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	<title>Sergei LARIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sergei LARIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Boris Godounov</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/boris-godounov-salade-russe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2018 05:54:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Claudio Abbado s’attaque à Boris Godounov à la fin des années 70. Il a alors 46 ans. Chef principal de la Scala depuis une dizaine d’années, il y a triomphé dans les grands opéras verdiens : Macbeth, Simon Boccanegra, Un ballo in maschera, Aida, Don Carlo pour lequel il revient à la version en cinq actes. Il dirige également les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Claudio Abbado</strong> s’attaque à <em>Boris Godounov </em>à la fin des années 70. Il a alors 46 ans. Chef principal de la Scala depuis une dizaine d’années, il y a triomphé dans les grands opéras verdiens : <em>Macbeth</em>, <em>Simon</em> <em>Boccanegra</em>, <em>Un ballo in maschera</em>, <em>Aida, </em><em>Don</em> <em>Carlo </em>pour lequel il revient à la version en cinq actes. Il dirige également les italiens Donizetti, Bellini ou Rossini, et aussi Mozart. Dans le courant des années 70, son répertoire s’internationalise davantage et sa <em>Carmen</em> au Festival d’Edimbourg (qui servira de support à un enregistrement studio ultérieur devenu une référence) est unanimement saluée. En 1979, il ouvre la nouvelle saison du Teatro alla Scala avec une production de <em>Boris</em> <em>Godounov</em>, donné en langue originale russe. A l’exception d’un Fidelio dirigé par Karl Böhm en 1974, tous les opéras inaugurant la saison étaient italiens, ou chantés dans cette langue.  Il défendra régulièrement le chef d’œuvre de Moussorgski, à Londres, Berlin, Vienne, au Festival de Pâques de Salzbourg (avec la Philharmonie de Berlin, en 1994) ainsi qu’à celui d’été (avec la Philharmonie de Vienne, en 1998), dans son orchestration originale, et dans  la seconde version de l’ouvrage (avec l’acte « polonais » de 1874). Le présent enregistrement, capté en 1993, réutilise des pages de la version de 1869 : la scène complète de Pimène, d&rsquo;une part, et celle de Saint-Basile avec l&rsquo;intervention de l&rsquo;Innocent qui refuse de prier « ​pour le Tsar Hérode ». Placées à cet endroit, les répliques de l&rsquo;Innocent ont plus de force car elles annoncent la catastrophe finale. Afin d&rsquo;éviter un doublon, l&rsquo;intervention de l&rsquo;Innocent dans la toute dernière scène de la Forêt de Kromy est simplifiée par rapport à la version de 1874. S&rsquo;il n&rsquo;est pas de Moussorgski, le montage a le mérite de combiner l&rsquo;intégralité de la musique de la seconde version avec la force dramatique de la première.</p>
<p>
	La lecture d&rsquo;Abbado est d&rsquo;une grande noirceur : le chef italien dessine un arc dramatique profondément fataliste, où les efforts humains pour échapper au destin sont vains, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de celui du Tsar ou de celui du peuple. Pas de sauvagerie dans cette direction, mais une chape de plomb oppressante posée sur un monde immuable : l&rsquo;orchestration originale de Moussorsgski est ici dépourvue de la brutalité à laquelle on l&rsquo;associe parfois. La Philharmonie de Berlin était le partenaire idéal pour incarner un tel rouleau compresseur : l&rsquo;orchestre, absolument somptueux, est comme un fauve rugissant sourdement, dompté par la baguette du maître. Si l&rsquo;on devait émettre quelques réserves, ce serait pour regretter qu&rsquo;en de rares occasion la Philharmonie puisse sonner comme une formation de solistes qui sembleraient s&rsquo;écouter jouer, mais c&rsquo;est aussi la rançon de cette lecture très analytique. On pourra lui préférer, notamment dans l&rsquo;acte polonais, la souplesse de la Philharmonie de Vienne. Résolument novatrice, la conception d&rsquo;Abbado ne séduira peut-être pas immédiatement certains amateurs (surtout ceux trop habitués aux versions russes), mais son écoute et sa réécoute en démontre sa grande justesse et une profonde cohérence.</p>
<p>
	La distribution vocale n&rsquo;atteint pas les mêmes sommets et manque d&rsquo;homogénéité, mélangeant interprètes slaves et chanteurs non russophones. Dans les années 90, <strong>Anatoli Kotscherga</strong> campa le rôle-titre sur toutes les scènes du monde, sans doute parce que, faute de grives, il fallait se contenter de merles. L&rsquo;incarnation est en effet assez générique, plutôt plébéienne (un comble &#8230;), avec un spectre un peu limité de sentiments exprimés : il nous est difficile de ressentir de l&#8217;empathie pour le personnage.  La voix est puissante et la partition ne lui pose aucun problème, mais le chant est un peu hétérogène : un aigu est superbe, l&rsquo;autre est un peu tendu ; parfois le timbre est impérial et magnifique, à un autre moment, la voix sonne un peu rauque. Rien de rédhibitoire, mais à tout prendre, on aurait préféré entendre <strong>Samuel Ramey </strong>en Boris, quitte à rompre avec la litanie des grands slaves, de Nicolaï Ghiaurov à Chaliapine, en passant par Boris Christoff. La basse américaine campe en tous cas ici un Pimène somptueux, intériorisé, là encore très différent des interprétations habituelles. Le timbre est magnifique, la technique irréprochable, avec un chant d&rsquo;une magnifique musicalité et d&rsquo;une homogénéité de registres parfaite. A la scène, la voix lyrique de <strong>Sergei Larin</strong> manquait un peu de largeur dans le médium et d&rsquo;aplomb dans l&rsquo;aigu. Superbement capté jusque dans ses moindres murmures, le ténor letton est ici d&rsquo;une intelligence rare  et il ne manque que cet aigu trompettant nécessaire pour assumer le côté bravache de Dimitri à l&rsquo;acte « polonais ». <strong>Philip Langridge </strong>est idéalement mielleux dans le rôle de Chouisky. Le jeune <strong>Albert</strong> <strong>Shagidullin</strong> se montre encore un peu vert en Andrei Chtchelkalov. <strong>Marjana Lipovšek</strong><strong> </strong>est une Marina somptueuse, radiante, mais qui tombe parfois dans des effets dramatiques un peu chargés. L&rsquo;aubergiste d&rsquo;<strong>Elena Zaremba</strong>, le Varlaam de  <strong>Gleb Nikolsky </strong>et le Missaïl d&rsquo;<strong>Helmut Wildhabe </strong>forment un trio musicalement sans reproche et dramatiquement parfaitement rodé. <strong>Liliana Nikiteanu</strong> campe un Fiodor bien chantant mais dont le timbre trop riche n&rsquo;évoque pas vraiment un jeune garçon. L&rsquo;Innocent d&rsquo;<strong>Alexander Fedin </strong>est également musicalement très bon, mais n&rsquo;atteint pas les sommets d&rsquo;émotion <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/michel-senechal-1927-2018-limmortelle-grenouille">qu&rsquo;ont pu offrir d&rsquo;autres interprètes</a>. Comme on le sait, les choeurs jouent dans cet ouvrage un rôle considérable, tant dramatiquement que musicalement. Les formations réunies de Bratislava et de Berlin sont d&rsquo;une belle musicalité mais insuffisamment percutantes, avec des ténors qui couvrent trop les sons au lieu de laisser éclater les aigus. Dramatiquement, l&rsquo;ensemble reste également un peu trop sage. Soulignons enfin la prise de son de Michael Haas  absolument remarquable, qui restitue le relief d&rsquo;une bande son de film, avec les conséquences de ce type d&rsquo;approche. Par exemple, pour accentuer le caractère insidieux du personnage, l&rsquo;excellent Rangoni de <strong>Sergei Leiferkus</strong>, semble chanter dans le lointain, sur le côté :  il vaut mieux alors disposer d&rsquo;un bon casque ou une excellente chaîne stéréo pour en goûter tout l&rsquo;effet !</p>
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		<title>Adriana Lecouvreur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/une-adriana-grand-teint/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francois Lesueur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 12:47:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les admirateurs de Daniela Dessi seront heureux de retrouver la cantatrice dans l&#8217;un de ses meilleurs rôles, celui d&#8217;Adriana Lecouvreur, capté à Milan en 2000. Noble et fragile, théâtrale et amoureuse, celle-ci brosse un portrait complet de cette héroïne fatale et flamboyante. Musicienne intègre, elle se joue avec élégance des subtilités qui caractérisent cette tragédienne, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Les admirateurs de <strong>Daniela Dessi </strong>seront heureux de retrouver la cantatrice dans l&rsquo;un de ses meilleurs rôles, celui d&rsquo;<strong>Adriana Lecouvreur</strong>, capté à Milan en 2000. Noble et fragile, théâtrale et amoureuse, celle-ci brosse un portrait complet de cette héroïne fatale et flamboyante. Musicienne intègre, elle se joue avec élégance des subtilités qui caractérisent cette tragédienne, usant de son art du <em>cantabile</em> dès son air d&rsquo;entrée « Io son l&rsquo;umile ancella », filant adroitement ses longs aigus, soignant la liquidité de ses phrasés et la tenue de ses piani, tout en surveillant de près l&rsquo;évolution de ce personnage auquel son timbre flottant et sa précision technique apportent un supplément d&rsquo;âme bienvenu. Enflammée dans les bras de son amant, sur la défensive face à sa rivale, elle déclame la Phèdre racinienne avec une ardeur blessée, sait émouvoir sans fard au cours d&rsquo;un « Poveri fiori » parfaitement négocié, avant de mourir emportée dans un dernier délire. Sans pouvoir faire oublier la légendaire leçon laissée par Magda Olivero, Adriana pour l&rsquo;éternité, Daniela Dessi est sans conteste la digne héritière de Raina Kabaïvanska et de Mirella Freni, deux titulaires pour le moins marquantes. <br />
<br />
Scéniquement impassible, mais vocalement sans véritable reproche, <strong>Carlo Guelfi </strong>campe un honorable Michonnet, tandis que le regretté Sergei Larin, ténor fréquemment entendu à Paris du temps de Hugues Gall, prête sa fougue et son « italianita » au Comte de Saxe, rôle qui lui va comme un gant. Impétueuse, <strong>Olga Borodina</strong> donne comme souvent beaucoup de voix, mais sa Princesse de Bouillon, à défaut de finesse, va à l&rsquo;essentiel sans se soucier certes de nuancer ou des colorer son chant, mais avec une réelle autorité, Giorgio Giuseppini (il Principe di Bouillon), Mario Bolognese (L&rsquo;abate di Chazeuil) et Ernesto Gavazzi (Poisson), tout comme Adelina Scarabelli (Melle Jouvenot) et Annamaria Popescu (Melle Dangeville), complétant fort louablement cette distribution homogène.</p>
<p>Pour raffinée qu&rsquo;elle soit, la mise en scène signée par <strong>Lamberto Puggelli,</strong> également responsable de la captation télévisée, en 1989, n&rsquo;évite pas les poncifs du spectacle dans le spectacle, l&rsquo;action étant située dans les coulisses d&rsquo;un théâtre, mais l&rsquo;agitation un peu vaine des premières scènes gagne cependant en densité au cours du dernier acte. Elève du maestro Gianandrea Gavazzeni, <strong>Roberto Rizzi Brignoli</strong> est un chef rompu à ce répertoire qui ne s&#8217;embarrasse pas toujours du détail, mais dont le sens de la narration, la maîtrise des ensembles et les <em>tempi</em> sont surs et respectueux du style académique, mais au combien éloquent, de Cilea.<br />
 <br />
François Lesueur</p>
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		<title>Cave Canem #7</title>
		<link>https://www.forumopera.com/podcast/cave-canem-7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 18:23:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cave Canem # 7 « Cave canem » est une mosaïque retrouvée dans les tréfonds de Pompéi, invitant le visiteur à se méfier des crocs acérés du chien de la maison. Ainsi, Forum Opéra veut-il mettre ses auditeurs en garde contre les morsures intempestives de ses critiques, qui se penchent, chaque mois, sur le sort &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Cave Canem # 7<br />
« Cave canem » est une mosaïque retrouvée dans les tréfonds de Pompéi, invitant le visiteur à se méfier des crocs acérés du chien de la maison. Ainsi, Forum Opéra veut-il mettre ses auditeurs en garde contre les morsures intempestives de ses critiques, qui se penchent, chaque mois, sur le sort de trois nouveautés discographiques et d’un enregistrement de référence. Ceci dit, si les molosses ont parfois la dent dure, rappelons que le chien est aussi le meilleur ami de l’homme.</p>
<p>Sommaire</p>
<p> </p>
<p>Nos rédacteurs évoquent les highlights de leur saison 2008.<br />
Coup de projecteurs sur quatre disparus: Leyla Gencer, Sergei Larin, Gianni Raimondi et Giuseppe Di Stefano.</p>
<p> </p>
<p>
Présentation : Camille De Rijck<br />
Avec : Mehdi Mahdavi (Diapason), Sylvain Fort (Classica) et Jean-Philippe Thiellay (Forumopera.com)<br />
Ingénieur du son : Guillaume Robert<br />
Enregistré le 26/01/2008 aux Studios Qobuz (Paris)</p>
<p>Accès aux podcasts de Forum Opéra sur iTunes :</p>
<p>1. Ouvrir iTunes<br />
2. Dans le menu du haut, choisir « avancé »<br />
3. Dans « avancé » cliquer sur « S&rsquo;abonner au podcast »<br />
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