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	<title>Carla HUHTANEN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Carla HUHTANEN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>LULLY, Armide — Versailles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Nov 2015 04:57:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ah, la « sarabande pour le peuple de Damas », comme elle tombe à pic alors que Daech terrorise la planète ! Et comme il serait facile d’opposer une Armide kamikaze aux chrétiens entourant Renaud… Là n’est pas du tout le propos de l’Opera Atelier Toronto, on pouvait s’en douter, mais ce spectacle conçu en 2005 intègre malgré &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, la « sarabande pour le peuple de Damas », comme elle tombe à pic alors que Daech terrorise la planète ! Et comme il serait facile d’opposer une Armide kamikaze aux chrétiens entourant Renaud… Là n’est pas du tout le propos de l’<strong>Opera Atelier Toronto</strong>, on pouvait s’en douter, mais ce spectacle conçu en 2005 intègre malgré tout la dimension ethnique et religieuse de l’affrontement des deux camps (tout à fait absente du livret de Quinault), à travers les décors de <strong>Gerard Gauci</strong>, inspirés par l’univers des miniatures persanes, et les costumes de <strong>Dora Rust D’Eye</strong>, qui renvoient plutôt aux films de Bollywood. Au milieu de cet univers exotique, <strong>Marshall Pynkoski </strong>pratique sa démarche habituelle, fondée sur l’emploi de postures empruntées à une certaine esthétique baroque et sur le recours systématique au <em>contrapposto</em>, mais curieusement, il s’y mêle une gestuelle bien plus moderne, où les corps s’étreignent et s’empoignent comme ils ne l’auraient sans doute jamais faits sur une scène du temps de Louis XIV. De même, un certain naturalisme, à base de cris, chuchotements et autres exclamations ajoutées, jure étrangement avec la noblesse de la déclamation. Du point de vue de la langue, la troupe canadienne inclut principalement des anglophones, qui accomplissent un effort louable de prononciation, mais n’ont pas tous le même degré d’aisance dans notre idiome. On est d’abord surpris d’entendre une leçon de parfait français venir du chœur, jusqu’au moment où l’on découvre dans le programme qu’il n’a pas traversé l’Atlantique avec le reste de la troupe, mais n’est autre que celui des <strong>Chantres du Centre de musique baroque de Versailles</strong>. Relégués dans la fosse (encore !), ces jeunes chanteurs français sont répartis de part et d’autre du <strong>Tafelmusik Baroque Orchestra</strong>, d’où des décalages à la fin du premier acte. Est-ce au chef <strong>David Fallis</strong> qu’incombe en outre la responsabilité des coupes dans la partition ? Le prologue est entièrement supprimé – certes, il donne souvent du fil à retordre aux metteurs en scène –, mais l’acte IV est charcuté, comme c’est trop souvent le cas, et la séduction d’Ubalde par Mélisse disparaît, éliminant l’effet de symétrie avec le Chevalier danois fasciné par Lucinde.</p>
<p class="rtecenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="218" src="/sites/default/files/styles/large/public/armide2.jpg?itok=tmNSKyzY" width="468" /><br /><font color="#000000">© Bruce Zinger</font></p>
<p>Du spectacle, on retient surtout l’omniprésence de la danse, y compris à des moments où elle n’est pas explicitement convoquée, avec une jolie idée, qu’il faut peut-être attribuer à la chorégraphe <strong>Jeanette Lajeunesse Zingg</strong> : si Quinault fait de la Haine un rôle chanté, l’Amour est ici un danseur (<strong>Tyler Gledhill</strong>), peu vêtu mais muni de grandes ailes, qui s’attache à Armide et subit le sort prévu par le livret lorsque la Haine dit « Rompons ses nœuds, déchirons son bandeau, Brûlons ses traits, éteignons son flambeau ». Quant aux voix, on retrouve ici plusieurs de celles qui participaient au <em>Persée</em> présenté dans ce même théâtre <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/pour-qui-sont-ces-serpents">en mai 2014</a>. <strong>Peggy Kriha Dye</strong> brille une fois encore par ses grandes qualités dramatiques, Armide véhémente et torturée sur qui l’œuvre repose en grande partie. Ses deux suivantes, <strong>Carla Huhtanen </strong>et <strong>Meghan Lindsay</strong>, tiennent dignement leur rôle, malgré parfois un léger manque de projection et de clarté dans la diction. Avec <strong>Colin Ainsworth</strong>, Renaud trouve un titulaire au français excellent et à la voix souple et claire, qui se voit conférer un peu plus de musique à chanter puisqu’à l’acte V, le héros lui-même interprète la musique confiée par le livret à « un Amant fortuné ». Hidraot bénéficie du timbre sombre de <strong>Stephen Hegedus</strong>, mais les autres voix graves sont bien moins satisfaisantes. <strong>Daniel Belcher</strong> s’adonne au plus abominable <em>malcanto</em> dans le rôle de la Haine, dont il glapit ou rugit la moitié des notes. En Artémidore, <strong>Olivier LaQuerre</strong> semble franchement en difficulté dans l’aigu, et lorsqu’il revient en Ubalde, il abuse des hurlements « comiques » censés exprimer la terreur qu’éprouve le chevalier au milieu des monstres. Le ténor <strong>Aaron Ferguson </strong>ne vaut guère mieux, avec une voix très mince, d’opérette plus que de tragédie lyrique.</p>
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		<title>LULLY, Persée — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pour-qui-sont-ces-serpents/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2014 20:26:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  La tragédie lyrique que Quinault a intitulé Persée a en son centre le personnage de Méduse, et il est assez paradoxal que Marshall Pynkoski, avec l&#8217;Opera Atelier Toronto, ait précisément choisi de mettre en scène cette œuvre de Lully. Comment un aussi fervent adepte de la ligne serpentine peut-il se résigner à ce que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			La tragédie lyrique que Quinault a intitulé <em>Persée </em>a en son centre le personnage de Méduse, et il est assez paradoxal que <strong>Marshall Pynkoski</strong>, avec l&rsquo;<strong>Opera Atelier Toronto</strong>, ait précisément choisi de mettre en scène cette œuvre de Lully. Comment un aussi fervent adepte de la ligne serpentine peut-il se résigner à ce que la laideur suprême soit incarnée par une figure mythologique dont la tête est couverte de serpents ? Pire encore, loin de nous la montrer comme une pitoyable victime de son orgueil, ainsi que le dit le livret, Pynkoski décide de ridiculiser Méduse, sorte de femme à barbe lubrique (il faut la voir remuer la langue de manière suggestive…). Pourquoi le plus reptilien des protagonistes devient-il grotesque, alors que tous les autres aspirent à la condition de serpent ? Dans son <em>Analyse de la beauté</em>, Hogarth faisait du S la forme suprême, et Marshall Pynkoski impose de manière tyrannique cette ligne serpentine à tous les personnages de <em>Persée</em>, condamnés à prendre des poses les éloignant au maximum de la ligne droite. Mais c’est trop de déhanché, trop de <em>contrapposto</em>, et la gestuelle ainsi pratiquée est d’abord risible, puis lassante. Au nom de la reconstitution historique, on nous inflige un théâtre dérisoire, où chacun se tortille de son mieux. Pour les dames, dont le corps est pour l’essentiel dissimulé par de somptueuses robes, un poing sur la hanche ou des bras déployés suffisent, mais les messieurs, moulés dans leurs collants et sanglés dans leurs vestes de toréador, se mettent à ressembler à des vers de terre épileptiques, avec des postures plus proches de la comédie musicale <em>sixties </em>que de ce qu’on imagine avoir été le théâtre du Grand Siècle. Pour le reste, les amateurs de pseudo-reconstitution seront servis : toiles peintes – mais d’une esthétique rappelant davantage les années 1940 que le XVIIe siècle –, « gloires » par où descendent les dieux, danseurs « baroques » (qui se substituent constamment au chœur, condamné à rester invisible, selon une pratique agaçante et de plus en plus répandue). A tout prendre, autant aller jusqu’au bout des choses et s’éclairer à la bougie, comme le fit jadis Benjamin Lazar pour <em>Cadmus et Hermione</em>.</p>
<p>			 </p>
<p>			Finalement, ce qu’on entend est beaucoup plus intéressant que ce qu’on voit, car personne n’est venu obliger la musique à serpenter de même. On a néanmoins amputé la tragédie de son prologue, ce qui est toujours dommage. Pour le reste, la partition est plutôt bien traitée par les musiciens du <strong>Tafelmusik Baroque Orchestra</strong>, dirigés par <strong>David Fallis</strong> : dans <em>Persée</em>, Lully n’a peut-être conçu aucun morceau vraiment inoubliable, mais il y multiplie les duos de manière tout à fait inaccoutumée. C’est surtout la part féminine de la distribution qui brille, une chance dans la mesure où le rôle qui retient le plus l’attention du spectateur est celui de l’infortunée princesse Mérope, fort bien tenu par <strong>Peggy Kriha Dye</strong>, au timbre riche et au français excellent, tout comme <strong>Carla Huhtanen</strong> en Cassiope. <strong>Mireille Asselin</strong> est une exquise Andromède, dont le soprano léger et cristallin contraste parfaitement avec les voix de ses partenaires (à noter que dans la version de ce spectacle diffusé en DVD, Andromède était interprétée par la mezzo Marie Lenormand). Seul artiste présent sur le DVD Euroarts et présent sur scène à Versailles, <strong>Olivier Laquerre</strong> est un baryton au timbre un peu sourd, qui a tendance à grommeler en Céphée, mais se montre beaucoup plus éloquent en Méduse, peut-être à cause de la transformation de la Gorgone en rôle comique. Persée, qui a paradoxalement assez peu à chanter, est tenu par la haute-contre <strong>Chris Enns</strong>, dont on déplore le timbre nasal et l’accent anglo-saxon prononcé. Son confrère <strong>Lawrence Wiliford</strong>, sans doute moins héroïque de format, est bien plus agréable à entendre, même si son français n’est guère plus idiomatique. Le baryton macédonien <strong>Vasil Garvanliev</strong> chante dans un très bon français mais manque parfois de projection. Prestation en tous points admirable de l’ensemble <strong>Les Cris de Paris</strong>, bien que confiné dans la fosse : voilà un chœur qu&rsquo;on aimerait retrouver plus souvent à l&rsquo;opéra.</p>
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