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	<title>Jérôme KUHN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jérôme KUHN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Les plus beaux Noël de Warner</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-plus-beaux-noel-de-warner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 13:46:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour célébrer Noël cette année, Warner Classics a fait appel à Diana Damrau dont le double album intitulé My Christmas s&#8217;emploie à renouveler un exercice trop souvent arc-bouté sur les mêmes mélodies. Mais que les partisans de la tradition se rassurent ! Le label discographique a prévu à leur intention un autre enregistrement qui, sous le titre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour célébrer Noël cette année, Warner Classics a fait appel à <strong>Diana Damrau</strong> dont le double album intitulé <a href="/cd/diana-damrau-my-christmas-vous-reprendrez-bien-un-peu-de-lebkuchen"><em>My Christmas</em></a> s&#8217;emploie à renouveler un exercice trop souvent arc-bouté sur les mêmes mélodies. Mais que les partisans de la tradition se rassurent ! Le label discographique a prévu à leur intention un autre enregistrement qui, sous le titre de « Mon plus beau Noël », n’oublie aucun des titres chers à notre éternelle âme d’enfant. Dans de nouveaux arrangements « entre merveilleux et fantastique », <em>Douce nuit</em>, <em>Mon beau sapin</em>, <em>Il est né le divin enfant</em> et autres chants de Noël incontournables sont interprétés par la Maîtrise Saint-Pierre-aux-liens de Bulle et le Prague Symphonic Ensemble placés sous la direction de <strong>Jérôme Kuhn</strong>. Dans les bacs depuis le 18 novembre.   </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/lvE0WxKP8Gs" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>ADÈS, Powder Her Face — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/powder-her-face-paris-athenee-powder-her-fesses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jun 2021 21:32:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On raconte que ClassicFM, sorte de sous-Radio Classique outre-Manche, jugea Powder Her Face de Thomas Adès impropre à la diffusion. Il faut dire que le compositeur anglais l&#8217;avait bien cherché. L&#8217;histoire sensationnelle de Margaret Campbell, la Duchesse aux 88 amants était le sujet d&#8217;opéra idéal pour un jeune créateur déjà connu pour bousculer les habitudes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On raconte que ClassicFM, sorte de sous-Radio Classique outre-Manche, jugea <em>Powder Her Face</em> de Thomas Adès impropre à la diffusion. Il faut dire que le compositeur anglais l&rsquo;avait bien cherché. L&rsquo;histoire sensationnelle de Margaret Campbell, la Duchesse aux 88 amants était le sujet d&rsquo;opéra idéal pour un jeune créateur déjà connu pour bousculer les habitudes d&rsquo;écoute de l&rsquo;époque. Dans cette nouvelle production du Nouvel Opéra Fribourg à l&rsquo;Athénée, les représentations sont d&rsquo;ailleurs déconseillées aux moins de seize ans&#8230;</p>
<p>Sans bien regarder, on donnerait le paradis sans confession à la musique d&rsquo;Adès. Sortie de l&rsquo;école Goehr, elle est solidement ancrée dans la « note », renoue avec un certain diatonisme et reprend volontiers des styles de musiques populaires. Mais ce vernis cache une complexité rythmique et une virtuosité instrumentale délirantes, et plus généralement une fascination pour les extrêmes de toute sorte. La musique de <em>Powder Her Face</em> est ainsi toute bricolée d&#8217;emprunts, de citations et de pastiches. Les personnages dansent au son de tangos déglingués, de fox-trots grabataires, d&rsquo;un jazz cancéreux. On se perd dans un labyrinthe instrumental pourrissant, où la Musique Classique éructe ce qui lui reste de noblesse : rien n&rsquo;est beau, et c&rsquo;est très bien ainsi.</p>
<p>A ce titre, la direction de <strong>Jérôme Kuhn</strong> mérite tous les éloges. Si l&rsquo;Orchestre de chambre fribourgeois a encore un peu de mal à sonner durant les premières scènes, la sauce instrumentale prend véritablement au fil de la partition, et les instrumentistes se démènent comme de beaux diables face à un tel défi.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/191819547_4709938349022101_7670114908367071695_n.jpg?itok=QBx_CyBe" title="© Magali Dougados" width="468" /><br />
	© Magali Dougados</p>
<p>La mise en scène de <strong>Julien Chavaz</strong> tient avant tout par l&rsquo;attention portée à la direction d&rsquo;acteurs. Naturelle quand il le faut (rarement), caricaturale le plus souvent, elle est le prolongement naturel de la partition. Malgré une économie de moyens dans les décors et les costumes, le spectacle est suffisamment bien conçu pour ne jamais s&rsquo;enliser.</p>
<p>Quatre personnages dans un livret qui doit en compter une bonne trentaine ? Qu&rsquo;à cela ne tienne, il n&rsquo;y a que la Duchesse elle-même qui ne se travestit pas tout au long du spectacle. <strong>Graeme Danby</strong> n&rsquo;a plus beaucoup de voix, mais encore juste assez pour rendre crédibles les personnages qui lui sont confiés. Avec un timbre pointu et une voix agile à en faire pâlir un ténor rossinien, <strong>Timur</strong> ne fait qu&rsquo;une bouchée des difficultés de la partition, et allie sa prestation vocale à un jeu de scène prude mais également décalé. <strong>Alison Scherzer</strong> a elle aussi le mérite de se confronter avec brio à une partie où l&rsquo;on ne compte plus les contre-uts, sans perdre à l&rsquo;esprit l&rsquo;incarnation de ses multiples personnages.</p>
<p>Avec ses colliers de perles et son rouge à lèvres clinquant, la Duchesse a quelque chose d&rsquo;une Didon vénéneuse, ou d&rsquo;une Elina Makropoulos nymphomane. On retrouve d&rsquo;ailleurs la tessiture de grand soprano lyrique de Janaček, compositeur connu et admiré d&rsquo;Adès. Dès les premières répliques, <strong>Sophie Marilley</strong> emporte l&rsquo;adhésion de la salle. La voix est ample et généreuse, mais cela n&#8217;empêche aucunement la chanteuse de faire preuve de nuance et de musicalité lorsque le rôle le requiert. Tragédienne dans tous ses faits et gestes, elle donne vie et âme à une partie qui aurait rapidement pu devenir ingrate.</p>
<p>Chaleureusement accueillie par le public, la production est à voir jusqu&rsquo;au 18 juin au Théâtre de l&rsquo;Athénée.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>BARRY, The Importance of Being Earnest — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-importance-of-being-earnest-paris-athenee-linconstance-detre-important/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 May 2019 05:51:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ah, quel bonheur de voir une nouvelle fois confirmé que la musique contemporaine n’est pas imperméable à l’humour, et qu’il est possible de composer aujourd’hui des œuvres lyriques sur autre chose que des livrets abscons et sinistres ! Gerald Barry l’a prouvé avec son opéra d’après Oscar Wilde, créé en concert en 2011, puis en version scénique &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, quel bonheur de voir une nouvelle fois confirmé que la musique contemporaine n’est pas imperméable à l’humour, et qu’il est possible de composer aujourd’hui des œuvres lyriques sur autre chose que des livrets abscons et sinistres ! Gerald Barry l’a prouvé avec son opéra d’après Oscar Wilde, créé en concert en 2011, puis en version scénique en 2013 (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-concombre-demasque">à l’Opéra de Nancy</a>, il est bon de le rappeler), après quoi il s’est attaqué à un autre monument de la littérature victorienne avec une <em>Alice au pays des merveilles </em>qui cultive tout aussi délicieusement l’absurde. Car derrière l’apparence d’une comédie boulevardière, <em>L’Importance d’être Constant </em>est en réalité un superbe exemple de non-sens à l’anglaise ; derrière son intrigue à la symétrie savoureusement improbable se cache un vertigineux jeu sur le langage, ou pratiquement pas une phrase n’est à prendre au premier degré. Partant de ce constat, Barry s’autorise toutes les fantaisies et joue avec les sons comme Wilde avec les mots. Sa musique évoque ce que le Groupe des Six aurait pu écrire sous l’effet de substances toxiques si <em>Les Mariés de la Tour Eiffel</em> avait été un opéra, ou ce que Chostakovitch aurait pu composer en multipliant par dix les audaces du <em>Nez</em>. Bref, une partition qui secoue l’auditeur sans jamais le caresser dans le sens du poil, même s’il y passe des réminiscences de refrains connus ou de valses. A la tête de l’Orchestre de chambre fribourgeois, <strong>Jérôme Kuhn </strong>organise en fosse le délire sonore ; les cuivres dominent très sensiblement, ainsi que Barry l’a prévu pour conférer à cette heure de musique un caractère de joyeuse hystérie. On a déjà beaucoup parlé des quarante assiettes que l’on brise, mais bien d’autres effets encore mériteraient d’être relevés, et sur lesquels le spectacle a l’intelligence d’attirer spécialement l’attention.</p>
<p>En effet, pour sa mise en scène, <strong>Julien Chavaz</strong> a bien compris qu’il serait aberrant de monter cet opéra comme on donne encore souvent la pièce d’Oscar Wilde : dans des décors et costumes tout à fait réalistes, et avec un style de jeu non moins réaliste. Dès le lever du rideau, le spectateur est plongé dans un univers improbable, dont rien ne cherche à nous persuader de l’existence. De larges bandes de tissu écossais susceptibles de bouger en tous sens forment la scénoraphie, où à peine un meuble ou deux apportent un semblant d’ancrage dans le réel. Les tenues des personnages renvoient vaguement aux années 1960, mais les perruques de couleur pastel et les maquillages de la même teinte achèvent de déréaliser le tout. Surtout, la gestuelle adoptée par tous se calque sur la musique, avec des moments tout à fait irrésistibles (on pense notamment à ces passages où le manuel d’allemand de Gwendolen semble transmettre un courant électrique à haute tension). Sans jamais être redondants, ces mouvements soulignent au contraire tout le potentiel comique de la musique, pour un résultat ô combien jubilatoire.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/the_importance_of_being_earnest_nofmagali_dougados-0960_1000_1000.jpg?itok=YOSeU40q" title="© Magalie Dougados" width="468" /><br />
	G. Danby, E. Ballard, N. van Essen, Timur, V. Casagrande, A. Scherzer, J. Walker, S. Beard © Magali Dougados</p>
<p>Et loin de paraître éprouvé par cette gesticulation superposée à des lignes de chant qui ne sont pas de tout repos, les chanteurs se tortillent comme ils respirent, avec une aisance confondante. Les deux héros sont idéalement interprétés, par le baryton britannique <strong>Ed Ballard </strong>et par le ténor <strong>Timur</strong> (on imagine qu’il a jugé plus commode pour faire carrière de laisser de côté son patronyme d’origine kazakh). Du côté des jeunes filles, on est bluffé par les suraigus que l’Américaine <strong>Alison Scherzer</strong> émet avec une facilité déconcertante et sans la moindre aigreur, tandis que la mezzo néerlandaise <strong>Nina van Essen </strong>se montre également convaincante dans son personnage. On sait que Gerald Barry a eu l’idée loufoque de confier le rôle de Lady Bracknell à une basse : moins brutal dans son jeu scénique qu’Alan Ewing, titulaire à la scène <a href="https://www.forumopera.com/breve/apres-nancy-the-importance-of-being-earnest-au-disque">et au disque</a>, <strong>Graeme Danby </strong>est superbe de suffisance. Mention spéciale pour <strong>Jessica Walker</strong>, qui confère à Miss Prism un relief inattendu, faisant de la gouvernate une sorte de « ravie de la crèche » tout à fait réjouissante. Préposé au cassage d’assiettes, <strong>Vincent Casagrande</strong> est un domestique à la présence lunaire, tandis que <strong>Steven Beard</strong>, bien qu’acteur, s’intègre parfaitement à l’équipe de chanteurs.</p>
<p>Après cette première parisiennes, les trois autres représentations auront lieu les 22, 23 et 24 mai : il est important d’y assister.</p>
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		<item>
		<title>CHOSTAKOVITCH, Moscou, Quartier des Cerises — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/moscou-paradis-paris-athenee-nouvelle-version-dun-petit-chef-doeuvre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Feb 2018 03:53:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tcheriomouchki, comédie musicale peu connue de Chostakovitch, déjà représentée avec succès en Angleterre et en Allemagne, a été créée en France à l’Opéra de Lyon en 2004 sous le titre de Moscou, quartier des cerises, dans une mise-en scène de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, reprise en 2009. Programmée périodiquement à la Cinémathèque, la magnifique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Tcheriomouchki, </em>comédie musicale peu connue de Chostakovitch, déjà représentée avec succès en Angleterre et en Allemagne, a été créée en France à l’Opéra de Lyon en 2004 sous le titre de <em>Moscou, quartier des cerises</em>, dans une mise-en scène de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, <a href="/spectacle/le-printemps-en-hiver"><u>reprise en 2009</u></a>.</p>
<p>Programmée périodiquement à la Cinémathèque, la magnifique adaptation cinématographique soviétique de <em>Tcheriomouchki </em>dont Chostakovitch avait retravaillé la musique, sortie en France en 1963, est aujourd&rsquo;hui visible sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=b1mjkdjf2rg">You Tube</a>.</p>
<p>Titrée « <em>L’utopie flinguée, la propagande en hors-jeu </em>», la note d’intention du metteur en scène <strong>Julien Chavaz</strong> de l&rsquo;adaptation de cet ouvrage sous le titre <em>Moscou Paradis</em> prétend répondre à trois enjeux. D’abord, démontrer que tout en conservant l’utopie du bien être pour tous inculqué par Staline, les moscovites rêvent de confort personnel — un transistor, un réfrigérateur, un dressing pour la femme aisée, un vide-ordure pour la prolétaire&#8230; Ensuite, préserver le merveilleux grâce à la stimulation de la musique pétillante et dansante de Chostakovitch. Enfin, faire comprendre au spectateur qu’il s’agit d’une opération de propagande déguisée par une force politique supérieure qui traite les individus comme des marionnettes devant absolument préserver le sens de la fraternité et de la solidarité.</p>
<p>Poétique, comique, onirique, le spectacle présenté — après la Suisse — au Théâtre de l’Athénée par <strong>Opéra Louise </strong>atteint son objectif. Membres tendus, mâchoire serrée, corps désarticulés&#8230; une chorégraphie très rythmée met en mouvement des personnages désorientés, athlétiques et excessifs. Pour les quatre couples en action, la recherche du logement idéal est une aspiration énergisante. Déclarations d’amour naïves, mensonges, désillusions, conflits se succèdent avant qu’un luxuriant jardin avec son banc magique — sérum de vérité — ne vienne tout aplanir et ré-enchanter pour aboutir à une « <em>vision décomplexée de l’art lyrique </em>»</p>
<p>Discrètement manipulées par les machinistes, les toiles peintes, représentant les façades d’immeubles collectifs neufs et des portions d’intérieurs d’appartements, tiennent lieu de décors. En contraste avec la triste salopette grisâtre du gardien, les jolis costumes de <strong>Severine Besson, </strong>réalisés dans un camaïeu de rose agréable à l’œil, s’inspirent de la mode des années 1950. En symbiose avec la scénographie et les costumes, les maquillages et les perruques contribuent à l&rsquo;esprit humoristique du spectacle.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/opera_louise_mp_cm-dougados-0495_-_copie.jpeg?itok=GeBpRBvj" title="© Magali Dougados" width="468" /><br />
	© Magali Dougados</p>
<p>Ce travail d’équipe s’étend aux chanteurs-danseurs, si bien que nous accordons d’emblée, pour leur engagement dramatique, un satisfecit commun à tous les interprètes. Citons plus particulièrement pour leur chant accompli : <strong>Sheva Tehoval</strong> (Lidotchka), remarquable Princesse de <em>Fantasio </em>à Rouen ; la mezzo <strong>Nina Van Essen</strong> (Macha). Et, côté masculin : la basse bouffe insolite, <strong>Alexandre Diakoff </strong>(Debredniov) et <strong>Jean-Pierre Gos</strong> dans le rôle hilarant de Babourov, le riche apparatchik. Aussi, le ténor roumain <strong>Sergiu Saplacan </strong>(Serguei) et l’élégant jeune baryton <strong>Yannis François</strong> (Sacha).</p>
<p>Un regret. La distribution étant majoritairement francophone, le chant en russe et les dialogues, prononcés en bon français, peinent à incarner l’âme russe. Ce qui n’était pas le cas à Lyon avec une distribution russophone parlant naturellement le français avec leur accent russe.</p>
<p>Enfouis dans la petite fosse, sous la direction musicale de <strong>Jérôme Kuhn</strong>, deux pianos de concert et deux percussionnistes. Se voulant fidèle à la puissance de Chostakovitch, cette transcription plus intime, plus proche du jazz, a pour objectif de faire ressortir le caractère étincelant et dansant de la partition. Cependant durant cette deuxième représentation, la musique n’avançait pas toujours suffisamment pour nous emporter avec elle. Espérons qu’après quelques jours de repos, les trois dernières représentations auront trouvé le rythme endiablé voulu.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/moscou-paradis-paris-athenee-nouvelle-version-dun-petit-chef-doeuvre/">CHOSTAKOVITCH, Moscou, Quartier des Cerises — Paris (Athénée)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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