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	<title>Benjamin LÉVY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Benjamin LÉVY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WEILL, Les Sept Péchés capitaux &#8211; Rennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;actualité est dense en cette fin d&#8217;année pour la compagnie l&#8217;Aurore Boréale. A Paris, après Denis Lavant dans Cap au pire, on peut applaudir Sandrine Bonnaire dans l&#8217;Amante anglaise tandis que l&#8217;opéra de Rennes reprend les Sept Péchés capitaux crées en 2021 au théâtre de l&#8217;Athénée et avant le théâtre de Caen l&#8217;année suivante. Le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;actualité est dense en cette fin d&rsquo;année pour la compagnie <strong>l&rsquo;Aurore Boréale</strong>. A Paris, après Denis Lavant dans C<em>ap au pire</em>, on peut applaudir Sandrine Bonnaire dans <em>l&rsquo;Amante anglaise</em> tandis que l&rsquo;opéra de Rennes reprend l<em>es Sept Péchés capitaux</em> crées en 2021 au théâtre de l&rsquo;Athénée et avant le théâtre de Caen l&rsquo;année suivante.</p>
<p>Le chef <strong>Benjamin Levy</strong> accompagne chaque reprise du spectacle, il obtient le meilleur de l&rsquo;<strong>orchestre National de Bretagne</strong> tout en nuances et en délicatesse, dans une formation quasi chambriste qui met en valeur les individualités. Oscillant entre âpreté et sensualité, le travail des couleurs réjouit l&rsquo;oreille.</p>
<p>Le directeur de la compagnie,<strong> Jacques Osinski</strong>, en est également le metteur en scène. Il propose ici une lecture toute en sobriété de la charge de Brecht et Weill contre la société de leur époque. La proposition est actualisée par les costumes de <strong>Hélène Kritikos</strong> et les vidéos de <strong>Yann Chapotel</strong>. Ce dernier signe également la scénographie : un échafaudage soutient l&rsquo;écran servant au surtitrage. Y défilent les évocations des villes explorées par Anna au cours des sept années de son périple en quête d&rsquo;une fortune qu&rsquo;elle doit amasser pour sa famille restée au pays afin de construire un nouveau foyer. Ces sept stations sont autant d&rsquo;occasions d&rsquo;explorer un nouveau péché. Les images sont volontairement assez peu séduisantes, voire franchement laides – comme celles illustrant la gourmandise.<br />L&rsquo;histoire est celle d&rsquo;une déréliction, violence d&rsquo;une famille instrumentalisant l&rsquo;un de ses membres, violence de la société pervertissant l&rsquo;innocence. Thème connu, rebattu à plaisir sur les plateaux lyriques.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/6A7A0300-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-177816"/></figure>


<p>En fond de scène, <strong>Guillaume Andrieux, Florent Baffi, Manuel Nùñez Camelino</strong> et <strong>Camille Tresmontant </strong>composent cette lignée malsaine réfugiée derrière sa bien-pensance. Le quatuor masculin – remarquablement équilibré, très articulé – fait merveille, en particulier dans les passages parodiant le répertoire sacré, alors même que l&rsquo;argent est le vrai dieu auquel chacun sacrifie.</p>
<p>Fidèle au livret de Brecht, le personnage d&rsquo;Anna est un Janus aux deux visages. La danse et le chant donnent à voir ce dédoublement qui évoque puissamment celui du phénomène de dissociation expérimenté par les victimes d&rsquo;agressions ou de traumas. Le corps instrumentalisé est celui <strong>Noémie Ettlin</strong>, danseuse pleine de grâce et de sensibilité.<br />On ne sait trop si la chanteuse, pour sa part, incarne l’obéissance à la famille, le surmoi, la raison ou l&rsquo;âme du personnage. <strong>Natalie</strong> <strong>Pérez</strong> lui prête en tout cas une sincérité, une simplicité assez bouleversantes. Les medium et les graves, très sollicités, sont libres, jamais forcés; les aigus faciles; les registres sont bien unifiés, le phrasé d&rsquo;une grande expressivité. Les célèbres chansons ajoutées au texte original – comme « Je ne t’aime pas », refusant les effets faciles – sonnent magnifiquement d&rsquo;intensité retenue. Avec « Youkali » explose la sensualité du timbre dans un pas de deux prenant. Ce dernier ramène Anna jusqu&rsquo;à sa Louisiane natale, dans ce foyer fantasmé pour lequel tout a été sacrifié, qui n&rsquo;est pourtant qu&rsquo;une masure décatie et abandonnée, à l&rsquo;image de l&rsquo;âme de l&rsquo;héroïne ravagée par les compromissions. L&rsquo;amertume du propos est patente, la pondération des choix artistiques, leur pertinence lui donnent une force singulière.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/weill-les-sept-peches-capitaux-rennes/">WEILL, Les Sept Péchés capitaux &#8211; Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Croisette, Opérettes des Années folles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/croisette-operettes-des-annees-folles-vive-la-futilite-la-bonne-humeur-et-lentrain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Reynaldo Hahn et André Messager dirigeaient alors l’orchestre du casino de Cannes. Les folles années marquèrent la Riviera, où aimaient séjourner non seulement le Tout-Paris, mais aussi l’intelligentsia cosmopolite. L’insouciance, la bonne humeur, le charme, la légèreté et l’entrain, voire le dévergondage étaient de mise, conditions idéales pour que s’y épanouisse l’opérette Ce répertoire, trop &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Reynaldo Hahn et André Messager dirigeaient alors l’orchestre du casino de Cannes. Les folles années marquèrent la Riviera, où aimaient séjourner non seulement le Tout-Paris, mais aussi l’intelligentsia cosmopolite. L’insouciance, la bonne humeur, le charme, la légèreté et l’entrain, voire le dévergondage étaient de mise, conditions idéales pour que s’y épanouisse l’opérette</p>
<p>Ce répertoire, trop souvent boudé par les puristes et les rabat-joie, n’a pas été défendu à sa juste valeur par le monde lyrique, sauf exception, ni par l’enregistrement. Des versions « actualisées » ont souvent été substituées aux orchestrations originales, au profit de couleurs jazziques faisant la part belle aux batteurs et aux cuivres. Or, comme le rappelle opportunément <strong>Benjamin Levy</strong>, les formations qui avaient cours dans les années vingt étaient encore proches de celles du XIXe siècle. Parfois désuètes, au parfum suranné, souvent délicieux, ces musiques ont conservé toutes leurs séductions, quel qu’en soit le caractère. Destinés à devenir chansons à succès, les airs ponctuent l’action de ce qui relève de la comédie de boulevard. Les intrigues, éventuellement loufoques, sont émaillées d’allusions parfois grivoises, de calembours, de jeux de mots. Sans conteste, Albert Willemetz est le principal artisan de la réussite de ce genre si spécifique, où l’opérette se mue en comédie musicale française. Certes, il n’est pas le seul pourvoyeur de livrets, ou de lyrics (on compte aussi Sacha Guitry, pour Reynaldo Hahn, et quelques autres), mais c’est bien à lui que l’on doit cet esprit et cette veine, fertile de 1920  jusqu’à l’invasion allemande. L’action est leste, rondement menée : les comédiens du music-hall se sont alors substitués aux chanteurs, pour des airs typés, aisés à chanter et à mémoriser. A l’incontournable valse s’ajoutent, avec discrétion, quelques rythmes jazzy et latino-américains, essentiels à la dynamique de l’ouvrage. Nombre d’entre eux seront suivis d’une adaptation cinématographique.</p>
<p>Les expressions sont renouvelées au fil des numéros, stylistiquement déjà, entre l’élégance naturelle d’un André Messager ou d’un Reynaldo Hahn et la verve débridée de Maurice Yvain comme de Raoul Moretti. Les pièces pour solistes alternent avec les ensembles et les ouvertures orchestrales. Avec pas moins de 14 ouvrages signés par cinq figures essentielles de ces années 1921 à 34, voilà une sorte d’anthologie appelée à faire date. En effet, le choix des chanteurs, tous habiles comédiens, a été des plus judicieux : <strong>Laurent Naouri</strong> excelle dans <em>Gosse de riches</em> (Maurice Yvain), trouve les accents du music-hall pour <em>Trois jeunes filles nues </em>(Raoul Moretti) et se montre irrésistible dans le duo « Sous les palétuviers » (<em>Toi, c’est moi</em>, de Moïse Simons). C’est avec <strong>Patricia Petibon </strong>qu’il partage son bonheur à jouer. Celle-ci est plus séduisante que jamais, encore que son abattage, ses intonations caressantes dans les couplets de <em>Phi-Phi</em> (d’Henri Christiné) sont un égal moment de bonheur. <strong>Amel Brahim-Djelloul</strong> se taille la part du lion, avec les couplets du délicieux <em>Passionnément</em> (d’André Messager), le duo de <em>Ciboulette</em> (Reynaldo Hahn) et nombre d’ensembles, où la ductilité et la fraîcheur de sa voix font merveille. <strong>Marion Tassou</strong> complète cette belle brochette de sopranes lorsqu’elle nous confie « Comme j’aimerais mon mari s’il était mon amant » (de <em>Pas sur la bouche</em>, de Maurice Yvain), après sa participation à deux trios et au septuor, dont on reparlera. De la mezzo <strong>Pauline Sabatier</strong> on retiendra particulièrement « Vagabonde », puis la conga de <em>Toi, c’est moi </em>(Moïse Simons)<em>. </em>Des autres hommes, signalons <strong>Guillaume Andrieux</strong>, excellent en contrôleur de <em>PLM</em> (Henri Christiné). Les ténors <strong>Rémy Mathieu</strong> et <strong>Philippe Talbot</strong> n’apparaissent que dans les ensembles, aboutis et réjouissants. Il faut mentionner l’extraordinaire septuor « Sur le quai Malaquais » (<em>Pas sur la bouche</em>), prouesse d’écriture et de réalisation. Opportunément de brefs passages parlés ou dialogués, intimement liés aux airs, sont restitués et confirment les talents de comédien de chacun.</p>
<p>Si, à travers quatre extraits, l’enregistrement donne envie de découvrir Moïse Simons, compositeur cubain alors installé à Paris, dont n’avait survécu que le duo comique « Sous les palétuviers », c’est encore André Messager et Reynaldo Hahn qui nous valent les pages les plus achevées, les plus raffinées, où l’émotion est sincère, servies ici avec un art consommé.</p>
<p>L’Orchestre national de Cannes, que conduit Benjamin Levy, trouve les couleurs et la souplesse pour les effluves citronnées, capiteuses comme délicates et recherchées, de ces petits bijoux</p>
<p>Un moment pétillant, de bonne humeur, d’évasion, que Parisiens et Cannois pourront bientôt revivre (*).</p>
<p>La notice d’accompagnement comporte une introduction de Benjamin Levy,  la présentation d’un spécialiste, Benoît Duteurtre, et l’intégralité des textes.</p>
<p>(*) l’essentiel du programme sera offert au Châtelet le 8 octobre, puis à Cannes, le 3 janvier, au Palais des Festivals, pour le concert du Nouvel-An.</p>
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		<title>DEBUSSY, Pelléas et Mélisande — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pelleas-et-melisande-paris-tce-la-verite-la-verite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 May 2018 06:09:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a à peine plus d’un mois, Jean-Claude Malgoire dirigeait à Tourcoing la reprise d’une magnifique production de Pelléas et Mélisande, créée en 2015. La version de concert présentée le 2 mai au Théâtre des Champs-Elysées ne pouvait que prendre l’aspect d’un hommage au chef récemment disparu, qui avait consacré toute sa vie à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a à peine plus d’un mois, Jean-Claude Malgoire dirigeait à Tourcoing la reprise d’une magnifique production de <em>Pelléas et Mélisande</em>, créée en 2015. La version de concert présentée le 2 mai au Théâtre des Champs-Elysées ne pouvait que prendre l’aspect d’un hommage au chef récemment disparu, qui avait consacré toute sa vie à rechercher cette insaisissable vérité de la musique, et pas seulement de la musique dit « ancienne », mais aussi de compositions de siècles plus proches du nous. Le lien avec Jean-Claude Malgoire, à qui Michel Franck a consacré quelques mots avant le début du concert, était ici d’autant plus évident que les trois têtes d’affiche étaient <a href="https://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-tourcoing-lakmelisande-on-en-redemande">les mêmes qu’à Tourcoing</a>, pour notre plus grand bonheur.</p>
<p>Après sa prise de rôle en 2015, après « Mes longs cheveux descendent tout le long de la tour » si ingénieusement inséré dans <a href="https://www.forumopera.com/cd/mirages-opera-arias-and-songs-surtout-ne-changez-rien-10-novembre-0">son disque <em>Mirages</em></a>, <strong>Sabine Devieilhe </strong>retrouve un personnage dont elle semble avoir saisi la vérité, ou du moins une certaine vérité, si tant est que Mélisande puisse être résumée à une seule incarnation,si aboutie soit-elle. Ce soir-là, en effet, la soprano était Mélisande, de toute sa voix et de tout son être, mais une Mélisande qui n’avait rien de froid, rien de distant, et qui réussissait le prodige de ne pas pour autant perdre son mystère. L’héroïne de Maeterlinck, que Golaud prend d’abord pour « une petite fille », est bien avec elle une très jeune femme aux sourires aussi fréquents qu’énigmatiques (celui avec lequel, les yeux mi-clos, elle prononce la phrase « Si, il me parle parfois. Il ne m’aime pas, je crois » en dit plus long que toutes les exégèses). On admire aussi tout le poids qu’elle met dans la brièveté même de certains monosyllabes, un « Oui », un « Non » ô combien éloquents. Et ceux qui, d’aventure, penseraient que Sabine Devieilhe n’a que des suraigus à offrir auraient reçu une grande leçon : cette artiste sait aussi tirer le meilleur de tous les personnages qu’elle interprète, tant elle s’y investit et, pour le répertoire français, tant elle les sert par une diction hors pair. <strong>Guillaume Andrieux</strong> est lui aussi une évidence en Pelléas, tout en sincérité et en enthousiasme juvéniles, avec une voix que les aigus ténorisants du rôle ne prennent jamais au dépourvu, avec un naturel désarçonnant qui rejoint celui de Pierre Mollet, l’un des plus beaux Pelléas du disque. Cette vérité, c’est aussi celle qu’offre <strong>Alain Buet</strong>, dont le Golaud n’a rien du vieillard bougonnant ni d’une brute sanguinaire, et donc chacune des interventions est entièrement intelligible, entièrement naturelle, parfaitement timbrée et sans ce vibrato qu’on a parfois entendu au disque dans les enregistrements du baryton.</p>
<p>Leurs partenaires semblent évoluer, eux, à un moindre degré de vérité musicale et dramatique. Est-ce d’avoir tant chanté le rôle ? <strong>Sylvie Brunet</strong>, immense artiste pourtant, et qui a si bien servi l’opéra français, semble ici un peu trop appuyer son discours, chargeant sa lecture de la lettre d’effets dramatiques un peu superflus, comme si la splendeur du timbre et la qualité de l’articulation ne suffisaient pas à faire d’elle la Geneviève d’exception qu’on a pu admirer ailleurs. Malgré un fort beau grave,<strong> Jérôme Varnier </strong>est un Arkel encore un peu jeune, un peu emprunté, comme s’il flottait un peu dans l’habit du très sage et très vieux roi d’Allemonde. Même si l’on peut apprécier un Yniold qui n’ait pas une fausse voix d’enfant, <strong>Camille Poul</strong> sonne presque déjà trop adulte pour le personnage. <strong>Virgile Ancely</strong> est en revanche un magnifique médecin, dont on aimerait entendre la voix superbe dans un rôle plus développé.</p>
<p>Quant au bien nommé Orchestre de chambre Pelléas, sous la direction fine et équilibrée de <strong>Benjamin Levy</strong>, propose un Debussy résolument désembrumé, où le jour se glisse même à travers les frondaisons de l’épaisse forêt avant que la nuit y devienne très noire et très froide, un Debussy déjà proche de <em>Jeux</em> dans le scène d’Yniold. Là aussi, une certaine vérité de <em>Pelléas</em>, peut-être.</p>
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