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	<title>Michael LEIBUNDGUT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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		<title>STOCKHAUSEN, Donnerstag aus Licht — Bâle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donnerstag-aus-licht-bale-tel-quen-lui-meme-enfin-leternite-le-change/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Oct 2016 21:13:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cela devait arriver. Karlheinz Stockhausen n’étant plus de ce monde, ses œuvres ont désormais droit au même traitement que celles de ses illustres prédécesseurs défunts et, en dépit de tous les ayant-droits et autres gardiens du temple, il est maintenant possible de ne retenir de ses opéras que leur musique pour en proposer une traduction &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cela devait arriver. Karlheinz Stockhausen n’étant plus de ce monde, ses œuvres ont désormais droit au même traitement que celles de ses illustres prédécesseurs défunts et, en dépit de tous les ayant-droits et autres gardiens du temple, il est maintenant possible de ne retenir de ses opéras que leur musique pour en proposer une traduction scénique aussi libre que celles que l’on inflige aux plus grands titres du répertoire. Et tandis l’on reproduit respectueusement à l’identique la production originelle d’<em>Einstein on the Beach</em> de Philip Glass, il faut se réjouir que <em>Donnerstag aus Licht</em>, autre tentative de dynamitage de l’opéra traditionnel également conçue dans les années 1970, inspire de nouvelles mises en scène, enfin, une nouvelle mise en scène après les trente années pendant lesquelles l’œuvre est restée endormie. On peut comprendre qu’au sein de la Fondation Stockhausen, des voix se soient élevées contre le spectacle monté en juin à Bâle par <strong>Lydia Steier</strong> : loin de la dimension cosmique voulue par le compositeur, cette production ancre résolument <em>Donnerstag aus Licht</em> dans la réalité humaine, et même biographique, puisque l’on peut trouver des ressemblances entre Stockhausen et son héros, Michael, moderne Orphée chargé d’apporter aux hommes la musique des cieux et aux cieux la musique des hommes. Et loin du sérieux imperturbable que supposerait le livret, un humour non dénué d’ironie est ici présent. C’est surtout vrai au troisième acte où, au lieu d’être reçu au Ciel par les esprits éthérés, Michael est en fait devenu le gourou d’une sorte de secte de doux illuminés. D’une redoutable efficacité théâtrale, le spectacle est construit sur la récurrence d’un événement traumatique, maintes fois mimé à l’arrière-plan par des acteurs coiffés de masques (on reconnaît la patte de <strong>Ursula Kudrna</strong>, collaboratrice de Philip Stölzl notamment pour <em>Rienzi</em>) : lors de l’anniversaire du petit Michael, sa mère lui apporte une superbe gâteau et lui offre un petit robot, mais son père refuse de lui témoigner la moindre affection. Ce moment est la clef de lecture psychologique utilisée par la metteuse en scène, le gâteau d’anniversaire revenant à intervalles réguliers, notamment au dernier acte où l’on voit même des danseuses de music-hall sortir de sa version géante. Au deuxième acte, <em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em> est la référence avouée, et ce long concerto pour trompette d’où les voix sont absentes se déroule dans un hôpital psychiatrique vaguement cauchemardesque, les vidéos de <strong>Christ Kondek</strong> permettent le « voyage sur Terre » prévu par Stockhausen. A la fin, lors du long monologue du héros, tous ses avatars sont réunis (enfant, jeune homme, trompettiste, danseuse) pour un superbe moment de recueillement.</p>
<p>A l’heure où certains se complaisent à prédire que tout un pan de la musique savante du XX<sup>e</sup> siècle est voué à l’oubli, il est réjouissant de constater que <em>Donnerstag aus Licht</em> fait salle comble, pour la dernière de ces trois représentations automnales,. On croise certes parmi les spectateurs quelques musiciens d’aujourd’hui (Philippe Manoury, Gérard Condé), mais le public venu nombreux en ce dimanche brasse toutes les générations et tous les styles. Après l’avoir vu diriger de main de maître <em>Akhnaten </em>pour l’Opéra des Flandres, on retrouve <strong>Titus Engel</strong> très à son affaire à la tête du <strong>Sinfonieorchester Basel</strong> : sa mission dépasse le travail habituel d’un chef en fosse puisque, avant que le spectacle proprement dit ne démarre, on le voit également diriger, en smoking framboise écrasée, la cigarette au bec et le verre de whisky à la main, une « Salutation » offerte au public dans le hall du théâtre, interprétée par des musiciens arborant costumes de velours et coiffures typiquement <em>seventies</em>. La salle est également sonorisée, notamment pour donner à entendre un « chœur invisible » présent pendant tout le premier et tout le dernier acte : la régie son est assurée par <strong>Kathinka Pasveer</strong>, muse de Stockhausen.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/17_web.jpg?itok=AJyEHw_m" title=" © Sandra Then" width="468" /><br />
	 © Sandra Then</p>
<p>Au troisième acte, celui qui ressemble le plus à un opéra traditionnel, on remarque l’éblouissante prestation du <strong>Chœur du Théâtre de Bâle</strong> dans cette musique qui n’a rien de facile. Comme on l’a laissé entendre, chacun des trois personnages principaux possède son double instrumentiste et son alter ego dansant, qui sont pleinement intégrés à l’action et révèlent un admirable talent théâtral, surtout pour des musiciens qui ont peu l’habitude de se produire sur scène. La basse <strong>Michael Leibundgut</strong> est un Lucifer maléfique à souhait, après avoir été un père inflexible lors de l’évocation de l’enfance du héros. Spécialiste du répertoire contemporain, <strong>Anu Komsi</strong> plie sa voix à toutes les exigences de la partition, et pas seulement dans le suraigu ; par ailleurs, la mise en scène nous la présente constamment au bord de l’accouchement (on la voit même perdre les eaux au dernier acte). Après avoir babillé avec sa mère puis découvert l’amour avec la femme idéale – qui joue du cor de basset –, <strong>Peter Tantsits</strong> continue à jouer son rôle au deuxième acte, même s’il n’a plus à ouvrir la bouche. Quant à <strong>Rolf Romei</strong>, qui interprète les autres soirs le rôle lourd de Paul dans <em>La Ville morte</em>, on saluera autant le brio avec lequel il campe le Prophète adulé par des adolescentes que la vaillance avec laquelle il interprète Michael jusque dans les ultimes minutes du spectacle.</p>
<p>A l’issue de ce spectacle-choc (Prix Opernwelt 2016), le public sortant du théâtre est escorté par les « Adieux » de trompettistes invisibles, qui donnent l’étrange impression que le son vient de partout et de nulle part.</p>
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		<title>MOZART, Idomeneo — Venise</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/idomeneo-venise-actualite-de-mozart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2015 07:17:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des goûts et des couleurs…Selon un ami à qui nous exprimions nos réserves sur la mise en scène d’Anna Bolena à Bergame, le pire nous attendait à La Fenice, où  le même Alessandro Talevi s’en prenait à Idomeneo. Or il n’en fut rien ! Sans doute aurions-nous aimé çà et là plus de retenue, et quelques &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Des goûts et des couleurs…Selon un ami à qui nous exprimions nos réserves sur la mise en scène d’<a href="/anna-bolena-bergame-bienfaisant-retour-aux-sources"><em>Anna Bolena</em> à Bergame</a>, le pire nous attendait à La Fenice, où  le même <strong>Alessandro Talevi</strong> s’en prenait à <em>Idomeneo</em>. Or il n’en fut rien ! Sans doute aurions-nous aimé çà et là plus de retenue, et quelques idées nous ont semblé plus convenues ou saugrenues qu’éclairantes – par exemple les images initiales qui ont évoqué pour nous <em>Le bal des Vampires, </em>où le comportement prêté à Arbace dans l’intimité royale, si efféminé qu’il suggère fortement que son dévouement envers Idomeneo a d’autres racines qu’une fidélité absolue à son souverain – mais dans l’ensemble la proposition fonctionne et accompagne sans hiatus la proposition musicale. Donnée en intégralité dans la version établie pour les éditions Barenreiter l’œuvre retrouve, par la direction constamment inspirée de <strong>Jeffrey</strong> <strong>Tate</strong>, la dimension monumentale qu’un jeune homme de vingt-cinq ans, bien décidé à montrer de quoi il était capable, avait voulue, et le raffinement orchestral que le compositeur prodigue à foison.</p>
<p>Les décors de <strong>Justin Arienti</strong> doivent s’adapter aux nombreux changements de lieu ; la difficulté est résolue par le jeu de panneaux noirs dont l’agencement ménage des focalisations différentes, et permet ainsi, avec le concours des lumières de <strong>Giuseppe Calabro</strong>, de passer de l’intimité aux scènes d’ensemble et du dedans au dehors. L’intérieur est celui du palais, où une longue galerie abrite un cabinet de curiosités, avec niches et vitrines, qui pourrait être celui d’un grand seigneur au XVIIIe siècle mais que l’omniprésence de trophées marins rattache à Idomeneo et à sa relation tourmentée avec Neptune, présent en effigie. Cette indécision temporelle, visible aussi sur les costumes de <strong>Manuel Pedretti,</strong> n’a aucun effet pervers sur la réception du texte et de la musique, car ce spectacle ne vise pas à un réalisme impossible mais à une vraisemblance suffisante pour que le spectateur croie aux personnages et s’intéresse à leur devenir. Ainsi les costumes et les coiffures différencient les Grecs et les Troyens, et même si l’on peut ne pas adhérer à l’esthétique on ne perçoit aucune intention provocatrice qui détournerait l’attention de l’essentiel, ce que transmettent la musique et le chant. L’extérieur est ce rivage où les flots en furie disent assez le courroux de Neptune, et les rouleaux qui les agitent jusqu’à l’horizon ont le charme suranné des machines en usage à l’époque de Mozart. Leur disparition, au dernier acte, confirmera que le Dieu s’est apaisé. Sur le sable où les dépouilles des victimes du monstre marin avaient reçu la bénédiction du Grand Prêtre sera célébré l’avènement d’Idamante, point de départ d’une ère nouvelle consacrée à la paix. Comment ne s’émouvoir d’entendre, dans cet éloge de la clémence que désormais il reprendra sans relâche jusqu’à son dernier souffle, la voix même de Mozart ?</p>
<p>Mais pour nous parvenir elle passe au prisme des interprètes. La distribution réunie, d’une grande homogénéité, démontre une fois de plus la compétence de l’équipe artistique de La Fenice. Dans le rôle-titre <strong>Brenden Gunnell</strong> est impeccable en aventurier qui rentre au bercail et ne découvre que peu à peu qui est qui et qui aime qui, quand il se prend à caresser l’esclave troyenne. Il exprime clairement le désarroi du père et l’accablement du souverain, aussi bien vocalement que scéniquement. La tessiture ne lui pose pas de problème particulier et son chant, exempt de traces d’effort ou de malaise, est d’une belle souplesse. Interprète aguerrie du rôle d’Idamante, <strong>Monica Bacelli  </strong>est vraisemblablement plus à son aise qu’en 2005 à La Scala, car sur toute l’étendue la voix semble d’une homogénéité sans faille. Elle crée l’illusion de la spontanéité, de l’innocence, de la douleur, avec une maestria qui subjugue. Son Ilia donne aussi cette impression de fraîcheur et de sincérité : <strong>Ekaterina Sadovnika</strong>, naguère Pamina sur la même scène, est jeune et conduit impeccablement une voix perlée en la colorant à point nommé de pudeur ou d’émotion ou en la chargeant d’intensité pour exprimer sa détermination. La voix de <strong>Michaela Kaune </strong>ne donne pas la même impression de souplesse qui coule de source, mais Elettra n’est pas souple, ses appels amoureux sont pressants et son désespoir s’exhale violemment. Est-ce par une baisse de tension personnelle que son air de fureur final nous a semblé moins fort que celui du premier acte ? A Arbace est dévolu un air « à l’ancienne », sans influence directe sur ce qui suit alors qu’une des richesses de l’œuvre est l’intrication des airs dans la continuité dramatique grâce aux subtilités de la composition. Le ténor <strong>Anicio Zorzi Giustiniani</strong> s’acquitte brillamment, avec l’élégante aisance et la musicalité qui le caractérisent, des reprises ornementées de ce morceau de consolation. Pour le Grand prêtre de Neptune, on a fait appel à <strong>Krystian Adam</strong>, dont la voix bien projetée prend l’autorité nécessaire. Spécialisé dans la musique contemporaine mais chantant l’Orateur dans la récente <em>Die </em><em>Zauberflöte</em> la basse <strong>Michael Leibundgut</strong>, sonorisée ad hoc, retentit comme il faut en Voix surnaturelle. Aux côtés de ces solistes de talent les choristes ne sont pas en reste et impressionnent par la qualité constante de leurs interventions.</p>
<p>Dans la fosse, c’est jour de fête. Les pupitres rivalisent de brio pour plaire à <strong>Jeffrey Tate</strong>, avec qui les musiciens de La Fenice ont une longue et riche relation. On resterait volontiers sans voix, à béer d’admiration, tant la sûreté de la direction révèle d’intimité entre le chef et la partition, dont il connaît et fait apparaître les moindres raffinements, ces liaisons audacieuses inventées par le jeune compositeur pour renouveler l’opera seria, ces trouvailles harmoniques ou mélodiques qui annoncent déjà les chefs d’œuvres ultérieurs. D’autant que cette battue d’une clarté constante cisèle chaque séquence mais fait avancer simultanément la grandiose architecture. Meilleure preuve de cette réussite, l’œuvre a beau être longue on ne voit pas le temps passer. Dans cette interprétation la scène finale du couronnement devient un moment empreint de la plus haute élévation spirituelle, duquel on ne peut être simplement spectateur. Eveiller le désir de faire le bien en agissant pour la concorde et la paix entre les anciens adversaires, c’est le legs de Mozart qui nous est ici intégralement transmis. Y a-t-il actualité plus brûlante et plus nécessaire ? </p>
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