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	<title>James McCORKLE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>James McCORKLE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Glyndebourne : programme 2027</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/glyndebourne-programme-2027/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 08:12:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;édition 2027 du festival proposera cinq ouvrages dont trois nouvelles productions. Idomeneo ouvrira le bal le 20 mai, avec l&#8217;Orchestra of the Age of Enlightenment sous la baguette du directeur musical de l&#8217;institution, Robin Ticciati, dans une nouvelle production de Stephen Langridge qui en est le directeur artistique (il est également le fils du ténor &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;édition 2027 du festival proposera cinq ouvrages dont trois nouvelles productions.</p>
<p><em>Idomeneo</em> ouvrira le bal le 20 mai, avec l&rsquo;Orchestra of the Age of Enlightenment sous la baguette du directeur musical de l&rsquo;institution, <strong>Robin</strong> <strong>Ticciati</strong>, dans une nouvelle production de <strong>Stephen Langridge</strong> qui en est le directeur artistique (il est également le fils du ténor Philip Lagridge). La distribution comprendra <strong>Ian</strong> <strong>Koziara</strong> (Idomeneo), <strong>Deepa</strong> <strong>Johnny</strong> (Idamante), <strong>Katharina Konradi</strong> (Ilia) et <strong>Golda Schultz</strong> (Elettra). La reprise de la Carmen de <strong>Diane</strong> <strong>Paulus</strong> (2024) suivra dès le lendemain, avec cette fois le London Philharmonic Orchestra sous la direction de <strong>Ben Glassberg</strong>. <strong>Danielle de Niese</strong> et <strong>Rihab Chaieb</strong> alterneront en Carmen face au Don José d&rsquo;<strong>Atalla Ayan</strong>. <strong>Elsa</strong> <strong>Benoit</strong> et <strong>Vuvu</strong> <strong>Mpofu</strong> alterneront en Micaëla. La nouvelle production de <em>La Cenerentola</em> de <strong>Max Webster</strong> sera créée le 13 juin. <strong>Enrique Mazzola</strong> et <strong>Tess Jackson</strong> alterneront à la tête de l&rsquo;Orchestra of the Age of Enlightenment. La distribution comprendra <strong>Svetlina Stoyanova</strong> (Angelina), <strong>Levy Sekgapane</strong> (Ramiro), <strong>Mikhail</strong> <strong>Timoshenko</strong> (Dandini), <strong>Marco Filippo Romano</strong> (Don Magnifico) et <strong>Michael Mofidian</strong> (Alidoro). La reprise de <em>La traviata</em> de<strong> Tom Cairn</strong> (2012) sera dirigée par <strong>Riccardo Frizza</strong> à la tête du London Philharmonic Orchestra<strong>. </strong>À partir du 27 juin, <strong>Louise Alder</strong> et<strong> Elisa Verzier</strong> alterneront en Violetta, <strong>Amitai Pati </strong>et <strong>Julien Dran</strong> en Alfredo, <strong>Ricardo José Rivera</strong> et <strong>Audun Iversen</strong> en Germont. Enfin, à partir du 18 juillet, <em>Jenůfa</em> fera l&rsquo;objet de la dernière nouvelle production, confiée à <strong>Yaël</strong> <strong>Farber</strong>. On retrouvera Robin Ticciati et l&rsquo;Orchestra of the Age of Enlightenment. <strong>Yaritza Véliz</strong> sera Jenůfa, <strong>Tanja Ariane Baumgartner</strong> sera Kostelnička aux côtés de <strong>Jamez McCorkle</strong> (Laca) et <strong>Oleksiy Palchykov</strong> (Števa).</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.glyndebourne.com/festival/">Détails ici</a>.</p>
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		<title>JANÁCEK, Jenůfa &#8211; Anvers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-jenufa-anvers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 05:39:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après vingt ans de tournées dans les théâtres de la France à l&#8217;Espagne en passant par l&#8217;Allemagne et le Japon, cette production de Jenůfa&#160;– initiée par le directeur de l&#8217;époque Marc Clémeur &#8211; retrouve son premier port d&#8217;attache, l&#8217;Opéra-Ballet des Flandres. Dans le programme de salle, le directeur de l&#8217;institution, Jan Vandenhouwe, rend un vibrant &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après vingt ans de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-janacek-epure/ 2010 reprise de 2004" data-wplink-url-error="true">tournées</a> dans les théâtres de la France à l&rsquo;Espagne en passant par l&rsquo;Allemagne et le Japon, cette production de <em>Jenůfa</em>&nbsp;– initiée par le directeur de l&rsquo;époque Marc Clémeur &#8211; retrouve son premier port d&rsquo;attache, l&rsquo;Opéra-Ballet des Flandres. Dans le programme de salle, le directeur de l&rsquo;institution, Jan Vandenhouwe, rend un vibrant hommage à ce qui fut pour lui une expérience bouleversante en son jeune âge.</p>
<p>En cette soirée de première, l&rsquo;efficacité théâtrale de la proposition de <strong>Robert Carsen</strong> s&rsquo;avère intacte. Avec des éléments scénographiques réduits et les costumes aux tons sourds de&nbsp;<strong>Patrick Kinmonth</strong>, avec les belles lumières de <strong>Peter Van Praet</strong>, il&nbsp;extrait le parcours des personnages de tout folklore pour leur donner une universalité profondément touchante.</p>
<p>La scène en pente recouverte d&rsquo;une épaisse couche de terre rouge évoque un monde en déséquilibre, où il est malaisé de se mouvoir, de trouver sa place, et qui délaisse le policé pour s&rsquo;attacher aux instincts les plus bruts.<br>Des portes blanches ajourées, dépareillées, animent cet espace abstrait composant d&rsquo;abord une sorte d&rsquo;arène où Jenufa est seule tandis que tous le village l&rsquo;épie de l&rsquo;extérieur. Les spectateurs sont également placés dans cette posture de voyeurs puisque l&rsquo;avant-scène est obstruée. Puis ce quatrième mur disparaît pour nous permettre d&rsquo;entrer au cœur du drame qui se joue.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="934" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/JENUFA_jenufadeuren_1999-2000_cAnnemieAugustijns-1024x934.webp" alt="" class="wp-image-165129"/></figure>


<p>Au second acte, l&rsquo;espace est à nouveau recomposé, à vue, pour créer ce qui semble d&rsquo;abord un labyrinthe – celui de la situation inextricable où se trouve l&rsquo;héroïne – avant de se lire comme les deux pièces de la cabane où la jeune femme cache sa grossesse : l&rsquo;espace se restreint, étouffant les aspirations de l&rsquo;héroïne. Cet abri de fortune explose littéralement sous le coup des révélations du meurtre de l&rsquo;enfant par la sacristine et les portes toutes inclinées vers le centre de la scène semblent autant de flèches accusatrices pointant vers la coupable.</p>
<p>Par contraste, l&rsquo;image finale s&rsquo;en trouve plus puissante encore : le plateau surpeuplé est désormais totalement vide à l&rsquo;exception des deux protagonistes principaux, Jenůfa et Laca. Dans cet espace désolé, la pluie vient transformer le désert en terreau, en champs labouré. L&rsquo;image du vide fertile, de la douleur transcendée par l&rsquo;espoir et le pardon n&rsquo;a jamais semblé plus évidente que dans cette apothéose.</p>
<p>La distribution vocale sert avec autant de talent que de conviction un choix scénique qui va à l&rsquo;os des choses.<strong> Agneta Eichenholz</strong>, tout d&rsquo;abord, s&#8217;empare de la figure de Jenůfa à bras le corps avec une sincérité et une intelligence proverbiales. Elle dessine une héroïne parfaitement crédible, aimante, douce, au timbre de miel ambré, au legato enveloppant; elle émeut sans effort apparent. <strong>Maria</strong> <strong>Riccarda Wesseling</strong> est une grand-mère faite du même bois mêlé de tendresse et d&rsquo;autorité vocale sans faille.</p>
<p>Face à elle, la Sacristine se trouve confrontée à une partie plus délicate, éminemment ambitieuse : <strong>Natascha Petrinsky</strong> se drape d&rsquo;abord dans une élégance glacée qui fait merveille avant de frôler dangereusement le surjeu lorsque sa raison vacille, qu&rsquo;elle se trouve « hors d&rsquo;elle ». La mezzo compose un Janus qui bascule d&rsquo;une foi fervente mais rigide, à un meurtre effroyable avant que les remords ne la déchirent. Son approche très rythmique donne une énergie singulière à la ligne vocale conduite toujours avec soin et enrichie de nuances raffinées.</p>
<p>Celui par qui le malheur arrive – le Števa de Ladislav Elgr –&nbsp;lutte avec une tessiture un peu tendue pour son instrument mais est tout à fait convainquant scéniquement. Le ténor tchèque est un excellent comédien; il campe un séducteur au charme dépenaillé qui se complaît dans sa veulerie, sa superficialité. Ces caractéristiques en font un personnage bien moins intéressant que Laca auquel <strong>Jamez</strong> <strong>McCorkle</strong> offre une stature de colosse qui rend d&rsquo;autant plus bouleversante l&rsquo;évolution de son personnage entre pulsions violentes et tendresse infinie. Le ténor américain bénéficie d&rsquo;une large assise, accrochée haut, d&rsquo;un grand sens de la mélodie, de la ligne et des couleurs.</p>
<p>Les seconds plans sont excellents, tant les lumineuses <strong>Zofia Hanna</strong> et <strong>Bianca Van Puyvelde&nbsp;</strong>(respectivement Jana et la fiancée)&nbsp;que le maire plein d&rsquo;autorité de <strong>Reuben Mbonambi</strong> où encore le contremaître à la belle projection de <strong>David Stout</strong>. Soulignons également l&rsquo;important travail de diction du tchèque chez l&rsquo;ensemble des chanteurs, y compris le chœur très investi de<strong> l&rsquo;Opera Ballet Vlaanderen</strong>.<br>Tous bénéficient du soutien d&rsquo;<strong>Alejo Pérez</strong> – qui connait bien ce répertoire – et dont la direction ferme, précise, emporte <strong>l&rsquo;Orchestre symphonique Opera Ballet Vlaanderen</strong> d&rsquo;un souffle large et puissant capable également des plus grandes délicatesses pour laisser chaque ligne musicale s&rsquo;épanouir. Les parties de violon, en particulier font montre d&rsquo;une remarquable sensibilité.</p>
<p>Un programme à découvrir les 8, 11, 14, 16 juin à Anvers avant une fin de tournée à Gand du 30 juin au 9 juillet.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-jenufa-anvers/">JANÁCEK, Jenůfa &#8211; Anvers</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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