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	<title>Lidija JOVANOVIC - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lidija JOVANOVIC - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DVORÁK, Rusalka &#8211; Metz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-metz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la première production du chef-d’œuvre de Dvořák à l’Opéra-Théâtre de l’Eurometropole de Metz, Paul-Emile Fourny, directeur in loco, a mis la main à la pâte et signe la mise en scène qui voyagera à Reims et à Massy. De facture classique voire littérale, elle souligne les ambiances aquatiques du livret par l’usage de vidéos &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left">Pour la première production du chef-d’œuvre de Dvořák à l’Opéra-Théâtre de l’Eurometropole de Metz, <strong>Paul-Emile Fourny</strong>, directeur i<em>n loco</em>, a mis la main à la pâte et signe la mise en scène qui voyagera à Reims et à Massy. De facture classique voire littérale, elle souligne les ambiances aquatiques du livret par l’usage de vidéos et trouve des rappels visuels dans l’esthétique Art nouveau, attachée à la République tchèque mais aussi aux villes de l’Est de la France. Etonnamment, c’est le casino de Costanta – ville balnéaire roumaine au bord de la mer noire – tout en volumes et en courbes qui est retenu comme Palais du Prince et horizon fantasmatique de l’ondine. Les costumes et perruques sont particulières soignés pour rehausser les ambiances magiques et princières. Dommage que la direction d’acteur se cantonne au conventionnel pour les personnages principaux, osant quelques traits d’humour ou d’ambiance pour les figurants : le page de la Princesse étrangère qui la suit comme son ombre pour lui enlever ou lui remettre son étole se révèle un choix très pertinent par exemple. </p>
<p>En fosse, l’Orchestre national de Metz Grand Est déploie des couleurs intéressantes sous la baguette de <strong>Kaspar Zehnder</strong>. Harpe et bois en tête, la toile du conte musical prend vie et la scansion dramatique n’accuse aucun temps mort, tout en soignant le confort du plateau gageant d’une préparation rigoureuse et du très bon niveau de l’orchestre.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/230530N764-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-133118" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Luc Bertau &#8211; Opéra-Théâtre Eurométropole de Metz</sup></figcaption></figure>


<p>Surtout, le plateau vocal réuni s’avère tout à fait satisfaisant. En premier lieu, les chœurs brillent par leur homogénéité et leur présence scénique dans les scènes de bal du deuxième acte. Dans les seconds rôles, se distinguent en particulier le Garçon de Cuisine de <strong>Lamia Beuque</strong> et le garde-chasse de <strong>Matthieu Lécroart</strong> dans leur deux scène bouffes, parfaites respirations dans la touffeur du drame. Les trois Naïades remplissent leur office avec une belle complémentarité de timbres. <strong>Irina Stopina</strong> (la Princesse étrangère) dispose de toutes les ressources nécessaires pour rendre justice au personnage. Elle l’incarne de manière hautaine, comme le lui demande la mise en scène, aux dépens d’accents plus tendres dans les palabres amoureux ou cruels quand il s’agit de crucifier ou Rusalka, ou le Prince. La Jezibaba d’<strong>Emanuela Pascu</strong>, irréprochable vocalement elle aussi, souffre d’un même axe interprétatif unique. La sorcière, terrifiante dans le livret, se perd un peu dans les quelques gags qu’on lui demande. Marmoréen, <strong>Insung Sim</strong> propose un Vodnik royal dans le port et le chant. Enfin, le couple principal convainc tout à fait. <strong>Milen Bozhkov</strong> incarne avec brio un prince fougueux à l’acte I, tour à tour vulgaire et cajolant au II et pathétique au III. Son endurance et son aisance à l’aigu rendent son premier acte enthousiasmant. En prise de rôle, <strong>Yana Kleyn</strong>, offre un portrait déjà complet de l’ondine dont elle maitrise toutes les exigences vocales. Si son vibrato serré à l’aigu la handicape à l’occasion – sa prière à la Lune en pâtit malgré une ligne et un phrasé élégants – elle s’en sert régulièrement pour appuyer les passages les plus dramatiques du rôle.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-metz/">DVORÁK, Rusalka &#8211; Metz</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>VERDI, La traviata — Metz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-traviata-metz-tuuli-takala-une-violetta-qui-promet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2020 18:20:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Unique, mais changeant à la faveur des transparences liées aux tulles, des projections comme des éclairages, le décor de cette Traviata messine nous entraîne dans un univers que l’on pourrait croire signé de Paul Delvaux. Moins par sa dimension surréaliste que par ses dessins et ses tons pastel, les bleus tout particulièrement, costumes ou ciels. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Unique, mais changeant à la faveur des transparences liées aux tulles, des projections comme des éclairages, le décor de cette <em>Traviata </em>messine nous entraîne dans un univers que l’on pourrait croire signé de Paul Delvaux. Moins par sa dimension surréaliste que par ses dessins et ses tons pastel, les bleus tout particulièrement, costumes ou ciels. C’est un monde à la limite de l’onirisme, fantomatique, d’une indéniable beauté plastique qui sied bien à cette <em>Traviata</em> que nous propose <strong>Paul-Emile Fourny</strong>. Le concepteur, familier de l’ouvrage, emprunte l’essentiel à sa précédente réalisation (2013) dont la solitude de Violetta et l’allégorie de la mort constituaient les clés. Toute sa fidèle équipe, très professionnelle, est mobilisée et n’appelle que des éloges. De l’élégante et vaste pièce rectangulaire – qui se fera circulaire – seuls le pavement, la cheminée, surmontée d’un trumeau qui renvoie parfois une image de Violetta, et un lustre monumental, traversent les scènes. Translucides sont les murs, lambrissés, ouverts de larges baies, Le statisme des personnages ou leur lente déambulation, les somptueux costumes assortis aux décors comme au statut de chacun, tout participe à ce climat singulier, sans oublier les mouvements des nuages et les ciels changeants des deuxième et quatrième tableaux. Pour n’avoir pas eu la chance de voir la production de 2013, la parenté avec la mise en scène de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/nous-sommes-eternels-metz-le-bal-des-fantomes"><em>Nous sommes éternels</em></a> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/nous-sommes-eternels-metz-le-bal-des-fantomes">Le bal des fantômes</a>) relève de l’évidence. La mise en scène de Paul-Emile Fourny traduit bien son sens du théâtre : jamais on ne tombe dans la grandiloquence, la mièvrerie ou le ridicule. L’ascension à laquelle nous participons nous conduira à un dernier acte d’une vérité rare, où tout concourt à une émotion intense, humaine et juste. La direction d’acteur s’avère pertinente, efficace, à l’exception du premier malaise de Violetta, surjoué. L’effet de perspective et le rétrécissement de l’espace en fond de scène donnent parfois l’impression d’une surcharge de personnages. Mais ce ne sont là que détails au regard de la belle réussite de l’ensemble.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/la_traviata_c_christian_bremont_-_opera-theatre_de_metz_metropole_11.jpg?itok=BI0VPoV0" title="© Christian Brémont - Opéra Théâtre Metz-Métropole" width="468" /><br />
	© Christian Brémont &#8211; Opéra Théâtre Metz-Métropole</p>
<p>Le premier acte séduit davantage par la découverte visuelle que par sa dimension musicale. Le parti pris de figer les personnages dont l’uniformité des tons des costumes renforce l’appartenance à un même milieu, autorise la mise en valeur des solistes. Cependant, la légèreté, la joyeuse ébriété font quelque peu défaut. D’autre part, une première, avec des prises de rôle, le souci de se ménager vocalement pour tenir jusqu’au finale ne doivent pas être étrangers à cette impression. Le brindisi, «Un di, felice », déçoivent quelque peu. <strong>Jonathan Boyd</strong> ne serait-il qu’un quelconque Alfredo ? L’émission semble inégale, instable. Par contre, la voix de <strong>Tuuli Takala</strong>, chaude, homogène, agile, nous vaut une scène et air (« E strano… Follie ! Follie !&#8230; Sempre libera ») de belle facture. Si les phrases, hachées, nous font douter de sa longueur de voix, la suite démentira cette réserve : il s’agissait du choix délibéré de traduire l’exaltation amoureuse. La jeune Finlandaise, mozartienne accomplie, lauréate de prestigieux concours, est peu connue chez nous, malgré sa participation à nombre de réussites internationales. Certes elle avait déjà chanté Gilda, sa seule incursion chez Verdi, avant que lui soit proposé d’être Violetta, il y a deux ans. Mais, passer de la Reine de la nuit à ce rôle d’une rare exigence n’a guère souri à celles qui l’on tenté … N’est pas Violetta qui veut, on l’a dit, tant la richesse de la personnalité appelle la palette expressive la plus riche, assortie de moyens superlatifs. La prise de rôle est convaincante. On oublie les prouesses vocales, pleinement assumées, pour la vérité dramatique, essentielle. Tuuli Takala a l’émission ample, un solide médium, de splendides aigus, le legato, les couleurs, avec le sfumato, d’exquis piani, et fait sien le personnage, sa richesse, sa profondeur comme sa fragilité. Pas l’ombre d’un effort dans les passages les plus exigeants : la simplicité au service de la vérité psychologique. La diction est superbe, appui constant de la ligne vocale. Sans surcharge, elle donne aux deux derniers actes une rare densité, naturelle. L’« Addio del passato » est miraculeux de soutien, de sensibilité. Une voix d’exception.</p>
<p>Ténor éclectique qui fait son miel de Stravinsky et de Britten autant que de Tchaïkovski, Jonathan Boyd nous vaut un Alfredo jeune comme il se doit. Même si le premier acte ne convainc qu’à moitié, les suivants nous le montrent en pleine possession de ses moyens : la voix est solide, stable, longue et subtile. De « De’ miei bollenti spiriti » à l’ultime air, « Parigi, o cara », il se montre à la hauteur, et à l’unisson de sa partenaire. Les qualités vocales de <strong>Stefano Meo</strong> sont indéniables. Cependant, elles ne suffisent pas à faire vivre ce Giorgio Germont, appliqué, sans grande personnalité marquée. Il fait du son, qu’il ne cherche pas à assombrir, sans la noblesse de timbre attendue. La taille physique du chanteur est impressionnante, mais, n’était le « Di Provenza », lumineux, nuancé, l’émission dans le registre haut semble marquée par la fatigue. Flora est remarquablement incarnée par <strong>Lidija Jovanovic</strong>, superbe mezzo, voix chaleureuse, jeune, associée à un tempérament dramatique. Gastone est chanté par <strong>Osvaldo Peroni</strong>, solide ténor. <strong>Christian Tréguier</strong> donne une réelle épaisseur au docteur Grenvil. <strong>Olivier Déjean</strong>, malgré la brièveté de son rôle, parvient à caractériser le baron Douphol avec autorité. Les autres personnages sont confiés à des familiers de l’Opéra Théâtre, dont aucun ne démérite.</p>
<p>La direction remarquable de <strong>David Reiland</strong>, à la tête de ses musiciens de l’Orchestre National de Metz, n’est pas étrangère au succès de cette réalisation : sans forcer les tempi ni les contrastes, il maintient de bout en bout la tension, veillant à la transparence des plans, au relief des timbres. On est séduit par le sfumato opportun, en accord avec la vision vaporeuse des décors. Les soli instrumentaux, notamment dans les passages parlando, sont en retrait, simples et naturels, comme on les aime. La narration orchestrale est subtile, fouillée, dès le premier prélude. Vif, nerveux durant la fête et les ballets, l’orchestre se fait diaphane durant le finale. Malgré les différences des chanteurs, le chef impose une unité stylistique, que partagent les chœurs, particulièrement engagés, précis. Son attention pour chacun est telle que tous sont pleinement investis, pour notre plus grand bonheur. Du beau travail, salué comme il se doit par un public conquis.</p>
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