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	<title>James LEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 26 Sep 2024 06:48:28 +0000</lastBuildDate>
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	<title>James LEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Così fan tutte — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-cosi-fan-tutte-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 04:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, Marc Minkowski et ses Musiciens du Louvre offrent une tournée de la trilogie Mozart-Da Ponte qu&#8217;on aura pu entendre à Bordeaux, Toulouse, Ravenne ou encore Barcelone. Après Versailles en 2017 et 2023, Cosi fan tutte fait escale au Théâtre des Champs-Elysées pour un concert unique. Les musiciens devraient donc être bien rodés &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, <strong>Marc Minkowski</strong> et ses Musiciens du Louvre offrent une tournée de la trilogie Mozart-Da Ponte qu&rsquo;on aura pu entendre à Bordeaux, Toulouse, Ravenne ou encore Barcelone. Après Versailles en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-versailles-lopera-cest-la-liberte/">2017</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-versailles-rideau-sur-la-fidelite/">2023</a>, <em>Cosi fan tutte</em> fait escale au Théâtre des Champs-Elysées pour un concert unique. Les musiciens devraient donc être bien rodés mais on aura pu constater quelques cafouillages en début de première partie, <a href="https://www.forumopera.com/breve/nouveau-dispositif-acoustique-au-theatre-des-champs-elysees/">peut-être en raison du nouveau dispositif acoustique</a> mis en place pour les concerts, qui vient remplacer l&rsquo;ancienne conque en place depuis 2005. Les chœurs masculins (réduits à quatre artistes) sont tout à fait satisfaisants, mais on ne peut en dire autant de leurs quatre collègues féminines, bien trop discrètes. On retrouve avec plaisir les caractéristiques du chef français, avec des contrastes étonnants, certains effets inédits, une place particulière accordée aux vents (certains instrumentistes sont d&rsquo;ailleurs mis en relief comme des solistes) mais aussi quelques lourdeurs. Par ailleurs, les cordes nous ont semblé manquer un peu de richesse et même d&rsquo;engagement. Les tempi sont globalement vifs (à l&rsquo;exception du « Per Pietà » sur lequel nous reviendrons) et le chef inspire une véritable théâtralité, avec une légère baisse de tension en fin de seconde partie. Seul nouveau venu de la distribution vocale par rapport à la dernière édition versaillaise, <strong>Leon</strong> <strong>Košavić</strong> est un Guglielmo conjuguant aisance vocale et jeu naturel. La voix est chaude et bien projetée, l&rsquo;aigu clair et sans effort, le grave bien en place. À seulement 33 ans, le baryton croate semblerait même un vieux routier de la scène et on le verrait bien en Danilo, en attendant des rôles plus dramatiques dans quelques années. Un bel artiste, dont on suivra la carrière avec intérêt. <strong>James Ley</strong> est un Ferrando (heureusement) atypique, à la voix franche et pleine, avec un aigu facile. On regrette toutefois un net manque de legato dans « Un aura amorosa » en raison de ce chant un peu trop en force. « Tradito, schernito » est en revanche parfaitement rendu, avec un vrai engagement et non comme une sorte de complainte supplémentaire. On regrettera une fois de plus la coupure du deuxième air de Ferrando, « Ah ! Lo veggio ». Si le morceau est inaccessible à bon nombre de ténors mozartiens traditionnels, incapables d’en assurer les innombrables si-bémol, on imagine fort bien le chanteur américain relever le défi. Une occasion ratée. <strong>Alexandre Duhamel</strong> chante Don Alfonso sans en faire des tonnes, apportant du rythme aux ensembles, et en particulier dans les récitatifs. La projection n&rsquo;est toutefois pas aussi limpide que celle de ses confrères masculin et on note une certaine tendance à détimbrer les notes piano. La composition dramatique est intéressante, rendant bien compte des deux facettes du personnage, à la fois ami et mentor de deux jeunes gens. <strong>Angela Brower&nbsp;</strong>est un miracle de naturel en Dorabella auquel elle ajoute une voix pleine et pulpeuse à une incarnation idéale. On sera plus réservé sur la Fiordiligi d&rsquo;<strong>Ana Maria Labin</strong> au timbre gris et à la projection limitée. Si voix est tout de même assez homogène sur la tessiture (les graves de « Come scoglio » sont bien mieux rendus que par bon nombre de ses consœurs), l&rsquo;interminable « Per Pietà », pris à un rythme plutôt lent par le chef, est un monument d&rsquo;ennui, fortuitement égayé par les accidents du cor qui l&rsquo;accompagne. En Despina, <strong>Miriam Albano</strong> séduit par une incontestable <em>vis</em> <em>comica</em>, à la fois moderne et juste, mais un peu lassante sur la durée. La voix reste toutefois assez limitée, tant en dimension qu&rsquo;en richesse de timbre. Ce qui est acceptable au théâtre l&rsquo;est moins au concert, même avec une mise en espace. Car c&rsquo;est un peu le problème de cette version : nous assistons en fait à une adaptation d&rsquo;un ouvrage qui a tourné scéniquement, c&rsquo;est-à-dire à une version sans mise en scène d&rsquo;un spectacle qui en avait une. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un de ces concerts où, pour une soirée unique, on aura réuni un grand chef, un orchestre et des voix exceptionnelles (et où on aura éventuellement rétabli des pages coupées). Ni pleinement théâtre donc, ni toutefois concert prestigieux, ce <em>Cosi</em> est un objet hybride ne répondant malheureusement à aucun des deux catégories..</p>
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		<title>MOZART, Così fan tutte — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-versailles-rideau-sur-la-fidelite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour à Versailles de cette trilogie de Mozart et Da Ponte sur trois jours, après une tournée à Bordeaux, Toulouse, Ravenne et Barcelone, offrant l&#8217;occasion rare d&#8217;entendre ces trois opéras non seulement à la suite, mais également dans une mise en scène continue et avec des artistes récurrents.   Certes, même si Ivan Alexandre la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm">Retour à <a href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-versailles-lopera-cest-la-liberte">Versailles</a> de cette trilogie de Mozart et Da Ponte sur trois jours, après une tournée à Bordeaux, <a href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-toulouse-mission-accomplie">Toulouse</a>, Ravenne et Barcelone, offrant l&rsquo;occasion rare d&rsquo;entendre ces trois opéras non seulement à la suite, mais également dans une mise en scène continue et avec des artistes récurrents.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Certes, même si <strong>Ivan Alexandre</strong> la rapproche beaucoup de la Tétralogie de Wagner, il reconnaît lui-même dans les notes de programme que cette trilogie n&rsquo;a pas été conçue comme un cycle. Néanmoins, il tisse entre les volets des liens qui permettent d&rsquo;en éclairer le sens et la portée, en voici deux exemples : Cherubino devient Don Giovanni avant de vieillir en Don Alfonso passant le bâton du libertinage (en l’occurrence un parapluie*) à Despina, interprétée par la même chanteuse que le page, et introduite au II par le thème de « Voi che sapete » au pianoforte, la boucle est bouclée ; au premier acte, c&rsquo;est sur la musique d&rsquo;entrée de Leporello que la servante apparaît, lequel était interprété hier par le même chanteur que Figaro l&rsquo;avant-veille, filiation domestique évidente. Le décor très ingénieux (superbe, simple et surprenant bateau à l&rsquo;acte I) d&rsquo;<strong>Antoine Fontaine</strong> reste de plus le même : une scène posée sur des tréteaux et structurée par de grands rideaux, autour de laquelle les chanteurs peuvent aussi évoluer, notamment pour rejoindre leurs loges situées en bord de plateau. Les rideaux ici sont souvent des cartes à jouer, au fur et à mesure que l&rsquo;action (lancée par le « Giochiam » d&rsquo;Alfonso) progresse. L&rsquo;intelligence de cette production réside dans le fait qu&rsquo;elle embrasse pleinement l&rsquo;époque de sa création, son caractère populaire initial (<em>l&rsquo;opera</em> <em>buffa</em>, via la sobriété des moyens et le jeu excessif voire parodique des chanteurs &#8211; « Smanie implacabile » et sa chocolatière contondante pour une Dorabella qui n&rsquo;oublie pas de s&rsquo;admirer dans le reflet du plateau d&rsquo;argent), tout en offrant un léger décalage grâce à la mise en abyme et certaines incursions contemporaines (Fiordiligi qui s&rsquo;évanouit réellement au premier acte, forçant Don Alfonso à appeler la chanteuse par son prénom en français ; les deux sœurs qui consultent la longue notice des médicaments pharmaceutiques censés guérir les amants de leur empoisonnement ; les plombs qui sautent quand Despina essaye son défibrillateur en lieu et place de la pierre de Mesmer&#8230;). Sa limite vient de ce qu&rsquo;à trop vouloir tirer l’œuvre vers le <em>buffa</em>, les morceaux mélancoliques à résonance plus universelle (« Un aura amorosa » ou les airs de Fiordiligi et Ferrando au deuxième acte) émeuvent moins qu&rsquo;ils ne le pourraient. Car l&rsquo;action est bien moins dense et fiévreuse dans <i>Cosi</i> que dans les deux précédents volets (<em>La Clemenza di Tito</em> n&rsquo;est pas loin), et les atermoiements nourrissent mal cette machine scénique. Heureusement le metteur en scène ne gêne pas non plus ces instants, ils les laissent vivre et se faire écouter simplement, grâce à une direction d&rsquo;acteur toujours aussi précise mais soudain plus économe. Toutefois, on ressent un vrai creux visuel, et plus d&rsquo;invention aurait permis d&rsquo;amplifier l&rsquo;intensité des ces passages. D&rsquo;autant que le metteur en scène n&rsquo;est pas dupe du <em>lieto</em> <em>fine</em> : non seulement les déguisements albanais sont retirés aux amants dès l&rsquo;acte II (laissant accroire que les sœurs sont parfaitement consentantes à ce jeu échangiste), mais Guglielmo s&rsquo;approche de nouveau un peu trop de Fiordiligi pour le final, déclenchant l&rsquo;ire de Ferrando.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/9887-63ac6104548d8-diaporama_big-1.jpg?itok=Sbbfy2jZ" width="468" /><br />
	© DR</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Aucun creux par contre dans la fosse : <strong>Marc Minkowski </strong>et ses <strong>Musiciens du Louvre</strong> prouvent une fois de plus que c&rsquo;est l&rsquo;orchestre qui assure le succès de ces œuvres, bien plus que le luxe de la distribution vocale. Dès l&rsquo;ouverture, les cordes vives mais gaillardes, la place chérie accordés aux vents, l&rsquo;art des contrastes et de la distinction des pupitres, sur des tempi très allants qui ne sombrent jamais dans la précipitation, éclatants dans des tutti furibonds et néanmoins parfaitement réglés, tout sonne à la fois neuf et évident. Les chefs de rangs sont aussi bons pour guider, que dans les passages solistes où Minkowski n&rsquo;hésite pas à les surexposer (c&rsquo;était la veille, mais on ne s&rsquo;est toujours pas remis de la prestation du violoncelle solo <strong>Ekachai Maskulrat</strong> dans l&rsquo;air de Zerlina). Seule exception, un corniste bien hasardeux qui patauge dans « Per Pietà ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Sur le double plateau, les voix ne sont pas particulièrement puissantes, à l&rsquo;exception du Don Alfonso très bien chantant d&rsquo;<strong>Alexandre Duhamel</strong> (bien plus séduisant ici qu&rsquo;en Don Giovanni selon nous) qui reste très attentif à ne pas couvrir ses collègues dans les ensembles ; tout comme le Guglielmo de <strong>Florian Sempey</strong>, d&rsquo;un jeu toujours aussi enjoué et allègre mais qui cède trop à la facilité des décibels pour « Donne mie ». En Ferrando, <strong>James Ley</strong> excelle autant dans la sérénité triste d&rsquo; « Un aura amorosa » que dans les tourments du « Tradito, schernito ». Il est néanmoins un acteur moins marquant, et se fait régulièrement éclipser par sa bête de scène d&rsquo;alter ego baryton. La Despina de <strong>Miriam Albano</strong> est très acrobate, aussi bien physiquement (ses contorsions régulières ajoutent à sa charge comique) que vocalement, compensant une voix au timbre assez pauvre, elle réussit à faire de Despina un personnage de caractère, à même de reprendre le flambeau de Don Alfonso là où beaucoup se contentent d&rsquo;en faire son faible pantin. Des sœurs bernées, <strong>Angela Brower </strong>souligne tous les excès de vertus grâce à une présence scénique marquante et un solide sens du style, mais c&rsquo;est la Fiordiligi d&rsquo;<strong>Ana Maria Labin</strong> qui impressionne. Nous goûtons assez peu cette voix au timbre voilé et à l&rsquo;émission pincée (dans la droite lignée d&rsquo;une Jennifer Smith, chanteuse fétiche du chef à ses débuts), mais il faut rendre les armes devant les qualités de la technicienne et la finesse de l&rsquo;actrice. Contrairement à Aspasia qu&rsquo;elle chantait le mois dernier à Berlin, Mozart offre assez peu d&rsquo;hédonisme vocal à la dame de Ferrare, et passés les quelques vocalises du rôle et la posture parodique mais périlleuse qu&rsquo;il faut assumer pour « Come scoglio », c&rsquo;est surtout les sept minutes du grand air « Per Pietà » qu&rsquo;il faut réussir à habiter. Ana Maria Labin s’accommode très bien du rythme assez lent voulu par le chef, ce qui lui permet d&rsquo;assumer avec brio les écarts de tessiture, les aigus sur le souffle et de garder tendue avec grâce une ligne de chant à laquelle l&rsquo;auditeur est suspendu. Clairement le plus beau moment de la soirée.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Ces réprésentations ont été captées pour medici.tv et la plateforme de l&rsquo;Opéra Royal, que cela ne vous dispense pas d&rsquo;aller admirer cette trilogie sur place ce week-end.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm">* très intéressant cet accessoire d&rsquo;ailleurs, qui contraste avec les épées que les amants et amantes brandissent à tout bout de chant (sic), comme si la sagesse libertine du vieillard l&rsquo;abritait d&rsquo;une pluie de désillusions, quand les quatre fiancés vont s&#8217;embrocher sur leurs idéaux.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-versailles-rideau-sur-la-fidelite/">MOZART, Così fan tutte — Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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