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	<title>Lana KOS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lana KOS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Luisa Miller — Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/luisa-miller-madrid-flamboyant-passage-de-flambeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Apr 2016 09:18:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Troisième des quatre opéras « schillériens » de Verdi (avec <em>Giovanna d&rsquo;Arco</em>, <em>I manasdieri et Don Carlos</em>), <em>Luisa Miller</em> ne fait pas partie des plus représentés. La raison n&rsquo;en est pas due à l&rsquo;indigence du livret ou à l&rsquo;insuffisance de la partition mais à la position transitoire qu&rsquo;occupe l&rsquo;ouvrage au sein du corpus verdien. Inconfortablement placée entre les « années de galère » et la « trilogie populaire », <em>Luisa Miller</em> ne possède ni les fulgurances sauvages des titres antérieurs, ni l&rsquo;évidence dramatique des chefs-d&rsquo;œuvre à venir.</p>
<p>A défaut d&rsquo;une mise en scène capable d&rsquo;en confirmer la validité théâtrale, Madrid propose une version de concert où des chanteurs, habités de bout en bout par leur rôle, transcendent l&rsquo;exercice en s&rsquo;affranchissant du cérémonial trop souvent imposé par la formule. Ni pupitres, ni partitions, ni chaises où chacun, assis, une bouteille d’eau à ses pieds, attend le moment de faire son numéro&#8230; Il ne s&rsquo;agit pas pour autant de mise en espace. Aucun ordonnateur n&rsquo;a présidé au mouvement, c&rsquo;est instinctivement que les interprètes prennent leurs marques et épousent, jusque dans le geste, le caractère de leur personnage.</p>
<p>Peut-il en être autrement lorsque la distribution comporte une bête de scène comme <strong>Leo Nucci</strong> ? A 74 ans, le baryton impose à ses partenaires par sa seule présence un niveau d&rsquo;implication dramatique qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient peut-être pas su atteindre autrement. Si la voix continue de défier la logique du temps, si la projection demeure insolente, l&rsquo;aigu imparable, si tous les passages périlleux sont habilement contournés tant Nucci connaît intimement ses forces et ses faiblesses, on constate au fil de la soirée une certaine lassitude s&rsquo;installer, sans que l&rsquo;on sache faire la part de la fatigue ou du choix interprétatif. Passé l&rsquo;air du premier acte, furieusement applaudi, où Nucci s&rsquo;attache même  à ne pas escamoter le trille des doubles croches, la partition offre à Miller peu d&rsquo;occasions de briller. Symboliquement, la silhouette se voûte ; l&rsquo;acteur et le chanteur s&rsquo;effacent pour passer le flambeau aux générations suivantes, animées d&rsquo;une ardeur à laquelle il ne saurait désormais résister.</p>
<p>Appelé à remplacer Francesco Meli une semaine avant les représentations, <strong>Vincenzo Costanzo</strong> confirme la rumeur flatteuse qui court autour de son jeune nom – on le dit âgé de 24 ans. Que de qualités dans ce chant, paré en sus de la fraîcheur inhérente à sa jeunesse ! Rodolfo naturellement lyrique aux registres soudés, à la ligne soignée, à l&rsquo;aigu assuré et précis, il ne faudrait pas qu&rsquo;un excès de tempérament ou trop de précipitation dans certaines prises de rôles – Pinkerton déjà ? – ne nuise à un parcours prometteur.</p>
<p>Que de promesses aussi dans l&rsquo;interprétation de Luisa Miller par <strong>Lana Kos</strong>, soprano croate que l&rsquo;on s&rsquo;étonne de ne découvrir qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ses débuts datent de 2002, elle avait alors 17 ans. Non que le timbre soit des plus flatteurs mais la science et l&rsquo;assurance avec lesquelles elle triomphe, sans concession, d&rsquo;une écriture difficile car ambivalente lui valent de rafler la première place à l&rsquo;applaudimètre. Là encore, on a envie de parler d&rsquo;aigus tant ceux de Luisa sont sollicités de multiples manières, parfois piqués tels des aiguilles ou au contraire soutenus envers et contre l&rsquo;orchestre. Mais résumer l&rsquo;art de la chanteuse à ces notes saillantes serait ne pas prendre en compte la franchise et la liberté d&rsquo;émission qui, ajoutée à la caractérisation, rendent la proposition enthousiasmante.</p>
<p>Le souci d&rsquo;expression laisse davantage à désirer chez les seconds rôles. En Federica, <strong>Maria José Montiel </strong>s&rsquo;invente une tessiture de contralto qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas. <strong>Dmitry Belosselskiy</strong> (Walter) et <strong>John Relyea</strong> (Wurm) choisissent de privilégier avant tout  la noirceur sardonique et le volume impressionnant de leur voix. A leur décharge, Verdi n&rsquo;a pas réservé le meilleur de son inspiration aux deux méchants de l&rsquo;histoire, férocement arc-boutés l&rsquo;un et l&rsquo;autre sur la convention.</p>
<p>Soucieuse d&rsquo;équilibre plus que d&rsquo;élan, la lecture de <strong>James Conlon</strong> à l&rsquo;avantage de montrer les chœurs et l&rsquo;orchestre du Teatro Real sous leur meilleur jour. Ainsi dirigé, le « moins bruyant » des opéras de jeunesse de Verdi – dixit Abramo Basevi – flamboie, mais avec la modestie qui sied à ceux que l&rsquo;histoire a relégués au second plan.</p>
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		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Avenches</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-avenches-la-calomnie-sur-internet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2015 17:06:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quel est le but affiché d’un festival populaire, sinon de faire découvrir à son public une œuvre dans les meilleures conditions ? Dans ce sens, pari gagné à Avenches cette année encore avec ce Barbier original, que la très grande majorité du public ne connaissait visiblement pas. La rouerie de Rosine, la vivacité d’Almaviva, la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quel est le but affiché d’un festival populaire, sinon de faire découvrir à son public une œuvre dans les meilleures conditions ? Dans ce sens, pari gagné à Avenches cette année encore avec ce <em>Barbier</em> original, que la très grande majorité du public ne connaissait visiblement pas. La rouerie de Rosine, la vivacité d’Almaviva, la duplicité de Figaro et la balourdise de Bartolo ont réjoui au premier degré un auditoire réceptif qui rit de bon cœur à leurs facéties et aux nombreux anachronismes. Car l’astucieuse mise en scène de <strong>Marco Carniti </strong>est inventive et drôle, et c’est la grande force du spectacle. Alors que l’œuvre relève quasiment du théâtre musical de chambre, et que toute l’action se déroule pratiquement dans une seule pièce, la grandeur du plateau des arènes romaines d’Avenches nécessitait un dispositif scénique d’une tout autre ampleur. C’est ce qu’a fort bien réalisé <strong>Emmanuelle Favre</strong> en concevant un ensemble à la fois poétique et spectaculaire, un village aux petites maisons luminescentes sur pilotis, transparentes et légères, très joliment éclairées par <strong>Henri Merzeau</strong>, prenant au fil de l’action mille couleurs appropriées. Tournant sur elles-mêmes, s’unissant et se séparant en un ballet continu de construction et de déconstruction, créant des espaces scéniques de dimensions variées, elles participent ainsi pleinement à l’action, et constituent l’un des plus beaux décors qu’il ait été donné de voir à Avenches. Bel espace donc que ce village, où néanmoins Rosine est enfermée : c’est l’univers du <em>Corbeau</em>, chacun épie et juge son voisin. Et qui plus est lorsqu’Internet intervient et que les tablettes apparaissent au milieu des amusants costumes d’époque revisités par <strong>Amélie Reymond</strong>, permettant à travers les « réseaux sociaux » toutes les forfaitures imaginables, et notamment la diffusion ultra rapide sous la pression de tous les Basile du monde, de fausses nouvelles et de calomnies horribles.</p>
<p>À côté de ce drame de l’enfermement et de la privation de liberté, tout un univers de dérision et de <em>commedia dell’arte </em>se donne libre cours : Figaro arrivant dans un char bordé de deux énormes ciseaux pendant que des coursiers à vélo lui apportent des rendez-vous ; Bartolo pétrifié dont Figaro utilise les bras dans toutes sortes de positions bouffonnes ; Bartolo toujours, caricaturant le chant de ses partenaires, ou encore Basilio emmené par quatre infirmiers psychiatriques dans une chaise à porteurs marquée de la croix rouge.</p>
<p class="rtecenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="249" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/05_barbier_bd.jpg?itok=CtKwfyud" width="468" /><br /><font color="#000000">© Photo Marc-André Guex </font></p>
<p>Malheureusement, comme souvent aujourd’hui, les plus belles idées de mises en scène ne sont pas forcément très bien défendues par les interprètes. Le plateau de ce soir est au demeurant plus qu’honorable, joue remarquablement bien la comédie et sait se faire entendre dans l’un des rares espaces de plein air non sonorisés. Mais il y manque déjà une vraie Rosine. <strong>Lana Kos</strong>, plutôt une Nedda, a certes l’abattage que nécessite le rôle mais n’en traduit ni la jeunesse ni la virtuosité vocale. Comme la plupart de ses partenaires, elle ne savonne pas vraiment, mais esquisse nombre de notes plus qu’elle ne les chante. Et comme eux, elle profite de la folie générale pour laisser place à une certaine nonchalence vocale, assez largement partagée. <strong>George Petean</strong> a chanté Figaro sur toutes les grandes scènes internationles, y compris à Bastille dans la mise en scène de Coline Serreau. Il est comme à son habitude pétillant de drôlerie et de présence scénique, mais cela s’accompagne d’une certaine mollesse vocale. Le chanteur chinois <strong>Yijie Shi</strong>, découvert à Pesaro il y a quelques années, a toujours ce caractère juvénile physique et vocal, et cette belle projection – encore qu’un tant soit peu nasale – parfaitement adaptés au rôle d’Almaviva, mais sa décontraction rejaillit par trop sur sa précision vocale. Le Fiorello pétillant de <strong>Fernando Afara</strong>, le Bartolo de <strong>Miguel Sola</strong> et le Don Basilio de<strong> Rubén Amoretti </strong>sont bien dans la tradition. On se saurait oublier la désopilante Berta de <strong>Carine Séchaye</strong>, et le non moins amusant Ambrogio (rôle muet) de<strong> Yaël Rion</strong>, façon Deschiens.</p>
<p>Le côté musical est un peu déstructuré. Les départs des chanteurs ont souvent une fraction de seconde de retard, et l’ensemble dirigé par <strong>Nir Kabaretti</strong> paraît surtout lourd et pesant bien que les tempi soient corrects. En fait, une direction plus légère et rapide aurait posé d’autres problèmes, car les chanteurs n’auraient pas pu suivre. S’y ajoute la présence d’un orchestre de chambre (Orchestre de Chambre Fribourgeois), de bonne qualité certes, mais au volume très insuffisant pour remplir l’espace de ces arènes romaines. Le Chœur de l’Opéra de Lausanne participe de manière très impliquée et excellente au travail théâtral de l’ensemble.</p>
<p>Notons une nouveauté instaurée cette année après la désastreuse saison de l’an dernier, où la pluie avait perturbé voire fait annuler plusieurs représentations : en cas de météo incertaine ou pluvieuse – comme mardi dernier –, la représentation a lieu dans le grand manège de l’Institut Équestre National d’Avenches, spécialement aménagé pour l’occasion. La décision, prise chaque jour de représentation à 14h30, est visible sur le site Internet d’Avenches Opéra. On ne pourrait que s’en féliciter si, malheureusement, le nombre de places dans cet espace couvert n’était insuffisant ; de ce fait, les places les moins chères – non numérotées – ne sont pas mises en vente, ce qui ne va guère dans le sens de la démocratisation du théâtre lyrique.</p>
<p> </p>
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