au débat, dans ces textes traditionnels du rituel religieux. Les déclamations chantées en grec ancien ou en latin rappellent cette quête qui remonte au plus lointain de l’histoire de l’Homme.</p>
<p>Ce n’est pas une messe de <em>Requiem</em>, mais bien une longue méditation quasiment théâtrale où le concert est bien le seul rituel, un peu à la manière de Brahms dont le <em>Requiem Allemand</em> n’était pas non plus un service sacré. Lancino a un sens aigu du temps théâtral, de la rupture, de la déclamation que la musique magnifie sans cesse.</p>
<p>Le Requiem dure environ 1h20 et, à aucun moment, l’attention se relâche. La direction remarquable d’<strong>Eliahu Inbal</strong>, à la tête du Philharmonique totalement investi<strong>, </strong>y est essentielle. Il fallait un grand mahlérien comme lui pour mener un tel vaisseau au port. Et le public très concentré, attentif, dans ce silence presque pieux qui ne trompe pas, se laisse envahir par cette musique qui a transcendé les écoles et rayonne de beauté.</p>
<p>Voici donc enfin une œuvre de musique « contemporaine » (Ah ce terme si dévoyé !) qui va droit au cœur. Le public de Pleyel, peu familier des concerts de l’IRCAM et captivé par l’œuvre, n’a pas ménagé ses applaudissements au salut final, surtout à l’adresse du compositeur. </p>
<p>En sortant de Pleyel on n’a qu’une envie : réécouter ce<em> Requiem</em> au plus vite. Retrouver ce <em>Dies Irae</em> qui n’est pas sans rappeler la <em>Symphonie des Psaumes</em>, le poignant <em>Ingemisco</em> chanté pianissimo par la soprano <strong>Heidi Grant Murphy </strong>aux aigus flûtés, sur un tapis de violoncelles à l’unisson qui se divisent uniquement à l’entrée du chœur (les différentes sections de ce <em>Requiem</em> se succèdent sans transition et semblent naître l’une de l’autre, imperceptiblement). Retrouver aussi le <em>Lacrymosa</em> déclamé avec grande noblesse par la basse <strong>Nicolas Courjal </strong>: timbre magnifique, diction sans faille, projection qui lui permet de passer au-dessus de l’orchestre en permanence.</p>
<p>Très beau aussi le <em>Chant de la Sybille</em> inséré dans l’Offertoire « Heureux les morts qui chantent dans la mort » (la voix de mezzo de <strong>Nora Gubisch</strong> semble, hélas, peu à l’aise dans un rôle qui sollicite souvent la tessiture de contralto, où, justement, une diction plus précise et projetée serait de mise). Le ténor <strong>Stuart Skelton</strong>, dont on se souvient de beaux Florestan, chante le rôle de David avec un beau legato et du velouté dans la voix. Son « Des profondeurs je crie vers toi » au-dessus du dialogue du basson, du hautbois et de la percussion est très émouvant. De son chant, naît un chœur de femmes à l’unisson, simple et évident comme une complainte populaire (Magnifique couleur du Chœur de Radio France). Et même si le<em> Sanctus</em> semble revenir à certains schémas rebattus de la musique d’aujourd’hui, il s’ouvre soudain sur un solo lumineux de soprano, au-dessus du chœur, alors que la percussion relance implacablement la marche en avant. Oui, cette œuvre a transcendé les écoles et, comme le dit Lancino, en évoquant d’un clin d’œil amusé Billy Wilder, les sept années passées avec bonheur, auprès de Pierre Boulez, à L’IRCAM furent surtout « Sept années de réflexion » ! (Lancino habite Manhattan aujourd’hui : ceci explique cela !). </p>
<p> </p>
<p>Lancino a réussi, comme il le souhaitait, « à atteindre (chez chacun) ces contrées intérieures lointaines où les âmes prennent refuge ». Et pour avoir tenté de toucher la Mort c’est bien la Vie qu’il chante dans ce beau Requiem.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-pleyel-un-requiem-daujourdhui-ouvert-sur-la-vie/">LANCINO, Requiem — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MESSIAEN, Saint François d&#039;Assise — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/st-francois-dassise-paris-pleyel-la-foi-retrouvee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 15:33:10 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-foi-retrouve/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créé en 1983 au terme d’une genèse de huit ans, considéré depuis comme le chef-d’œuvre de Messiaen, Saint François d’Assise ne s’est pas pour autant imposé sur toutes les grandes scènes. Sans doute sa longueur et son statisme en ont-ils désemparé plus d’un, sans doute l’austérité de son sujet et le gigantisme de certains passages &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/st-francois-dassise-paris-pleyel-la-foi-retrouvee/"> <span class="screen-reader-text">MESSIAEN, Saint François d&#039;Assise — Paris (Pleyel)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/st-francois-dassise-paris-pleyel-la-foi-retrouvee/">MESSIAEN, Saint François d&#039;Assise — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Créé en 1983 au terme d’une genèse de huit ans, considéré depuis comme le chef-d’œuvre de Messiaen, <em>Saint François d’Assise</em> ne s’est pas pour autant imposé sur toutes les grandes scènes. Sans doute sa longueur et son statisme en ont-ils désemparé plus d’un, sans doute l’austérité de son sujet et le gigantisme de certains passages ne sont pas des plus attirants. Mais si <em>Saint François</em> effraye, c’est aussi et surtout à cause de son immense complexité, et tout particulièrement de l’extrême difficulté du rôle éponyme, qui exige endurance (Saint François est toujours présent sur scène, si l’on excepte le quatrième tableau), puissance vocale, humilité expressive, et français imparable. Messiaen avait trouvé en José van Dam son prêcheur idéal, qui a endossé le rôle à de nombreuses reprises, au point d’en devenir l’incontournable incarnation. Le vénérable chanteur belge se préparant aujourd’hui à une retraite bien méritée, la question de la pérennité de l’œuvre se pose : survivra-t-elle à l’épreuve du temps, défendue par d’autres protagonistes ?</p>
<p>Vincent Le Texier veut répondre oui, et il nous faut bien saluer son courage. Bien sûr, il n’est pas le premier à succéder à van Dam : Willard White a déjà relevé le défi. Mais, à ma connaissance, jamais un français ne s’était mesuré au rôle-titre de l’unique opéra du plus grand compositeur français de l’après-guerre ; Alléluia ! D’autant plus que l’expérience se révèle passionnante : timbre chaleureux, voix plus ronde et plus puissante, semble-t-il, que par le passé, bonhommie naturelle, Le Texier signe une grande interprétation, bouleversante de justesse, remplie de cette humanité absolue, sans faille, qui est peut-être la sainteté. Si une légère fatigue se fait entendre à la fin de cette soirée-marathon, elle ne gâche en rien notre plaisir, ni notre émotion. Le lyrique et sensible Tom Randle, le tendre Jean-Sébastien Bou, l’excellent Nicolas Courjal forment une confrérie de disciples attentive et apaisée, avec laquelle tranche d’autant mieux les imprécations sonores d’Olivier Dumait. Ténor de caractère, Hubert Dealmboye est un Lépreux investi mais quelque peu faible en volume, toutefois nettement préférable à Heidi Grant Murphy, dont l’Ange, sans être déshonorant, souffre d’un vibrato bien large, qui accentue tout ce que le timbre a de métallique.</p>
<p>Chung parle le langage de Messiaen, et le comprend à la perfection, comme d’autres comprennent intimement Wagner ou Mozart. A le voir diriger avec une étonnante économie de gestes, l’idée nous saisit que l’on ne saurait mieux faire, ou peut s’en faut, dans <em>Saint François</em>. Que personne ne saurait manier avec autant de bonheur une masse de décibels si gigantesque, pour en exalter la puissance comme pour en extraire des sonorités somptueuses et subtiles. Inoubliable, le concert d’oiseaux qui clôture le II est la meilleure illustration d’un travail qui n’oublie aucun aspect de l’œuvre, sans pour autant sombrer dans un souci excessif du détail. On comprend que les chœurs comme l’orchestre, chauffés à blanc, s’élèvent au niveau des plus grands, et n’accusent aucune faille sur toute la longueur de la soirée. Seule la balance sonore est perfectible, qui étouffe toujours autant les voix (mais Pleyel en est sans doute responsable bien plus que Chung).</p>
<p>Face à cette performance musicale de haut niveau, les vidéos de Jean-Baptiste Barrière passeraient presque inaperçues. Alors que l’on s’était figuré, avec confiance et espoir, des lumières et des images envoûtantes qui enveloppent l’espace, on n’eut droit qu’a un mince rectangle en fond de scène, à l’intérieur duquel des images de forêts floues alternent avec des graphiques réglés sur la puissance sonore (exactement comme dans les lecteurs CD de votre ordinateur), tout en projetant le visage des interprètes à l’intérieur d’un losange enluminé situé dans un coin du rectangle (les fans de géométrie apprécieront) : de quoi donner du fil à retordre à ceux qui trouvent kitsch les images de Bill Viola pour le <em>Tristan</em> de l’Opéra Bastille ! On aurait pu s’en irriter, on préfèrera se concentrer sur l’essentiel : en cette fin « d’année centenaire » d’Olivier Messiaen, une équipe aussi soudée et exceptionnelle a porté à bout de bras l’un des opéras les plus ardus du répertoire, jusqu’au formidable point d’orgue final, passage de relais vers un public dont la réaction ne s’est pas fait attendre : acclamations et <em>standing ovation</em> pour tous ! De quoi faire retrouver la foi aux plus sceptiques… ! </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/st-francois-dassise-paris-pleyel-la-foi-retrouvee/">MESSIAEN, Saint François d&#039;Assise — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#039;elixir d&#039;amour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/existe-t-il-un-elixir-pour-bien-chanter-lelisir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 14:52:52 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/existe-t-il-un-elixir-pour-bien-chanter-lelisir/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une fois sorti des profondes méditations où l’avait plongé le visionnage de cet Elixir, le valeureux rédacteur tire de son esprit subtil deux conclusions, par lesquelles il prendra la liberté de commencer son article : premièrement, bien d’autres spectacles vus à l’Opéra de Paris ces derniers temps auraient pu sembler prioritaires quant à une éventuelle sortie &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/existe-t-il-un-elixir-pour-bien-chanter-lelisir/"> <span class="screen-reader-text">L&#039;elixir d&#039;amour</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/existe-t-il-un-elixir-pour-bien-chanter-lelisir/">L&#039;elixir d&#039;amour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Une fois sorti des profondes méditations où l’avait plongé le visionnage de cet <em>Elixir</em>, le valeureux rédacteur tire de son esprit subtil deux conclusions, par lesquelles il prendra la liberté de commencer son article : premièrement, bien d’autres spectacles vus à l’Opéra de Paris ces derniers temps auraient pu sembler prioritaires quant à une éventuelle sortie en DVD ; deuxièmement, quand bien même cette production se devait d’être immortalisée, elle aurait pu l’être au cours d’une des reprises (la dernière par exemple, qui, il y a un an tout juste, était défendue par Désirée Rancatore et Dmitri Korchak), avec un gain substantiel et bienvenu en matière de beauté vocale…</p>
<p>En juin 2006, l’ensemble des commentaires avaient unanimement décrié un casting auquel le DVD, aujourd’hui, ne rend guère d’autre service que celui de pallier la petitesse du volume de plusieurs des interprètes. Service perfide, dans certains cas, tant l’on aimerait ne rien entendre plutôt que de subir la voix de <strong>Heidi Grant Murphy</strong>, Adina déconcertante, qui cumule les pires défauts des toutes petites voix (une expressivité rendue inexistante par des nuances hors de portée) et ceux des formats titanesques dont elle n’est pas (un timbre métallique et parfois rauque, une vocalisation lacunaire, un vibrato kilométrique). Elle n’est pourtant pas la seule à commettre un crime de lèse-musicalité ; en matière de <em>malcanto</em>, <strong>Laurent Naouri</strong> n’est pas en reste, qui plie (et casse) sans vergogne sa voix frustre pour tenter de la faire rentrer dans l’écriture donizettienne, évoquant davantage les contorsions d’un ours polaire qui voudrait porter une robe Christian Dior que la parade nuptiale d’un insolent militaire. Mais à lui (chauvinisme franco-français ou pouvoir de la prestance scénique ?) l’on pardonnerait presque, grâce à une présence truculente, à un charisme indéniable (sans doute facilités par une intime connaissance de l’univers de Pelly). En comparaison, <strong>Paul Groves</strong> est plus probant. Il n’est pas pour autant un Nemorino idéal : ce n’est pas la sincérité de l’interprète qui est en cause, mais la nature même de son chant, pas assez coloré, pas assez riche, pas assez dense, pas assez souple pour ce répertoire. Le « dottore » Dulcamara devient alors un professeur, tant l’incarnation d’<strong>Ambrogio</strong> <strong>Maestri </strong>prend l’apparence d’une leçon de chant. Ajoutez à un instrument ferme et homogène la sympathie immédiate que provoque cet acteur-né, et vous obtiendrez un protagoniste simplement idéal !</p>
<p>
La mise en scène ne déçoit pas autant que les voix. Mieux, elle parvient à atténuer la déception, puisqu’à défaut d’entendre d’excellents chanteurs, nous voyons une équipe d’acteurs plutôt bien rodée, et en fin de compte assez attendrissante. On s’attache plutôt facilement à une galerie de portraits ambigus et précisément dessinés, et à un décor champêtre-rétro qui exprime autant le versant nostalgique de l’<em>Elisir </em>qu’il constitue un support efficace aux scènes plus légères. Mais en dehors d’opéras franchement comiques (<em>Platée</em>) ou parodiques (ceux d’Offenbach), <strong>Laurent Pelly</strong> semble condamner à perdre de sa verve. Ici, guère de prétexte à des chorégraphies déjantées ou à une direction d’acteur désopilante et, sorti de ce qui est un peu son « élément naturel », le metteur en scène français semble sans cesse sur la réserve, ne fait que se retenir, et donc ne récupère jamais en atmosphère douce-amère ce qu’il perd en vis comica.</p>
<p>A l’image du spectacle de Laurent Pelly apparaît la direction d’<strong>Edward Gardner</strong>. Professionnel et maîtrisé, son travail ne se laisse jamais perturber par des aspects aussi superficiels que le dynamisme, les contrastes, l’émotion,… on aimerait bien, pourtant !</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/existe-t-il-un-elixir-pour-bien-chanter-lelisir/">L&#039;elixir d&#039;amour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
