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	<title>David HILL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>David HILL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Choral Symphony</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/choral-symphony-o-lyrita-o-naxos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2018 06:07:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En dehors de Benjamin Britten, qui s’est finalement très bien exporté, que connaît-on en France de la musique vocale britannique du XXe siècle ? Pas grand-chose, voire presque rien. En concert, entendons-on jamais chez nous du Delius ou du Tippett ? Pour des compositeurs plus confidentiels, a fortiori, il faut se contenter du disque. Par chance, certains &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En dehors de Benjamin Britten, qui s’est finalement très bien exporté, que connaît-on en France de la musique vocale britannique du XX<sup>e</sup> siècle ? Pas grand-chose, voire presque rien. En concert, entendons-on jamais chez nous du Delius ou du Tippett ? Pour des compositeurs plus confidentiels, a fortiori, il faut se contenter du disque. Par chance, certains labels se font un devoir d’explorer ce répertoire : on pense bien sûr à Lyrita, mais cette petite maison n’est pas la seule, est l’on peut espérer que, grâce à la couverture médiatique dont bénéficie Naxos, le nom de George Dyson deviendra un peu moins ignoré.</p>
<p>Il y a quelques années, dans le cadre d’une série de rééditions <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/le-legs-hickox">autour du chef Richard Hickox</a>, Chandos avait republié son enregistrement des <em>Canterbury Pilgrims</em> (1931) de ce compositeur extrêmement négligé, et dont certaines œuvres font l’objet d’étonnantes redécouvertes. Né en 1883, élève de Charles Villiers Stanford, George Dyson avait pu faire un séjour prolongé en Autriche et en Allemagne, grâce à une bourse Mendelssohn. Et au retour, en 1910, il avait entrepris d’écrire une partition devant lui permettre de soutenir son doctorat à Oxford. Ce <em>Psalm CVII Symphony and Overture</em>, pour lui donner son titre exact, n’avait pu être soumis qu’en 1917, après quoi l’œuvre avait été archivée sans jamais bénéficier d’une seule exécution. C’est seulement un siècle plus tard que la partition a été retrouvée à la Bodleian Library par Paul Spicer, biographe de Dyson, puis créée en mars 2014. Avec une équipe différente, la version Naxos en constitue le premier enregistrement mondial.</p>
<p>En Allemagne, Dyson avait rencontré Richard Strauss : cela s’entend dans cette <em>Choral Symphony</em> (titre « moderne » et moins explicitement religieux). Après une longue introduction orchestrale, le récit est essentiellement confié au chœur, avec parfois des passages d’une inventivité surprenante, comme le flou harmonique délibérément entretenu sur le texte « Ils s’égarèrent dans le désert ». Les solistes ne font que des entrées ponctuelles : en quatuor dans le Largo (3<sup>e</sup> partie), et la soprano seule en conclusion de la deuxième partie, ainsi qu’au milieu et à la fin de la quatrième. Malgré tout le bien qu’on pense par ailleurs de <strong>Caitlin Hulcup</strong>, superbe mezzo haendélienne, ou du baryton <strong>Roderick Williams</strong>, force est d’avouer qu’on serait bien en peine de distinguer les mérites de leur prestation, leur voix ne se faisant entendre que mêlée à celle des autres solistes et du choeur. Il faut en revanche souligner combien sont émouvante les diverses interventions d’Elizabeth Watts, au timbre sombre et charnu, qui ferait presque douter qu’elle soit bien soprano.</p>
<p>C’est seulement après la Première Guerre mondiale, durant laquelle il fut traumatisé par les bombardements, que démarra vraiment la carrière de George Dyson, avec toute une série de pièces pour orgue et d’œuvres chorales qui attirèrent l’attention. C’est pour répondre à une commande du Three Choirs Festival (voir notre recension du disque Lyrita <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/philip-cannon-lord-of-light-etc-un-anglais-qui-aimait-la-france">consacré à Philip Cannon</a>) qu’il composa <em>St Paul’s Voyage to Melita</em>, créé en 1933. Dans cette œuvre d’une demi-heure, où le chœur assume une fois encore l’essentiel de la narration – excellente prestation, là aussi, du <strong>Bach Choir</strong> – on trouve la saisissante évocation d’une tempête et quelques audaces harmoniques qui montrent que le langage de Dyson avait (un peu) évolué en vingt ans. Le soliste est cette fois un ténor, et <strong>Joshua Ellicott</strong> y déploie des couleurs typiques de l’école de chant anglais. <strong>David Hill </strong>dirige avec une énergie exemplaire le Bournemouth Symphony Orchestra, qui avait déjà enregistré cette œuvre en 2002 pour le label Somm.</p>
<p>O Naxos, ô Lyrita, soyez donc généreux : envoyez ce genre de disques aux organisateurs de concert français ! Les mélomanes vous le rendront au centuple. </p>
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		<title>A Mass of Life / Prelude and Idyll</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ainsi-parlait-frederick-d/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jul 2012 08:30:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En 1897, Delius avait composé une mélodie sur un passage d’Also Sprach Zarathoustra, « Noch ein Mal ». Un an après, y ajoutant d’autres extraits, il en reprit la musique pour lui donner une forme plus ambitieuse : ainsi naquit Mitternachts-Lied Zarathustras, pour baryton solo, chœur d’hommes et orchestre. En 1903, il écrivit à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			En 1897, Delius avait composé une mélodie sur un passage d’<em>Also Sprach Zarathoustra</em>, « Noch ein Mal ». Un an après, y ajoutant d’autres extraits, il en reprit la musique pour lui donner une forme plus ambitieuse : ainsi naquit <em>Mitternachts-Lied Zarathustras</em>, pour baryton solo, chœur d’hommes et orchestre. En 1903, il écrivit à son ami Edvard Grieg : « De mon <em>Mitternachtslied</em> ai-je besoin de te dire qu’il n’a absolument aucune relation avec le <em>Ainsi parlait Zarathoustra</em> de Strauss que je considère comme un échec complet ». Dès l’année suivante, estimant peut-être qu’il n’avait pas lui-même rendu justice au texte de Nietzsche, il devait y revenir, et c’est sur un collage d’extraits réalisé par le chef d’orchestre Fritz Cassirer qu’il composa la musique de cette « messe » qui n’a pas grand rapport avec la liturgie officielle, en réutilisant notamment pour la conclusion le morceau composé en 1898, complété par des voix de femmes et amputé de sa conclusion paisible, remplacée par un tutti vocal et orchestral. Il s’agit donc d’une partition complexe, dont la gestation fut longue, et qui reflète diverses influences : paroxysmes post-wagnériens auxquels se mêlent des tourbillons de joie rappelant certaines pages de Gustave Charpentier, mais aussi passages pleins de douceur qui lorgnent plutôt du côté de Debussy. Dirigé par <strong>David Hill</strong>, le <strong>Bournemouth Symphony Orchestra</strong> défend avec brio et conviction l’un des chefs-d’œuvre de Delius.</p>
<p>			La première audition intégrale en avait été dirigée en 1909 par Sir Thomas Beecham, le texte étant chanté dans une traduction anglaise (<em>A Mass of Life</em>). En 1951, l’illustre chef britannique décida qu’il était temps d’en donner la version originale, en allemand. Pour <em>Eine Messe des Lebens</em>, il était donc assez logique de s’assurer le concours d’un chanteur germanophone, et l’on fit appel à un baryton allemand de 23 ans pour tenir le rôle principal. Le jeune homme qui fit alors ses débuts en Angleterre n’était autre qu’un certain Dietrich Fischer-Dieskau… Ce n’est hélas pas avec lui que Beecham réalisa son enregistrement en 1952-53 : apparemment, Fischer-Dieskau aurait dû y participer, mais il tomba malade au mauvais moment, tout comme pour le deuxième enregistrement de l’œuvre, réalisé en 1972. A ces deux premières versions devait s’en ajouter une troisième en 1997, chez Chandos. Dans ce nouvel enregistrement qui coïncide avec le vingt-cinquième anniversaire de Naxos et le cent-cinquantième anniversaire de la naissance du compositeur, <strong>Alan Opie</strong> succède à Bruce Boyce, Benjamin Luxon et Peter Coleman-Wright, et même si l’on peut regretter qu’au disque, aucun chanteur de renommée internationale ne se soit attaqué à cette partition (qu’y aurait donné un Thomas Hampson ?), il faut reconnaître que le baryton britannique défend fort bien cette partie écrasante, avec une noblesse de diction que n’ont pas toujours eu ses devanciers.</p>
<p>			Si le baryton-Zarathoustra est quasi omniprésent, le chœur est lui aussi extrêmement sollicité, intervenant à peu près constamment, massif au premier plan, ou plus léger en tapis sonore derrière les solistes : <strong>The Bach Choir</strong> se montre tout à fait à la hauteur de l’exercice, dans la douceur comme dans les déchaînements d’euphorie collective. Les trois voix solistes n’interviennent, elles, que dans quatre des douze numéros, soit 45 minutes sur une heure quarante que dure cette messe en deux parties. La contralto a un peu plus à chanter en solo, lorsqu’elle devient l’incarnation de la Vie, mais le ténor et la soprano doivent se conter de quelques phrases. <strong>Catherine Wyn-Rogers</strong> profite fort bien des quelques moments que lui offre la partition pour déployer son beau timbre grave. Entendu à l’Opéra de Lyon dans les rôles mozartiens et dans <em>The Rake’s Progress</em>, <strong>Andrew Kennedy</strong> coule ici sans peine sa voix ferme et élégante dans un format plus héroïque. De la straussienne <strong>Janice Watson</strong>, récemment Maréchale à l’ENO, on entend surtout le vibrato ; elle livre une prestation beaucoup plus envoûtante, mais non exempte de duretés dans l’aigu, toutefois, dans <em>Prelude and Idyll</em>, arrangement conçu en 1932, à partir de fragments de l’opéra <em>Margot la Rouge</em> (1902), sur un nouveau texte, anglais cette fois, tiré de poèmes de Walt Whitman.</p>
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