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	<title>Rebeka LOKAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Rebeka LOKAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Turandot</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Nov 2018 07:53:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par un curieux hasard, le public français n’a jusqu’ici pu découvrir le travail de Stefano Poda qu’à travers une production assez peu représentative de son art : L’Elisir d’amore proposé par l’Opéra du Rhin était une comédie, dont le metteur en scène italien avait proposé une vision assez guillerette bien que parfois énigmatique. Avec la Turandot &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par un curieux hasard, le public français n’a jusqu’ici pu découvrir le travail de<strong> Stefano Poda </strong>qu’à travers une production assez peu représentative de son art : <em>L’Elisir d’amore</em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/lelisir-damore-strasbourg-mangez-des-pommes">proposé par l’Opéra du Rhin</a> était une comédie, dont le metteur en scène italien avait proposé une vision assez guillerette bien que parfois énigmatique. Avec la <em>Turandot</em> turinoise dont C Major commercialise la captation, on retrouve en revanche tout ce qui fait ce que nous appelions ailleurs « <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dvd/systeme-p">le système P</a> ». En effet, comme les spectacles signés Bob Wilson, un opéra monté par Stefano Poda garantit de manière quasi systématique un certain nombre d’éléments : des figurants nus (enfin, en string) au corps blanchi comme des danseurs <em>but</em><em>ō</em>, des décors blancs possiblement garnis de moulages de parties du corps humain, les figurants ou artistes du chœur défilant en lentes processions hiératiques. Tout cela n’est pas vilain, et évoque un peu un Pier Luigi Pizzi « modernisé » : même gamme chromatique limitée (blanc, rouge et noir, en général), même élégance de l’ensemble et – c’est là le hic – même vide dramatique. Car en étant à la fois décorateur, costumier, éclairagiste, chorégraphe et metteur en scène, Stefano Poda semble soumettre toutes les œuvres au même carcan, et cette <em>Turandot</em> ressemble furieusement à une certaine <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/videographie-de-thais"><em>Thaïs </em>également turinoise</a>. On retiendra en l’occurrence quelques « idées » dont le sens n’est pas limpide : la multiplication des Turandot, la princesse étant entourée d’un abondant groupe de dames (tous les pupitres féminins du chœur et quelques figurantes) vêtues et maquillées exactement comme elle, qui articulent en même temps le texte qu’elle déclame ; une semblable multiplication des Altoum, le vieil empereur manipulant une boule à facettes sortie d’une discothèque. Cela oblige hélas Calaf a parcourir la foule en regardant sous le nez tous les messieurs ou toutes les dames qu’il rencontre, comme s’il désespérait de retrouver son véritable interlocuteur parmi tous ses doubles. Quand aux casques de moto diamantés qu’apportent les figurantes à plusieurs reprises, ils sont un peu plus mystérieux, et ne serviront – heureusement ? – jamais à rien. Enfin, tout cela n’est guère passionnant, il faut malgré tout l’avouer.</p>
<p>L’oreille est-elle plus sollicitée ? Oui, en un sens, puisque le Teatro Regio affichait la « version originale inachevée » de l’œuvre. Comme à la création en 1926, la représentation s’achève peu après la mort de Liù, sans le finale, long ou court, d’Alfano, pas plus que celui de Luciano Berio. Le fait de conclure sur une sorte d’apothéose de Liù, encensée par le chœur, modifie évidemment la perception que l’on a de cet opéra. <strong>Gianandrea Noseda</strong> met en valeur la relative modernité de la partition, mais le statisme de la production ne l’aide pas vraiment à donner du relief à l’orchestre. Quant à la distribution, on ne peut pas dire qu’elle soit totalement enthousiasmante. <strong>Rebeka Lokar</strong> a fait la une des journaux l’été dernier, en remplaçant au pied levé Kristin Lewis <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/lexploit-memorable-de-rebeka-lokar-a-verone">dans <em>Aida</em> à Vérone</a>. Est-ce à dire que l’on entend ici une Turandot de plein air ? C’est un peu vrai, car si le timbre de la soprano slovène n’est pas désagréable, et qu’elle est même capable de fort belles choses dans la nuance piano, l’aigu forte est malheureusement entaché d’un fort vibrato qui ne permet pas de déterminer quelle note elle chante. Même problème pour <strong>Jorge de Le</strong><strong>ón</strong>, qui semble avoir abusé des rôles les plus lourds qu’il enchaîne depuis une dizaine d’années : son chant tout en force, où les nuances sont rares, est mieux fait pour combler les spectateurs réunis à la belle étoile. Le cas d’<strong>Erika Grimaldi</strong> est un peu différent, et c’est plutôt son adéquation au personnage de Liù qui est sujette à caution, tant la voix paraît sombre et mûre pour incarner la petite esclave. La mise en scène n’aide pas <strong>In-Sung Sim</strong> à exister en Timur, même s’il en a les notes. Parmi les trois ministres, mieux vaut oublier les voix de comprimari des deux ténors, pour ne retenir que le Ping de <strong>Marco Filippo Romano</strong>, abonné aux rôles comiques mais ici plein de dignité. Malgré la prestation estimable du chœur du Teatro Regio, cette <em>Turandot</em> n’a finalement que peu d’atouts pour la recommander, au sein d’une vidéographie déjà pléthorique.</p>
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		<title>L&#8217;exploit mémorable de Rebeka Lokar à Vérone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lexploit-memorable-de-rebeka-lokar-a-verone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jul 2018 07:46:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire de l’opéra est jalonnée – on le sait – de remplacements à la dernière minute qui sont, pour le remplaçant, un premier pied sur les marches de la gloire, l’exemple le plus connu étant Montserrat Caballe, célèbre du jour au lendemain, pour avoir chanté au débotté en 1965 à la place de Marylin Horne, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire de l’opéra est jalonnée – on le sait – de remplacements à la dernière minute qui sont, pour le remplaçant, un premier pied sur les marches de la gloire, l’exemple le plus connu étant <strong>Montserrat Caballe</strong>, célèbre du jour au lendemain, pour avoir chanté au débotté en 1965 à la place de Marylin Horne, enceinte, <em>Lucrezia Borgia </em>en version de concert à Carnegie Hall. Dans le même genre, les échotiers retiendront sans nul doute la soirée de mardi 10 juillet aux Arènes de Vérone relatée par le site <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.operaclick.com/editoriali/%C3%A8-accaduto-arena">operaclick.com</a>. A l’affiche <em>Aida </em>avec dans le rôle-titre <strong>Kristin Lewis</strong>. La pluie commence à tomber au 2<sup>e</sup> acte durant le ballet et la représentation, un moment suspendue, finit par reprendre. Mais Kristin Lewis, souffrante, renonce à poursuivre le spectacle. Dans l’urgence, on interrompt le dîner de la jeune soprano slovène <strong>Rebeka Lokar</strong> dans un restaurant de la Piazza Bra face au Arènes. On la maquille, on l’habille et on la propulse sur la scène pour chanter à froid la romance du Nil. Une ovation sincère et prolongée accueille l’interprétation de cet air redoutable avec son contre-ut<em> dolce</em> suivi de deux la à parer d’effets belcantistes. Mais la pluie reprend et cette fois la représentation est stoppée pour de bon. L&rsquo;exploit de Rebeka Lokar s&rsquo;arrête là. Il est d’autant plus mémorable que la soprano était à Vérone, non pour doubler Aida en cas de pépin, mais pour chanter Turandot et Abigaille. Son nom est désormais inscrit dans les annales.</p>
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