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	<title>Hermine HUGUENEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Hermine HUGUENEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Le nozze di Figaro — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-nozze-di-figaro-clermont-ferrand-le-figaro-de-perez-lave-plus-blanc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 May 2017 06:18:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque, mètre en main, Figaro arpente sa future chambre matrimoniale, il trace à son insu le labyrinthe des passions où la mise en scène d’Eric Pérez va bientôt perdre pour mieux les retrouver, les protagonistes de ses noces mouvementées. La (future) mariée est déjà en blanc, en harmonie avec le décor et ceux qui vivent &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque, mètre en main, Figaro arpente sa future chambre matrimoniale, il trace à son insu le labyrinthe des passions où la mise en scène d’<strong>Eric Pérez </strong>va bientôt perdre pour mieux les retrouver, les protagonistes de ses noces mouvementées. La (future) mariée est déjà en blanc, en harmonie avec le décor et ceux qui vivent cette irruption de Malevitch au théâtre ! Comme aux échecs, les blancs jouent et gagnent et Pérez manœuvre ses pions livrés à eux-mêmes en l’absence d’adversité identifiée et d’échiquier matérialisé. Mais le « côté obscure de la force » ne serait-il pas en nous tous en dépit des apparences et dénégations de chacun ? La partie se déroule sur d’autres cases qui mettent en (double) jeu l’alternance des arias en italien et des recitativo secco en français. Les personnages passent ainsi d’une dimension à l’autre, de la tendresse des élans amoureux mozartiens aux cinglantes réparties des dialogues de Beaumarchais.</p>
<p>A travers un dédale de cloisons et paravents en chicane où s’ouvrent force passages secrets, les personnages se cherchent, s’observent et se fuient dans leur quête erratique d’un amour qui sans cesse se dérobe. Ils sont les jouets inconscients de la scénographie fluide et d’autant plus redoutable d’efficacité de <strong>Frank Aracil</strong>. Les blancs seront mat sans pour autant perdre la partie ni la face : il leur suffit de tourner leur veste lorsque la nuit les rattrape, et les voilà revêtus de noir sous les derniers embrasements rouge passion de cette « folle journée » où Susanna et sa maîtresse ne sont plus tout à fait les parangons de rectitude auxquels elles prétendent. Un théâtre de la duplicité qui ne manque pas d’humour à défaut d’illusion. Les grands sentiments immaculés se satisfont de leur mue soudaine. L’amour aussi et la raison plus encore dans ce renversement des valeurs.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/les_noces_2017_-c-_nelly_blaya-06.jpg?itok=VSLmNqyc" title="Anas Séguin, Charlotte Despaux, Eléonore Pancrazi, Jean-Gabriel Saint-Martin et Judith Fa © Nelly Blaya" /><br />
	© Nelly Blaya</p>
<p>Prouesse aussi que d’avoir su réunir pour le meilleur d’une complémentarité toute d’heureuse connivence musicienne, un plateau vocal habilement pensé et dosé. Il le dispute à l’excellence comédienne exigée par cette comédie de caractères riche en individualités. D’entrée rendons grâce au baryton aristocratiquement timbré d’<strong>Anas Seguin</strong> de ne pas enfermer son comte Almaviva dans les conventions d’une morgue sans relief psychologique. Le personnage est racé, mais chez cet être en proie au doute, le ton se veut plus sincèrement séducteur et convaincant que froidement menaçant et soumis à de basses impulsions. C’est aussi la sincérité et la pudeur de l’élan amoureux qui séduisent chez <strong>Charlotte Despaux</strong>. Elle personnifie la solitude d’une femme incomprise, émouvante de sincérité loin du profil un peu factice de la comtesse bafouée. Elle possède pour ce faire, un soprano généreusement typé dans le médium, capable de graves nourris et vibrants, et d’aigus sensibles et limpides.</p>
<p>S’il est un commun dénominateur dans cette distribution c’est bien le naturel de l’engagement comédien au service de dispositions vocales bien assumées. Le couple Figaro-Susanna marie ses talents pour le meilleur. <strong>Jean-Gabriel Saint-Martin</strong> n’économise rien de son baryton à la santé timbrique jubilatoire et contagieuse qui contrôle parfaitement ses moyens, face à une <strong>Judith Fa</strong> au soprano à la sensualité pétillante doté d’aigus à l’insolente vitalité. La Marcellina d’<strong>Hermine Huguenel </strong>est aussi douée et vocalement bien dotée. Elle fait montre d’un bagou plein d’ardeur en créancière concupiscente pour l’instant suivant incarner une mère aimante et généreuse.</p>
<p>Et s’il est un rôle d’une complexité meurtrière c’est incontestablement celui de Cherubino. De lui on attend tout à la fois la fougue de l’adolescent aventureux et la tendresse de l’enfant au sortir de l’innocence, en proies aux désordres amoureux. <strong>Eléonore Pancrazi</strong> réussit l’impossible gageure d’une androgynie crédible sans être ridicule ni déplacée. Un sans faute psychologique que légitime un timbre fruité soutenu par un vibrato angélique superbement tenu et serré dans l’aigu et élégamment charnu dans les graves. <strong>Clémence Garcia</strong>, Barbarina émoustillante de duplicité, <strong>Alfred Bironien</strong> Basilio irrésistiblement retors et <strong>Matthieu Lécroart</strong> au baryton basse au phrasé généreusement expressif, complètent le plateau.</p>
<p>Que <strong>Joël Suhubiette</strong> sache parler à Mozart ne se discute pas. Théâtralité du dessin, vivacité du trait et surtout clarté du phrasé et des dynamiques imposent une lecture très incisive. On est dans l’intelligence et la profondeur de la partition plus que dans les artifices et les complaisances toujours un peu factices du bouffe.</p>
<p>En tournée samedi 25 novembre 2017, Théâtre André-Malraux de Rueil-Malmaison ; dimanche 3 décembre, La Colonne à Miramas ; vendredi 26 janvier 2018, Théâtre André-Malraux de Gagny ; samedi 3 février, Théâtres de Maisons-Alfort ; jeudi 15 février, La Grande Scène au Chesnay ; jeudi 13, vendredi 14 et dimanche 16 décembre 2018, Opéra de Massy.</p>
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		<item>
		<title>MOZART, Requiem — Saint-Céré</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/messe-en-la-cathedrale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 17:43:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la trentième édition du festival de Saint-Céré1, le directeur Olivier Desbordes a brassé des champs musicaux très variés, avec néanmoins quelques points communs : mélange des cultures avec la Carmen arabo-andalouse,facilité d’approche avec une Bohème donnée dans sa version française, opérette exotique avec La Belle de Cadix, sans oublier les concerts gratuits du festival « off » &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Pour la trentième édition du festival de Saint-Céré1, le directeur Olivier Desbordes a brassé des champs musicaux très variés, avec néanmoins quelques points communs : mélange des cultures avec la <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1876&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">Carmen arabo-andalouse</a></em>,facilité d’approche avec une <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1879&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">Bohème</a></em> donnée dans sa version française, opérette exotique avec <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1882&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">La Belle de Cadix</a></em>, sans oublier les concerts gratuits du festival « off » avec de la musique arabo-andalouse ou des chansons de Michel Legrand par exemple. Forte de son succès croissant et d’un public de fidèles augmenté par les curieux novices attirés par la réputation de qualité et d’originalité de la manifestation, la programmation du festival intègre également la musique religieuse.</p>
<p> </p>
<p>Initialement couplée avec une œuvre de Brecht, <em>La </em>Mère, mise en musique par Hanns Eisler dans les années 1920, le très populaire <em>Requiem </em>de Mozart a finalement été associé à un <em>Regina Caeli</em> plus en phase avec ce qu’il était possible de réaliser avec le chœur du stage de chant choral de Saint-Céré. Cette formation existe depuis 1960, créé par Pierre Host et Pierre de Miramon et se propose d’aider à se perfectionner des chanteurs amateurs encadrés par des professionnels, parfois des grands noms de la musique, pendant une quinzaine de jours. Les choristes, manifestement heureux de chanter dans le cadre du festival et de la cathédrale de Cahors, se sont tirés avec les honneurs d’un exercice pourtant périlleux. Il faut saluer le travail de l’équipe des chefs de chœurs qui ont permis à un effectif conséquent de s’épanouir et vibrer avec une parfaite homogénéité. </p>
<p> </p>
<p>Certes, l’acoustique de la cathédrale de Cahors n’est pas parfaite, mais l’idée de tourner les bancs afin de placer les artistes dans le narthex plutôt que dans le chœur de l’église permet de pallier les déperditions et les réverbérations. L’acoustique ainsi contenue est au final très agréable et magnifie des œuvres encore plus solennelles dans un tel contexte. On suit l’ensemble avec ferveur dans une cathédrale archicomble. </p>
<p> </p>
<p>Les solistes, quant à eux, savent magnifier délicatement les deux prières par une interprétation tout en retenue et solennité. <strong>Isabelle Philippe</strong>, soprano, vocalise sobrement et expressivement dans le <em>Regina Caeli</em> puis achève de convaincre dans le <em>Requiem</em> où, à l’unisson du reste de la distribution, elle se fait tour à tour consolatrice, terrifiée ou douloureuse. Elle confirme par ces qualités la bonne impression de la <em>Bohème</em> mentionnée plus haut où elle incarnait Mimi. La belle surprise de la soirée, c’est la mezzo-soprano <strong>Hermine Huguenel</strong> qui nous l’offre. Dotée d’un beau timbre émouvant en soi, la jeune femme impose le respect par sa technique et la sûreté de son phrasé. On attend de la découvrir dans des rôles plus étoffés car la virtuosité soliste n’est pas de mise dans cette messe des morts. Les voix masculines se fondent elles aussi dans cette éthique. Le ténor <strong>Svetislav Stojanovic</strong> projette des aigus lumineux et purs. Son médium est caressant. Quant à la basse <strong>Jean-Claude Sarragosse</strong>, son chant illumine le<em> de profundis</em>. Là encore, on souhaite le voir s’épanouir dans un rôle plus exigeant.</p>
<p> </p>
<p>La direction d’orchestre de <strong>Jérôme Pillement</strong> achève d’emporter l’adhésion. Des <em>tempi</em> rapides permettent au <em>Requiem </em>de déployer toutes les nuances de tragique, de brillant et de pathos qui caractérisent cette œuvre hybride. On reste curieux de savoir ce que Mozart en penserait s’il était à même de l’écouter. Ce sont pourtant bien des sonorités mozartiennes tout à fait familières que l’on entend, avec un pincement tout particulier lors du vibrant <em>Lacrimosa</em>, célèbre « berceuse de la mort » selon la formule de Jean-Victor Hocquard. Une bien belle soirée, au final, dans le cadre d’un festival à découvrir absolument dans ses aspects les plus divers !</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>1 Voir le détail des manifestations sur le site <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.opera-eclate.com/">http://www.opera-eclate.com/</a></p>
<p> </p>
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