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	<title>Kristian PAUL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Kristian PAUL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Le concert des 20 ans d&#8217;ODB Opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-concert-des-20-ans-dodb-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 03:46:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le site de discussion des passionnés d&#8217;art lyrique ODB Opéra fêtera ses 20 années d&#8217;existence avec un concert parisien affichant une impressionnante brochettes d&#8217;artistes : Marlène Assayag,&#160;Alexandre Baldo,&#160;Charlotte Bonnet,&#160;Marie Andrée Bouchard-Lesieur,&#160;Isabelle Carrar,&#160;Géraldine Casey,&#160;Camille Chopin,&#160;Fabienne Conrad,&#160;Anouk Defontenay,&#160;Fabrice Di Falco,&#160;Faustine Egiziano,&#160;Juliette Gauthier,&#160;Eve-Maud Hubeaux,&#160;Yara Kasti,&#160;Jacques-François Loiseleur des Longchamps,&#160;Lucie Louvrier,&#160;Kristian Paul,&#160;Sahy Ratia,&#160;Hanna Rees,&#160;Adrian Salman,&#160;Stéphane Sénéchal,&#160;Marie Vasconi,&#160;Zyuang Wang,&#160;Ania Wozniak et&#160;Blerta &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le site de discussion des passionnés d&rsquo;art lyrique <a href="https://www.odb-opera.com">ODB Opéra</a> fêtera ses 20 années d&rsquo;existence avec un concert parisien affichant une impressionnante brochettes d&rsquo;artistes : Marlène Assayag,&nbsp;Alexandre Baldo,&nbsp;Charlotte Bonnet,&nbsp;Marie Andrée Bouchard-Lesieur,&nbsp;Isabelle Carrar,&nbsp;Géraldine Casey,&nbsp;Camille Chopin,&nbsp;Fabienne Conrad,&nbsp;Anouk Defontenay,&nbsp;Fabrice Di Falco,&nbsp;Faustine Egiziano,&nbsp;Juliette Gauthier,&nbsp;Eve-Maud Hubeaux,&nbsp;Yara Kasti,&nbsp;Jacques-François Loiseleur des Longchamps,&nbsp;Lucie Louvrier,&nbsp;Kristian Paul,&nbsp;Sahy Ratia,&nbsp;Hanna Rees,&nbsp;Adrian Salman,&nbsp;Stéphane Sénéchal,&nbsp;Marie Vasconi,&nbsp;Zyuang Wang,&nbsp;Ania Wozniak et&nbsp;Blerta Zhegu accompagnés au piano par&nbsp;Guillem Aubry, Denis Dubois, Maxime Neyret et Genc Tukiçi. Le spectacle sera donné à la Salle Rossini de la Mairie du IXe arrondissement,&nbsp;<span style="font-size: 16px;font-style: normal">6 rue Drouot,&nbsp;</span>le 18 mars à 14h30. Le tarif est de&nbsp;25 € (8 € pour les moins de 28 ans) et les recettes seront reversées à la Ligue contre le cancer.</p>
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		<title>Opéra en Plein Air « n&#8217;envisage pas de ne pas jouer cette année »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-en-plein-air-nenvisage-pas-de-ne-pas-jouer-cette-annee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 16:31:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 mars, peu avant la mise en place du confinement, Opéra en Plein Air avait organisé une conférence de presse pour présenter les lieux retenus pour son édition 2020. Espérant que cette vingtième édition aurait bel et bien lieu, notament grâce à l&#8217;avantage explicite du « plein air », les organisateurs ont dressé un &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 11 mars, peu avant la mise en place du confinement, Opéra en Plein Air avait organisé une conférence de presse pour présenter les lieux retenus pour son édition 2020. Espérant que cette vingtième édition aurait bel et bien lieu, notament grâce à l&rsquo;avantage explicite du « plein air », les organisateurs ont dressé un rapide bilan de ces deux décennies d&rsquo;activité, qui y ont vu défiler une douzaine de titres différents. L&rsquo;été prochain, <em>Madame Butterfly</em> fera ainsi son retour après une première apparition en 2011, alors mise en scène par Christophe Malavoy. Cette fois, dans le cadre d&rsquo;une nouvelle politique de coproduction avec Opéra Eclaté, c&rsquo;est le spectacle monté <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/decors-devastes-et-salle-neuve">à Fribourg en 2012</a> par <strong>Olivier Desbordes</strong> – où l&rsquo;on voit « le triomphe de Coca-Cola sur la culture japonaise » dans un Nippon post-tsunami – qui sera repris dans cinq prestigieux sites historiques : Sceaux (12-13 juin), Gerbéviller en Lorraine (26-27 juin), Carcassonne (1er juillet), Saint-Germain-en-Laye (3-4 juillet) et les Invalides (du 2 au 5 septembre). A <strong>Serenad Burcu Uyar</strong> dans le rôle-titre répondront le ténor <strong>Jeffrey Hartman</strong>, dont ce pourraient bien être les débuts en France, et le baryton<strong> Kristian Paul</strong>, déjà Sharpless en 2012, sans oublier la Suzuki d&rsquo;<strong>Irina de Bagny</strong>. Bien que confiants, les organisateurs se réservent la possibilité « <em>d&rsquo;éventuellement corriger le calendrier, sans envisager de ne pas jouer cette année</em> », peut-on lire sur le <a href="https://www.operaenpleinair.com/">site d&rsquo;Opéra en Plein Air</a>.</p>
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		<item>
		<title>MASSENET, Werther — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/werther-strasbourg-il-ne-faut-pas-avoir-peur-du-romantisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2018 02:14:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dans un décor unique (de Klaus Grünberg), une salle tapissée intégralement de bois clair, que se déroule la représentation de Werther à l’Opéra de Rhin. Comme dans beaucoup de petites surfaces optimisées, la salle regorge de rangements pratiques, placards, tiroirs, d’où sortent parfois des personnages et des ouvertures s’y découpent pour laisser apercevoir la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est dans un décor unique (de <strong>Klaus Grünberg</strong>), une salle tapissée intégralement de bois clair, que se déroule la représentation de <em>Werther</em> à l’Opéra de Rhin. Comme dans beaucoup de petites surfaces optimisées, la salle regorge de rangements pratiques, placards, tiroirs, d’où sortent parfois des personnages et des ouvertures s’y découpent pour laisser apercevoir la lune, la neige ou encore la Terre (!) dans la scène finale. Cet écrin illustre bien l’enfermement des personnages, dans leur névrose et leur destin, et les changements de lieu et d’heure sont subtilement illustrés par les éclairages.</p>
<p>La production de <strong>Tatjana Gürbaca</strong>, importée de Zürich, étonne parfois, sans toujours convaincre. On retient quelques bonnes idées, mais qui ne renouvèlent pas foncièrement la lecture, plutôt classique, de l’œuvre. Le monde où vit Charlotte est ainsi loin d’être accueillant : les femmes sont réduites aux tâches ménagères et les hommes sont, au mieux, comme Albert, confit dans ses certitudes et, au pire, plein de morgue comme les compères Schmidt et Johann. Habituellement représentés comme de sympathiques compagnons de beuverie, ces derniers ne sont pas ici d’inoffensifs soiffards, faisant les poches du Bailli et houspillant les enfants au premier acte, puis au, deuxième acte, torturant des petits vieux sans défense. Une autre bonne idée est la présence d’un couple de vieillards dans la scène finale, figurant ce qu’auraient pu devenir Werther et Charlotte si le destin n’avait contrarié leur passion. En revanche, on reste plus circonspects et interrogateurs sur le sens de la présence de saltimbanques dans la scène au clair de lune ou de ces fils tirés par les amants au travers de la scène au troisième acte. On note toutefois une attention certaine aux mouvements scéniques, même si on n’échappe pas totalement aux lieux communs : n’est-il pas possible d’illustrer le désespoir autrement qu’en massacrant des objets ? Ce sont ici d’innocentes boules de Noël qui en font les frais.</p>
<p>Les interprètes (très majoritairement francophones) font un effort louable de diction et c’est payant : sauf à quelques occasions pour le rôle-titre, il n’y aucun besoin des surtitres, le texte coule sans effort.</p>
<p>Les chanteurs ont visiblement été choisis en partie pour leur adéquation physique avec leur rôle. On oublie ainsi vite quelques notes fragiles pour profiter de la bonhomie parfaite de <strong>Kristian Paul</strong> (Le Bailli). De même rarement aura-t-on vu Sophie aussi juvénile que <strong>Jennifer Courcier</strong>. La jeune soprano française se fond parmi les autres enfants et pourrait presque avoir l’âge du rôle, soit 15 ans : la voix est à l’unisson, charmante, lumineuse, sans aucune astringence. Tout juste regrettera-t-on que ses dernières répliques disparaissent dans le final, perdues dans l’arrière scène. L’Albert de <strong>Régis Mengus</strong>, à l’émission quelque peu forcée, marque moins que le duo de caractère <strong>Loïc Félix</strong> (Schmidt) et <strong>Jean-Gabriel Saint-Martin</strong> (Johann). On souhaiterait d’ailleurs entendre l&rsquo;autorité et les tons ambrés de ce dernier dans un rôle plus consistant.</p>
<p>Le mezzo plutôt clair d’<strong>Anaïk Morel</strong> l’éloigne des interprètes plus matures régulièrement distribuées dans le rôle, au bénéfice de la fraicheur et de la crédibilité du personnage. On sent également un grand souci du texte et des nuances. Pourtant sa Charlotte n’emporte pas totalement. Ce n’est pas une question de moyens (la voix est bien projetée et égale sur toute la tessiture) mais plutôt un excès de retenue, comme si la chanteuse avait eu peur d’en faire trop et de tomber dans le mauvais goût. Nul doute qu’elle gagnera à fréquenter un rôle pour lequel elle a toutes les qualités.</p>
<p>La direction d’<strong>Ariane Matiakh</strong>, à la tête de l’Orchestre symphonique de Mulhouse, laisse un peu la même impression. Les pupitres sont parfaitement en place, les dynamiques sont bien dosées, mais la scène au clair de lune manque de poésie et, peut-être par pudeur, il manque une urgence désespérée, du pathos dans cette lecture un peu sage.</p>
<p>Pour retrouver le « Sturm und Drang », c’est vers le Werther de <strong>Massimo Giordano</strong> qu’il faut se tourner. Pourtant sa première scène « Je ne sais si je veille… Ô nature » le cueille à froid : la voix sonne engorgée, les aigus sont tirés, et on craint l’accident qui ne survient pourtant pas. La voix se chauffant, les aigus se libèrent, émis toutefois en force. C’est surtout l&rsquo;interprétation qui surprend et séduit : nous n’avions pas le souvenir d’une telle probité du style, d&rsquo;un tel soin de la ligne chez le ténor italien. Les<em> mezza voce</em> sont d’une douceur caressante, contrastant avec l’engagement scénique brûlant. On pourra regretter parfois une pointe d’accent ou une diction moins précise que ses partenaires, mais au final c’est bien lui qui dans « Pourquoi me réveiller » ou dans une mort quasi murmurée fait vibrer le romantisme de l’œuvre.</p>
<p>Un mot enfin pour les enfants, membres de la Maîtrise de l’Opéra National de Strasbourg, facétieux et très bien chantants, ils sont le parfait contrepoint lumineux au drame des amants maudits.</p>
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		<item>
		<title>VERDI, La traviata — Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-traviata-tours-decoratif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2015 05:33:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra se passe à l&#8217;hôtel Lutetia au début des années 1940, durant l&#8217;occupation allemande précisent les croix gammées au bras de quelques figurants. La traviata est habituée aux transpositions. Lors de sa création déjà, en 1853 à Venise, l&#8217;action pour échapper à la censure fut déplacée au temps de Louis XIV. Le drame de Violetta &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra se passe à l&rsquo;hôtel Lutetia au début des années 1940, durant l&rsquo;occupation allemande précisent les croix gammées au bras de quelques figurants. <em>La traviata</em> est habituée aux transpositions. Lors de sa création déjà, en 1853 à Venise, l&rsquo;action pour échapper à la censure fut déplacée au temps de Louis XIV. Le drame de Violetta est intemporel. Il n&rsquo;a pas d&rsquo;époque, pas de lieu. <strong>Nadine Duffaut</strong> l&rsquo;affirme et elle a raison. Si elle a choisi le milieu du XXe siècle, Paris et un de ses palaces les plus prestigieux, c&rsquo;est que la période reste haute couture et que l&rsquo;endroit autorise un luxe de décors dont trop de mises en scène zénifiantes avaient fini par nous sevrer. Quatre tableaux – et même cinq si l&rsquo;on compte le panneau art déco qui permet au 2e acte de passer de la suite de Violetta au salon de Flora – tous richement illustrés, agrémentés d&rsquo;accessoires, de costumes, comme on n&rsquo;en voit plus, même sur les plus grandes scènes internationales. Ironie des productions contemporaines : <em>Le Roi Arthus</em> actuellement à l&rsquo;Opéra de Paris se fournit chez Ikea quand <em>La traviata</em> à Tours trouve son inspiration chez Makassar. Bref, Violetta au dernier acte aura la tête rasée comme les femmes coupables d&rsquo;avoir frayé avec l&rsquo;ennemi à la fin de la 2<sup>e</sup> guerre mondiale. Une projection vidéo l&rsquo;explique durant la bacchanale à ceux qui ne l’auraient pas compris. La honte et l’humiliation s&rsquo;ajoutent au calvaire de la dévoyée. Auparavant, selon un procédé devenu fréquent, l&rsquo;ouverture sert à poser l&rsquo;action. Le premier acte et le deuxième acte se présentent sous forme de flashback. A défaut d&rsquo;être originale, c&rsquo;est la principale idée d&rsquo;une approche dont le mouvement reste figé dans la tradition et dont les partis pris sont d&rsquo;abord (arts) décoratifs. </p>
<p>Charge à la musique de Verdi de faire le reste. Avec <strong>Jean-Yves Ossonce</strong> à la tête de son Orchestre Symphonique Région Centre &#8211; Tours, on sait qu&rsquo;elle le fera plutôt bien, même si on a trouvé d&rsquo;autres fois le directeur de l&rsquo;Opéra de Tours plus inspiré. La partition est proposée dans son intégralité, cabalettes de Germont et d&rsquo;Alfredo incluses avec reprise des airs sans les variations, pourtant bienvenues en de pareil cas. Ces choix courageux exigent un surcroît d&rsquo;imagination pour éviter l&rsquo;impression de redite à laquelle, ici, on n&rsquo;échappe pas toujours.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="314" src="/sites/default/files/styles/large/public/traviatat3.jpg?itok=2EMNam7A" title="© François Berthon" width="468" /><br />
	© François Berthon</p>
<p> Le public en ce soir de première est pourtant enthousiaste. Concentré durant le spectacle au point de paraitre réservé, il laisse au moment des saluts exprimer son entière satisfaction. Les artistes sont rappelés de nombreuses fois et plusieurs spectateurs se lèvent pour leur rendre hommage. Qu&rsquo;<strong>Eleonore Marguerre</strong> soit ovationnée est justice. Cette soprano venue d&rsquo;Allemagne assume d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre sans faillir un des rôles les plus exigeants du répertoire, ne serait-ce qu&rsquo;en termes d&rsquo;investissement physique. De la Reine de la nuit, abordée en début de carrière il y a cinq ou six ans, elle a conservé une agilité vocale, bienvenue au premier acte pour affronter les coloratures de Violetta jusqu&rsquo;au contre-mi bémol   –  optionnel – du « sempre libera », pris toutefois un peu bas. Les deux autres actes exposent davantage les duretés de l&rsquo;émission, sans doute imputables à une évolution trop rapide vers des rôles d&rsquo;une plus grande ampleur dramatique. L&rsquo;expérience montre que la vérité de Traviata ne réside pas dans la beauté du timbre, bien qu’il soit légitime d’attendre de la courtisane une séduction vocale à la hauteur de ses charmes. La silhouette élancée avec ses faux airs de Romy Schneider offre ce que la voix ne peut entièrement donner : une crédibilité théâtrale en phase avec celle de son partenaire, lui aussi idéal d&rsquo;allure. L’entente vocale entre ténor et soprano fait de leurs duos les moments privilégiés de la soirée. Il faut dire que <strong>Sebastien Droy</strong> possède non seulement le physique d’Alfredo mais aussi ce mélange de tendresse maladroite et  d’impulsivité virile nécessaire aux éclats du deuxième acte. De plus en plus à l&rsquo;aise au fur et à mesure qu’avance la représentation, le chant se départit de la raideur qui a pu d’autres soirs lui porter préjudice. « Parigi, o cara », à fleur de lèvres, est remarquablement phrasé.</p>
<p>Appelé à la dernière minute pour pallier la défection du baryton initialement prévu, <strong>Kristian Paul</strong> n&rsquo;a pas eu le temps de prendre totalement ses marques. En avance ou en retard sur l’orchestre, son Germont ogresque n’en parait pas moins imposant. La puissance et la largeur de la voix suffisent à asseoir l’autorité impitoyable du patriarche. Un chœur en verve et uni, des seconds rôles à leur place… Que demander de plus ? L’émotion, en retrait dans une oeuvre ô combien poignante, reléguée au second plan par une volonté plus esthétique que théâtrale.</p>
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