<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Tobias HUNGER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/hunger-tobias/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/hunger-tobias/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 19 Dec 2024 22:14:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Tobias HUNGER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/hunger-tobias/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>BACH, Oratorio de Noël &#8211; Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bach-oratorio-de-noel-dijon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 05:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=179607</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si les cantates de Noël sont nombreuses à nous être parvenues, aucune ne peut être associée harmonieusement à ses voisines, à l’égal des six de 1734, que Bach assembla avec une grande cohérence architecturale et narrative sous le titre de Weihnachts Oratorium. Après Bâle, bien sûr, et avant Nuremberg puis Munich, Dijon accueille l’Orchestre de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bach-oratorio-de-noel-dijon/"> <span class="screen-reader-text">BACH, Oratorio de Noël &#8211; Dijon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bach-oratorio-de-noel-dijon/">BACH, Oratorio de Noël &#8211; Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si les cantates de Noël sont nombreuses à nous être parvenues<em>,</em> aucune ne peut être associée harmonieusement à ses voisines, à l’égal des six de 1734, que Bach assembla avec une grande cohérence architecturale et narrative sous le titre de <em>Weihnachts Oratorium</em>. Après Bâle, bien sûr, et avant Nuremberg puis Munich, Dijon accueille l’Orchestre de chambre de Bâle et le <em>Windsbacher Knabenchor</em> pour une soirée.</p>
<p>Bientôt centenaire, la formation créée par Paul Sacher en 1926 participa à la fois au renouveau de la musique baroque et à la création (Bartók, Stravinsky, Martinu&#8230;) (1). Sept ans après, le chef auquel on doit tant fonda la <em>Schola Cantorum Basiliensis</em>. L’activité de recherche et de formation de cette dernière l’a placée au cœur du renouveau de la musique ancienne, et il y a fort à parier que la plupart des musiciens de ce soir en sont issus. Même sans lien organique, l’osmose entre les deux institutions a permis à l’Orchestre de chambre de Bâle d’être considéré comme l’une des meilleures formations dans le répertoire ancien.</p>
<p>L’<em>Oratorio de Noël</em>, que l’on ne se souvient pas avoir écouté à Dijon, nous est donné amputé de ses cantates 4 et 5, comme d’autres le pratiquent, ainsi Hans-Christoph Rademann. Si, évidemment, la durée est amoindrie d’autant, les équilibres et la continuité du récit en souffrent (2). Mais le bonheur l’emporte sur les regrets, car ce soir est l’occasion d’écouter une lecture cohérente, intelligente, et émouvante.</p>
<p>Alors que l’orchestre est « historiquement informé », composé de musiciens talentueux qui se jouent des difficultés de certains soli, que le chœur est exclusivement composé de jeunes garçons (3), on est surpris par l’approche de l’ouvrage, foncièrement différente de celles que chacun a en mémoire, quelles que soient les références. La ferveur est bien là, servie par le chant exemplaire du chœur et de l’Evangéliste, elle se marie à l’allégresse comme à la douceur contemplative, dépourvue des scansions accentuées comme du brillant de certains. De la même manière, la verdeur fréquente des bois semble-t-elle adoucie pour des tons pastel, dont l’harmonie est constante. Les trompettes et les timbales sont privées de l’éclat quasi martial dont nous sommes familiers. Les couleurs des voix enfantines, des solistes certainement choisis en fonction de ces critères, sont en adéquation avec le propos : la douceur caressante, nimbée, prévaut, et ce n’est que justice, nous ne sommes pas dans une Passion. Le principal contraste narratif est lié à l’irruption d’Hérode, et à la menace qu’elle fait planer. Le dramatisme est ici contenu, sobre, limité aux tensions harmoniques, à peine soulignées par les interprètes.</p>
<p>Le chœur est exemplaire, exceptionnel. Le bonheur manifeste des jeunes à chanter est communicatif. La seule réserve – minime – est relative au pupitre des basses, qui n’ont pas la rondeur ni la profondeur de voix d’adultes, mais il est vrai qu’elles sont doublées le plus souvent par celles de l’orchestre. Nulle raideur, aucune sur-articulation, toujours ça chante, avec de remarquables phrasés. La précision, la clarté polyphonique sont au rendez-vous, et l’incroyable engagement des choristes, leur attention constante et leur chant inspiré auraient suffi à justifier le déplacement. Les chorals sont heureusement dépourvus des césures marquées qu’imposaient certains pour une continuité de l’émission dictée par le texte et la mélodie. Le soin de leur expression n’appelle que des éloges, comme les tempi choisis en fonction des paroles.</p>
<p>La troisième cantate (« Herrscher des Himmels ») s’achève normalement sur le choral « Seid froh, dieweil ». Ce soir, le chef ajoute la reprise du chœur d’ouverture, en une sorte de <em>da capo</em>. Passée la surprise, pourquoi pas, puisque le plaisir est renouvelé ? Encore que clore ainsi la cantate peut paraître légitime, mais ici, le récit se poursuit avec la sixième.</p>
<p>Acoustique de la salle, équilibre mal dosé de la direction, manque de projection ? Bien que placés à l’avant-scène, les solistes semblent dominés par les instruments. Seuls, le ténor et la jeune fille chantant l’ange sont perçus avec clarté. De la lumière et du sourire dans la voix, <strong>Tobias  Hunger</strong> est non seulement un merveilleux Evangéliste, mais aussi un admirable chanteur, et conteur dont tout force l’admiration : l’émission bien sûr, mais aussi son expression, sa diction exemplaire, sa maîtrise technique qui l’autorise à une aisance sans pareille dans ses redoutables traits de <em>Frohe Hirten</em> (n°15). Son air ultime (<em>Nun mögt ihr stolzen Feinde</em>, n° 62) précédé d’un beau récitatif, n’est pas en reste, allant, expressif. Les récitatifs sont captivants, naturels, chargés de sens. Avec les chœurs, il nous a réservé les meilleurs moments de cette soirée. L’alto, <strong>Suzanne Langner</strong>, est la plus exposée en nombre d’arias. Son attendu <em>Bereite dich, Zion</em> surprend. Le timbre est gracile, proche de l’enfance et ravirait si l’émission n’était faible, surtout avec des basses instrumentales beaucoup trop appuyées. La longueur de voix, essentielle au <em>Schafe, mein Liebster</em> (19) est bien là, mais la projection demeure de l’ordre de l’intime et l’orchestre couvre toujours. On le regrette d’autant plus que le <em>Schliesse, mein Herz</em> (31), avec le violon solo dont on oublie la virtuosité tant le jeu semble naturel, est empreint d’une douceur extrême. Oublions la basse, <strong>Thomas Laske</strong>, davantage baryton, qui n’a ni la projection (<em>Grosser Herr</em>&#8230;) ni les graves requis. Son Hérode est dépourvu d’autorité. La voix se perd dans l’immense nef de l’auditorium. Son duo avec la soprano (<em>Herr, dein Mitleid, dein Erbarmen</em>) est équilibré. Cette dernière, <strong>Anna Lena Elbert</strong>, intervient peu, et son duetto (29) comme son air (<em>Nur ein Wirk</em>) sont conduits avec goût. C’est à une jeune fille (la seule au côté des garçons) dont le nom n’est pas cité qu’est confié le rôle de l’ange. La fraîcheur, la pureté de l’émission nous ravissent.</p>
<p>En charge du <em>Windsbacher Knabenchor</em> depuis septembre 2022, <strong>Ludwig Böhme</strong>, lui-même ancien du <em>Thomanenchor</em> de Leipzig, porte la direction de l’ensemble. Sa familiarité avec l’ouvrage est manifeste (Il l’a déjà dirigé lors d’une tournée en Espagne peu après son arrivée). A rebours des lectures expressionnistes, spectaculaires, dont les contrastes accusés sont une des marques, c’est une version dynamique, humble, intime, apaisée, confiante qu’il nous propose, où les récits et les chœurs portent l’essentiel, malgré la beauté des arias. S’il anime chaque pièce en adoptant les tempi les plus appropriés, avec une dynamique qui ne se démentira pas, il concentre son attention sur le chœur, ses enfants. Ainsi, ne favorise-t-il pas l’expression des solistes : son ensemble n’est pas contenu lors du chant de ceux-ci. Dès le <em>Bereite dich, Zion</em>, et encore davantage pour l’air de basse, l’orchestre joue sans sembler se soucier du chant. Les basses orchestrales (violoncelle, contrebasse, basson et orgue) sont perçues comme souvent trop puissantes, l’orgue tout particulièrement, alors que le clavecin est inaudible.</p>
<p>Ces réserves ne doivent pas occulter le plaisir et l’émotion le plus souvent éprouvés au cours de cette soirée : La profondeur, l’énergie, l’émerveillement, à défaut de brillant et d’éclat. Ainsi, la sinfonia d’ouverture de la deuxième cantate, véritable concerto grosso, est conduite avec son bercement, sa sérénité caressante, et le bonheur est là, plus que jamais. Ainsi également le chœur d’ouverture de la troisième cantate (<em>Hersscher des Himmels</em>), le choral final et ses fanfares. L’auditorium comble applaudit chaleureusement les interprètes, et la reprise du chœur final, encore plus jubilatoire et confiant, sera sa récompense.</p>
<ul>
<li>
<pre>(1) En mars 2011, la formation, dirigée par Kristjian Järvi, offrait, ici même les <em>Wesendonck Lieder</em>, de Wagner, avec Andrea Kirschlager. 
(2) Les deux <em>oboe da caccia</em> fréquemment sollicités dans les deux premières cantates, disparaissent des troisième et sixième, donc de la 2<sup>ème</sup> partie du concert. 
(3) Les soixante choristes du <em>Windsbacher Knabenchor</em>, à l’égal de ceux du <em>Thomanenchor</em>, ou du <em>Dresdner Kreutzchor</em>, sont internes d’un lycée (<em>Johann Sebastian Bach Gymnasium</em>) de Windsbach, non loin de Nuremberg.</pre>
</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bach-oratorio-de-noel-dijon/">BACH, Oratorio de Noël &#8211; Dijon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BACH, La Passion selon saint Jean — Paris (Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bach-passion-selon-saint-jean-paris-radio-france-luks-larchitecte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 04:03:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/luks-l-architecte/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;imminente Semaine Sainte amène nécessairement son lot de festivités musicales leipzigoises. A Paris, on se presse à l&#8217;auditorium de Radio France pour la Saint Jean, avant d&#8217;aller à la Philharmonie pour la Saint Matthieu. Il était sage de la part des deux salles de programmer deux artistes aussi différents que Vaclav Luks et Philippe Herreweghe &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bach-passion-selon-saint-jean-paris-radio-france-luks-larchitecte/"> <span class="screen-reader-text">BACH, La Passion selon saint Jean — Paris (Radio France)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bach-passion-selon-saint-jean-paris-radio-france-luks-larchitecte/">BACH, La Passion selon saint Jean — Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;imminente Semaine Sainte amène nécessairement son lot de festivités musicales leipzigoises. A Paris, on se presse à l&rsquo;auditorium de Radio France pour la <em>Saint Jean</em>, avant d&rsquo;aller à la Philharmonie pour la <em>Saint Matthieu</em>. Il était sage de la part des deux salles de programmer deux artistes aussi différents que Vaclav Luks et Philippe Herreweghe lors de ces deux soirées.</p>
<p>C&rsquo;est donc à Václav Luks, et à son Collegium 1704 que revient la primeur de la<em> Saint Jean</em>, devant un auditorium de Radio France quasi comble. On a beaucoup glosé sur les différences entre les deux passions de Bach. La<em> Saint Jean</em> est celle d&rsquo;un homme de théâtre, d&rsquo;un cantor cherchant encore à affirmer auprès des autorités de la ville ce format encore nouveau qu&rsquo;est celui d&rsquo;une passion. Il ne s&rsquo;y refuse aucun effet dramatique, et coule le livret anonyme dans un format compact : on juge, crucifie et enterre le Christ en moins de deux heures.</p>
<p>C&rsquo;est une lecture charpentée et énergique que livre ici <strong>Václav Luks</strong>. La battue est nette et précise, redoutablement efficace dans les chœurs, où l&rsquo;on suit le contrepoint avec aisance. Il sait néanmoins rester attentif au besoin de ses solistes, proposant une direction plus souple dans les airs et les chorals. Peut-être que le texte est laissé un peu de côté dans ces derniers : le son collectif du Collegium vocale 1704 est d&rsquo;une plastique irréprochable, mais les correspondances texte/musique qui font toute la saveur des chorals semblent gommées par endroits. Ce léger manque est compensé par un orchestre tiré au cordeau, duquel on retiendra avant tout les pupitres de traverso et de viole de gambe.</p>
<p>A défaut de présenter des artistes tchèques, le plateau réunit ce soir quelques noms familiers du chant baroque. Les premiers honneurs vont d&#8217;emblée à <strong>Sophie Junker</strong>, qui gratifie le public d&rsquo;un « Ich folge dir gleichfalls » rayonnant de bonté. Autre succès de la soirée : celui de <strong>Christian Immler</strong> en Ponce Pilate, qui croque en quelques phrases à peine toute l&rsquo;ambivalence du personnage. <strong>Sebastian Kohlhepp</strong> est un Evangéliste vigoureux, dont on comprend chaque traître-mot. La voix se couvre légèrement dans l&rsquo;aigu, mais la prestation est d&rsquo;une musicalité à toute épreuve. Passons en revanche rapidement sur la prestation fragile de <strong>Tobias Hunger</strong>, qui peine à arriver au bout de ses deux airs, sans proposer de lecture musicale convaincante. L&rsquo;alto de <strong>Benno Schachtner</strong> est plus ambivalent : la voix est parfois mise en difficulté (médium et grave peu sonores), mais ses qualités de musicien lui permettent de livrer un « Es ist vollbracht » sur le fil. <strong>Matthias Winckhler</strong> a tout pour incarner le Christ, et les années à venir permettront à la tierce aiguë de gagner en présence.</p>
<p>C&rsquo;est avant tout par la netteté et la vigueur de son trait que s&rsquo;impose cette Passion, et les quelques fragilités dans le plateau vocal ne feront pas non plus oublier une prestation musicale de qualité.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bach-passion-selon-saint-jean-paris-radio-france-luks-larchitecte/">BACH, La Passion selon saint Jean — Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>So höret meinen Gesang</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/so-horet-meinen-gesang-divin-klopstock/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2016 07:11:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/so-horet-meinen-gesang-divin-klopstock/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a dans Werther deux personnages qui n’ont pratiquement rien à chanter, leur intervention se bornant à trois mots. A la scène 6 de l’acte I, Brühlmann et Kätchen traversent la scène en se regardant dans les yeux : « avec un soupir d’aise », le monsieur dit « Klopstock ! » et, « avec ravissement », la demoiselle lui répond « Divin &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/so-horet-meinen-gesang-divin-klopstock/"> <span class="screen-reader-text">So höret meinen Gesang</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/so-horet-meinen-gesang-divin-klopstock/">So höret meinen Gesang</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a dans <em>Werther</em> deux personnages qui n’ont pratiquement rien à chanter, leur intervention se bornant à trois mots. A la scène 6 de l’acte I, Brühlmann et Kätchen traversent la scène en se regardant dans les yeux : « avec un soupir d’aise », le monsieur dit « Klopstock ! » et, « avec ravissement », la demoiselle lui répond « Divin Klopstock ! ». En Allemagne, Friedrich Gottlieb Klopstock (1724-1803) jouit du titre de « réformateur de la poésie », Goethe et Schiller ayant reconnu leur dette envers lui, et sa réputation repose principalement sur son chef-d’œuvre, <em>Le Messie </em>(1748-1773). S’il a également eu une inspiration profane, ce sont principalement ses textes religieux qui ont été mis en musique par son contemporain Georg Philipp Telemann.</p>
<p>Pour autant, l’auditeur percevra-t-il dans ces cantates enregistrées par le <strong>Leipziger Concert</strong> le vent de nouveauté de Klopstock avait fait souffler sur la poésie allemande ? Ce n’est pas sûr. D’abord, parce que les compositions de Telemann n’ont, elles, rien qui les distingue vraiment du tout venant de la musique sacrée du XVIII<sup>e</sup> siècle. Une certaine richesse orchestrale, une écriture qui sollicite la virtuosité des solistes, pour un résultat destiné à divertir les fidèles sans doute plus qu’à les toucher en profondeur. Quelques effets imitatifs bienvenus, mais comme ils étaient couramment pratiqués à l’époque pour évoquer l’orage ou les tourments des héros d’opéras. Aux pages de Telemann s’ajoute une « Elégie musicale » d’un compositeur plus jeune, Johann Heinrich Rolle (1716-1785), terminant le disque sur une note plus grave alors qu’il s’était ouvert sur une cantate festive.</p>
<p>Ensuite, parce que les choix interprétatifs du chef <strong>Siegfried Pank</strong> ne sont pas toujours de nature à émouvoir le plus. Chaque choral est chanté non par un chœur mais par les quatre solistes réunis, ce qui confère plus de clarté à ces passages, mais les rend aussi un peu froids, au détriment de l’impression de ferveur que donne un ensemble vocal plus fourni. Et il faut bien avouer que les quatre chanteurs en question, sans franchement démériter, n’ont rien de bien mémorable. La soprano <strong>Antje Rux</strong> sonne souvent comme un enfant, avec les avantages et les inconvénients que cela suppose : innocence d’une voix pure, non sans une certaine verdeur et une justesse parfois approximative. La mezzo <strong>Susanne Langner</strong> se distingue à peine de sa consœur et l’on aurait aimé un timbre un peu plus corsé. Le ténor <strong>Tobias Hunger</strong>, qui hérite du récitatif le plus expressif dans « Komm, Gest des Herrn » tente des effets expressifs à la Ian Bostridge, avec des nasalités voulues sur certains mots, mais il peine à s’en débarrasser le reste du temps. Quant à la basse <strong>Ingolf Seidel</strong>, il s’agit d’un baryton extrêmement clair, qu’on prendrait aisément pour un ténor, mais suffisamment agile pour affronter les vocalises de ses airs. Reste l’orchestre, qui remplit son contrat avec une certaine tenue, mais ce n’est peut-être pas suffisant pour nous faire sentir toute la divinité de ce cher Klopstock.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/so-horet-meinen-gesang-divin-klopstock/">So höret meinen Gesang</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
