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	<title>Ina KANCHEVA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Ina KANCHEVA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>25e Concours international de chant de Clermont-Ferrand — Clermont-Ferrand</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2017 10:06:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec un patronyme prédestiné, le baryton coréen Jiwon Song, s’impose samedi 4 mars en grand triomphateur avec trois podiums au 25e Concours International de Chant de Clermont-Ferrand. Le jury présidé par Raymond Duffaut devait repérer parmi quelque quatre vingt postulants ayant accédé aux éliminatoires, les perles rares pour la distribution de Die Entführung aus dem &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec un patronyme prédestiné, le baryton coréen <strong>Jiwon Song,</strong> s’impose samedi 4 mars en grand triomphateur avec trois podiums au 25<sup>e</sup> Concours International de Chant de Clermont-Ferrand. Le jury présidé par <strong>Raymond Duffaut</strong> devait repérer parmi quelque quatre vingt postulants ayant accédé aux éliminatoires, les perles rares pour la distribution de <em>Die Entführung aus dem Serail</em> en tournée en janvier 2018 à Clermont-Ferrand, février en Avignon, avril à Rouen, et mai de la même année à Massy, et janvier 2019 à Reims. Deux autres engagements étaient promis : « Vienne fin de siècle » concert avec orchestre autour de Lieder de Zemlinsky, Mahler, Schreker pour mezzo ou baryton, et « An die Musik », récital avec piano pour duo vocal (soprano, mezzo, ténor, baryton ou basse) sur des airs d’opéra, d’opérette et des Lieder, de Schubert, Brahms, Berg et Johann Strauss. Les quatorze finalistes pouvaient également prétendre à quatre autres prix.</p>
<p>Triple lauréat, Jiwon Song (34 ans), seul encore en lice dans sa tessiture, se voit doublement retenu : pour le concert « Vienne fin de siècle » en tournée l’an prochain à Clermont-Ferrand, Strasbourg et au Festival de La Chaise-Dieu et pour le récital « An die Musik » avec le pianiste <strong>Jeff Cohen</strong>. L’autorité de sa présence vocale et la fermeté de son émission n’ont par ailleurs pas davantage échappé au jury Jeune Public qui lui décerne son Prix.</p>
<p>Que Mozart ait trouvé en <strong>Katharine Dain </strong>une Konstanze idéale ne fait pas débat. Aigus aériens, médium sensible, vocalises virtuoses sans extravagance, intelligence scénique : son « Marten aller Arten » nous promet une splendide héroïne. Cette belle soprano américaine de 34 ans a écarté deux rivales pourtant bien armées en la personne de sa compatriote <strong>Julia Sitkovetsky</strong> et de la française <strong>Marlène Assayag</strong>. La première se console néanmoins avec le Prix du Centre Lyrique.</p>
<p>C’est avec « Wir Wandelten » de Brahms que <strong>Marianne Lambert</strong>, soprano canadienne de 35 ans, s’impose pour le récital « An die Musik ». Elle a su donner à cet partition, à la fois toute la dimension de sa présence lyrique et la sensibilité et la couleur de son timbre qu’elle teinte d’un délicat et printanier bonheur. Pas davantage de réserve s’agissant du Pedrillo de <strong>César Arrieta</strong>. Le timbre de ce ténor vénézuélien de 27 ans s’affirme avec aisance sur des tonalités joliment cuivrées. La vaillance de ses aigus qui n’a d’égal que leur clarté en fait certes un second rôle mozartien mais de tout premier plan.</p>
<p>Quant à <strong>Bastian-Thomas Kohl</strong>, seul rescapé des cinq basses en compétition, il possède au superlatif toutes les qualités pour incarner un redoutable gardien du sérail. Après un parcours sans faute depuis les éliminatoires, son « Ich gehe, doch rate ich dir » campe un Osmin aussi terrible que plein de roueries, capable de jouer de subtils contrastes. Il se voit qui plus est distingué par le Prix du public Bernard Plantey, en hommage au fondateur du Centre Lyrique. En cette ultime épreuve, le jeune allemand de trente ans donnait successivement la réplique à deux Blonde. Celle de la suissesse <strong>Léonie Renaud</strong>, 32 ans, dotée d’évidents talents de comédienne aux graves solides, au médium limpides et aux aigus faciles, devait se mesurer au mordant de la française <strong>Déborah Salazar</strong>, au registre d’une étourdissante séduction qui illumine littéralement son personnage du haut de ses vingt-deux printemps. Pourtant aucune ne trouvera grâce aux yeux du jury et le rôle de Blonde reste ouvert aux auditions, tout comme celui de Belmonte. Déborah Salazar pourra au moins se consoler avec le Prix du Centre Français de Promotion Lyrique remis par son président Raymond Duffaut.</p>
<p>En bref, un bon cru, fruit d’une sélection exigeante qui nous a nonobstant privés du bonheur de retrouver quelques belles individualités en finale notamment chez les sopranos qui à décharge, étaient pléthore sur la ligne de départ. A l’image de l’arménienne <strong>Maria Sardaryan </strong>aux aigus stratosphériques, de la française <strong>Céline Laborie</strong> aux graves contraltistes, ou encore de la bulgare <strong>Ina Kancheva </strong>; sans oublier l’américaine <strong>Mandy Brown</strong> au caractère bien trempé et la classe de l’helvète <strong>Léonie Renaud</strong>. Trois mezzo sont restées en coulisses : l’allemande <strong>Nathalie Senf</strong> conjuguant intelligence musicienne et prestance, la française <strong>Aurore Bureau</strong> et l’italienne <strong>Federica Carnevale</strong>. On regrette également l’absence en finale du ténor paraguayen <strong>Juan José Medina Rojas</strong> à la ligne de chant habitée et souveraine, et celle de son condisciple grec <strong>Christos Kechris</strong>.</p>
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		<title>Pauline Viardot, Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pauline-viardot-songs-en-troika-pauline/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Feb 2016 06:01:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que sa production mélodique en français commence à être bien connue, c’est avant tout pour nous révéler une part de son œuvre en langue russe que cet enregistrement vaut plus que le détour. Sœur de Maria Malibran, puisque toutes deux filles de Manuel Garcia, l’un des plus célèbres ténors de tous les temps, Pauline &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que sa production mélodique en français commence à être bien connue, c’est avant tout pour nous révéler une part de son œuvre en langue russe que cet enregistrement vaut plus que le détour. Sœur de Maria Malibran, puisque toutes deux filles de Manuel Garcia, l’un des plus célèbres ténors de tous les temps, Pauline Viardot fit ses débuts comme cantatrice dès l’âge de 16 ans (créatrice de <em>Sapho</em>, de Gounod, de Fidès, du <em>Prophète</em> de Meyerbeer, écrit pour elle, de la <em>Rhapsodie pour alto </em>de Brahms). Elle étudia le piano avec Liszt, l’écriture avec Reicha et inspira en outre Berlioz, Chopin, Schumann, Saint-Saëns et Wagner… excusez du peu. Georges Sand la prit pour modèle en écrivant <em>Consuelo</em>. En 1843, elle visita une première fois la Russie, où elle chanta, outre <em>Norma</em>, de Bellini, Glinka et Dargomijsky. Tourgueniev lui fut très attaché, qui écrivit les livrets de plusieurs de ses opérettes. Une large part de sa production, dont les 15 mélodies enregistrées ici pour la première fois, s’appuie sur des textes russes des meilleurs poètes. A un moment où la romance douceâtre fleurit à Paris, avant que Tchaïkovski commence à écrire, nous sommes ici dans la grande tradition du lied, de Schumann tout particulièrement.  La force expressive de chaque mélodie, la qualité de l’écriture, servie par deux interprètes exceptionnels, emporte l’adhésion. Leur séduction joue pleinement dès la première écoute, même lorsque la langue nous est étrangère. La fièvre de « Je l’aimais » (Koltsov), la douceur de « L’aurore » (Tourgueniev), la passion vibrante de « Invocation » (Pouchkine), il n’est pas une mélodie qui laisse indifférent. La dernière enregistrée, « Vieil homme, revêche époux », de Pouchkine, déborde de vie, de jeunesse. La joie débridée de la jeune femme qui trompe son vieux mari est communicative, un régal. Après avoir découvert avec ravissement ces quelques pièces, on espère que l’abondante production russe de Pauline Viardot nous sera restituée avec la même qualité.</p>
<p>Chopin connaissait et admirait la qualité des transcriptions de ses mazurkas par Pauline Viardot. Douze d’entre elles, sur des poèmes de Louis Pomey, ont été éditées tardivement, en 1864 et 1865. Connues davantage par l’enregistrement que par le concert, ce sont bien davantage que des curiosités. La réécriture de Pauline Viardot témoigne de ses qualités de compositrice et de son expérience vocale comme du piano. La liberté du chant, pleinement inspirée par les œuvres lyriques contemporaines, avec leurs cadences, leur ornementation, nous entrainent à mi-chemin de Donizetti et de Chopin, même si – évidemment – la mémoire des marzurkas dans leur version originale reste bien présente dans la mémoire de l’auditeur. L&rsquo;interprétation nouvelle surpasse sans peine les versions connues.</p>
<p>Familière des grands rôles lyriques de Mozart à Verdi, <strong>Ina Kancheva</strong> met toute sa conviction et son talent dans ces pièces. La voix est remarquable, généreuse, d’une conduite et d’un galbe splendides, agile, admirable. Les graves sont amples, solides, et tous les registres égaux, colorés. <strong>Ludmil Angelov</strong>, le partenaire idéal au piano, fait chanter son instrument à l’égal de la soprano, et c’est un régal pour l’auditeur. Les contributions ponctuelles de <strong>Kamelia Kader</strong>, mezzo (dans deux mazurkas) et de <strong>Christo Tanev</strong>, qui ajoute le violoncelle à une mélodie sur un poème de Fet, ne déparent pas l&rsquo;ensemble. </p>
<p>La riche notice, remarquablement documentée, reproduit les textes originaux et leur traduction anglaise.</p>
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