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	<title>Bernard LABADIE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Bernard LABADIE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Carnegie Hall, saison 2024-25</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/carnegie-hall-saison-2024-25/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 15:49:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Carnegie Hall offrira une nouvelle saison prestigieuse où se côtoieront notamment quelques unes des plus grandes formations symphoniques : entre autres, le Los Angeles Philharmonic (Gustavo Dudamel), le Philadelphia Orchestra (Yannick Nézet-Séguin), l&#8217;Orchestra of St. Luke’s (Bernard Labadie, Louis Langrée et Raphaël Pichon), les Berliner Philharmoniker (Kirill Petrenko), le Royal Concertgebouw Orchestra (Klaus Mäkelä), la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Carnegie Hall offrira une nouvelle saison prestigieuse où se côtoieront notamment quelques unes des plus grandes formations symphoniques : entre autres, le Los Angeles Philharmonic (Gustavo Dudamel), le Philadelphia Orchestra (Yannick Nézet-Séguin), l&rsquo;Orchestra of St. Luke’s (Bernard Labadie, Louis Langrée et Raphaël Pichon), les Berliner Philharmoniker (Kirill Petrenko), le Royal Concertgebouw Orchestra (Klaus Mäkelä), la Philharmonie tchèque (Semyon Bychkov), le Chicago Symphony Orchestra et la Philharmonie de Vienne (Riccardo Muti), Les Arts Florissants (William Christie, au Zankel Hall), le Met Orchestra (Myung-Whun Chung et Yannick Nézet-Séguin), le London Symphony Orchestra (Antonio Pappano), le Cleveland Orchestra (Franz Welser-Möst), le Mahler Chamber Orchestra (Mitsuko Uchida),ou encore le Boston Symphony Orchestra (Andris Nelsons). La palme de l&rsquo;originalité symphonique reviendra peut-être à Riccardo Muti : le chef napolitain agrémentera ses divers programmes avec l&rsquo;ouverture de <em>Norma</em>, le ballet <em>Les Quatre saisons</em> extrait des <em>Vêpres siciliennes</em>, ou encore <em>Contemplazione</em> de Catalani. Nous passerons sur les nombreux solistes instrumentistes <a href="https://www.carnegiehall.org/Events/Carnegie-Hall-Presents-24-25?sourceCode=43473&amp;gad_source=1&amp;gclid=CjwKCAiAlJKuBhAdEiwAnZb7laO4r2zKVHBWYQjZtkEAt0curDekpOftbR1QEtsyxNLe9MqG9AbSzBoCwOUQAvD_BwE">à découvrir avec la totalité de la programmation ici.</a> Un seul opéra sera donné en concert, <em>Giulio Cesare in Egitto</em> (4/05) avec Christophe Dumaux (Giulio Cesare), Louise Alder (Cleopatra), Paula Murrihy (Sesto), Avery Amereau (Cornelia) et John Holiday (Tolomeo). Harry Bicket dirigera l&rsquo;English Concert. <span style="font-size: revert;">Joyce DiDonato participera à la 3e symphonie de Mahler avec le Philadelphia (15/10). </span>Le 12/06, Yannick Nézet-Séguin dirigera le Met Orchestra avec un programme Richard Strauss auquel participera Elza van den Heever et clôturera la saison le 18/06 avec un dernier programme affichant Angel Blue. Quelques récitals sont également prévus : dans l&rsquo;auditorium principal Piotr Beczała et Helmut Deutsch (9/12), Angel Blue et Lang Lang (8/03), Nina Stemme et Roland Pöntinen (2/05). Le Zankel Hall (599 places) affichera&nbsp;Lisette Oropesa (23/10), Asmik Grigorian (17/12), Ryan Speedo Green (22/01). Elena Villalón (13/11), Fleur Barron (20/03) et Gabriella Reyes (29/04)&nbsp;seront sur la scène du Weill Recital Hall (268 places).</p>
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		<title>Mozart Opera and Concert Arias</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-rire-de-despina/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2014 22:28:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une interview réalisée il y a quelques mois, Marie-Nicole Lemieux évoquait sa compatriote Karina Gauvin, victime plus qu’elle encore de stéréotypes physiques qui font préférer des chanteuses à la voix insuffisante mais à la taille de guêpe. Heureusement, la soprano québécoise semble enfin sortir du placard doré des versions de concert où l’on voulut &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Dans <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6091&amp;cntnt01returnid=29">une interview </a>réalisée il y a quelques mois, Marie-Nicole Lemieux évoquait sa compatriote <strong>Karina Gauvin</strong>, victime plus qu’elle encore de stéréotypes physiques qui font préférer des chanteuses à la voix insuffisante mais à la taille de guêpe. Heureusement, la soprano québécoise semble enfin sortir du placard doré des versions de concert où l’on voulut longtemps la confiner. Après son Armide de Gluck <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5715&amp;cntnt01returnid=54">à Amsterdam</a>, elle sera cet été Alcina dans <em>Rinaldo </em>de Haendel à Glyndebourne (où elle revêtira la tenue de « maîtresse » d’école/sadomaso prévue par Robert Carsen), et cet automne Vitellia de <em>La Clémence de Titus</em> au Théâtre des Champs-Elysées, deux productions bel et bien scéniques. Il est donc bon de montrer de Karina Gauvin est capable de chanter autre chose que de la musique baroque, et que Mozart peut être son domaine d’élection (comme l’affirmait, là encore, Marie-Nicole Lemieux).</p>
<p>
	Oui, mais quel Mozart ? Pour une voix rompue aux Haendel, Porpora et consorts, l’opera seria s’impose, et de fait, il est présent ici, à travers <em>La Clémence de Titus</em>. « Non più di fiori », qui aurait gagné à être précédé de son récitatif, est pris à un tempo très retenu, presque trop, au point de le rendre placide, pense-t-on d’abord. Dans cet air où l’on a pris l’habitude d’un histrionisme débridé, Karina Gauvin rend à Vitellia toute sa noblesse, avec une tenue du souffle admirable. On regrettera quand même qu’il n’y ait sur ce disque aucun véritable air de fureur (on imagine qu’elle aurait pu être une magnifique Elettra d’<em>Idomeneo</em>), mais l’on s’en consolera en goûtant la dignité avec laquelle s’exprime la souffrance de ces héroïnes, l’élégance prêtée à leur ligne de chant. Karina Gauvin a aussi des choses à nous dire dans les airs de concert les plus virtuoses, où l’on entend toutes sortes de voix, y compris des chanteuses très légères qui s’y attaquent parce qu’elles savent vocaliser. « Ch’io mi scordi di te » était ainsi au répertoire de Rita Streich, mais ce qu’en fait Karina Gauvin n’a évidemment aucun rapport (et l’on savourera son dialogue avec le piano de <strong>Benedetto Lupo</strong>).</p>
<p>
	Or, aux côtés de ces héroïnes mythiques, on rencontre aussi des êtres plus explicitement humains, comme si Karina Gauvin avait tenu à montrer qu’elle sait quitter le drapé antique pour descendre sur terre. Elle est ainsi une Pamina laiteuse aux aigus opalescents, une Fiordiligi aux graves aussi généreux que les aigus (on l’attend maintenant dans « Per pietà »). Mais quel pari d’être successivement Fiordiligi et Despina ! Et sa Suzanne, n’est-elle pas un peu trop grande dame ? Pourtant, quelle volupté dans « Deh vieni ». Ne manque ici que le soupçon de vie qu’ajouterait la scène, car Karina Gauvin est de ces chanteuses que l’échange avec le public galvanise. Alors, cette Suzanne initiale, cette Despina finale, au chant délicieusement orné ? C’est le sourire irrésistible d’une grande interprète qui ponctue d’un joyeux éclat de rire son « In uomini ! » et que l’on a hâte de retrouver là où elle s’épanouit vraiment : face à son public, en robe du soir ou en tenue de scène.</p>
<p>
	Dommage qu’il n’y ait finalement que huit airs sur ce disque, dont un qui dure à peine plus de deux minutes et demie : si l’on peut comprendre au concert que l’orchestre interprète des ouvertures pour laisser un peu de répit à la chanteuse, leur présence sur un disque se justifie moins, sauf à vouloir accorder leur quart d’heure de gloire aux instrumentistes. <strong>Bernard Labadie</strong> fait fort bien son travail à la tête des <strong>Violons du Roy</strong>, qu’il aurait pu brusquer un peu plus, mais l’ouverture de <em>Lucio Silla</em> ne compte sans doute pas parmi les pages les plus inspirées de Mozart.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Récital Mozart-Haydn — Bruxelles (Bozar)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/kozena-en-majeste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2014 16:05:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Affichant fièrement ses six mois de grossesse dans une robe moulante de mousseline mauve, Magdalena Kozena se produisait mercredi dernier sur la scène du Palais des Beaux Arts de Bruxelles, accompagnée par les Violons du Roy, placés sous la direction de Bernard Labadie, concert inscrit dans une tournée européenne qui passe également ces jours-ci par Berlin et Paris. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Affichant fièrement ses six mois de grossesse dans une robe moulante de mousseline mauve, <strong>Magdalena Kozena </strong>se produisait mercredi dernier sur la scène du Palais des Beaux Arts de Bruxelles, accompagnée par les Violons du Roy, placés sous la direction de <strong>Bernard Labadie</strong>, concert inscrit dans une tournée européenne qui passe également ces jours-ci par Berlin et Paris.</p>
<p>L’ensemble canadien qui fête cette année ses trente ans d’existence ouvrait les festivités par la 33e symphonie de Mozart. Avec beaucoup de précision et un grand luxe de détail, leur interprétation offrait une lecture très analytique de l’œuvre, parfaitement maîtrisée. L’auditeur très exigeant aurait pu souhaiter davantage de spontanéité dans l’articulation baroque, mais l’esprit, la clarté et l’entrain y étaient. La mezzo fait ensuite son entrée, voix souveraine au charme consacré, et chante l’<em>Ariane à Naxos</em> de Joseph Haydn avec fougue et passion, accentuant, dans un dramatisme exacerbé, le caractère « Sturm und Drang » de la cantate. Parfaitement en phase avec l’orchestre qui se plie à ses moindres inflexions, elle domine cette partition difficile avec brio, emportant tous les suffrages du public.</p>
<p>En seconde partie de programme figurent La Reine, une des symphonies parisiennes de Haydn et trois airs extraits de <em>La Clémence de Titus</em> de Mozart. Le « Non più di fiori » de l’irascible Vitellia à l’acte II et les deux airs de Sesto (Kozena enregistra le rôle à ses débuts dans la production de Charles Mackerras pour DGG). Dans la page orchestrale on retrouve les mêmes qualités de lisibilité et d’extrême précision qu’en première partie, avec une vision particulièrement contrastée (et un peu lourde) du troisième mouvement, qui tient plus ici de la bourrée que du menuet !</p>
<p>Tout aussi brillante dans un rôle que dans l’autre, la mezzo rend avec beaucoup de justesse les affres par lesquels passe le pauvre Sesto qui doit trahir son meilleur ami et abandonner sa bien aimée, et se débat tant bien que mal avec sa conscience tout en exprimant son désespoir. La voix est à la fois souple et puissante, très expressive et parfaitement libre. Jouant alternativement du cor de basset et de la clarinette, <strong>Wolfgang Meyer</strong> lui donne la réplique avec humour et fait ici figure de second soliste ! Un seul bis, « Voi che sapete », Mozart toujours, viendra couronner cette très belle soirée.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Opera arias</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/coup-de-foudre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 08:21:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Il y a dans le dernier récital au disque de Marie-Nicole Lemieux un numéro qui vient subitement tirer l&#8217;auditeur de la béatitude confortable dans laquelle l&#8217;écoute des premières plages l&#8217;avait plongé, comme une douche froide ou plutôt comme une déflagration dans un ciel serein. Ce numéro, le quatrième d’un programme qui en comprend onze, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Il y a dans le dernier récital au disque de <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong> un numéro qui vient subitement tirer l&rsquo;auditeur de la béatitude confortable dans laquelle l&rsquo;écoute des premières plages l&rsquo;avait plongé, comme une douche froide ou plutôt comme une déflagration dans un ciel serein. Ce numéro, le quatrième d’un programme qui en comprend onze, est « Jupiter lance la foudre », extrait d’<em>I</em><em>phigénie en Aulide</em> de Gluck. Seul air en français, il contraste violemment avec les autres titres de l’album, y compris avec « Che farò senza Euridice » du même Gluck dont Philippe Venturini relève, à raison, l&rsquo;invraisemblance dramatique. Quoi ! la douleur et le remords d&rsquo;Orphée traduits au moyen d&rsquo;un « <em>joli andante en do majeur</em> », tonalité allègre s&rsquo;il en est ! Marie-Nicole Lemieux, heureusement, ne manque pas d&rsquo;imagination pour en renouveler le propos, que ce soit dans l&rsquo;ajout d&rsquo;effets (un « il mio ben » surligné) ou dans l&rsquo;ornementation (l&rsquo;ultime reprise de la mélodie subtilement variée). Tout comme dans une autre page tout aussi rebattue, « Voi che sapete », l&rsquo;air de Chérubin des <em>Noces de Figaro,</em> le contralto canadien sait proposer une interprétation sinon originale du moins attachante. Chaque intention, aussi marquée soit-elle, y apparait justifiée par le texte et la progression de l&rsquo;émoi amoureux habilement traduite.</p>
<p>
			Mais revenons à ce « Jupiter, lance la foudre » qui vient bousculer l’italianité du programme (italianité toute relative puisque les compositeurs, eux, sont germaniques). La langue, certes, forme le premier élément de rupture mais, pas seulement : le ton, le style sont ceux qui faisaient de <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2094&amp;cntnt01returnid=55"><em>Ne me refuse pas</em></a>, le précédent récital de Marie-Nicole Lemieux au disque, un album d&rsquo;exception. La qualité de la diction évidemment, l&rsquo;éloquence aussi, cette capacité en quelques phrases de tracer un portrait, de la même façon que certains dessinateurs en deux coups de crayon parviennent à saisir l&rsquo;expression d&rsquo;un visage. La silhouette qui se dresse alors est immense. Par l&rsquo;ampleur du geste et le poids donné à chaque mot, la fureur vengeresse de cette Clytemnestre annonce la grandeur tragique de la Cassandre berliozienne.</p>
<p>			L’autre plage saillante de ce récital est « Del mio destin tiranno », extrait de <em>Montezuma</em> de Carl Heinrich Graun, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une partition rare et parce qu&rsquo;elle donne à apprécier d&rsquo;autres aspects du chant de Marie-Nicole Lemieux : la sensibilité, la chaleur du timbre, l’art de la nuance, la capacité à vocaliser, même si l’écriture de Graun s’avère moins ébouriffante que celle de Haydn ou de Mozart, tel « venga pur », l’air de <em>Mitridate</em> écrit à l’intention du castrat Giuseppe Cicognani. Comme dans l’extrait d’<em>Iphigénie en Aulide</em>, on relève l’attention porté au mot, notamment l&rsquo;étoffe sombre dans laquelle s&rsquo;enveloppe le mot « orrore ».</p>
<p>			Ajoutons pour parachever le tableau la direction attentive de <strong>Bernard Labadie</strong> à la tête des <strong>Violons du Roy</strong>, d&rsquo;un juste équilibre, suffisamment remarquable pour qu&rsquo;on lui ait aussi confié l&rsquo;ouverture de <em>Mitridate</em>. Dans un récital lyrique, cette échappée instrumentale ne s&rsquo;imposait pas. Elle achève de mettre à mal la cohérence d’un programme déjà bousculé par la foudre de Clytemnestre, seul défaut finalement d&rsquo;un album qui sinon aurait tutoyé les sommets.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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		<item>
		<title>5 questions à Bernard Labadie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/5-questions-a-bernard-labadie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Real BOUCHER]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Mar 2004 15:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 10 mars dernier, vous avez dévoilé la saison 2004/2005 de l’Opéra de Montréal, qui sera la première saison authentiquement marquée par votre touche personnelle : sous quels signes avez-vous souhaité placer cette saison ? Sous le signe du renouveau et de l&#8217;exploration : au cours des quinze dernières années, la compagnie a presque complètement &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          <strong>Le 10 mars dernier, vous avez dévoilé la saison 2004/2005 de l’Opéra de Montréal, qui sera la première saison authentiquement marquée par votre touche personnelle : sous quels signes avez-vous souhaité placer cette saison ?</strong></p>
<p>			Sous le signe du renouveau et de l&rsquo;exploration : au cours des quinze dernières années, la compagnie a presque complètement ignoré des pans entiers du répertoire, notamment le répertoire germanique et le répertoire baroque. Nous comblons ces deux lacunes avec <em>Ariadne auf Naxos</em> et <em>Agrippina</em>, qui n&rsquo;ont jamais été montés à la compagnie. Dans le cas d&rsquo;<em>Agrippina</em>, il s&rsquo;agit même du premier opéra de Haendel jamais présenté par l&rsquo;Opéra de Montréal !</p>
<p><strong>Votre arrivée à la direction artistique de l’Opéra de Montréal a suscité de grands espoirs et a été perçue comme une bouffée d’air frais pour une institution qui ne se risquait pas beaucoup jusqu’alors en terrain inconnu. Qu’entendez-vous faire pour lui donner un nouvel essor et promouvoir l’innovation ?</strong></p>
<p>			Nous n&rsquo;en sommes qu&rsquo;au début. La priorité absolue est l&rsquo;excellence, et nous avons consacré beaucoup d&rsquo;énergie à consolider les dimensions artistiques fondamentales de notre travail : engagement d&rsquo;un nouveau chef de chœur et chef assistant, refonte du chœur, augmentation du nombre d&rsquo;heures de répétition avec orchestre et mise en scène, etc. C&rsquo;est un travail souterrain qui n&rsquo;est pas nécessairement palpable pour le public au début, mais qui est absolument essentiel au développement de la compagnie. La deuxième étape, maintenant entamée, est la diversification du répertoire. Toutefois, l&rsquo;Opéra de Montréal compte beaucoup sur la vente de billets individuels pour son financement, ce qui nous empêche d&rsquo;imposer un rythme de réformes trop rapide. On ne peut pas éduquer un public en lui disant ce qu&rsquo;il doit aimer ou ne pas aimer, mais on peut le prendre par la main et l&rsquo;inviter à découvrir des univers qui lui étaient inconnus, ce à quoi nous nous sommes attelés depuis le début de la présente saison.</p>
<p><strong>Compte tenu du mode de financement des arts en Amérique du Nord, vous êtes en quelque sorte « condamné » à emporter l’adhésion du public pour réussir. Pensez-vous justement être en mesure de convaincre un public peu habitué jusqu’ici aux audaces musicales et scénographiques ?</strong></p>
<p>			La clé, c&rsquo;est la nature même de ce public : à Montréal comme partout ailleurs en Amérique du Nord, le public d&rsquo;opéra se fait vieillissant. Il faut donc travailler à son renouveau et amener les jeunes à s&rsquo;intéresser à l&rsquo;opéra. Or le public plus jeune, qui n&rsquo;a pas été nourri aux traditions séculaires de l&rsquo;opéra, est d&#8217;emblée plus ouvert à un répertoire ou à des approches théâtrales et scénographiques auxquelles les habitués ont parfois plus de difficulté à s&rsquo;adapter. Bien entendu, tout est question d&rsquo;équilibre, et il n&rsquo;est pas question non plus de se couper subitement de nos bases traditionnelles dans le grand public, pas plus qu&rsquo;il ne serait juste de croire qu&rsquo;il faut par principe faire table rase de toutes les traditions héritées des siècles passés. Je crois sincèrement que par sa nature basée sur la convergence des différents modes d&rsquo;expression, l&rsquo;opéra est mieux placé que toute autre forme d&rsquo;art pour établir un pont entre les générations.</p>
<p><strong>Des chanteurs canadiens tels que Ben Heppner, Russell Braun, Richard Margison, Michael Schade et Marie-Nicole Lemieux se produisent ailleurs dans le monde. Reverra-t-on, à l’Opéra de Montréal, des chanteurs étrangers de la trempe de Luciana Serra, Rockwell Blake, Diana Soviero, Mechthild Gessendorf, Sergei Leiferkus qui se sont produits ici même ?</strong></p>
<p>			Sans traiter de cas particuliers, je répondrai sans détour : oui. Montréal est une grande métropole culturelle qui mérite d&rsquo;avoir accès aux meilleures voix du monde. Mais les meilleurs chanteurs se produisent en général avec les meilleures compagnies, ce qui sous-entend parfois également : les compagnies les mieux nanties. C&rsquo;est pourquoi la poursuite de l&rsquo;excellence artistique et l&rsquo;élargissement de nos bases de financement sont des conditions essentielles pour faire de Montréal un acteur important sur la scène mondiale.</p>
<p><strong>On connaît par ailleurs votre itinéraire de chef d’orchestre, notamment à la tête de l’ensemble baroque Les Violons du Roy, que vous avez fondé il y a maintenant 20 ans. Quels sont vos projets pour l’avenir de ce côté-là ?</strong></p>
<p>			Ils sont tellement nombreux que ces quelques lignes ne suffiront pas… De nombreuses tournées internationales sont en préparation, notamment avec le mezzo tchèque Magdalena Kozena. L&rsquo;orchestre se produira au cours des quelques années à venir sur les plus grandes scènes nord-américaines et également en Europe. Il aura enfin sa résidence permanente à Québec avec la rénovation du Palais Montcalm qui réouvrira en décembre 2005. Pour en savoir plus, il faudra attendre nos conférences de pesse du 4 avril à Montréal et du 5 avril à Québec…</p>
<p>			<strong>Rémi Bourdot et Réal Boucher</strong><br />
			 </p>
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