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	<title>Charlie GUILLEMIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 03 Feb 2024 13:29:58 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Charlie GUILLEMIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Une petite Flûte &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/une-petite-flute-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Edouard Brane]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 08:17:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour celles et ceux qui l’ignorent encore, le Théâtre des Champs-Elysées propose depuis plusieurs années un programme d’opéra participatif pour jeune public, où des enfants de classes primaires sont initiés à l’opéra grâce à un apprentissage sur mesure qui mélange pratique du chant et de la gestuelle. Cette année, c’est au tour de La Flûte &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour celles et ceux qui l’ignorent encore, le Théâtre des Champs-Elysées propose depuis plusieurs années un programme d’opéra participatif pour jeune public, où des enfants de classes primaires sont initiés à l’opéra grâce à un apprentissage sur mesure qui mélange pratique du chant et de la gestuelle. Cette année, c’est au tour de <em>La Flûte enchantée</em> de Mozart d’être programmée pendant dix-sept représentations sous la forme d&rsquo;<em>Une petite Flûte</em> mise en scène par <strong>Julie Depardieu</strong>.</p>
<p>Pour les habitués du Théâtre des Champs-Elysées, voir des enfants investir la salle et chanter de l’opéra à gorge déployée pendant une heure et demie relève presque du miracle. Il faut le voir pour le croire, mais surtout vivre cette expérience hors du commun pour comprendre que l’avenir de l’art lyrique se joue peut-être bien ici et maintenant.</p>
<p>Le concept est simple : chaque début d’année, de nombreuses classes primaires d’Ile-de-France sont invitées à suivre un programme conçu sur mesure par le théâtre où les élèves découvrent un opéra dans une version réduite, en français avec partie chantée et mimée. De quoi laisser le temps aux enfants de se familiariser avec une œuvre du grand répertoire jusqu’à faire partie intégrante de la mise en scène. Onze représentations scolaires sont par la suite programmées, ainsi que six représentations tout public où n’importe quel parent peut <a href="https://www.calameo.com/read/0030455155631f1cfd847?authid=aREXf1qKXQ7B">télécharger le livret d’apprentissage sur le site internet du théâtre</a> et chanter avec ses enfants avant leur venue au théâtre. Au cours de la représentation, les lumières de la salle s’allument de temps à autre comme par magie pour laisser le public chanter quelques airs en version française appris au préalable.</p>
<p><strong>De Klapisch à Depardieu</strong></p>
<p>Après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-paris-tce/"><em>La Flûte enchantée</em> revisitée par Cedric Klapisch</a> à l’automne dernier, le Théâtre des Champs-Élysées a confié à Julie Depardieu l’adaptation de cette <em>Petite Flûte </em>qui a déjà tout d’une grande. Avec ses décors minimalistes et ses subtils jeux de lumières, la metteuse en scène, accompagnée de <strong>Damien Robert</strong> à la collaboration artistique et de <strong>David Belugou</strong> pour la scénographies et les costumes, penche davantage du côté de l’orientalisme et du Douanier Rousseau. Ils nous proposent un spectacle ludique, drôle et malicieux qui ne manquera pas de faire réagir le jeune public tout au long de la représentation. Les enfants deviennent ainsi complices de Tamino et de Papageno en les suivants dans leurs aventures tout en leur prodiguant conseils, avertissements et commentaires en tout genre. Sous la direction précise et toute en finesse du chef<strong> Joël Soichez</strong>, l’orchestre Les Siècles participent eux aussi à l’opéra en intervenant à leur propre manière au fil de la représentation.</p>
<p>En situant son action dans l’Egypte ancienne, Julie Depardieu s’inspire des dieux mi-humain, mi-animal de la mythologie des Pharaons. Monostatos devient un dieu crocodile sorti tout droit du Nil, la reine de la nuit une déesse-chatte gardienne du foyer et Sarastro un ibis sacré porteur de la connaissance. Librement inspiré des <em>Mystères d’Isis</em>, première adaptation en français de <em>La Flûte</em> écrite en 1801, Henri Tresbel propose ici une lecture sincère et proche du livret original, bien différente de l’adaptation contemporaine de Cédric Klapisch.</p>
<p>Ce programme permet aussi chaque année de découvrir de nouveaux talents, comme c’est le cas cette année avec <strong>Fabien Hyon</strong> et <strong>Adrien Fournaison</strong>, dont le duo Tamino / Papageno fonctionne en symbiose parfaite face au Monostatos de <strong>Charlie Guillemin</strong> dont on découvre tout le ressort de comédien et dont les enfants ne manquent pas de conspuer le personnage. Tel n’est pas le cas avec la Papagena de <strong>Louise Pingeot</strong> qui campe aussi une première dame avec assurance. En alternance avec <strong>Manon Lamaison</strong>, la Pamina de <strong>Lauranne Oliva </strong>touche particulièrement grâce à une véritable présence scénique à la voix claire et sensible. Une artiste prometteuse à suivre de très près. <span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">Pour l’occasion, les deux autres dames sont remplacées par les comédiens </span><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Eric Afergan</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> et </span><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Fitzgerald Berthon</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> qui apportent de leur dose de comique avec une dose de dérision. Plus discret, le Sarastro d’</span><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Olivier Gourdy</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> et la Reine de la nuit d’</span><strong style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif;">Anne-Sophie Petit</strong><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> ne manquent pas de séduire le jeune public qui ne moufte guère lors de leurs fameux airs. Dernier conseils pour le lecteur quel que soit son âge : ne pas hésiter à se rendre sur le site du Théâtre où des tutoriels vidéos sont proposés </span><a style="font-size: revert; background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;" href="https://soundcloud.com/th-tre_champs-elys-es/sets/une-petite-flute">pour apprendre à chanter</a><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> et </span><a style="font-size: revert; background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;" href="https://www.youtube.com/watch?v=NImmoI_C-R4&amp;feature=youtu.be">bouger sur du Mozart</a><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">. Que demander de mieux !</span></p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Une Petite Flûte, d&#039;après Mozart | Chorégraphie" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/NImmoI_C-R4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>KEISER, Crésus — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cresus-paris-athenee-baume-pour-les-oreilles-piment-pour-les-yeux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Élève des mêmes maîtres que Bach à Leipzig, contemporain de Telemann, Vivaldi et Haendel, puis installé à Hambourg, Reinhard Keiser, aujourd’hui bien oublié, a enchanté les publics de son époque. Sous la direction, respectueuse et experte de<strong> Johannes Pramsohler</strong>, tantôt de son violon, tantôt de sa baguette, l<strong>’Ensemble Diderot</strong> fondé en 2008, fait renaître ce Croesus pour la première fois en France. Sa joyeuse attaque explosive surprend l’oreille et l’envoûte pendant plus de trois heures. Quand les voix s’en mêlent, qu’il s’agisse d’ensembles, d’airs de bravoure virtuoses ou bouffes à l’italienne, le petit orchestre chambriste assure soutien attentif et conversation ensorcelante.</p>
<p>Chacun des principaux solistes trouve l’occasion de briller. À commencer, côté masculin par le baryton chilien <strong>Ramiro Maturana</strong> (Crésus), voix puissante et stable, opposée à celle d&rsquo;<strong>Andriy Gnatiuk</strong> (Cyrus), baryton basse dont la noirceur agile fait merveille. Quant à <strong>Charlie Guillemin</strong> (Elcius, le fou du roi) ténor de caractère, excellent comédien, il sait, comme il se doit, faire de chaque apparition un moment festif. Le ténor <strong>Benoît Rameau</strong> (Solon, le Philosophe) ainsi que les deux princes lydiens <strong>Wolgang Resch</strong> et <strong>Jorge Navarro Colorado</strong> (s’amusant à jouer les «grandes folles») tirent tous leur épingle du jeu difficile qui leur incombe.</p>
<p>Côté féminin : En travesti, la mezzo <strong>Inès Berlet</strong> (Atys, fils de Crésus), ayant – selon  l’intrigue – retrouvé sa voix perdue, charme par son chant agile, homogène sur toute sa tessiture. Sans forcer, elle parvient à adopter physiquement des attitudes masculines crédibles. Elmira, sa bien-aimée, incarnée par la soprano <strong>Yun Jung Choi</strong> impressionne par la pureté du timbre et la précision des vocalises. Déjà largement reconnue dans des rôles de séductrices comme Cléopâtre, Melissa, la sorcière d’<em>Amadigi di Gaula</em>. Et l’on se souvient aussi, à Rouen, dans la production <em>Louées soient-elles</em> d&rsquo;un « Scoglio d’immota fronte » impressionnant. En contraste, la cantatrice <strong>Marion Grange</strong> (Clerida, princesse lydienne) captive dans son rôle de blonde évaporée par le moelleux de son timbre, ses beaux graves et ses aigus faciles.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/ensemble_lum_part2_0.jpeg?itok=l7PWV3WX" title="©Amélie Kiritzé -Topor" width="468" /><br />
	©Amélie Kiritzé -Topor</p>
<p>Un mot sur l’intrigue plutôt compliquée. Selon Pramsohler : «<em> Au carrefour des XVIIe et XVIIIe siècles, cet opéra débordant d’énergie et de théâtralité, joint une verve vocale à l’italienne à une orchestration à l’allemande. Unissant guerriers, philosophes, traitres, amoureux, serviteurs impertinents et truculents, l’œuvre mêle le populaire au savant, où l’humour vient contrebalancer l’héroïsme et interroge sur le sens de l’activité humaine.</em> » L’argent fait-il le bonheur ? Non, pas même pour le riche Crésus. Devant sa vantardise, le philosophe grec Solon explique aux monarques que ni gloire ni fortune ne suffisent à rendre un homme heureux. Il faudra de dures épreuves pour que Crésus comprenne son erreur. Pendant la guerre avec Cyrus, roi de Perse, sa défaite et sa captivité, son fils Atys, muet de naissance, recouvrira la parole ; il déjouera la traîtrise d’un des princes, conseillera le gouverneur pour négocier avec Cyrus et s’attirera l’amour fidèle d’une princesse réfugiée.  Heureusement, au moment d’allumer le bucher de Crésus condamné, Cyrus, frappé par les paroles de Solon, graciera son prisonnier.</p>
<p>Avant tout homme de théâtre – version scénique oblige – <strong>Benoît Bénichou</strong> a pour mission de faire cohabiter la musique et le chant selon un concept issu de son regard sur l’œuvre. Frappé par la résonnance entre ce livret bicentenaire et le monde d’aujourd’hui où  la course au pouvoir et la finance dominent une société de plus en plus superficielle, Bénichou explique avoir vu un miroir tendu : « <em>Conflit guerrier, conflit amoureux, conflit intérieur, conflit avec l’autre ou soi-même&#8230; Chacun découvre son vrai visage dès qu’il est en conflit. L’or est un trésor ambivalent. Si l’Or métal est un symbole solaire, l’Or monnaie est un symbole de pervertissement et d’exaltation impure des désirs, une matérialisation du spirituel et de l’esthétique, une dégradation de l’immortel en mortel. </em>» Pour évoquer cette fuite en avant, le metteur en scène et son équipe ont conçu un superbe cube gigantesque où l’or est omniprésent. Cet ingénieux dispositif scénique posé sur un plateau tournant, comprenant plusieurs niveaux, offre divers décors aux situations paroxystiques imaginées en second plan avec force déshabillages, consommation d’alcool, attitudes libidineuses, voire graveleuses&#8230; Nombre d’accessoires décalés, comme ces petits révolvers pour enfants utilisés pendant la guerre entre les deux royaumes ennemis ; costumes d’époques diverses – certains élégants, d’autres débraillés ou ridicules – ; et surtout, gestuelle lascive souvent inutilement vulgaire. Il semble qu’on recherche le hiatus visuel piquant plutôt que l’harmonie avec la musique. Si les superbes airs sont chantés le plus souvent face au public, les interprètes, visages dans l’ombre, se trouvent à contre-jour tandis que les actions parasites, éclairées plein feux, attirent les regards. Un parti-pris – à notre avis regrettable, on l’aura compris.  </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cresus-paris-athenee-baume-pour-les-oreilles-piment-pour-les-yeux/">KEISER, Crésus — Paris (Athénée)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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