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	<title>Marek JANOWSKI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 04 May 2025 21:54:35 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Marek JANOWSKI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DVORÁK, Stabat Mater</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dvorak-stabat-mater/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence plutôt bien. L&#8217;orchestre (la Philharmonie de Dresde) a de belles couleurs, qu&#8217;il sait varier avec souplesse, et Marek Janoswki maîtrise avec beaucoup de naturel ce mouvement de flus et de reflux qui caractérise la musique. Le choeur de la Radio de Leipzig sait lui aussi doser ses interventions, et son effectif pléthorique (80 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence plutôt bien. L&rsquo;orchestre (la <strong>Philharmonie de Dresde</strong>) a de belles couleurs, qu&rsquo;il sait varier avec souplesse, et <strong>Marek Janoswki</strong> maîtrise avec beaucoup de naturel ce mouvement de flus et de reflux qui caractérise la musique. Le <strong>choeur de la Radio de Leipzig</strong> sait lui aussi doser ses interventions, et son effectif pléthorique (80 chanteurs) ne l&#8217;empêche pas de délivrer les <em>pianissimi</em> les plus éthérés lorsqu&rsquo;il faut faire allusion à la douleur de la mère du Christ. On se laisse donc emporter, voire enivrer par l&rsquo;émotion que Dvořák a mise dans cette pièce, qui est sans doute son chef-d&rsquo;oeuvre en musique sacrée. Mais voilà qu&rsquo;arrive la minute 8, l&rsquo;entrée des solistes, et là &#8230; patatras ! <strong>Christian Elsner</strong> chante comme s&rsquo;il avait une pomme de terre chaude coincée au fond du palais. On attend quelques secondes. Peut-être est-ce l&rsquo;effet d&rsquo;une respiration mal placée ? Mais non, la suite le confirme : l&rsquo;émission du ténor est complètement engorgée, il est mal à l&rsquo;aise et n&rsquo;arrive pas à atteindre ses aigus.</p>
<p>Les choses s&rsquo;arrangent un tout petit peu dans le « Qui est homo », même s&rsquo;il est toujours évident que le chanteur est indisposé. Malheureusement, la rechute est indéniable dans le « Fac me vere tecum », où il est impossible de dissimuler quoi que ce soit, et où le naufrage le dispute à la vaillance. Certes, on admire la problité de l&rsquo;artiste qui ne veut pas déclarer forfait, qui tente d&rsquo;assurer jusqu&rsquo;au bout et de sauver la soirée. Mais la nature est la plus forte, et ce que l&rsquo;on entend ressort davantage du râle que du chant. Pire. Comme un dormeur insomniaque qui guette le son de la prochaine goutte d&rsquo;eau, nous sommes comme aspirés par la catastrophe, et l&rsquo;on se surprend à anticiper les interventions suivantes avec une curiosité malsaine. Comme pour aller jusqu&rsquo;au bout du supplice. Qu&rsquo;importent dès lors les innombrables atouts du disque : la baguette lyrique de Marek Janowski, un orchestre qui brille de mille feux, l&rsquo;autorité naturelle de <strong>Tareq Nazmi</strong> ou les aigus cristallins <strong>d&rsquo;Hanna-Elisabeth Müller</strong> ? Nous n&rsquo;entendons plus que le martyr d&rsquo;un ténor qui est pourtant capable de bien d&rsquo;autres choses, comme <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/walter-braunfels-grosse-messe-op-37-il-y-a-place-pour-deux/">dans une certaine Messe de Walter Braunfels</a> publiée en 2017, par exemple. Que la conscience d&rsquo;un artiste l&rsquo;ait obligé à tenir le coup pour un soir, on le comprend aisément, voire on l&rsquo;approuve. Mais qu&rsquo;un label décide de faire paraître un tel témoignage enregistré dépasse l&rsquo;entendement. A oublier au plus vite.</p>
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		<title>Notre disque du mois : La Création de Haydn par Marek Janowski</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/notre-disque-du-mois-la-creation-de-haydn-par-marek-janowski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jul 2024 05:46:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le récent enregistrement de La Création de Haydn par un Marek Janowski plus juvénile que jamais a séduit notre chroniqueur, Dominique Joucken &#8211; et à juste titre ! A la tête d&#8217;un Philharmonique de Dresde étonnant de ductilité et de transparence, le chef nous livre une lecture qui transcende les clivages. Visiblement exaltés par la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le récent enregistrement de<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haydn-la-creation-janowski/?utm_source=refresh&amp;utm_content=1720013703&amp;utm_medium=self&amp;utm_term=age-17085&amp;utm_campaign=auto-refresh-stale-content"><em> La Création</em> </a>de Haydn par un <strong>Marek Janowski</strong> plus juvénile que jamais a séduit notre chroniqueur, Dominique Joucken &#8211; et à juste titre ! A la tête d&rsquo;un Philharmonique de Dresde étonnant de ductilité et de transparence, le chef nous livre une lecture qui transcende les clivages. Visiblement exaltés par la captation <em>live</em>,<strong> Christiane Karg</strong>, <strong>Benjamin Bruns</strong> et <strong>Tareq Nazmi</strong> le suivent avec brio dans cette aventure. Ce double album Pentatone est notre disque du mois.</p>
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		<title>HAYDN, La Création</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haydn-la-creation-janowski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jun 2024 05:43:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps, Marek Janowski a eu la réputation d&#8217;être un Kapellmeister rigoureux mais pas toujours créatif. Son premier Ring de Wagner, enregistré à Dresde au début des années 80 reste, malgré des tentatives de réhabilitation, le plus terne qui soit au niveau de la direction d&#8217;orchestre. Lucide, le chef a décidé de le ré-enregistrer 30 ans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Longtemps, <strong>Marek Janowski</strong> a eu la réputation d&rsquo;être un Kapellmeister rigoureux mais pas toujours créatif. Son premier Ring de Wagner, <a href="https://www.forumopera.com/breve/janowski-a-dresde-un-ring-a-rehabiliter/">enregistré à Dresde au début des années 80</a> reste, malgré des tentatives de réhabilitation, le plus terne qui soit au niveau de la direction d&rsquo;orchestre. Lucide, le chef <a href="https://www.forumopera.com/breve/un-ecrin-de-luxe-pour-le-ring-berlinois-de-marek-janowski/">a décidé de le ré-enregistrer 30 ans plus tard,</a> dans le cadre d&rsquo;un cycle Wagner complet, salué pour sa clarté et son dynamisme. Depuis, sa carrière discographique connaît une nouvelle jeunesse : symphonies de Bruckner à Genève,<em> <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/humperdinck-hansel-und-gretel-adultes-admis/">Hänsel et Gretel</a> </em>de Humperdinck à Berlin, <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-un-ballo-in-maschera/"><em>Un Ballo in Maschera</em> de Verdi </a>à Monaco, <em>Fidelio</em> de Beethoven à Dresde, &#8230; Si la réussite n&rsquo;est pas toujours incontestable, voilà une belle revanche pour un artiste qui a été ignoré par les majors de l&rsquo;industrie discographique. A 85 ans bien sonnés, le chef nous livre sa première <em>Création</em> de Haydn.</p>
<p>Capté « en live » à Dresde en juillet 2022, avec les forces locales, ce coffret frappe d&rsquo;abord par sa légèreté de touche. A rebours de tant de chefs qui s&#8217;embourbent avec l&rsquo;âge, et qui essayent de faire passer pour de la profondeur la simple lenteur, Marek Janowski dirige la grande fresque de Haydn d&rsquo;une baguette alerte, presque étincelante. Ce n&rsquo;est pas seulement une question de tempi, mais de flux et de rebond. Tout s&rsquo;écoule avec un naturel admirable, dans une partition qui est plus piégeuse qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît, où les occasions de faire du pittoresque (et de traîner) sont nombreuses. Janowski parvient à détailler sans alourdir, et se contente d&rsquo;allusions discrètes lorsque l&rsquo;orchestre se fait plus imitatif (vrombissement des monstres marins, chants d&rsquo;oiseaux). Point trop n&rsquo;en faut, et le chef a compris qu&rsquo;une certaine retenue est consubstantielle à l&rsquo;esthétique classique. Qu&rsquo;on n&rsquo;attende donc pas ici les vertiges métaphysiques d&rsquo;un Harnoncourt dans sa deuxième version (RCA) pas plus que l&rsquo;émerveillement « écologiste » de Leonard Bernstein chez DG. Mais tout ceci est de la plus belle eau. Surtout que <strong>l&rsquo;orchestre philharmonique de Dresde</strong> est sans doute la phalange idéale pour épauler le chef dans son projet. Contrairement aux voisins de la Staatskapelle, point de sonorités d&rsquo;orgues ou de moirures trop voluptueuses. Les pupitres sonnent clairs, transparents, distincts les uns des autres. Tous les avantages d&rsquo;une formation de chambre, avec cependant les réserves de puissance d&rsquo;un orchestre complet, et le luxe d&rsquo;une prise de son Pentatone qui arrive à rendre les détails sans décomposer trop l&rsquo;image sonore. Même source de satisfaction avec le <strong>Chœur de la radio de Leipzig.</strong> Près de 60 chanteurs, mais aucune lourdeur, une ductilité et une mobilité constantes, et des finales qui sonnent vraiment comme si des troupes d&rsquo;angelots étaient assemblées autour du trône céleste. Le « Vollendet ist das grosse Werk » donne envie de se lever et de danser.</p>
<p>A la lecture du nom des solistes, une certaine crainte nous a cependant saisi. Que ces trois tempéraments sont différents ! <strong>Benjamin Bruns</strong> est en train de se faire un nom comme ténor de caractère chez Wagner. <strong>Christiane Karg</strong> est une soprano au timbre aussi divin que liquide, qui nous avait notamment laissé un souvenir impérissable <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/london-philharmonic-choir-and-orchestra-brahms-boulanger-messiaen-londres-musique-de-chambre-dans/">dans un Requiem de Brahms chanté à Londres.</a> Et tous ceux qui ont eu la chance de voir <strong>Tareq Nazmi</strong> en concert savent les réserves de puissance phénoménales qu&rsquo;il peut déployer, son intensité de profération, la force brute qui émane de son chant. Miracle à porter une fois de plus au crédit du chef : ces trois personnalités s&rsquo;harmonisent parfaitement ici, et communient dans la vision apaisée que dessine le grand geste de Marek Janowski. Le ténor rayonne d&rsquo;une joie presque enfantine, la soprano nous gratifie d&rsquo;une ligne aérienne et la basse ponctue toutes les étapes de cette genèse de l&rsquo;univers par des interventions aussi décidées que justes. Et les ensembles les voient fondre leurs timbres dans une unité qui force l&rsquo;admiration. C&rsquo;est aussi à cet art d&rsquo;harmoniser des pôles musicaux opposés que se reconnaît l&rsquo;art des grands chefs. Puisse Marek Janowski nous livrer encore beaucoup de coffrets d&rsquo;un même niveau.</p>
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		<title>VERDI, Un ballo in maschera</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-un-ballo-in-maschera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 14:45:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant d&#8217;aborder la dimension artistique de cet enregistrement, il convient de saluer sa simple existence. On sait que les intégrales d&#8217;opéras en studio se raréfient jusqu&#8217;à l&#8217;exceptionnel. Si on ajoute que les sessions de ce Ballo ont eu lieu en juin et juillet 2021, au paroxysme des divers confinements, on mesure les obstacles que les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto">Avant d&rsquo;aborder la dimension artistique de cet enregistrement, il convient de saluer sa simple existence. On sait que les intégrales d&rsquo;opéras en studio se raréfient jusqu&rsquo;à l&rsquo;exceptionnel. Si on ajoute que les sessions de ce <em>Ballo</em> ont eu lieu en juin et juillet 2021, au paroxysme des divers confinements, on mesure les obstacles que les équipes de Pentatone ont du affronter avant de voir aboutir le projet. Preuve pour ceux qui auraient des doutes : les parties de chœur ont été captées intégralement à Cluj en novembre 2021, et synchronisées après coup. Les ingénieurs du son ont réussi le prodige que cela s&rsquo;entende à peine. Chapeau bas, pour cela et pour tout le reste. Ces conditions techniques relativisent, et c&rsquo;est normal, les considérations qui vont suivre.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Parce qu&rsquo;on regrette sincèrement de l&rsquo;écrire, mais ce coffret aura du mal à s&rsquo;imposer dans une discographie de très haut niveau, où Solti, Abbado, Karajan ou Leinsdorf ont posé des jalons qui restent indépassables. <strong>Marek Janowski</strong> semble, malgré des efforts visibles, ne jamais trouver la pulsation naturelle de cette musique. Tantôt pressée, tantôt languissante, sa battue manque cruellement de dramatisme. Les numéros s&rsquo;enchaînent dans une certaine monotonie,&nbsp; sans sentiment de nécessité dans le passage de l&rsquo;un vers l&rsquo;autre, et l&rsquo;on se surprend plus&nbsp; d&rsquo;une fois à être gagné par l&rsquo;ennui ; c&rsquo;est péché mortel dans le théâtre verdien. Marek Janowski déçoit, alors que <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/finis-coronat-opus/">sa récente tétralogie wagnérienne </a>a encore démontré quel chef de théâtre il peut être. Il a pourtant à sa disposition un <strong>Orchestre philharmonique de Monte-Carlo</strong> aux sonorités flatteuses, mais qui parait ne pas très bien que savoir faire de ses splendeurs, et semble tourner un peu en pilotage automatique.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">De même, on attendait bien plus de <strong>Freddie de Tommaso</strong>, pour son premier grand rôle au disque, <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/freddie-de-tommaso-il-tenore-aux-ames-bien-nees/">surtout après ses débuts fracassants</a>. Son Riccardo est à court de noblesse et de caractérisation. Très indifférent aux climats, le ténor britannique se contente de pousser le son et de tenir ses aigus le plus longtemps possible. Il souffre en outre d&rsquo;un timbre qui sonne ici plutôt plébéien. Cela conviendrait à la rigueur dans <em>La Bohême</em> ou <em>Cavalleria Rusticana</em>, mais beaucoup moins chez Verdi. Une même absence de distinction disqualifie le Renato de <strong>Lester Lynch</strong>. Du gros son, pas toujours très juste, un souffle court et une diction pâteuse : on est à des années-lumières de ce que devrait offrir un baryton verdi.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Le niveau s&rsquo;élève avec les protagonistes féminines. L&rsquo;Ulrica d&rsquo;<strong>Elisabeth Kulman</strong> force peut-être un peu le côté sorcière, mais elle a les graves telluriques qu&rsquo;on attend, et son « Re del abisso » donne la chair de poule. <strong>Annika Gerhards</strong> manque du côté piquant des grands Oscar du passé, et la dimension comique du rôle semble lui échapper, mais la façon dont elle place son aigu dans tous les ensembles retient l&rsquo;attention, tant elle semble planer, libérée des contraintes physiques du chant.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Encore plus haut, <strong>Saioa Hernandez</strong> justifie à elle seule l&rsquo;achat du coffret. C&rsquo;est que le rôle d&rsquo;Amelia est au carrefour des défis posés par le chant verdien, et que les titulaires valables ne sont pas légion ces dernières années. Plutôt que d&rsquo;aborder les choses avec prudence, la soprano espagnole décide de se jeter dans la fournaise, avec une confiance totale en ses moyens. Cette chair dans le timbre, ce volume torrentiel, cette scansion du texte au cordeau nous ramènent à l&rsquo;âge d&rsquo;or du chant verdien, comme si on avait mélangé le tempérament de Callas avec le moelleux de Tebaldi. Résultat : la température monte de 10 degrés à chacune de ses apparitions, ce qui ne manque pas de compliquer la tâche de ses partenaires.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Même si on n&rsquo;omettra pas de saluer le travail du&nbsp;<b>Chœur d&rsquo;Etat de Transylvanie,</b> parfaitement idiomatique, et des comprimari de qualité, avec en particulier le Silvano finement ciselé de <strong>Jean-Luc Ballestra</strong>, c&rsquo;est bien pour Hernandez que ce coffret méritera de trouver sa place sur vos étagères.</div>
<div dir="auto"></div>
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		<item>
		<title>STRAUSS, Ariadne auf Naxos — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ariadne-auf-naxos-new-york-en-direct-de-new-york-lise-davidsen-nouvelle-star-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 05:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa victoire au concours Operalia en 2015, Lise Davidsen s’est rapidement imposée sur les grandes scènes internationales en suivant un parcours jalonné de succès. L’ampleur de sa voix de soprano dramatique et la splendeur de son timbre ont subjugué les publics les plus exigeants, celui de Bayreuth notamment. Dès novembre 2019 la soprano norvégienne &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa victoire au concours Operalia en 2015, <strong>Lise Davidsen</strong> s’est rapidement imposée sur les grandes scènes internationales en suivant un parcours jalonné de succès. L’ampleur de sa voix de soprano dramatique et la splendeur de son timbre ont subjugué les publics les plus exigeants, celui de Bayreuth notamment. Dès novembre 2019 la soprano norvégienne effectue des débuts fulgurants sur la scène du Metropolitan Opera dans <em>La Dame de pique</em>. Il n’en fallut pas davantage pour qu’elle soit programmée cette saison dans deux opéras, <em>Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg</em> à l’automne dernier et <em>Ariane à</em> <em>Naxos</em>, l’un de ses rôles fétiches, pour lequel elle obtient le privilège de participer aux retransmissions du Met dans les cinémas.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ariadne_auf_naxos.2._marty_sohl.jpg?itok=G_KqKY86" title="Lise Davidsen &amp; Brandon Jovanovich © Marty Sohl / Met Opera" width="468" /><br />
	Ariadne auf Naxos © Marty Sohl / Met Opera</p>
<p>Absent depuis une dizaine d’années de la première scène new-yorkaise, l’opéra de Richard Strauss est proposé dans la production d’<strong>Elijah Moshinsky</strong>, créée en 1993, avec Jessye Norman dans le rôle-titre et filmée dix ans plus tard en vue d’une parution en DVD avec Deborah Voigt et Natalie Dessay. Cette production tout à fait traditionnelle a bien traversé le temps, seuls certains costumes, ceux de Zerbinette et de ses comparses notamment, trahissent son âge. L’action est située au dix-huitième siècle, le prologue se déroule dans un décor monumental qui représente les coulisses d’un théâtre et l’arrière de la scène. Côté jardin, on aperçoit des escaliers qui mènent sans doute à l’appartement du riche propriétaire des lieux. L’acte unique se déroule  sur le plateau nu avec comme toiles de fond une succession de rideaux aux motifs bleutés. Le dernier s’ouvre pour laisser apparaître un voilier rouge lors de l’arrivée de Bacchus et, à la fin de l’opéra, un soleil gigantesque vers lequel se dirige le couple nouvellement formé.</p>
<p>La distribution, sans faille, offre un écrin de luxe à la <em>prima donna</em>. Les seconds rôles n’appellent que des éloges, <strong>Sean Michael Plumb</strong> campe un Arlequin vif et sonore au timbre chaleureux, <strong>Ryan Speedo Green</strong> ne lui cède en rien sur le plan du volume. <strong>Alok Kumar</strong> et <strong>Miles Mikkanen</strong> complètent avec bonheur ce quatuor facétieux. Les voix des trois Naïades se marient harmonieusement dans leurs interventions ponctuées par les suraigus de <strong>Deanna Breiwick</strong>. Leur apparition, juchées sur un dispositif à roulettes de plusieurs mètres de haut, produit un effet spectaculaire. Comme il le confie lors de son interview à l’entracte, <strong>Wolfgang  Brendel</strong> prend un grand plaisir à incarner le Majordome avec sa voix de baryton qui donne l’impression que par moment il chante. <strong>Isabel Leonard</strong> (le Compositeur) interprète son premier rôle Straussien au Met. La cantatrice est attachante, elle possède une belle présence scénique et une ligne de chant raffinée, son timbre clair traduit à merveille la jeunesse du personnage, cependant son duo avec Zerbinette recèle bien peu d’émotion et son air « Seien wir wieder gut » aurait gagné à conclure le prologue avec davantage d’éclat. <strong>Brenda Rae</strong> en revanche ne manque ni de brillance ni d’abattage. Ella campe une Zerbinette chaleureuse et sensible aux aigus étincelants et aux trilles impeccables, dont elle n’est pas avare. Son grand air « Grossmächtige Prinzessin » ne se réduit pas à une simple démonstration de virtuosité, il est empreint de tendresse et d’empathie vis-à-vis d’Ariane. <strong>Brandon Jovanovich</strong> s’impose dès son entrée grâce à sa voix solide et son timbre viril. Hélas, les choses se gâtent un peu lors du duo final dans lequel on l&rsquo;aurait souhaité plus héroïque. De plus, ses aigus plafonnent et sonnent un peu bas. Il faut dire que le rôle est réputé inchantable et en face de lui, les moyens impressionnants de sa partenaire ne lui facilitent pas la tâche.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ariadne_auf_naxos_4._marty_sohl.jpg?itok=IHoJV79i" title="Ariadne auf Naxos © Marty Sohl / Met Opera" width="468" /><br />
	Ariadne auf Naxos © Marty Sohl / Met Opera</p>
<p>On l’aura compris <strong>Lise Davidsen</strong> est la grande triomphatrice de la soirée, le public ne s’y trompe pas et lui réserve une belle ovation lors des saluts. La voix est immense, les aigus insolents et les graves solides. De plus, la cantatrice possède un timbre chatoyant qui ne laisse pas indifférent. Son monologue « Es gibt ein Reich » tout empli de nostalgie, témoigne de sa capacité à nuancer sa ligne de chant, il constitue l’un des plus aboutis que nous ayons entendus. La saison prochaine, Davidsen aura de nouveau les honneurs d’une retransmission dans les cinéma, cette fois dans<em> Le Chevalier à la</em> <em>rose </em>où elle incarnera La Maréchale.</p>
<p>Au pupitre <strong>Marek Janovski</strong> propose une direction alerte dans le prologue, suave au cours de l’acte unique, puissante dans le final et scintillante de bout en bout.</p>
<p>Le samedi 26 mars,  le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live<em> Don</em> <em>Carlos</em> de Verdi dans sa version originale en français.</p>
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		<title>Humperdinck, Hänsel und Gretel</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/humperdinck-hansel-und-gretel-adultes-admis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2017 06:51:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bayreuth, été 1882. Wagner supervise les répétitions en vue de la création de son Parsifal. Alors que Hermann Levi dirige la transition entre le premier et le second tableau de l’acte I, le compositeur se rend compte que son interlude orchestral est trop court pour permettre le changement de décor. Catastrophe ! Tout s’arrête, les gens &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Bayreuth, été 1882. Wagner supervise les répétitions en vue de la création de son <em>Parsifal</em>. Alors que Hermann Levi dirige la transition entre le premier et le second tableau de l’acte I, le compositeur se rend compte que son interlude orchestral est trop court pour permettre le changement de décor. Catastrophe ! Tout s’arrête, les gens se regardent, personne n’ose prendre la parole. Un pesant silence envahit le Festspielhaus. Un tout jeune homme lève le doigt. Il a 27 ans, fréquente assidument la villa Wahnfried, et Wagner le considère comme son élève. Il se propose d’écrire les mesures manquantes. Il se met au travail le soir même et apporte la partition au maître en courant le lendemain matin. Wagner est stupéfait : non seulement tout tombe juste au niveau du timing, mais aucune « couture » n’est décelable. Le jeune Humperdinck est parvenu à imiter si fidèlement le style de son idole que, jusqu’à nos jours, le secret est demeuré : les musicologues s’empoignent pour savoir ce qui est de la main du maître et ce qui provient de l’élève.</p>
<p class="rtejustify">L’anecdote prouve la filiation dans laquelle s’inscrit toute l’œuvre d’Humperdinck, lequel restera à jamais marqué par l’épisode bayreuthien.  Sa musique est wagnérienne ; ses interprètes le seront aussi. Pas étonnant que la discographie de <em>Hänsel und Gretel</em> compte tant de prestigieuses baguettes, au pedigree wagnérien indiscutable : Karajan, Solti, Colin Davis, Tate, Thielemann, Runnicles, … Se mesurer à eux semble ne pas effrayer <strong>Marek Janowski</strong>. Il le fait avec les deux ingrédients qui ont fait le succès de sa récente intégrale Wagner : l’équilibre et le sens du détail. Rien qui presse ou qui pose dans cette direction, juste un sens souverain de l’architecture, un souci constant d’asseoir les sonorités d’orchestre sur des basses vrombissantes, et une rigueur rythmique jamais prise en défaut. Conception trop sérieuse, diront certains. Sauf qu’elle s’accompagne d’une profusion de couleurs qui satisfera les plus fins gourmets en matière d’orfèvrerie instrumentale. Que ce soient les cuivres de la chevauchée des sorcières, les bois délicatement gazouillants de la forêt ou les guirlandes de violons qui accompagnent la maison en pain d’épices, les amateurs d’orchestre chatoyant seront à la fête. Le <strong>Rundfunk-Sinfonie Orchester Berlin</strong> sonne glorieusement, mis en valeur par l’acoustique de la Philharmonie locale et des ingénieurs du son qui justifient la réputation de Pentatone comme label « audiophile ».</p>
<p class="rtejustify">La distribution réunie sous cette baguette experte peut elle aussi soutenir la comparaison avec ses devancières. Elle vaut avant tout pour son esprit d’équipe, sa cohésion et son jeu « collectif ». Point de star, aucune diva qui tire la couverture à elle, mais une brochette de solistes qui s’inscrivent dans la logique de « luxe sérieux » voulue par le chef. On pourra y voir une faiblesse. Trouver que <strong>Katrin Wundsam</strong> et <strong>Alexandra Steiner</strong>, dans les rôles-titres, ont des timbres trop ordinaires, pas assez différenciés l’un par rapport à l’autre. Ce sera vrai, d’une certaine manière, mais comment ne pas reconnaître l’extraordinaire musicalité des deux artistes, leur naturel, leur osmose ? <strong>Albert Dohmen</strong> n’a jamais eu le plus beau timbre de basse du monde. La conduite de la voix et le soin amoureux avec lequel le chef le soutient font bien vite oublier ce que ce timbre peut avoir de roturier. Inversement, <strong>Ricarda Merbeth</strong> étale des moyens somptueux dans le rôle de la Mère. Aucune dureté, aucun cri, tout est phrasé avec un art consommé, au point qu’on se prend à en redemander après la scène de ménage qu’elle fait à son mari. De telles mégères, il en faudrait plus ! On aura beau jeu de pointer le contresens, surtout si l’on songe à la tradition qui consiste à confier la partie à des chanteuses en fin de carrière. Mais qui se plaindra que la mariée est trop belle ?</p>
<p class="rtejustify">Confier le rôle de la sorcière à un homme n’est pas vraiment nouveau. On se souvient de l’incarnation désopilante de Philip Langridge au Met de New York, qui en faisait un numéro de drag-queen irrésistible de défonce. Sans disposer des mêmes moyens vocaux, <strong>Christian Elsner</strong> fait le choix d’apparier le personnage aux ténors de caractère wagnériens. Voilà une sorcière devenue subitement cousine de Mime et de Loge. Les voix délicieusement sucrées <strong>d’Alexandra Hutton</strong> et d’<strong>Annika Gerhards </strong>complètent une distribution finalement proche de l’idéal. Si vous n’avez pas encore acheté de cadeau de fin d’année pour vos amis lyricomanes, ce coffret au design très « Noël » constituera un excellent choix.</p>
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		<title>Der Freischütz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-freischutz-une-agathe-vous-manque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 22:25:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sony Classical poursuit, avec une constance qui force l&#8217;admiration, la réédition de son inépuisable fonds lyrique, lequel comprend, faut-il le rappeler, le catalogue RCA, riche en pépites. C&#8217;est aujourd&#8217;hui au Freischütz enregistré par Marek Janowski en 1994, à la tête du Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, d&#8217;être remis à l&#8217;honneur. Voilà un enregistrement qui ne manque pas &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sony Classical poursuit, avec une constance qui force l&rsquo;admiration, la réédition de son inépuisable fonds lyrique, lequel comprend, faut-il le rappeler, le catalogue RCA, riche en pépites. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui au <em>Freischütz</em> enregistré par Marek Janowski en 1994, à la tête du Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, d&rsquo;être remis à l&rsquo;honneur. Voilà un enregistrement qui ne manque pas d&rsquo;atouts. Ceux-ci sont à chercher tant du côté du chef que des chanteurs.</p>
<p><strong>Marek Janowski </strong>est ici en terrain connu, cela s&rsquo;entend. Ce répertoire lui est à l&rsquo;évidence naturel. Attentive aux climats, soucieuse de la progression dramatique, sachant valoriser les nombreuses beautés de cette partition, la direction du chef frappe d&rsquo;abord par son équilibre. Certes, on cherchera en vain ici les sortilèges orchestraux de Carlos Kleiber, ou les béances métaphysiques de Wilhelm Furtwängler (deux directions qu&rsquo;il faut impérativement connaître dans cette oeuvre), mais on louera la volonté permanente de ne pas forcer le trait, caractéristique que l&rsquo;on retrouve dans la récente intégrale Wagner du chef. Entre le risque de trop tirer le <em>Freischütz </em>vers des cieux bayreuthiens (tendance bien présente dans la discographie), au point d&rsquo;en faire parfois le numéro 0 de l&rsquo;opus wagnérien, et celui, inverse, d&rsquo;en faire un Sinsgspiel quasi mozartien, Janowski opère une synthèse aboutie. La construction de l&rsquo;ouverture en propose un parfait résumé. Le chef a su, en outre, s&rsquo;entourer d&rsquo;une distribution particulièrement soignée.</p>
<p>Au premier rang, on placera sans l&rsquo;ombre d&rsquo;une hésitation le Max de <strong>Peter Seiffert</strong>, sans doute le meilleur de toute la discographie à avoir trouvé les chemins des studios. L&rsquo;air « Durch die Wälder, durch die Auen » est tout simplement d&rsquo;anthologie. Il a tout : un timbre étincelant, une émission insolente de franchise, un héroïsme qui jamais ne confine à la lourdeur (la fréquentation de grands rôles wagnériens ne se fait pas encore trop sentir). Loin de tant d&rsquo;incarnations prosaïques ou simplement solides, on tient là, pour tout dire, l&rsquo;idéal du rôle, et non pas, comme trop souvent, un Siegmund, un Danilo ou un Evangéliste égaré dans la Gorge aux loups.</p>
<p>De même, on fond devant l&rsquo;Ännchen de <strong>Ruth Ziesak</strong>, miracle de fraîcheur jamais acidulée, de jouvence et d&rsquo;insouciance vocales comme on aimerait en rencontrer plus souvent. Un délice, tellement préférable aux soubrettes aigrelettes trop souvent distribuées dans ce rôle.</p>
<p>Le Kaspar de <strong>Kurt Rydl </strong>est efficace, souvent impressionnant, sombre et menaçant sans en faire des tonnes. La fatigue vocale est néanmoins perceptible dans les vocalises finales de « Schweig, schweig ».</p>
<p>Les seconds rôles bénéficient de la même attention: <strong>Andreas Schmidt </strong>en Ottokar, <strong>Matthias Hölle </strong>en éremite, <strong>Roman Trekel </strong>en Kilian, c&rsquo;est carrément du luxe : Bayreuth n&rsquo;est pas loin.</p>
<p>La seule paille de cette distribution concerne, hélas, le rôle d&rsquo;Agathe. <strong>Sharon Sweet </strong>est plus occupée à jongler avec ses registres qu&rsquo;à rendre justice aux pages sublimes que Weber a écrit pour le rôle : l&rsquo;aigu est crié, la conduite de la ligne souvent délicate, l&rsquo;émission encombrée d&rsquo;un instrument définitivement trop lourd&#8230; « Wie nahte mir der Schlummer » est par moment pénible, et la poésie miraculeuse de « Und ob die Wolke sie verhülle » est totalement absente. Si Max déploie tant d&rsquo;efforts, au point de pactiser avec le diable, ce n&rsquo;est à l&rsquo;évidence pas pour entendre sa promise lui chanter des refrains&#8230; Les mânes de la divine Elisabeth Grümmer, inapprochable dans le rôle, peuvent être tranquilles. On regrette – et comment ! – que le producteur de cet enregistrement n&rsquo;ait pas, alors, croisé la route d&rsquo;Anne Schwanewilms&#8230;</p>
<p>Reste que si l&rsquo;on met de côté cette réserve – mais elle est de taille – on tient là sans doute un des meilleurs enregistrements studio contemporains de l&rsquo;oeuvre.</p>
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		<title>Janowski à Dresde : un Ring à réhabiliter</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/janowski-a-dresde-un-ring-a-rehabiliter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2016 15:10:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la série des rééditions de la rentrée, Sony Classical propose désormais en coffrets individuels le Ring dresdois de Marek Janowski enregistré pour Ariola-Eurodisc entre 1981 et 1983, après l&#8217;avoir proposé en coffret unique (compte rendu détaillé à lire ici). Au diapason de ce qu&#8217;écrivait Christophe Rizoud en mai 2012, on a envie de réhabiliter &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la série des rééditions de la rentrée, Sony Classical propose désormais en coffrets individuels le<em> Ring</em> dresdois de <strong>Marek Janowski </strong>enregistré pour Ariola-Eurodisc entre 1981 et 1983, après l&rsquo;avoir proposé en coffret unique (<a href="http://www.forumopera.com/cd/puisque-cest-offert-ou-presque">compte rendu détaillé à lire ici</a>).</p>
<p>Au diapason de ce qu&rsquo;écrivait Christophe Rizoud en mai 2012, on a envie de réhabiliter ce <em>Ring </em>trop souvent décrié ou méprisé. Non qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de transformer des vessies en lanternes, au sein d&rsquo;une discographie comportant tant de versions à juste titres légendaires. Point de légende ici, encore moins de vertige cosmique. Pour cela, voyez Furtwängler, Böhm, Keilberth, Knappertsbusch, Krauss, Solti ou Karajan, pour ne prendre que les plus marquants. L&rsquo;amateur sera même, par moments, confronté au reflet sans fard de ce <em>testimonium paupertatis </em>qu&rsquo;était le chant wagnérien au début des années 80. Ainsi, le Siegfried de <strong>René Kollo</strong>, qui renvoie impitoyablement à une fable de La Fontaine où il est question de grenouille et de boeuf, la Brünnhilde de <strong>Jeannine Altmeyer</strong>, vite dépassée par les événements, ou le Wotan de <strong>Theo Adam</strong>, gris et élimé. Mais à côté, pourquoi faire la fine bouche face à la Sieglinde plantureuse et <strong>Jessye Norman</strong>, au Siegmund engagé et fort bien chantant de <strong>Siegfried Jerusalem</strong>, aux Hagen et Fafner luxueux de <strong>Matti Salminen</strong>, au Loge très fin diseur (ça compte!) de <strong>Peter Schreier</strong>, au Hunding opulent de <strong>Kurt Moll</strong>, à l&rsquo;Alberich pénétré de <strong>Siegmund Nimsgern </strong>? Quant aux seconds rôles, entre la Woglinde de <strong>Lucia Popp </strong>(la plus belle de la discographie avec Schwarzkopf ?) et l&rsquo;Ortlinde de <strong>Cheryl Studer</strong>, l&rsquo;auditeur y trouve aussi son compte.</p>
<p>Cette distribution n&rsquo;a en définitive pas à rougir, loin s&rsquo;en faut, au regard de ce qui se pratiquait à Bayreuth à la même époque (elle est globalement supérieure au Ring enregistré de Boulez, sans parler de celui, qui lui a succédé, de Solti) ou même de ce qui se trouve aujourd&rsquo;hui sur certaines scènes prestigieuses (<a href="http://www.forumopera.com/cd/le-chef-est-en-pleine-forme-mais-les-heros-sont-fatigues">on renverra au Ring viennois de Thielemann&#8230;</a>).</p>
<p>Non, ce qui manque en réalité à ce <em>Ring</em>, et constitue un handicap rédhibitoire, c&rsquo;est surtout une direction d&rsquo;orchestre digne de l&rsquo;oeuvre. Celle de Marek Janowski est ici déséspérement plate et sans relief. On sera d&rsquo;autant plus sévère qu&rsquo;il dispose d&rsquo;une phalange – la <strong>Staatskapelle de Dresde</strong> – pas avare de qualités intrinsèques. Surtout, le même chef, 30 ans plus tard, a su se montrer autrement plus inspiré à la tête des forces de la radio de Berlin, dans le cadre de son intégrale Wagner enregistrée pour Pentatone Classics. C&rsquo;est donc plutôt là, on l&rsquo;aura compris, qu&rsquo;il faut aller découvrir sa vision du <em>Ring</em>.</p>
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		<title>Jennifer Wilson : annulation forcée à Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jennifer-wilson-annulation-forcee-a-bayreuth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 05:09:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a plusieurs manières pour un chanteur d&#8217;opéra de communiquer son retrait d&#8217;une production. Habituellement, des raisons personnelles ou de santé sont invoquées sans plus de développement – c&#8217;est la solution choisie dernièrement par Javier Camarena pour annoncer qu&#8217;il ne chantera finalement pas le rôle de Fenton dans Falstaff à Verbier le 29 juillet &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plusieurs manières pour un chanteur d&rsquo;opéra de communiquer son retrait d&rsquo;une production. Habituellement, des raisons personnelles ou de santé sont invoquées sans plus de développement – c&rsquo;est la solution choisie dernièrement par <strong>Javier Camarena</strong> pour annoncer qu&rsquo;il ne chantera finalement pas le rôle de Fenton dans <em>Falstaff </em>à Verbier le 29 juillet (il est remplacé par <strong>Atalla Ayan</strong>). D&rsquo;autres au contraire préfèrent donner des explications détaillées et, lorsqu&rsquo;ils ne pratiquent pas la langue de bois, cela peut devenir riche d&rsquo;enseignement. Ainsi, la soprano<strong> Jennifer Wilson</strong> raconte-t-elle son annulation forcée dans <em>Die Walküre</em> à Bayreuth cet été avec une sincérité qui aide à comprendre sa frustration : « <em>Avec de profonds regrets et une grande déception, je suis contrainte d&rsquo;annoncer que j&rsquo;ai accepté, sur le principe (les conditions financières sont encore en cours de négociation), le rachat du contrat par lequel j&rsquo;étais engagée pour chanter Sieglinde cette année au Festival de Bayreuth. Dès l&rsquo;été dernier, <strong>Marek Janowski</strong> avait exprimé des réserves sur le manque de contraste vocal entre moi et la formidable Catherine Foster. Il les a répétées à l&rsquo;automne quand mon agent a appris que le Festival me demandait de renoncer au rôle, puis ils semblent avoir changé d&rsquo;avis. Bayreuth m&rsquo;a assuré qu&rsquo;ils me voulaient dans le rôle et m&rsquo;a encouragée à venir comme prévu cet été.<br />
	La malchance a voulu que j&rsquo;arrive avec la grippe et une grave laryngite. J&rsquo;ai participé à toutes les répétitions, mais il m&rsquo;a fallu dix jours pour récupérer ma voix, et à ce moment-là, les répétitions avec orchestre ont commencé. Lors de ces répétitions, j&rsquo;ai chanté à pleine voix, et j&rsquo;étais à un niveau vocal qui m&rsquo;aurait permis de participer à une représentation. J&rsquo;ai chanté tout à fait correctement lors de trois italiennes, et lors de trois répétitions-marathon avec orchestre et mise en scène. Peut-être mon volume sonore lors de ces répétitions n&rsquo;a-t-il fait que confirmer Maestro Janowski dans son opinion préalable, scellant ainsi mon destin. Mais samedi dernier, nous avons eu une entrevue où il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il n&rsquo;avait aucun reproche à m&rsquo;adresser quant à ma voix, ma préparation ou mes qualités musicales, et qu&rsquo;il était très content du travail accompli ensemble lors des italiennes et des mise en scène orchestre. Cependant, il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il considérait que j&rsquo;avais une voix pour Brunnhilde plutôt que pour Sieglinde. Il voulait un timbre différent pour le rôle, et il m&rsquo;a demandé de me retirer. Il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il ne dirigeait plus d&rsquo;opéras scéniques parce qu&rsquo;il déteste les productions actuelles, mais que s&rsquo;il devait diriger une </em>Walkyrie <em>en concert, il serait ravi que je sois sa Brunnhilde.<br />
	Et voilà. Je souhaite le plus vif succès à ma remplaçante, ma superbe amie et collègue <strong>Heidi Melton</strong>, pour ses débuts à Bayreuth, et je dis toï toï toï à mes merveilleux collègues ! Je continue à espérer que je pourrais un jour chanter sur la Colline sacrée.</em> »</p>
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		<title>Götterdämmerung</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/finis-coronat-opus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2014 13:43:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Avec bonheur, on retrouve pour cet opus ultime du cycle Wagner de Marek Janowski, édité par Pentatone Classics, la direction toujours aussi tonique et vivifiante du chef, que les années, à rebours de toute logique, semblent avoir fait rajeunir. Au prologue, la scène des Nornes est d’emblée placée sous le signe d’une intensité dramatique &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Avec bonheur, on retrouve pour cet opus ultime du cycle Wagner de <strong>Marek Janowski</strong>, édité par Pentatone Classics, la direction toujours aussi tonique et vivifiante du chef, que les années, à rebours de toute logique, semblent avoir fait rajeunir. Au prologue, la scène des Nornes est d’emblée placée sous le signe d’une intensité dramatique qui ne se dément pas durant les plus de quatre heures de l’œuvre. Quant au duo Siegfried/Brünnhilde, si souvent lourd et pesant, il gagne ici une fraîcheur et un allant qui font oublier la relative trivialité de ces pages très convenues. Tout au long de l’écoute, on est conquis par le naturel et l’évidence de cette direction, déjà saluée dans les trois premiers volets du <em>Ring</em>, et qui a l’immense vertu de dépoussiérer cette musique pour mieux faire ressortir sa force dramatique et l’insondable complexité de son écriture. Cela se vérifie en particulier dans les interludes orchestraux, absolument irrésistibles. Une fois encore, il faut rendre l’hommage qui leur est dû aux ingénieurs du son de Pentatone Classics, dont la prise de son, idéale de transparence, est un modèle du genre : chapeau bas.<br />
			 </p>
<p>			Quel dommage que le chef n’ait pas proposé, avant la représentation, un peu de son élixir de jouvence aux deux principaux protagonistes vocaux de la soirée ! Car il faut bien reconnaître que le Siegfried de <strong>Lance Ryan</strong> et la Brünnhilde de <strong>Petra Lang</strong> constituent les deux déceptions de cet enregistrement, et de taille. Impossible de passer sous silence, pour elle, en dépit d’une certaine forme de robustesse, l’engorgement quasi permanent de l’émission, un aigu tiré et souvent laid, et pour lui une émission poussive et trémulante doublée d’un timbre nasillard qui donnerait presque l’impression que Brünnhilde a jeté son dévolu sur… Mime ! Sans doute s’agit-il, pour ces deux chanteurs par ailleurs familiers de ce répertoire, d’une « soirée sans », inévitable pour qui fait son gagne pain de la fréquentation de rôles aussi épuisants. Cette évidente méforme vocale disqualifie hélas des scènes entières de l’œuvre: le duo du prologue, la scène finale du I, une bonne partie du II. Étonnamment, nos deux « héros » semblent se ressaisir sur la fin : Siegfried meurt à peu près dignement (à moins que ce ne soit l’effet du soulagement d’être arrivé vivant au bout de la soirée ?) et Brünnhilde apparaît en meilleure forme pour l’Immolation : on ne s’en plaindra pas.</p>
<p>			Le reste de la distribution se situe au diapason de la direction du chef : saine, juvénile et de haute tenue. Il y a bien longtemps (depuis Grümmer ?) que l’on n’avait pas entendu une Gutrune aussi convaincante que celle d&rsquo;<strong>Edith Haller</strong> : elle arrive à faire exister son personnage, ce qui est une gageure. On retrouve avec bonheur l’Alberich idoine de <strong>Jochen Schmeckenbecher</strong>, assurément un des meilleurs du moment. Le Gunther de <strong>Markus Bruck</strong> ne dépare pas l’ensemble, même si, contrairement à sa sœur, il ne parvient pas totalement à gommer le caractère falot de son personnage. La Waltraute de <strong>Marina Prudenskaya </strong>est époustouflante : la voix est superbe, idéalement timbrée sur l’ensemble de la tessiture, prenante, et l’investissement dramatique total. Elle écrase sans difficulté sa demi-sœur lors de leur confrontation… Très bonnes Nornes et Filles du Rhin, parfaitement idiomatiques et, contrairement à une habitude fâcheuse, aucunement sous-distribuées (on rappellera à ce sujet qu’Astrid Varnay, Martha Mödl et Birgit Nilsson, les trois grandissimes Brünnhilde de l’après-guerre, ne dédaignaient pas, pour se mettre en voix, endosser les habits de la Deuxième Norne au début du <em>Crépuscule</em>…). Les chœurs de la Radio de Berlin, placés entre les mains expertes d’<strong>Eberhard Friedrich</strong>, sont, comme toujours, superlatifs. On terminera par un gigantesque coup de chapeau, doublé d’un coup de cœur, pour le Hagen majuscule de <strong>Matti Salminen</strong>, vieux routier des scènes wagnériennes qui, à 70 ans passés, semble défier le poids des ans : voilà une authentique incarnation, idéale de noirceur, maléfique, terrifiante à force d’insinuation, servie par une diction irréprochable : une vraie trogne vocale, qui sert à l’auditeur une leçon de théâtre en musique. Pas de doute, c’est bien lui qui tire les ficelles du drame !</p>
<p>			Seule la contre-performance criante (dans tous les sens du terme…) du couple de héros empêche d’accorder à cet enregistrement les 4 cœurs que par ailleurs il mériterait tellement. Qu’importe ! <em>Finis coronat opus</em> : ce <em>Crépuscule des Dieux </em>clôt superbement le pari d’une certaine manière insensé de ce cycle Wagner entamé fin 2011 et déroulé sur deux années pleines. Une grande continuité caractérise ces dix enregistrements : c’est celle qui découle de la direction du chef, idéalement dramatique, nerveuse, aérée. Pour servir ce dessein, le chef a réussi, à de très rares exceptions près, à réunir auprès de lui des distributions d’un très bon niveau (avec, bien sûr, quelques regrets: Kaufmann, Pape…). Cela nous vaut, au total, une des initiatives les plus remarquables de ce bicentenaire wagnérien : elle permet de constater qu’en 2013, sous l’ombre tutélaire des grands anciens, on peut encore avoir quelque chose de neuf à apporter à la discographie wagnérienne. Au moment où il s’achève, on saluera donc avec gratitude ce projet rafraîchissant et si utile. C’était un pari : assurément, il est gagné.</p>
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