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	<title>Nicolas LEGOUX - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Nicolas LEGOUX - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>TCHAIKOVSKY, Iolanta – Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovsky-iolanta-rouen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Peu fréquent à la scène, Iolanta trouve les honneurs de deux soirées en version de concert à l’Opéra de Normandie Rouen autour d’une distribution alléchante et sous la houlette de son directeur musical, Ben Glassberg. Ce dernier livre une lecture tendue de l’œuvre tout en soignant çà et là les détails. Les tempos retenus sont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Peu fréquent à la scène, <em>Iolanta</em> trouve les honneurs de deux soirées en version de concert à l’Opéra de Normandie Rouen autour d’une distribution alléchante et sous la houlette de son directeur musical, <strong>Ben Glassberg</strong>.<br />
Ce dernier livre une lecture tendue de l’œuvre tout en soignant çà et là les détails. Les tempos retenus sont relevés et les effets à même de dramatiser les scènes et la succession de numéros dévolus aux solistes. Ainsi le monologue en forme de prêche du docteur Ibn-Hakia se voit traité comme un long crescendo qui soutient l’argumentation en faveur de son remède choc pour Iolanta. Passée une ouverture où les vents se cherchent quelque peu, l’orchestre de l’Opéra Normandie Rouen se fond élégamment et sans accroc dans l’arc narratif vif voulu par le chef. Le<strong> Chœur Accentus</strong> brille à chacune de ses interventions depuis le fond de la scène. Enfin, si l’opéra est donné en version concert, la régisseuse<strong> Marina Niggli</strong>, soigne des ambiances lumineuses évocatrices des lieux et moments de l’action. Elles ne remplaceront toutefois pas les roses qui manquent au compte dans la scène entre Vaudémont et Iolanta.</p>
<p>Sur le plan vocal, la soirée tient ses promesses. <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> (Laura) et <strong>Lise Nougier</strong> (Brigitta) forment un duo complice où la voix ambrée de la mezzo rencontre celui fruité de la soprano. <strong>Lucile Richardot</strong> (Martha) endosse aisément le rôle de Martha. Son timbre sombre sied tout à fait à cette figure de mère craintive. <strong>Nicolas Legoux</strong> (Bertrand) et <strong>Maciej Kwasnikowski</strong> (Alméric) retiennent tout autant l’attention dans leurs courtes scènes, le premier par les couleurs dont il sait orner son chant et le second grâce à une émission franche qui sied bien à l’écuyer enhardi. Les cinq rôles principaux rivalisent d’excellence. <strong>Thomas Lehman</strong> (Ibn-Hakia) impose son docte docteur par une projection sans faille et une ligne châtiée. <strong>Vladislav Chizhov</strong> puise dans le métal mat de son timbre pour donner corps à la pédanterie de Robert, duc un rien volage.<strong> Ilia Kazarov</strong> ne possède peut-être pas encore toute la profondeur des basses russes habituelles dans le rôle du roi René mais il la compense par un chant très expressif où les accents et nuances décrivent le dilemme d’un roi paralysé entre l’intransigeance pour ses décrets et l’amour pour sa fille. Point fort de la distribution du récent <em>Oneguine</em> parisien, <strong>Bogdan Volkov</strong> s’essaie pour la première fois à Vaudémont avec une aisance remarquable : la voix, égale sur toute la tessiture, brille particulièrement à l’aigu et le charme naturel du timbre achève le portrait du jeune amoureux idéaliste. Enfin, <strong>Mané Galoyan</strong> incarne un Iolanta frémissante. Là encore, sa tessiture ample lui laisse les coudées franches pour oser de belles nuances et demi-teintes au service d’un personnage ou fragile ou résolu au gré des scènes.</p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/boheme-notre-jeunesse-paris-opera-comique-un-enthousiasme-revigorant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2018 02:27:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé à l’Opéra-Comique le 9 juillet 2018, Bohème, notre jeunesse est un ouvrage à vocation pédagogique et culturelle. En effet, dès la saison prochaine ce spectacle partira en tournée dans les régions Ile-de-France et Normandie pour commencer, où il sera donné dans des lycées ou des lieux éloignés des grandes villes afin de toucher un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé à l’Opéra-Comique le 9 juillet 2018, <em>Bohème, notre jeunesse</em> est un ouvrage à vocation pédagogique et culturelle. En effet, dès la saison prochaine ce spectacle partira en tournée dans les régions Ile-de-France et Normandie pour commencer, où il sera donné dans des lycées ou des lieux éloignés des grandes villes afin de toucher un public qui n’est pas familiarisé avec l’art lyrique ou qui n’a pas la possibilité d’aller à l’opéra.</p>
<p>Pour cela le livret a été adapté et actualisé par <strong>Pauline Bureau</strong> à partir de la version française de Ferrier que Puccini avait validée à l’époque et qui fut jouée près de 1500 fois à l’Opéra-Comique entre 1898 et 1972.</p>
<p>L’action a été resserrée pour mieux se concentrer sur les six personnages principaux, exit Parpignol et les scènes de foule, les soldats, les bourgeois, les marchands, les douaniers etc…</p>
<p>Le résultat est une œuvre d’une durée d’une heure trente sans entracte.</p>
<p>La partition a été réduite par <strong>Marc-Olivier Dupin</strong> afin de l’adapter à un orchestre de treize musiciens parmi lesquels un accordéon dont les sonorités évoquent discrètement le Paris d’autrefois. L’harmonie et la ligne mélodique d’origine ont été scrupuleusement respectées. Si l’on est quelque peu dérouté lors des premiers accords de l’ouvrage, on s’habitue vite à cette orchestration chambriste qui met en avant les voix et favorise l’intelligibilité du texte.</p>
<p>Afin de jouer dans des espaces qui n&rsquo;ont pas été prévus pour l&rsquo;opéra, de même que les musiciens, peu nombreux, n’ont pas besoin de fosse, les décors ne nécessitent pas de cintres. Ils sont constitués de panneaux mobiles sur lesquels sont projetées les façades d’une rue de Montmartre ou la devanture du café Momus. Quelques escaliers conduisent à la mansarde où vivent les étudiants Une vision traditionnelle en somme mais en rien vieillotte. L’action est située à la fin du dix-neuvième siècle. La mise en scène, très fluide et d’une totale lisibilité met en valeur les personnages féminins : ainsi, le début du spectacle nous montre Mimi dans sa chambrette en train d’écrire à sa famille à la lueur d’une bougie. Plus tard, l’accent sera mis sur sa complicité avec Musette, d’un caractère pourtant opposé au sien.</p>
<p>Issus de la Nouvelle Troupe Favart, l’ensemble des chanteurs forment une équipe solide et homogène dont la diction française, on l’a dit, est parfaitement soignée. De plus tous ont l’âge et le physique de leurs rôles ce qui dans l’optique de ce spectacle n’est pas un atout négligeable. <strong>Sandrine Buendia</strong> est une Mimi touchante à la voix juvénile et bien projetée, dotée d’un aigu solide. <strong>Marie-Eve Munger</strong>, possède un timbre rond et sensuel qui sied à son personnage, sur scène la cantatrice ne manque pas d’abattage. Côté masculin c’est le Rodolphe de <strong>Kevin Amiel</strong>, lauréat des « Voix nouvelles 2018 » qui domine le plateau. Son timbre clair et homogène de ténor lyrique couronné par un aigu brillant à la fin de « Que cette main est froide » séduit d’emblée l’oreille. Les autres interprètes ne sont pas en reste cependant, en particulier <strong>Jean-Christophe Lanièce</strong>, révélation classique de l’Adami 2017, qui campe avec conviction un Marcel enjoué et sincère auquel il prête sa voix chaleureuse  et sa ligne de chant soignée. <strong>Nicolas Legoux</strong> donne de son air du quatrième acte une interprétation émouvante qui emporte l’adhésion. Bien que légèrement en retrait vocalement, le Schaunard de<strong> Ronan Debois</strong> complète favorablement la distribution.</p>
<p><strong>Alexandra Cravero</strong> dirige avec conviction et un sens évident du théâtre l’orchestre Les Frivolités Parisiennes dont elle met en valeur les divers pupitres, en particulier les bois.</p>
<p>On sort de ce spectacle gagné par l’enthousiasme de l’ensemble des participants qui ont tout mis en œuvre pour séduire un public de néophytes et piquer la curiosité du mélomane averti.         </p>
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