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	<title>Francesco LANDOLFI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Francesco LANDOLFI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Tosca — Parme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 May 2018 06:42:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ah le printemps, ses changements brusques de températures, ses pollens et ses annulations ! L’époque est propice pour propulser sur le devant de l’affiche les jeunes pousses de l’art lyrique. Aussi, lorsque Teatro Regio de Parme a vu Anna Pirozzi et Andrea Carè renoncer pour les raisons primesautières évoquées, la solution pour parer au plus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Ah le printemps, ses changements brusques de températures, ses pollens et ses annulations ! L’époque est propice pour propulser sur le devant de l’affiche les jeunes pousses de l’art lyrique. Aussi, lorsque Teatro Regio de Parme a vu Anna Pirozzi et Andrea Carè renoncer pour les raisons primesautières évoquées, la solution pour parer au plus pressé s’est avérée de faire confiance à sa deuxième distribution. Grand bien leur a pris !</p>
<p>	<strong>Saioa Hernandez</strong>, entendue <a href="https://www.forumopera.com/francesca-da-rimini-strasbourg-cinquante-nuances-de-gris">à Strasbourg dans <em>Francesca da Rimini</em></a>, possède une voix ample, charnue et un vaste ambitus qui place Tosca et ses excès tout à fait dans ses cordes. Voilà un portrait sensuel et mûr. Toutefois, l&rsquo;interprétation strictement vocale reste encore un peu verte et monochrome, notamment dans le deuxième acte où aigus et forte sont émis avec la même précision implacable mais aussi la même couleur blanche : rage, douleur, désespoir… difficile de faire la différence. Evidemment le « Vissi d’arte » souffre de la même anémie et reste encore précautionneux en nuances et sons filés. <strong>Francesco Landolfi </strong>propose un baron Scarpia sournois, dont la projection efficace compense un volume plus confidentiel. Le chant se teinte élégamment et ne verse jamais dans la facilité d’excès expressionnistes. <strong>Migran Agadzhanian</strong> triomphe grâce à un Mario presqu’autant en muscles qu’en nuances. Le timbre solaire et égal, l’élégance de la ligne, <a href="https://www.forumopera.com/cavalleria-rusticana-i-pagliacci-geneve-regards-de-femme">déjà remarqués en Beppe à Genève</a>, enluminent le portrait du peintre amoureux au premier acte. Les quelques rodomontades face à Angelotti augurent de « Vittoria » surpuissants. Il lui manque encore un rien d’endurance pour préserver la fraîcheur de sa voix de certaines duretés qui apparaissent au fil de la soirée et vont priver «E lucevan le stelle», fort bien conduit au demeurant, de toutes les nuances et demi-teintes nécessaires. <strong>Luciano Leoni </strong>campe un Angelotti crédible, au port noble sous la fatigue de sa situation. Les seconds rôles apportent toute satisfaction de même que les choeurs du Regio et ou des jeunes de chorale Giuseppe Verdi de Parme : il est d’ailleurs surprenant que le jeune berger soit confié à une soprano (belle intervention de <strong>Carla Cottini</strong>).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="268" src="/sites/default/files/styles/large/public/3691_tosca2018.jpg?itok=NF-9a0ft" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p dir="ltr"><strong>Fabrizio Maria Carminati</strong> dispose d’un orchestre de qualité, aux cordes soyeuses et la petite harmonie délicate. Il mène le drame de manière alerte tout en prenant le temps de dépeindre les ambiances ou de verser dans le lyrisme des deux duos entre les amoureux au premier et dernier acte. Il parvient également à tendre le discours quand il faut, surtout au deuxième acte. Seul quelques scansions, comme les violons griffonant leurs accords lorsque Tosca déchiffre l&rsquo;éventail ou quand Scarpia la presse de toute part, restent trop timides.</p>
<p>	Passons plus rapidement enfin sur la mise en scène de <strong>Joseph Franconi Lee</strong>. Il s’agit d’une mise en image un rien stylisée : un escalier imposant sert d’élément structurant au trois actes. Quelques mobiliers et des toiles peintes descendues des cintres distinguent les lieux. Son principal défaut vient d’une direction d’acteur grandiloquente, remède au moindre semblant réalisme.</p>
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		<title>L&#039;Arlesiana</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/larlesiana-voir-arles-et-mourir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2014 06:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré des musiques souvent charmeuses, des orchestrations la plupart du temps riches et raffinées, des livrets qui, comparés à certains classiques du répertoire, se tiennent plutôt bien, les chefs-d’œuvre du vérisme italien ne bénéficient pas d’une discographie à la hauteur de leur intérêt historique et musical. A part Cavalleria rusticana  de Mascagni et Paillasse de &#8230;</p>
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	Malgré des musiques souvent charmeuses, des orchestrations la plupart du temps riches et raffinées, des livrets qui, comparés à certains classiques du répertoire, se tiennent plutôt bien, les chefs-d’œuvre du vérisme italien ne bénéficient pas d’une discographie à la hauteur de leur intérêt historique et musical. A part <em>Cavalleria rusticana </em> de Mascagni et <em>Paillasse</em> de Leoncavallo, c’est même un peu le désert de la Crau… A l’instar de ses deux compatriotes, dont on gagnerait à entendre plus souvent d’autres ouvrages (que l’on songe seulement aux merveilleuses <em>Bohème</em> et <em>Zazà </em>de Leoncavallo par exemple), Cilea semble se réduire aujourd’hui à <em>Adrienne Lecouvreur</em>. Son <em>Arlésienne</em>, tirée des <em>Lettres de mon moulin </em>d’Alphonse Daudet, a pourtant tous les ingrédients pour « cartonner » sur scène : rôles en or pour ténor, soprano et baryton, vrai drame bien ficelé et ni plus ni moins vraisemblable que la plupart de ce qui se faisait à l’époque. Après un enregistrement (excellent, mais en mono) au début des années 50, avec Tagliavini, Tassinari et Silvestri, il avait fallu attendre 2006 pour que le festival de Montpellier-Radio France propose une nouvelle lecture  discographique par une captation de concert. Le label allemand CPO a, quant à lui, opté pour de véritables sessions de studio pour rendre justice à cet ouvrage, profitant de l’engouement du ténor italien <strong>Giuseppe</strong> <strong>Filianoti</strong> pour le rôle de Federico : le livret de présentation nous apprend qu’il a en effet retrouvé un air original perdu depuis les nombreuses retouches et révisions effectuées par Cilea sur l’ouvrage tout au long de sa vie, air ici replacé au dernier acte. Car si la version originale remonte à 1896, il faudra attendre 1938 pour que Cilea lui donne sa forme définitive, en trois actes (au lieu des quatre originaux, ce qui implique nombre de coupures), mais augmentéd&rsquo;un Prélude et d&rsquo;un bel <em>Intermezzo</em> ouvrant le III<sup>e</sup> acte.</p>
<p>
	Disons-le d’emblée : le présent enregistrement bénéficie d’une distribution remarquable et homogène. La Rosa Mamai d’<strong>Iano</strong> <strong>Tamar</strong>, avec son soprano sombre, sa poignante mélancolie, semble l’incarnation idéale du personnage de cette mère torturée par les mésaventures de son fils. Son air final, « Esser madre è un inferno », est pour une fois autre chose qu’un simple air de récital propre à mettre en valeur la voix de l’artiste. Vécu de bout en bout, son personnage en devient presque le pilier essentiel du drame qui se joue à nos oreilles. Autre réussite incontestable, le Baldassare de <strong>Francesco Landolfi</strong>. Certes, la voix n’a pas le charme ravageur de Paolo Silvestri dans la version de 1954, mais quelle allure, quelle présence ! Dès sa première scène, avec son sol dièse aigu, il impose cette figure tutélaire (le vieux berger sage, qui raconte aux jeunes gens des légendes qui devraient les mettre en garde – mais comme de bien entendu, il prêche dans le désert) et dans le superbe duo de l’acte II avec Federico, il volerait presque la vedette à Filianoti. Même la Vivetta de <strong style="line-height: 1.5">Mirela Bunoaica</strong> touche par son adéquation au personnage, frêle et fragile, tendre et compréhensive – et avec ce petit souffle sur le timbre qui n’est pas sans rappeler une certaine Cotrubas ! </p>
<p>
	Reste le cas du Federico de Filianoti. Est-ce parce que, pour ce rôle, dans le célèbre  « lamento » du moins, les références les plus prestigieuses ne manquent pas, de Gigli à Pavarotti en passant par Bjoerling et Di Stefano ? Le fait est que si l’artiste emporte l’adhésion par son engagement, par l’émotion, la mélancolie qu’il insuffle à la moindre phrase, les moments plus dramatiques le montrent en revanche à la limite de ses moyens (un rôle créé, rappelons-le, par Caruso). Dans les <em style="line-height: 1.5">forte</em> et les aigus, le souffle s’est sensiblement raidi, le vibrato n’a plus le naturel d’antan. Méforme passagère ou évolution normale après une carrière déjà bien remplie, et avec des rôles parfois un peu trop lourds ? Le fait est que, sans démériter toutefois, le ténor italien semble un peu en retrait par rapport à ses collègues.</p>
<p>
	La direction de <strong>Fabrice Bollon</strong>, à la tête d’un Philharmonique de Fribourg étincelant, souple, tendre, énergique, n’a pas le côté un peu unidimensionnel des deux intégrales précédentes dont nous parlions plus haut. Le dialogue qu’il instaure entre l’orchestre et ses solistes vocaux est un modèle de lyrisme ; il porte de bout en bout l’ouvrage avec un enthousiasme communicatif. Un nom à suivre.</p>
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