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	<title>Jacek KASPSZYK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jacek KASPSZYK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>SIKORA, Dorian Gray &#8211; Poznan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sikora-dorian-gray-poznan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elzbieta Sikora, la plus française des compositrices polonaises, puisque installée en France depuis 1981, vient de créer à 81 ans son tout nouvel opéra, adapté du roman d’Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray. L’occasion pour le Ministère de la Culture polonais de lui remettre une médaille en hommage à sa riche carrière, à l’issue &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
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<p><strong>Elzbieta Sikora</strong>, la plus française des compositrices polonaises, puisque installée en France depuis 1981, vient de créer à 81 ans son tout nouvel opéra, adapté du roman d’Oscar Wilde, <em>Le Portrait de Dorian Gray</em>. L’occasion pour le Ministère de la Culture polonais de lui remettre une médaille en hommage à sa riche carrière, à l’issue de la représentation.</p>
<p>Une création à l’opéra de Poznan, qui nous a néanmoins procuré des sentiments mitigés. Si l’adaptation du livre et la mise en scène de <strong>David Pountney</strong> se révèlent très intéressantes, la partition, quant à elle, n’a pas entièrement convaincu. La faute sans doute à une certaine uniformité d’inspiration ici, malgré les sortilèges du langage très personnel de la compositrice. Ancienne élève de <strong>Pierre Schaeffer</strong> à l’IRCAM, membre fondatrice d’une certaine avant-garde en Pologne (groupe KEW) dans les années 70, ses moyens d’expression sont effectivement larges : influence de la musique extra-européenne, usage d&rsquo;instruments inattendus et de sons enregistrés dans la nature, mixés, exploités avec l&rsquo;informatique musicale, recours au son spatialisé du langage acousmatique et utilisation massive de l’amplification pour des sonorités inouïes. Avec le spectre électroacoustique, le travail sur les couleurs et les rythmes dans l’orchestre classique, sont au cœur de son travail, qu&rsquo;on a défini comme « expressionniste lyrique », qui compte près d’une centaine d’oeuvres – dont un autre opéra (de même ambition quant à la durée) consacré à Marie Curie, dont la partition est bien plus riche d&rsquo;inspiration que celle de ce <em>Dorian Gray</em>.</p>
<p>Les chœurs de l’Opéra de Poznan, parfois enregistrés, et chantant du foyer (avec certains instruments percussifs) par le truchement de l’amplification, sont des plus impressionnants dans ce <em>Dorian Gray</em> (représentant la communauté numérique d&rsquo;un réseau social, communauté ou meute partagée entre idolâtrie et violence de la curée). Ils offrent plusieurs des meilleurs moments de l’opéra. Sinon le langage musical semble principalement basé sur une seule formule, et ce, malgré quelques beaux moments. Pendant les deux actes (chacun de quarante cinq minutes), se retrouvent le plus souvent de longues phrases se distribuant de pupitres en pupitres, caractérisant chaque personnage ou situation, et se concluant quasiment systématiquement par le procédé de l’exaspération sonore fortissimo, et d&rsquo;agrégats d&rsquo;instruments conclus aux cuivres. Certes Elzbieta Sikora veut matérialiser dans la fosse (cordes, guitare électrique, bois, une partie des percussions) et au moyen de gigantesques baffles au premier balcon (avec les chœurs donc), la frénésie outrancière de l’emballement numérique sur les réseaux sociaux, mais il manque cette fois à la tunique de Nessus sonore d&rsquo;Elzbieta Sikora (uniment traversé d’éclats et de stridences en un procédé vite monotone) la possible subtilité d’autres climats et l’éventuel dévoilement d’arrière-plans psychologiques plus nuancés.</p>
<p>Mais ceci dit, le spectacle est des plus roboratifs grâce au travail de David Pountey et de son équipe, même si la distribution souffre du choix du ténor dans le rôle-titre (<strong>Rafal Zurek</strong> quasiment toujours couvert par le dispositif musical et chanteur au timbre peu séduisant). Faisant le choix d’une scénographie parfois abstraite mais belle, très lisible (l’univers numérique) ou comiquement outrancière (par exemple au deuxième acte avec une fête orgiaque empruntée à la <em>Salomé</em> du même Wilde, introduisant un ballet dans l&rsquo;opéra), David Pountney a su répondre avec maestria à la commande d’Elzbieta Sikora. Son adaptation, actualisée, nous propose de retrouver l’avide Basil Hallward, de peintre devenu photographe, faisant et défaisant les réputations numériques, et qui manipulera le beau Dorian Gray en créant son profil (mot-dièse <span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">#PrinceCharmant) sur le réseau « Bric-à-brac » afin de faire fortune. Le cynique photographe (incarné avec talent mais sans trop de noirceur par le baryton <strong>Michal Partyka</strong>) n’hésitera d’ailleurs pas à filmer la pauvre Sybil agonisante, interprétée par la superbe et très engagée <strong>Joanna Freszel</strong>, à la voix idéalement projetée et au beau médium sans oublier les aigus dardés. Les modes de chant privilégiés par la compositrice évoquent beaucoup ceux de Benjamin Britten. Le personnage de Lord Wotton passé à la trappe de l’adaptation, l’histoire subit aussi une modification significative de son enseignement moral en présentant une réflexion sur le narcissisme contemporain. C’est Dorian lui-même qui subit physiquement l’outrage du temps et de ses mœurs dissolues, et qui cherchera en vain une réhabilitation dans une mission humanitaire. Parmi les interprètes de ce <em>Dorian Gray</em> au livret en anglais, la performance de la mezzo <strong>Gosha Kowalinska</strong> (La Grise) se métamorphosant en divers personnages a été très remarquée. Son chant plein et impérieux (avec des interventions signant autant de moments forts comme celles de </span>Joanna Freszel)<span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> a largement dominé une distribution un peu terne. </span></p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DORIAN_GRAY-02-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-204427"/></figure>
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		<title>STRAUSS, Vier letzte Lieder — Bad Kissingen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vier-letzte-lieder-waltraud-meier-bad-kissingen-le-dernier-des-quatre-derniers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2015 15:27:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la Max-Littmann-Saal de Bad Kissingen, vaste salle de concert tapissée de bois de cerisier, elle n&#8217;est qu&#8217;une parenthèse vocale au sein d&#8217;un programme instrumental. Avant la quatrième de Brahms et après un Concerto pour clarinette d&#8217;une élégance toute viennoise joué sans un pli par Sabine Meyer, Waltraud Meier interprète les Quatre Derniers Lieder. Amusante &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la Max-Littmann-Saal de Bad Kissingen, vaste salle de concert tapissée de bois de cerisier, elle n&rsquo;est qu&rsquo;une parenthèse vocale au sein d&rsquo;un programme instrumental. Avant la quatrième de Brahms et après un Concerto pour clarinette d&rsquo;une élégance toute viennoise joué sans un pli par Sabine Meyer, <strong>Waltraud Meier</strong> interprète les <em>Quatre Derniers Lieder</em>. Amusante homonymie entre les noms des deux artistes invitées, qui se prêterait à jeux de mots si l&rsquo;élégante sévérité du lieu ne rendait la plaisanterie déplacée.</p>
<p>Composé en 1948, le dernier cycle de mélodies de Richard Strauss est souvent présenté comme une ultime déclaration d&rsquo;amour à la voix de soprano, ce que – ironie de la soirée –, Waltraud Meier n&rsquo;a jamais vraiment été. Sa vocalité se situe plutôt  dans une tessiture incertaine à l’image de Kundry qui, à Bayreuth en 1983, lança sa carrière internationale. Isolde dix ans plus tard, renforçait l&rsquo;ambiguïté. Si son palmarès, glorieux, compte aussi Venus, Eboli, Sieglinde, Amneris, jusqu’à Clytemnestre dans la production désormais historique de Patrice Chéreau à <a href="www.forumopera.com/spectacle/on-se-leve-tous-pour-electre">Aix-en-Provence en 2013</a>, il omet les héroïnes straussiennes dont les <em>Vier lezte Lieder</em> se veulent la sublime synthèse : Salome, La Maréchale, Ariane, Arabella, Daphné&#8230; Il n’est pas étonnant alors que, tout au long du cycle, de nombreuses notes prennent en défaut la projection de la voix, paradoxalement dans les registres grave et médian quand l’aigu s’épanouit, radieux encore, non sans quelques duretés.</p>
<p>Mais l&rsquo;intérêt de cet intermède straussien, entre Mozart et Brahms, ne réside pas dans l&rsquo;interprétation purement musicale d&rsquo;une œuvre que la direction stressée de <strong>Jacek Kaspszyk</strong>, à la tête d’un Nationalphilharmonie Warschau sans envergure, nous aidera à vite oublier. Non, ce qui fait le prix de l&rsquo;instant, c&rsquo;est la présence, toujours magnétique, de Waltraud Meier, l&rsquo;image prégnante de la femme, le visage saillant, le port de tête altier, la silhouette sanglée dans une robe noire de velours qui, recouvrant les épaules, souligne une gorge d&rsquo;albâtre. Waltraud Meier balançant doucement le corps comme si la musique en avait pris possession – Isolde encore – les yeux mi-clos ou au contraire le regard fixe, presque hébété. Waltraud Meier en un rictus amer, caressant ou cravachant le mot, poursuivant derrière ces consonnes chères à la langue allemande une implacable quête de sens. Waltraud Meier interpellée elle aussi sans doute par cet adieu à la vie serein, par cette page qui se tourne si doucement qu&rsquo;on ne s&rsquo;aperçoit pas qu&rsquo;elle marque la fin du livre. Waltraud Meier soudain figée, comme pétrifiée lorsqu&rsquo;une fois la dernière note de la partition éteinte, plusieurs secondes interminables – dix, vingt, trente, soixante, impossible de compter mais rarement silence n&rsquo;aura semblé aussi long – prolongent la musique avant que la salle ne se répande en applaudissements. Et ça, on ne l&rsquo;oubliera pas.</p>
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