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	<title>Maria HINOJOSA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Maria HINOJOSA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Mediterraneo — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mediterraneo-dijon-succulente-insalata-mediterranea/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2019 04:01:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en novembre 2018 (Paris, Maison de la Radio), repris à Maguelone puis à Sorèze cet été, Mediterraneo vient enflammer Dijon, avant Madrid, en janvier. Le temps d’un soir, entre deux représentations des Indes galantes, à Genève, Leonardo Garcia Alarcon et la fine fleur de sa Cappella Mediterranea renouvellent le récital populaire, au sens le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en novembre 2018 (Paris, Maison de la Radio), repris à Maguelone puis à Sorèze cet été, <em>Mediterraneo</em> vient enflammer Dijon, avant Madrid, en janvier. Le temps d’un soir, entre deux représentations des <em>Indes galantes</em>, à Genève, <strong>Leonardo Garcia Alarcon</strong> et la fine fleur de sa <strong>Cappella Mediterranea</strong><em> </em>renouvellent le récital populaire, au sens le plus noble, avec goût, élégance et séduction, comme ils l’avaient fait dans leur enregistrement « De vez en cuando la vida », dont ils reprennent l&rsquo;essentiel. Le programme mêle les chansons de Joan Manuel Serrat à des pièces « classiques », de la Renaissance à Mompou, avec une large part faite au baroque. Figure emblématique de la liberté en Espagne et en Amérique latine, Joan Manuel Serrat est encore peu connu chez nous, bien que décoré de la Légion d’honneur. Ses textes, très personnels, à portée universelle, magnifiés par des mélodies ancrées dans le patrimoine méditerranéen, parlent à chacun, d’autant que le sur-titrage en français accompagne chacune des œuvres vocales de la soirée. Des éclairages renouvelés, mouvants, participent à leur caractère, également servis par la position, les déplacements et le jeu des chanteurs. Il en résulte une harmonieuse diversité, liée au renouvellement de la distribution, des styles, des lumières. Ainsi passe-t-on de l’intimisme de la <em>Musica callada</em>, de Mompou, (harpe et archiluth) à l’ample, riche et profonde polyphonie de Cabanilles, avec <em>Mortale que amais</em>. Les chansons et romances de Serrat, parfois en habits madrigalesques, ne se distinguent guère ici des œuvres anciennes, sinon par leur inspiration mélodique, que les puristes pourraient juger facile, mais dont on se délecte pour mieux en apprécier l’inspiration.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="264" src="/sites/default/files/styles/large/public/lga_cappella_mediterranea_2.jpg?itok=zufxSJsH" title="Maria Hinojosa et la Cappella Mediterranea © YB" width="468" /><br />
	Maria Hinojosa et la Cappella Mediterranea © YB</p>
<p>Impossible de détailler le programme, riche de 14 pièces, parfois développées. <strong>Marianna Flores</strong>, plus épanouie que jamais, nous offre, seule, trois chansons de Serrat et deux touchantes mélodies baroques, dont le <em>Romerico florido</em>, de Mateo Romero. Son engagement, sa voix ample, puissante et chaude, ses qualités dramatiques fascinent l’auditoire. <strong>Maria Hinojosa</strong>, authentique chanteuse catalane, traduit à merveille l’esprit de deux splendides mélodies anonymes, dont <em>la Chanson du voleur</em>, sachant se faire rauque à l’occasion, et l’émouvant <em>Pare</em>, de Serrat.  <strong>Valerio Contaldo</strong> abandonne ponctuellement Lurcanio et Orfeo pour nous gratifier d’un <em>Esta vez, Cupidillo</em>, savoureux, avec toutes les qualités qu’on lui connaît. Si <strong>Leandro Marziotte</strong> et <strong>Hugo Oliveira</strong> n’ont pas droit aux soli, leurs qualités d’émission, de projection, d’articulation et de phrasé sont à l’égal de celles de leurs complices. Avec <em>l</em><em>a Bomba</em>, grand madrigal dramatique, l’histoire qu’il illustre – du naufrage annoncé, avec son lot de noyades, au sauvetage miraculeux – permet une expression polyphonique extraordinaire, où chaque voix a sa personnalité. L’engagement de chacun, le bonheur que les chanteurs-acteurs éprouvent est communicatif. <em>Mediterraneo</em>, grand succès de Serrat, est aussi l’occasion de les réunir pour un bouquet final (qui sera repris en bis après <em>Lucia</em>).</p>
<p>L’unité profonde des instrumentistes et des voix est exemplaire. Les pièces de Serrat sont discrètement dirigées par <strong>Quito Gato</strong> – à la vihuela, à la guitare, et aux percussions ce soir – qui en signe les arrangements. Les autres le sont par Leonardo García Alarcón depuis le positif. Il faudrait citer chaque musicien tant leur jeu est confondant : le bonheur partagé est communicatif. La flûte, la harpe, le violoncelle et la viole de gambe, la guitare et l’archiluth de <strong>Monica Pustilnik</strong>, les violons, la contrebasse, tous sont également admirables. Le public est conquis : rarement les acclamations auront été aussi unanimes, soutenues et méritées. Une soirée mémorable.</p>
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		<title>HEGGIE, Dead Man Walking — Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dead-man-walking-madrid-secrets-dalchimistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2018 07:27:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« En Europe, les maisons d’opéra ne semblent pas se bousculer pour monter ses œuvres résolument néo-tonales, pour ne pas dire franchement passéistes » écrivait Laurent Bury en 2015 à propos de la prolifération de productions d’opéras composés par Jake Heggie outre-atlantique. Le Teatro Real de Madrid vient pourfendre cette constatation en ce début 2018 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">« <em>En Europe, les maisons d’opéra ne semblent pas se bousculer pour monter ses œuvres résolument néo-tonales, pour ne pas dire franchement passéistes </em>» <a href="https://www.forumopera.com/breve/jake-heggie-vous-ny-echapperez-pas">écrivait Laurent Bury en 2015</a> à propos de la prolifération de productions d’opéras composés par Jake Heggie outre-atlantique. Le Teatro Real de Madrid vient pourfendre cette constatation en ce début 2018 en important la production de <em>Dead Man Walking</em> du Lyric Opera de Chicago. En revanche et malgré l’excellence des interprètes réunis par la scène madrilène, ces représentations ne feront pas mentir cette autre sentence de notre confrère lors de la publication de la captation effectuée à Houston : « <a href="https://www.forumopera.com/dvd/latlantique-est-un-abime"><em>il ne s’est rien passé en cinquante ans</em> </a>».</p>
<p>	En effet et sans le paraphraser, voilà une musique aussi confortable qu’insipide. Hormis quelque belles pages alors signalées, elle plonge ce drame contemporain autour de la justice, du deuil, des victimes et de la foi dans un tonalisme ronflant d’où n’émerge aucune couleur ou saveur particulières. La première partie laisse tout à fait dubitatif entre les poncifs du livret — les familles des victimes qui s’en prennent à Sœur Helen dans un manichéisme que même Hollywood récuse — et l’absence d’arêtes ou de tensions orchestrales auxquelles se raccrocher. La faute n’en incombe nullement ni à l’orchestre soyeux du Teatro Real ni à <strong>Mark Wigglesworth</strong>, dont la précision du geste vient fouetter les attaques ou porter le lyrisme des cordes dès que la partition le permet. Heureusement le deuxième acte et l’approche de l’exécution de la sentence tourmentent davantage l’écriture. Cependant et c&rsquo;est cruel pour le compositeur américain, <em>Peter Grimes</em>, entendu le lendemain à Valence, apparaît d&rsquo;une modernité autrement radicale bien qu&rsquo;il ait été composé 55 ans auparavant.</p>
<p>	L’oeuvre d’Heggie se sauve du morne intérêt qu’elle suscite par sa réalisation scénique. <strong>Leonard Foglia</strong> opte pour un dispositif léger de grillages et de passerelles qui descendent des cintres pour retranscrire l’univers carcéral. Cette simplicité et cette fluidité, bien mises en lumière, règlent rapidement les problèmes de changement de lieux et permet de focaliser sur l’essentiel : les personnages et leurs conflits. Cependant la lecture du metteur en scène reste à un niveau littéral — mais le livret permet-il autre chose ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="359" src="/sites/default/files/styles/large/public/deadmanw_0905.jpg?itok=UHA9Sxd6" title="© Javier del Real" width="468" /><br />
	© Javier del Real</p>
<p dir="ltr">Heureusement le Teatro Real a réuni sur scène une équipe de chanteurs alchimistes. Du plomb de la partition, ils dessinent des enluminures. <strong>Measha Brueggergosman</strong> en soeur Rose en premier lieu. La voix chaude de la soprano canadienne épouse le caractère enjoué et maternel de la confidente de l&rsquo;héroïne. <strong>Maria Zifchak</strong> est confondante de justesse dans son portrait de la mère dans le déni, prête à tout sauver son fils des griffes du système et de la vendetta des victimes. Les seconds rôles se placent dans ce niveau de justesse et d’engagement scénique : <strong>Damiàn Del Castillo</strong> (George Benton), <strong>Maria Hinojosa</strong> (Kitty Hart), <strong>Toni Morsol</strong> (Owen Hart) ou encore <strong>Pablo Garcia-Lopez</strong> (grand-frère). Le choeur du Teatro Real et les Jeunes Chanteurs de la ORCAM témoignent de la qualité artistique de leur institution. Enfin, le deux protagonistes partagent cette capacité à sublimer un matériau assez banal. Si la gueule et la carrure de <strong>Michael Mayes</strong> (Joseph De Rocher) le rendent tout de suite crédible en meurtrier, sa voix peu colorée et un timbre peu large viennent jurer avec son physique. C’est bien par l’intensité de son jeu et son engagement vocal que le baryton texan emporte l’adhésion. Il en va de même pour <strong>Joyce DiDonato </strong>qui fait corps avec le rôle d’Helen Prejean à tel point que son chant devient secondaire. En conséquence, certains aigus sont trop bas, certains sauts de registres hasardeux. Mais l’on s’en rend compte après coup, tant on est happé par cette présence fluette qui marche d’un pas décidé, affronte l’horreur d’un système judiciaire qui ne fait que des perdants et interroge sa foi et ses enseignements. Après son ultime prière, la salle se retrouve vidée émotionnellement. La quasi totalité des premiers rôles reviendra saluer sans pouvoir contenir ses larmes.</p>
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		<title>Das Liebesverbot</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/das-liebesverbot-cest-pour-de-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 05:48:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne viendra à personne l’idée de mettre Das Liebesverbot sur le même plan que les chefs-d’œuvre wagnériens. Il s’agit clairement d’un ouvrage de jeunesse, au même titre que Die Feen et infiniment moins personnel que Rienzi. Pourtant, tant qu’à se donner le mal de le monter, ne faudrait-il pas un peu y croire ? Opus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne viendra à personne l’idée de mettre <em>Das Liebesverbot </em>sur le même plan que les chefs-d’œuvre wagnériens. Il s’agit clairement d’un ouvrage de jeunesse, au même titre que <em>Die Feen</em> et infiniment moins personnel que <em>Rienzi</em>. Pourtant, tant qu’à se donner le mal de le monter, ne faudrait-il pas un peu y croire ? Opus Arte publie en DVD une captation de la production madrilène qui, la saison dernière, avait précédé de peu le spectacle monté à Strasbourg : malgré les réserves que celui-ci avait pu susciter, il aurait peut-être été préférable qu’il passe à la postérité plutôt que la mise en scène de <strong>Kasper Holten</strong> au Teatro Real.</p>
<p>Il est vrai que le livret, signé de Wagner lui-même, accentue certains éléments au point de frôler la caricature. Le couvent palermitain ne semble abriter que des demoiselles à la vocation bien légère, puisqu’elles s’empressent de convoler en justes noces dès que l’occasion s’en présente. Oui, <em>Das Liebesverbot</em> est une pièce comique, mais s’il avait voulu se borner à une farce, Wagner serait-il allé chercher chez Shakespeare la plus ambiguë, la plus sombre de ses comédies ? Hormis dans la plus loufoque des opérettes, il faut bien que quelques personnages conservent un côté humain et attachant, sans quoi l’on se désintéresse irrémédiablement de la situation. Quand tous les personnages sont tournés en dérision, peu importe ce qui leur arrive ; il n’y a plus ni espoir, ni menace. Si les méchants n’ont plus rien de redoutable et que les bons ne suscitent aucune sympathie, que reste-t-il de l’intrigue ? L’œuvre paraît deux fois plus longues qu’elle n’est, ce qui oblige à empiler gag sur gag pour tenter de dissiper l’ennui. Dans les différentes niches de cet univers coloré, où les téléphones portables sont omniprésents, on s’agite beaucoup (la caméra multiplie les regards vers ces actions parallèles) alors que le premier plan reste parfois curieusement statique, ce qui ne suffit pas à éviter les décalages entre le chœur et l’orchestre lors de la première scène, particulièrement mouvementée.</p>
<p>En fosse, <strong>Ivor Bolton </strong>ne cherche pas à nous faire croire que cette partition contient déjà tout Wagner en germe. A part la préfiguration d’un motif de Tannhaüser que l’on entend au couvent, pratiquement toute cette musique aurait pu être écrite par n’importe quel contemporain de Donizetti. Ce n’est pas en soi un reproche, simplement un fait. Et cela ne devrait pas empêcher que l’on monte l’œuvre avec autant de soin qu’une autre.</p>
<p>Hélas, les solistes eux-mêmes, privés de personnages consistants à défendre, sont plus ou moins contraints de forcer le trait, se refusant les nuances que l’écriture wagnérienne appelle pourtant. Cette partition est tout sauf grossière dans ses moyens, et elle exige une certaine délicatesse d’approche, qu’on ne trouve pas vraiment ici. <strong>Christopher Maltman</strong> impressionne par des graves qu’on n’aurait pas soupçonnés chez ce beau Don Giovanni, mais la mise en scène lui impose un personnage uniformément ridicule. <strong>Manuela Uhl</strong> ne manque pas d’abattage, mais son timbre peu agréable fatigue vite les oreilles, et mieux vaut ne pas examiner la virtuosité de trop près. Mariana est littéralement sacrifiée, avec une <strong>María Miró </strong>insupportablement acide. Des deux ténors, <strong>Ilker Arcayürek</strong> est le plus convaincant, même s’il semble parfois à la limite de ses possibilités ; <strong>Peter Lodahl</strong> émet des aigus souvent déplaisants, mais il semble avoir depuis longtemps renoncé à chanter les rôles lui correspondant vraiment. Finalement, le meilleur vient des personnages comiques, qui sont traités comme le livret le demande : <strong>Ante Jerkunica</strong> est un savoureux chef de la police saisi par la débauche, <strong>Maria Hinojosa</strong> est une Dorella pulpeuse et <strong>Francisco Vas</strong> ajoute une nouvelle figure à sa collection de rôles de caractère.</p>
<p>L’existence d’un DVD de <em>Das Liebesverbot</em> est dans l’absolu une bonne nouvelle ; hélas, l’existence de cette version-ci risque de décourage durablement les autres labels d’en proposer d’autres captations qui pourraient néanmoins offrir un contrepoint bienvenu. A présent, A présent, on n’attend plus qu’un DVD pour <em>Die Feen </em>(la version disponible chez Bel Air est en fait une adaptation pour enfants du tout premier opéra de Wagner).</p>
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		<title>Jeanne d’Arc au bûcher</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jeanne-darc-au-bucher-don-de-larmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2015 09:35:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le DVD de la version concertante de Jeanne d’Arc au bûcher, sobre et magnifique oratorio d’Arthur Honegger, sort alors qu’on a la possibilité de voir la reprise de cette même production ces jours-ci (dans une tournée qui inclut Toulouse, Monaco, la Philharmonie de Paris et New York, voir la brève de Laurent Bury). Marion Cotillard &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le DVD de la version concertante de <em>Jeanne d’Arc au bûcher</em>, sobre et magnifique oratorio d’Arthur Honegger, sort alors qu’on a la possibilité de voir la reprise de cette même production ces jours-ci (dans une tournée qui inclut Toulouse, Monaco, la Philharmonie de Paris et New York, voir la <a href="http://www.forumopera.com/breve/marion-cotillard-redevient-pucelle">brève de Laurent Bury</a>). <strong>Marion Cotillard </strong>est une habituée du rôle de la Pucelle d’Orléans qu’elle a endossé en 2005 pour la première fois, à la suite de sa mère. Si la captation en DVD peut quelquefois s’avérer frustrante par la perte de l’immersion dans le spectacle vivant, rien de tel ici ; on se fond instantanément de façon quasi fusionnelle avec les protagonistes dans cette mise à mort où l’imaginaire de chacun est sollicité auditivement et émotionnellement. La mise en scène ne s’impose donc pas pour cette œuvre d’ailleurs difficile à mettre en espace (voir la <a href="http://www.forumopera.com/jeanne-darc-au-bucher-paris-philharmonie-marion-cotillard-jette-les-armes">critique de Clément Taillia</a>) ; en revanche, les recherches sonores titillent les sens en permanence, entre passéisme et modernité, des psalmodies ou polyphonies anciennes aux sonorités inattendues des Ondes Martenot ou de la tringle, merveilleusement valorisées par le chef <strong>Marc Soustrot</strong>, habité et enflammé par cette œuvre.</p>
<p>Le spectacle fixé sur le DVD est celui donné à Barcelone en 2012, déjà proposé sur Medici.tv <a href="http://www.forumopera.com/breve/la-mome-au-bucher-sur-medicitv">pendant 90 jours</a>. Certes, les chœurs catalans ne font pas toujours preuve d’une diction irréprochable, mais ce défaut minime est compensé par les évolutions d’une caméra constamment à l’affût de mimiques et d’expressions passionnées. Les interprètes sont formidables, à commencer par <strong>Yann Beuron</strong>, inénarrable et percutant en Porcus, fort à son aise, très bien entouré notamment par <strong>Maria Hinojosa</strong>, en Vierge consolatrice jusque dans la moindre intonation, et un duo délicatement assorti entre la soprano <strong>Marta Almajano </strong>et le contralto <strong>Aude Extrémo</strong>. Le reste de la distribution est à l’avenant et l’équilibre entre les voix chantées et parlées stimulant et réussi.</p>
<p>Pour les rôles parlés, on se souviendra longtemps de <strong>Xavier Gallais</strong>, remarquable de justesse en Frère Dominique, et de son beau visage grave, intense et pur, en écho à la jeune et naïve Jeanne, dont Marion Cotillard transcende la foi et la ferveur. Toute simple dans sa petite robe gris sombre, la môme semble ne pas être maquillée, en tout cas loin du glamour hollywoodien ; son visage ardent capte pourtant admirablement la lumière et les invisibles flammes d’un bûcher qu’on se représente sans peine grâce à elle. Quand deux larmes roulent sur ses joues, comme au cinéma, sans rougeur des yeux et justement délivrées au moment fatal, tandis qu’à ses côtés, Xavier Gallais, visiblement ému, s’essuie la face, on se souvient qu’elle est actrice et excellente comédienne. Mais c’est de loin l’émotion qui l’emporte sur le possible artifice et les gros plans rappellent ceux, inoubliables, de Renée Falconetti dans le chef-d’œuvre de Dreyer, la <em>Passion de Jeanne d’Arc</em>. On ne saurait faire plus beau compliment à notre formidable star et à ce DVD dont on regrettera tout de même, alors que les 81 minutes ont défilé en un éclair, qu’il n’y ait pas de suppléments pour mieux approcher cette œuvre fascinante, intense concentré d’émotion pure.</p>
<p>____</p>
<p><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00TA2DKRY/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00TA2DKRY&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=PVZ5XK2XEM2LNVJV">Commander ce DVD !</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00TA2DKRY" style="border:none !important; margin:0px !important;" width="1" /></strong></p>
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