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	<title>Christos KECHRIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Christos KECHRIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>GIORDANO, Andrea Chénier — Athènes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Apr 2021 03:14:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>David, le grand peintre de la Révolution aurait pu signer la production que nous offre l’Opéra national de Grèce, pour le bicentenaire de la révolution grecque. Les grandes compositions, leur construction, les détails, les tons, les éclairages, tout est là, animé d’une vie singulière : un constant régal pour l’œil, n’en déplaise à ceux qui dédaignent &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>David, le grand peintre de la Révolution aurait pu signer la production que nous offre l’Opéra national de Grèce, pour le bicentenaire de la révolution grecque. Les grandes compositions, leur construction, les détails, les tons, les éclairages, tout est là, animé d’une vie singulière : un constant régal pour l’œil, n’en déplaise à ceux qui dédaignent un spectacle historiquement informé. Un grand bravo, pour commencer à <strong>Nikos Petropoulos</strong>, qui signe cette somptueuse mise en scène, digne des plus grandes maisons d’opéra, et à son équipe (le nom du concepteur des costumes n’est pas cité, les lumières sont de <strong>Christos Tziogkas</strong>).  Chacun connaît le drame de Sardou, dont Illica fit le livret : Alors que la Révolution va se radicaliser avec la Terreur, Madeleine, aristocrate, est aimée d’André Chénier, qui a adhéré aux idéaux révolutionnaires, et de Gérard, majordome de sa famille, qui a été porté à la tête de la révolte paysanne. Le destin implacable réunira les deux premiers dans la mort, après avoir réconcilié les deux rivaux. Les trois principaux acteurs, essentiels, ne font pas le drame. Toute une galerie de personnages, plus vrais les uns que les autres, anime l’action, de l’espion (l’Incroyable) de Gérard et de Fouquier-Tinville à la servante de Madeleine ou à l’abbé de cour. Trois stars et une troupe. On était en droit de redouter un assemblage factice où tout est mis en œuvre pour faire valoir les numéros attendus des grandes voix. Ce soir, il n‘en est rien : en scène, dans les coulisses ou en fosse, chacun s’emploie à donner le meilleur de lui-même pour une réalisation exceptionnelle par ses qualités.<strong> Philippe Auguin</strong>, qui dirige un orchestre et des chœurs au mieux de leur forme, refuse les effets faciles pour donner à l’ensemble toute sa force, sa grandeur, son émotion. Une sorte de classicisme vériste, en parfait accord avec David. L’orchestre sait se faire tendre, rêveur comme violent, déchaîné. Les détails, l’articulation sont un constant régal. Alors qu’il conduit une très belle carrière lyrique internationale, Philippe Auguin semble ignoré de Paris. On s’interroge. Michel Plasson avait dû attendre ses 76 ans pour débuter à Bastille…</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gno_andrea_chenier_-_photo_a._simopoulos_1.jpg?itok=pXyVb1Vi" title="Andrea Chénier (GNO - Athènes) © Andreas Simopoulos" width="468" /><br />
	Andrea Chénier (GNO &#8211; Athènes) © Andreas Simopoulos</p>
<p>Elément visuel commun aux trois premiers actes, une monumentale colonnade (empruntée à la Galerie des Proues du Palais-Royal, semble-t-il) filtre le fond de scène, laissant la vie extérieure se dérouler au-delà. Quelques panneaux déplacés à vue modifient l’espace. Le souci du moindre détail, des décors et accessoires (la table et les chaises du Tribunal révolutionnaire, par exemple), de chaque costume est flagrant. On croit feuilleter un livre d’histoire. Les couleurs, les éclairages, tout concourt à plonger le spectateur au cœur de l’action. Les déplacements, les chorégraphies sont d’un égal soin. Qu’il s’agisse d’une foule haineuse ou d’aristocrates dansant la gavotte et devisant, tout est juste. L’absence d’ovations, ô combien méritées, lorsque le rideau tombe, les saluts dans un silence de mort, nous renvoient à notre solitude. Combien on aimerait trouver les mots pour exprimer notre gratitude et l’émotion que chacun nous a procuré à l’occasion de cette mémorable production !</p>
<p>Un trio de très grandes voix, dont on ne sait par qui commencer tant leurs qualités et leur engagement sont équivalents : Gérard, le plus complexe, est l’imposant <strong>Dimitri Platanias</strong>, familier du rôle (<a href="/andrea-chenier-londres-roh-voix-grand-format">Voix grand format</a>). Ses moyens vocaux exceptionnels, la sobriété de son jeu, tout emporte l’adhésion. De son premier air, « Son sessant’ anni », jusqu’à son ultime intervention, en n’oubliant pas sa pulsion « Perchè ti volli qui ? », son évolution psychologique est servie magistralement. <strong>Maria Agresta</strong> est Madeleine de Coigny. Le chant est admirable, tout comme l’actrice. L’émission du grand soprano dramatique nous porte, nous émeut, dans tous les registres comme dans le parlando. Evidemment « La mamma morte », attendu, est un sommet, servi par une voix d’exception comme par un orchestre dont le lyrisme juste n’est pas moindre. Quant à Andrea Chénier, c’est <strong>Marcelo Alvarez</strong>, sur lequel les ans n’ont pas de prise. La présence est insolente, la voix toujours jeune, caressante comme véhémente. «Un di all’azzurro» paraît d’une liberté incroyable, improvisé, il s’enfièvre progressivement, passant de la douceur séduisante à la révolte contre l’injustice et la misère. Si toutes ses interventions seront aussi inspirées, solaires, on retiendra particulièrement « Si fui soldato » (fin de l’interrogatoire du III) où il atteint le paroxysme de l’expression dramatique. Aucun rôle secondaire ne laisse indifférent, et on n’énumérera pas la longue distribution, attachée à l’Opéra national de Grèce.  Citons seulement Bersi, <strong>Marissia</strong> <strong>Paplexiou</strong>, qui a toute la séduction attendue, un très beau mezzo, frais et ensorceleur ; la Comtesse est <strong>Julia Souglakou</strong>, dont la maturité du chant correspond idéalement au personnage. L’Incroyable, le ténor <strong>Christos Kechris</strong>, n’a nul besoin de surjouer la malignité abjecte. Ici encore, tout est juste.</p>
<p>La qualité du chœur, souvent sollicité, mérite d’être soulignée. Des bergères de l’Ancien régime à la foule haineuse, la réussite est manifeste. Précision, équilibre, déplacements et jeux individuels que scrute la caméra, on a rarement eu l’occasion d’en écouter d’aussi aboutis.</p>
<p>Une réalisation appelée à faire référence, n’en doutons pas.</p>
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		<title>25e Concours international de chant de Clermont-Ferrand — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/25e-concours-international-de-chant-de-clermont-ferrand-clermont-ferrand-song-triplement-bien-nomme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2017 10:06:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec un patronyme prédestiné, le baryton coréen Jiwon Song, s’impose samedi 4 mars en grand triomphateur avec trois podiums au 25e Concours International de Chant de Clermont-Ferrand. Le jury présidé par Raymond Duffaut devait repérer parmi quelque quatre vingt postulants ayant accédé aux éliminatoires, les perles rares pour la distribution de Die Entführung aus dem &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec un patronyme prédestiné, le baryton coréen <strong>Jiwon Song,</strong> s’impose samedi 4 mars en grand triomphateur avec trois podiums au 25<sup>e</sup> Concours International de Chant de Clermont-Ferrand. Le jury présidé par <strong>Raymond Duffaut</strong> devait repérer parmi quelque quatre vingt postulants ayant accédé aux éliminatoires, les perles rares pour la distribution de <em>Die Entführung aus dem Serail</em> en tournée en janvier 2018 à Clermont-Ferrand, février en Avignon, avril à Rouen, et mai de la même année à Massy, et janvier 2019 à Reims. Deux autres engagements étaient promis : « Vienne fin de siècle » concert avec orchestre autour de Lieder de Zemlinsky, Mahler, Schreker pour mezzo ou baryton, et « An die Musik », récital avec piano pour duo vocal (soprano, mezzo, ténor, baryton ou basse) sur des airs d’opéra, d’opérette et des Lieder, de Schubert, Brahms, Berg et Johann Strauss. Les quatorze finalistes pouvaient également prétendre à quatre autres prix.</p>
<p>Triple lauréat, Jiwon Song (34 ans), seul encore en lice dans sa tessiture, se voit doublement retenu : pour le concert « Vienne fin de siècle » en tournée l’an prochain à Clermont-Ferrand, Strasbourg et au Festival de La Chaise-Dieu et pour le récital « An die Musik » avec le pianiste <strong>Jeff Cohen</strong>. L’autorité de sa présence vocale et la fermeté de son émission n’ont par ailleurs pas davantage échappé au jury Jeune Public qui lui décerne son Prix.</p>
<p>Que Mozart ait trouvé en <strong>Katharine Dain </strong>une Konstanze idéale ne fait pas débat. Aigus aériens, médium sensible, vocalises virtuoses sans extravagance, intelligence scénique : son « Marten aller Arten » nous promet une splendide héroïne. Cette belle soprano américaine de 34 ans a écarté deux rivales pourtant bien armées en la personne de sa compatriote <strong>Julia Sitkovetsky</strong> et de la française <strong>Marlène Assayag</strong>. La première se console néanmoins avec le Prix du Centre Lyrique.</p>
<p>C’est avec « Wir Wandelten » de Brahms que <strong>Marianne Lambert</strong>, soprano canadienne de 35 ans, s’impose pour le récital « An die Musik ». Elle a su donner à cet partition, à la fois toute la dimension de sa présence lyrique et la sensibilité et la couleur de son timbre qu’elle teinte d’un délicat et printanier bonheur. Pas davantage de réserve s’agissant du Pedrillo de <strong>César Arrieta</strong>. Le timbre de ce ténor vénézuélien de 27 ans s’affirme avec aisance sur des tonalités joliment cuivrées. La vaillance de ses aigus qui n’a d’égal que leur clarté en fait certes un second rôle mozartien mais de tout premier plan.</p>
<p>Quant à <strong>Bastian-Thomas Kohl</strong>, seul rescapé des cinq basses en compétition, il possède au superlatif toutes les qualités pour incarner un redoutable gardien du sérail. Après un parcours sans faute depuis les éliminatoires, son « Ich gehe, doch rate ich dir » campe un Osmin aussi terrible que plein de roueries, capable de jouer de subtils contrastes. Il se voit qui plus est distingué par le Prix du public Bernard Plantey, en hommage au fondateur du Centre Lyrique. En cette ultime épreuve, le jeune allemand de trente ans donnait successivement la réplique à deux Blonde. Celle de la suissesse <strong>Léonie Renaud</strong>, 32 ans, dotée d’évidents talents de comédienne aux graves solides, au médium limpides et aux aigus faciles, devait se mesurer au mordant de la française <strong>Déborah Salazar</strong>, au registre d’une étourdissante séduction qui illumine littéralement son personnage du haut de ses vingt-deux printemps. Pourtant aucune ne trouvera grâce aux yeux du jury et le rôle de Blonde reste ouvert aux auditions, tout comme celui de Belmonte. Déborah Salazar pourra au moins se consoler avec le Prix du Centre Français de Promotion Lyrique remis par son président Raymond Duffaut.</p>
<p>En bref, un bon cru, fruit d’une sélection exigeante qui nous a nonobstant privés du bonheur de retrouver quelques belles individualités en finale notamment chez les sopranos qui à décharge, étaient pléthore sur la ligne de départ. A l’image de l’arménienne <strong>Maria Sardaryan </strong>aux aigus stratosphériques, de la française <strong>Céline Laborie</strong> aux graves contraltistes, ou encore de la bulgare <strong>Ina Kancheva </strong>; sans oublier l’américaine <strong>Mandy Brown</strong> au caractère bien trempé et la classe de l’helvète <strong>Léonie Renaud</strong>. Trois mezzo sont restées en coulisses : l’allemande <strong>Nathalie Senf</strong> conjuguant intelligence musicienne et prestance, la française <strong>Aurore Bureau</strong> et l’italienne <strong>Federica Carnevale</strong>. On regrette également l’absence en finale du ténor paraguayen <strong>Juan José Medina Rojas</strong> à la ligne de chant habitée et souveraine, et celle de son condisciple grec <strong>Christos Kechris</strong>.</p>
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