<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Peter KOOIJ - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/kooij-peter/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/kooij-peter/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Wed, 22 Mar 2023 18:11:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Peter KOOIJ - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/kooij-peter/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Johann Sebastian Bach &#8211; Meins Lebens Licht</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-meins-lebens-licht-meins-lebens-licht-lumiere-de-ma-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Apr 2021 04:58:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-meins-lebens-licht-meins-lebens-licht-lumiere-de-ma-vie/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Intitulé Meins Lebens Licht [Lumière de ma vie], emprunté au chœur central, le programme est cohérent, varié (cantate, motet, ode funèbre), centré sur les devoirs de l’homme et son passage à la vie éternelle. « Es ist dir gesagt, Mensch, was gut ist » [Il t’est dit, homme, ce qui est bien], la cantate BWV 45 est &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-meins-lebens-licht-meins-lebens-licht-lumiere-de-ma-vie/"> <span class="screen-reader-text">Johann Sebastian Bach &#8211; Meins Lebens Licht</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-meins-lebens-licht-meins-lebens-licht-lumiere-de-ma-vie/">Johann Sebastian Bach &#8211; Meins Lebens Licht</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Intitulé <em>Meins Lebens Licht </em>[Lumière de ma vie], emprunté au chœur central, le programme est cohérent, varié (cantate, motet, ode funèbre), centré sur les devoirs de l’homme et son passage à la vie éternelle.</p>
<p>« Es ist dir gesagt, Mensch, was gut ist » [Il t’est dit, homme, ce qui est bien], la cantate BWV 45 est à vertu moralisatrice, comme son incipit le laisse supposer. Le chœur d’ouverture, de proportions imposantes, fondé sur un motif unique, y sera traité de façon concertante et fuguée, dans une architecture claire, ponctuée par les ritournelles instrumentales. Chacun des trois solistes (pas de soprano) y aura son air ou son arioso. Le continuo du premier récitatif (comme celui de l’ultime) surprend, réduisant les tenues à des ponctuations. L’air de ténor, de caractère dansant, est fort bien conduit. L’arioso de basse qui ouvre la seconde partie retient particulièrement l’attention : sur un accompagnement animé, la voix du Christ, avec une expression passionnée, tendue, répond à ceux qui se croient ses obligés : « Eloignez-vous de moi, iniques ! ». <strong>Peter Kooij</strong> est dans son élément, sa voix agile, longue, bien timbrée, est toujours un modèle. L’alto, dont la voix dialogue avec le traverso, contraste par sa douceur avec l’aria qui précède. Un court récitatif conduit au choral final.</p>
<p>C’est la seconde version (BWV 118 b) du motet funèbre <em>O Jesu Christ, mein’s Lebens Licht</em> que nous offre le <em>Collegium Vocale</em>. Le cornet et les trombones de la première y sont remplacés par les cordes, avec ajout de deux hautbois (une taille) et d’un basson aux cors. Laquelle choisir ? La plénitude, la rondeur de la seconde à la relative âpreté de la première ? Le tempo est soutenu (2 mn de moins que la première gravure de Gardiner), une sorte de sérénité résignée gouverne l’ensemble. Le chœur, par deux fois, puisque la reprise est jouée, déroule sa belle polyphonie. Cependant, le <em>cantus firmus</em> se mêle indistinctement aux autres parties, et les vents, très homogènes, sont réduits ici à un rôle secondaire, décoratif.</p>
<p>Familier de cette ode funèbre « Lass, Fürstin, lass noch einen Strahl », <strong>Philippe Herreweghe</strong> l’a beaucoup donnée. Il a souhaité la renouveler, pour son propre label. On pourra lui préférer son premier enregistrement, avec sa <em>Chapelle royale</em>, publié chez Harmonia Mundi France<em> </em>(1988), dont les tempi sont plus retenus, les timbres instrumentaux plus clairs. Le chœur qui ouvre cette superbe oeuvre est ici résolu, ne présumant guère de la destination de l’œuvre. La prise de son, globale semble-t-il, dans un cadre quelque peu réverbéré, enveloppe et fond les timbres instrumentaux, d’autant que le chef fait le choix de l’orgue au continuo, alors que Bach avait – délibérément – privilégié le clavecin, qu’il tenait lors de l’office où cette ode avait été donnée. Ainsi souffrira-t-on de cette fusion des couleurs dans le récitatif « Der Glocken bebendes Getön… » [le son tremblant des cloches] l’ample aria d’alto, où les violes, les luths et le continuo forment un ensemble homogène, peu différencié. Evidemment, le chœur est superbe, dans ses trois interventions. Celui qui clôt la première partie « An dir, du Fürbild grosser Frauen… » [C’est en toi, modèle des femmes admirables…] surprend par sa relative retenue. Le dernier est empreint d’une joie sereine. Philippe Herreweghe obtient de beaux modelés, une articulation et un soutien remarquables. Aucun des quatre solistes ne démérite. La clarté d’émission de <strong>Dorothee Mields</strong> sied parfaitement à son injonction « Verstummt ! ihr holden Saiten » [taisez-vous, cordes aimables]. <strong>Alex Potter</strong>, qui chante la partie d’alto, confirme son talent. Le récitatif arioso puis l’aria suivante sont un modèle de conduite. <strong>Thomas Hobbs </strong>donne toute la dimension contemplative à son aria avant que Peter Kooij chante son récitatif secco, puis arioso, avec l’expérience qu’on lui connaît.</p>
<p>La réalisation se situe à un excellent niveau – pouvait-on imaginer moins de la part de Philippe Herreweghe et de ses amis ? – mais déçoit quelque peu par une restitution dont la clarté et les couleurs laissent à désirer.</p>
<p>La brochure d’accompagnement, quadrilingue, présente succinctement les œuvres et publie les textes chantés comme leur traduction.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-meins-lebens-licht-meins-lebens-licht-lumiere-de-ma-vie/">Johann Sebastian Bach &#8211; Meins Lebens Licht</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jean-Sébastien Bach, Passion selon Saint-Jean &#8211; Philippe Herreweghe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jean-sebastien-bach-passion-selon-saint-jean-philippe-herreweghe-quand-on-arrive-a-los/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 14:39:02 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jean-sebastien-bach-passion-selon-saint-jean-philippe-herreweghe-quand-on-arrive-a-los/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Philippe Herreweghe est un des plus grands interprètes vivants de Jean-Sébastien Bach. C’est à lui-même qu’il faut d’abord le comparer. Il a déjà gravé par deux fois cette Passion selon Saint-Jean, en 1987 et en 2001, chaque fois avec les forces du Collegium Vocale de Gand. La bonne nouvelle, c’est que le chef ne se &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jean-sebastien-bach-passion-selon-saint-jean-philippe-herreweghe-quand-on-arrive-a-los/"> <span class="screen-reader-text">Jean-Sébastien Bach, Passion selon Saint-Jean &#8211; Philippe Herreweghe</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jean-sebastien-bach-passion-selon-saint-jean-philippe-herreweghe-quand-on-arrive-a-los/">Jean-Sébastien Bach, Passion selon Saint-Jean &#8211; Philippe Herreweghe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Philippe Herreweghe </strong>est un des plus grands interprètes vivants de Jean-Sébastien Bach. C’est à lui-même qu’il faut d’abord le comparer. Il a déjà gravé par deux fois cette<em> Passion selon Saint-Jean,</em> en 1987 et en 2001, chaque fois avec les forces du Collegium Vocale de Gand. La bonne nouvelle, c’est que le chef ne se répète pas, et adopte une série d’options nouvelles qui éclairent différemment la partition. L’exemple le plus immédiat est celui des tempi : pliée en 1h47, cette <em>Saint-Jean</em> s’inscrit parmi les plus rapides du catalogue, même si on limite le spectre de comparaison aux baroqueux. Cela confère au récit une urgence bien en situation, particulièrement dans les interventions de l’Evangéliste, et dans les parties où la parole circule d’un protagoniste à l’autre. Alors qu’Herreweghe nous avait habitués à un Bach contemplatif, le voilà qui passe sans crier gare à un Bach dramaturge, voire angoissé. Cette lecture se défend parfaitement, portée qu’elle est par une conviction que l’on sent murie.<br />
 </p>
<p>L’autre grand changement concerne la matière sonore elle-même. Herreweghe, depuis quelques années, s’oriente vers un Bach toujours plus allégé, plus transparent, où le trait devient de l’épaisseur d’une aiguille. Cela se perçoit au niveau de la masse orchestrale qui, si elle est numériquement comparable à ce qu’il faisait auparavant, sonne de manière très différente, très mince, avec un aspect cursif et un refus de s’appesantir (ou simplement de s’attarder) qui peuvent frustrer l’auditeur. Tout vole, rebondit et court, avec peu de respirations, et les moments clés du drame ne sont peut-être pas suffisamment scandés au niveau sonore. L’exemple le plus frappant est celui de la mort du Christ, qui passerait presque inaperçue si l’auditeur n’y est pas attentif.<br />
 </p>
<p>Le<strong> chœur du Collegium Vocale </strong>est lui aussi en petit effectif (3 par pupitre, si on retire les solistes), et la façon dont il sonne est bien éloignée du Bach « enluminé » que Philippe Herreweghe défendait jusqu’il y a une dizaine d’années. Foin de la sérénité : cette petite assemblée de croyants fait surtout entendre la voix de la détresse, et semble être comme sous le coup permanent d’une menace. Cela nous vaut des émotions qui donnent la chair de poule. Mais la polyphonie du grand Cantor apparaît souvent bien dépouillée, à la limite de l’ascèse, avec un son fragile. Impression encore renforcée par le fait que les pupitres d’alto sont maintenant constitués aux trois quarts de voix d’hommes. Sonorités blanches et absence de vibrato concourent à renforcer les partis pris du chef.<br />
 </p>
<p>Même cohérence dans le choix des solistes. Plus vraiment de grandes voix, à l’exception de <strong>Peter Kooij,</strong> dont la longévité et la capacité à préserver un timbre intact à 66 printemps forcent l’admiration. Les autres membres de l’équipe sont nettement plus « petits formats ». <strong>Maximilian Schmitt </strong>est avant tout au service de son texte, et son style vocal orthodoxe rassurera ceux que les éclats expressionnistes de Mark Padmore ou de Christophe Prégardien effrayaient. Perspective identique avec le Jésus de<strong> Krešimir​ Stražanac</strong><strong>,</strong> d’un ton châtié mais un peu anonyme. Est-ce bien la voix qu’on imagine pour le Sauveur de l’humanité ? <strong>Dorothee Mields</strong> est encore plus diaphane qu’à son habitude, le ténor <strong>Robin Tritschler</strong> profite de la légèreté de sa voix pour accomplir des prouesses d’agilité. Quant à <strong>Damien Guillon</strong>, si on ne peut rien redire partition en main, il suffit de comparer son « Es ist vollbracht » avec celui d’Andreas Scholl pour mesurer l’abîme entre une interprétation et une incarnation. Mais sans doute est-ce là le résultat d’une directive du chef qui, plutôt que de se répéter (à quoi bon?) a choisi d’imprimer à l’œuvre une nouvelle direction. Le choix des solistes est à replacer dans cette optique, et prend son sens dans un contexte global.<br />
 </p>
<p>Donner une note à un tel enregistrement est difficile. Ceux qui apprécient l’idée de renouvellement chez un interprète seront passionnés par le ton neuf et les trouvailles dévoilés ici. Ceux qui aimaient le Bach apollinien auquel Herreweghe nous avait habitués seront déçus. Voilà en tous cas un disque qui témoigne d’un processus de maturation intéressant à plus d’un titre, ce qui justifie à soi seul sa publication. Travail éditorial et prise de son sont de référence.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jean-sebastien-bach-passion-selon-saint-jean-philippe-herreweghe-quand-on-arrive-a-los/">Jean-Sébastien Bach, Passion selon Saint-Jean &#8211; Philippe Herreweghe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bach – Cantates, Philippe Herreweghe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bach-cantates-philippe-herreweghe-reflets-dor-dans-un-vitrail/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 06:27:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bach-cantates-philippe-herreweghe-reflets-dor-dans-un-vitrail/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bach et Philippe Herreweghe, c’est un compagnonnage de trente ans au disque. Les premiers enregistrements de cantates par le chef gantois datent de la fin des années 80, pour ce qui était alors Virgin Veritas. Après une période faste de vingt ans chez Harmonia Mundi, émaillée d’innombrables réussites, Herreweghe a décidé en 2010 de fonder &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bach-cantates-philippe-herreweghe-reflets-dor-dans-un-vitrail/"> <span class="screen-reader-text">Bach – Cantates, Philippe Herreweghe</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bach-cantates-philippe-herreweghe-reflets-dor-dans-un-vitrail/">Bach – Cantates, Philippe Herreweghe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Bach et <strong>Philippe Herreweghe</strong>, c’est un compagnonnage de trente ans au disque. Les premiers enregistrements de cantates par le chef gantois datent de la fin des années 80, pour ce qui était alors Virgin Veritas. Après une période faste de vingt ans chez Harmonia Mundi, émaillée d’innombrables réussites, Herreweghe a décidé en 2010 de fonder son propre label <em>Phi </em>et de voler de ses propres ailes, sans plus s’encombrer d’aucune des contraintes qui font le quotidien des compagnies de disques. Evidemment, Bach est au cœur du catalogue, et cet opus, avec ses cantates dites « de Leipzig » est le sixième consacré aux œuvres vocales du Cantor.</p>
<p class="rtejustify">C’est dire si le chef respire cette musique, qu’elle lui colle à la peau, qu’il l’exsude par tous ses pores. Il s’y ébat comme un poisson dans l’eau, et donne plus d’une fois l’impression de tutoyer le créateur des oeuvres en personne, dans une forme de communion qui relève de l’intime. Les aspects techniques ont depuis longtemps été réglés, dans le sens d’une homogénéité parfaite. Voilà un Bach apaisé, olympien, où tout parle d’éternité dans ce qu’elle peut apporter de consolation à l’homme. Attention cependant : apaisement ne rime pas avec mièvrerie ou immobilité. Les tempi restent alertes, les lignes bien distinctes les unes des autres, mais Herreweghe préfère la rondeur à l’angle, et le flot musical s’écoule avec une fluidité qui sonne comme une évidence. La musique s’élève avec humilité, comme la prière murmurée par un enfant plein de confiance.</p>
<p class="rtejustify">Le chœur est évidemment essentiel dans cette architecture. Quarante-sept ans après sa fondation, le <strong>Collegium Vocale</strong> est parvenu à un niveau de virtuosité sans équivalent au niveau mondial, en tous cas dans ce type de répertoire. Toutes les cases sur un formulaire imaginaire définissant l’ensemble choral parfait méritent d’être cochées : justesse, homogénéité, puissance, articulation (les textes sont intelligibles jusque dans leurs virgules), … : on pourra rajouter ce qu’on voudra, tout y est. Une perfection qui n’est jamais froide et ne contrevient en rien à l’expressivité, grâce à une mobilité, une légèreté et un sens de la déclamation qui colorent chacune des introductions chorales des trois œuvres, avec un souci de caractériser l’atmosphère. La jubilation discrète du <em>«</em> Mache dich mein Geist bereit<em> »</em> n’a rien à voir avec le ton affligé des premières mesures de la BWV 101, mais les deux passages sont rendus avec le ton idoine, dans une mise en place qui frise l’absolue perfection.</p>
<p class="rtejustify">Sur le plan instrumental, l’effectif est mince, avec une petite quinzaine de musiciens, mais l’engagement physique des membres de l’orchestre et une prise de son très équilibrée permettent que le chant des solistes se déploie sur un tapis suffisamment généreux, où les timbres de voix peuvent entrer dans un dialogue délicieusement complexe tantôt avec la flûte, tantôt avec le hautbois d’amour ou encore avec le piccolo.</p>
<p class="rtejustify">A tout seigneur tout honneur : <strong>Peter Kooij</strong> chante Bach depuis aussi longtemps que Herreweghe le dirige. A plus de 60 ans, la basse hollandaise peut se targuer d’une jeunesse vocale étonnante, et d’une grande vitalité. L’autorité, la puissance de profération continuent à impressionner même après toutes les années qu’il fréquente ces oeuvres au disque et au concert. <em>« </em>Warum willst du so zornig sein ?<em> »</em> (dans la BWV 101) s’écoute avec ravissement, voire avec crainte face à tant d’ardeur. <strong>Thomas Hobbs</strong> n’en est pas encore à ce niveau de maîtrise, et son accent anglais pourra indisposer certains. La souplesse de la voix et la pureté de l’intonation promettent beaucoup, et l’intelligence du texte annonce un Evangéliste à suivre. Fidèle à elle-même, <strong>Dorothee Mields</strong> promène sa silhouette diaphane d’une aria à l’autre. Un ange passe … Seule vraie faiblesse du disque : le contre-ténor. <strong>Damien Guillon</strong> fait une carrière brillante,  ses admirateurs sont nombreux et sa technique admirable.  Mais le timbre irrémédiablement grinçant ne s’accorde pas avec l’esthétique du chef. Une minuscule réserve qui n’empêchera pas les mélomanes de butiner tout le nectar que ce nouvel album peut offrir.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bach-cantates-philippe-herreweghe-reflets-dor-dans-un-vitrail/">Bach – Cantates, Philippe Herreweghe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Majeure messe en Si à Bruxelles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/majeure-messe-en-si-a-bruxelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 10:42:10 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/majeure-messe-en-si-a-bruxelles/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Palais des Beaux Arts de Bruxelles a imaginé, sous le titre Bach Heritage, un mini festival autour de la musique du cantor et de quelques uns de ceux qu’elle a inspiré. C’est dans ce cadre heureux que fut donnée jeudi dernier la Messe en Si, par le Collegium Vocale de Gand et une brochette &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/majeure-messe-en-si-a-bruxelles/"> <span class="screen-reader-text">Majeure messe en Si à Bruxelles</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/majeure-messe-en-si-a-bruxelles/">Majeure messe en Si à Bruxelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Palais des Beaux Arts de Bruxelles a imaginé, sous le titre <em>Bach Heritage</em>, un mini festival autour de la musique du cantor et de quelques uns de ceux qu’elle a inspiré. C’est dans ce cadre heureux que fut donnée jeudi dernier la <em>Messe en Si</em>, par le Collegium Vocale de Gand et une brochette de solistes conduits par <strong>Philippe Herreweghe</strong>.</p>
<p>Magistralement dirigée, l’œuvre révèle, sous l’impulsion du chef gantois, à la fois les ors et la force de sa solide structure et le charme très humain des mille et uns détails qui l’animent, comme autant d’humbles ornements qu’aurait placés la nature sur les robustes colonnes d’un temple. Si la battue du chef reste un mystère pour beaucoup (mais visiblement pas pour ses musiciens, d’une remarquable précision…), on ne peut qu’admirer la souplesse continue de sa ligne musicale, la variété et la justesse des intentions, le raffinement des détails sans jamais perdre ni l’unité, ni l&rsquo;énergie, ni la grandeur, ni le sens global de l’œuvre.</p>
<p>En petite formation (18 chanteurs solistes inclus) pour une salle si vaste et une œuvre de si grande ampleur, les chanteurs semblent parfois un peu perdus derrière l’orchestre et l’oreille du spectateur doit aller chercher les détails d’exécution de ceux des solistes dont la voix pourrait paraître manquer de puissance. Ainsi, la basse <strong>Peter Kooij</strong> dont le timbre, aujourd’hui un peu éteint, faiblit dans le grave et peine à passer au dessus du cor et des bassons dans le <em>Quoniam</em>, ou encore la seconde soprano <strong>Hana Blazikova</strong>, à la voix pourtant délicieuse mais peu puissante. Très justement applaudi du public, <strong>Damien Guillon</strong> (contre-ténor) chante le célèbre Agnus Dei avec une poignante sobriété, faisant ressortir le caractère universel et le pouvoir émotionnel de cette partition d’exception.</p>
<p>Jean-Sébastien Bach, <em style="color: rgb(102, 102, 102); font-size: 11px; line-height: 16px;">Messe en si</em>. Dorothee Mields, Hana Blazikova, Damien Guillon, Thomas Hobbs, Peter Kooij, Collegium Vocale Gent. Direction musicale : Philippe Herreweghe. Bruxelles, Palais des Beaux Arts, le 22 octobre 2015, 20h.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/majeure-messe-en-si-a-bruxelles/">Majeure messe en Si à Bruxelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cantates BWV 102, 140&#8230; — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/terriblement-humain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Viet-Linh Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 22:04:10 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/terriblement-humain/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Masaaki Suzuki a acquis une solide réputation parmi les grands interprètes du Cantor. Son intégrale en cours des cantates de Bach se distingue par sa spiritualité et son dramatisme, que l’on retrouve également dans ses incandescentes Passions (notons au passage que l’éditeur Bis profite de Noël pour rééditer un excellent coffret regroupant les grandes œuvres &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/terriblement-humain/"> <span class="screen-reader-text">Cantates BWV 102, 140&#8230; — Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terriblement-humain/">Cantates BWV 102, 140&#8230; — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Masaaki Suzuki a acquis une solide réputation parmi les grands interprètes du Cantor. Son intégrale en cours des cantates de Bach se distingue par sa spiritualité et son dramatisme, que l’on retrouve également dans ses incandescentes Passions (notons au passage que l’éditeur Bis profite de Noël pour rééditer un excellent coffret regroupant les grandes œuvres sacrées de Bach à un prix modique). C’est donc avec impatience que nous attendions les trop rares apparitions hexagonales du chef, et de son Bach Collegium Japan.</p>
<p>La soirée s’est avérée d’un charme inégal, tant du point de vue de la vision globale &#8211; l’ensemble mettant un moment à s’échauffer et souffrant en outre de l’acoustique du TCE moins adaptée aux petits effectifs &#8211; que des prestations des solistes pourtant souvent associés aux réalisations de du chef.</p>
<p>Saluons d’abord le fait que les solistes chantaient également dans le chœur, ce qui reflète bien l’esprit d’équipe du Bach Collegium Japan qui allie musicalité et modestie.<strong> Hana Blazíková</strong> a été la reine de cette nuit : la voix est agréablement timbrée, claire sans fragilité, un rien corsée, la projection stable et dynamique, le phrasé sculpté avec ardeur et finesse. Dans le célèbre duetto entre Jésus et l’Ame de la BWV 140, la soprano tchèque mêle sa voix à la basse chaleureuse et souple de <strong>Peter Kooij</strong>, sur des motifs violonistiques traités cursivement par<strong> Ryo Terakado</strong>, en une fusion sensuelle et troublante de sincérité. <strong>Robin Blaze</strong> laisse admirer un timbre pur doublé d’une émission droite, même si le chant est insuffisamment coloré et contrasté, plus angelot garçonnet que castrat opératique. Un rien monochrome dans le « Weh der Seele, die den Schaden » (BWV 102), le contre-ténor s’épanouit dans l’agile « Domine Fili unigenite » de la Messe en sol. Enfin, le ténor <strong>Jan Kobow</strong>, a paru plus en retrait, accusant des problèmes d’intonation dans le « Erschrecke doch » (BV 102). La voix est pâle, avare de relief, la projection serrée : l’air du veilleur « Zion hört die Wächter singen » perd de sa lancinante suggestivité, en dépit de l’excellence de l’orchestre auréolé d’une poésie contemplative et douce, du fait des imprécisions des départs, le « Quis tollis peccata mundi » de la Messe en sol voit le chanteur submergé par le hautbois obligé.</p>
<p>Comme nous l’avons mentionné, le <strong>Bach Collegium Japan</strong> a gagné en naturel et en lyrisme au fur et à mesure du concert. La Cantate BWV 102 « Herr, deine Augen sehen nach dem Glauben ! » a été relativement décevante. Dans le chœur d’entrée, austère et grandiose, le Bach Collegium Japan manque singulièrement de liant, se révèle opaque dans les nombreux passages fugués. Le chant est timide, retenu, l’orchestre en arrière-plan n’osant s’affirmer, accusant même par moment des problèmes d’intonation. Dans l’air « Weh der Seele, die den Schaden », le hautbois obligé de <strong>Masamitsu San’Nomiya</strong> détache trop les notes, brise la course de la phrase musicale. Heureusement, son jeu gagnera en ductilité par la suite, et le soliste mérite sans nul doute les copieux applaudissements dont le gratifia le public, « bluffé » par ce son grainé, tout en courbe, qui plane au-dessus du chœur « Wachet auf » (BWV 140) incarnant cette vigie perchée sur son rempart décrite par le livret.</p>
<p>Par ailleurs, le chœur du Bach Collegium Japan a peu à peu regagné en vitalité, notamment dans le chœur final de la BWV 102 et le chœur introductif de la BWV 104 : rigueur des pupitres, lisibilité du contrepoint, équilibre et spatialisation des timbres. Mais c’est dans la Messe en sol, dite messe brève « luthérienne », que <strong>Suzuki </strong>parvient à insuffler cette plénitude sonore qu’on admire tant au disque, subtile alchimie où instruments et voix se fondent en un paysage émouvant, où surgit ça et là un basson bourdonnant (« Gloria in excelsis Deo »), ou un violon qui s’épanche. Le « Gloria », dont le chœur parodie celui de la BWV 72, se révèle festif et virtuose avec ses mélismes et ses vocalises, impeccablement exécutées ; le « Quis tollis » douloureux, au sourire amer et résigné.</p>
<p>En conclusion, on retiendra de ce passage de Masaaki Suzuki à Paris un concert terriblement humain, avec ses imperfections et ses ajustements, mais aussi ses moments d’intense émotion, d’autant plus communicatifs que l’expression des sentiments se peint avec pudeur, ébauchée d’un trait pastel, doré ou assombri par la lumière du soleil levant.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terriblement-humain/">Cantates BWV 102, 140&#8230; — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
