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	<title>Romain LOUVEAU - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Romain LOUVEAU - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>SCHUBERT, Winterreise &#8211; Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/schubert-winterreise-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rentrée hors les murs pour l&#8217;opéra de Rennes qui, après un Rinaldo en plein-air, propose une soirée autour du Winterreise de Franz Schubert dans le cadre des journées du Matrimoine et du Patrimoine. Cette production de l&#8217;Ensemble Miroirs Étendus, avec lequel la Maison bretonne collabore régulièrement, transforme les vingt quatre poèmes mélancoliques de Wilhelm Müller &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rentrée hors les murs pour l&rsquo;opéra de Rennes qui, après un <em>Rinaldo</em> en plein-air, propose une soirée autour du <em>Winterreise</em> de Franz Schubert dans le cadre des journées du Matrimoine et du Patrimoine.</p>
<p>Cette production de <strong>l&rsquo;Ensemble Miroirs Étendus</strong>, avec lequel la Maison bretonne collabore régulièrement, transforme les vingt quatre poèmes mélancoliques de Wilhelm Müller en un colloque sentimental et métaphysique à deux voix, qui, contrairement à celui de Verlaine, ne se tournent pas vers leurs amours défuntes. Il s&rsquo;agit plutôt d&rsquo;un dialogue intérieur où musicien et poète laisseraient leurs parts féminines et masculines s&rsquo;exprimer tour à tour.</p>
<p>Le vaisseau à trois nefs du théâtre du vieux Saint-Étienne, ancienne église déconsacrée, superbement décatie, se prête idéalement au propos. Avec raison, Matthieu Rietzler – directeur de l&rsquo;opéra – n&rsquo;imaginait pas un autre écrin pour ce spectacle qui fait « vibrer le patrimoine de musique ». La pierre à nu compose un écho intime au cycle de Lieder. La déambulation des artistes dans cet espace dépouillé n’est pas sans évoquer certaines toiles hivernales de Caspar David Friedrich comme <a href="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/11/Caspar_David_Friedrich_-_Klosterruine_im_Schnee.jpg"><em>le cloître en ruine sous la neige</em></a>.</p>
<p>Les deux interprètes tentent d&rsquo;inventer un chemin dans cette désolation sans pour autant dialoguer directement. D&rsquo;ailleurs, un troisième interlocuteur s&rsquo;invite sur scène sous la forme d&rsquo;un clin d&rsquo;oeil à <em>2001, l&rsquo;Odyssée de l&rsquo;espace</em>, avec les lumières faisant écho à l&rsquo;écran de surtitrage qui ne se contente pas de gérer les traductions mais interfère également dans la narration. Il n&rsquo;est pas certain que ces commentaires écrits apportent tant à la représentation si ce n&rsquo;est quelques sourires auxquels l&rsquo;on n&rsquo;est pas habitué chez Schubert alors que des tenues de scène un peu plus élaborées que les fades basiques jean/pull auraient eu un attrait supplémentaire, d&rsquo;autant plus que la dimension visuelle du spectacle est très travaillée.<br />Les lampes de l&rsquo;unique rampe latérale multiplient les jeux d&rsquo;ombre et la rythmique lumineuse du plateau. Soulignant une atmosphère ou jouant au contraire à contretemps, s’effaçant parfois totalement pour laisser les interprètes dans la pénombre – à l&rsquo;inverse de ce que l’on attend naturellement sur scène – elles créent une poésie singulière, comme une étrange respiration, ajoutant une indéniable profondeur de champ qui enrichit le propos au delà des mots.</p>
<p>Les deux chanteurs s&#8217;emparent chacun de l&rsquo;un des cahiers du recueil mais l&rsquo;ordre choisis pour les mélodies est celui du poète Wilhelm Müller. Une alternative que l&rsquo;on peut questionner puisque Franz Schubert, lui, souhaitait intercaler les morceaux composés dans un second temps. Ceci dit, l&rsquo;interprétation à deux voix permet de suivre à la fois le cheminement du poète et celui du musicien et ne nuit finalement aucunement au plaisir du spectateur.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/©Martin-Noda-Hans-Lucas-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-199971"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Martin Noda Hans Lucas</sup></figcaption></figure>


<p>A <strong>Victoire Bunel</strong> le premier cahier: Intense dans <em>Erstarrung</em> ou<em> Mut</em>, si douce dans <em>Der Lindenbaum</em>, jouant merveilleusement des nuances pour porter l&rsquo;émotion dans <em>Rückblick</em> ou <em>Rast</em>, elle bénéficie d&rsquo;une émission simple, directe, au service d&rsquo;une interprétation dépourvue d’une quelconque afféterie. La diction est limpide et la conduite de la phrase absolument remarquable : rarement l&rsquo;allemand ne coule avec un tel legato chez un artiste dont ce n&rsquo;est pas la langue natale.</p>
<p>Sans démériter pour autant, <strong>Jean-Christophe Lanièce</strong> n&rsquo;a pas la même stabilité sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;ambitus, des aigus plus tendus, un médium parfois trop mat qu&rsquo;il compense par une belle expressivité : la danse fragile du feu follet de <em>Taüschung</em> nous touche autant que l&rsquo;enlisement dans la pénombre de <em>Der Wegweiser</em> avant que <em>Die Nebensonnen</em> ne nous déchire le cœur.</p>
<p><strong>Romain Louveau</strong>, directeur artistique de la compagnie, joue l&rsquo;ensemble du cycle par cœur avec une formidable délicatesse. Alternativement éteint ou ivre de chagrin, sa sensibilité se mâtine de tendresse comme dans <em>Frühlingstraum</em> ou <em>Die Krähe</em>, de fébrilité comme dans <em>Die Wetterfahne,</em> de passion comme dans<em> Erstarrung</em>.<br />L&rsquo;écoute attentive des chanteurs, la compréhension commune, très fine, de chaque morceau s&rsquo;impose tout au long de la soirée. L&rsquo;indéniable osmose entre les interprètes se confirme lorsque l&rsquo;on sait qu&rsquo;ils préparent ensemble actuellement un second opus cette fois autour du <a href="https://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/schubert-le-chant-du-cygne-29-mai-2026"><em>Schwanengesang</em></a>.</p>
<p>L&rsquo;opéra de Rennes, qui avait déjà accueilli une très belle version dansée du <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/winterreise-rennes-loeuvre-au-noir"><em>Voyage d&rsquo;hiver</em></a> en 2020, proposera pour sa part une nouvelle incursion dans le répertoire du Lied les 2 et 3 décembre prochains avec le <a href="https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/le-pelerinage-de-la-rose"><em>Pélerinage de la Rose</em></a> de Robert Schumann lors d&rsquo;un concert dessiné mis en voix par l&rsquo;Ensemble Mélisme(s).</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/schubert-winterreise-rennes/">SCHUBERT, Winterreise &#8211; Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>STROHL &#8211; Musique vocale</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/strohl-musique-vocale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jan 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L&rsquo;histoire de la musique n&rsquo;est heureusement pas avare de réhabilitation : Il n&rsquo;est pas rare de redécouvrir à l&rsquo;époque moderne un compositeur célébré en son temps et depuis tombé dans l&rsquo;oubli ou, pire encore, injustement dénigré. Plus récemment et grâce notamment au Palazzetto Bru Zane, nous avons pu apprécier nombre de <em>petits maîtres</em> dont les productions, sans être nécessairement les plus grands des chefs-d&rsquo;œuvre, valaient largement les œuvres mineures des compositeurs les plus célèbres (voire les dépassaient). Avec cet enregistrement des ouvrages vocaux de Rita Strohl, nous pouvons cette fois apprécier une compositrice non seulement largement inconnue (et qui ne fit rien pour ne pas l&rsquo;être) mais d&rsquo;un talent absolument remarquable.</p>
<p>Aimée Marie Marguerite Mercédès Larousse La Villette nait le 8 juillet 1865 à Lorient. La famille a le goût des arts. Son père, officier de marine, pratique le violoncelle en amateur. Sa mère est une artiste peintre, exposée au Salon de Paris et c&rsquo;est elle qui donne ses premières leçons de piano à sa fille. Celle-ci est admise au Conservatoire de Paris à l&rsquo;âge de 13 ans. Elle ne semble pas y prendre un plaisir particulier, mais elle compose déjà. Elle a 20 ans quand sa première symphonie est jouée mais elle jugera plus tard la partition indigne d&rsquo;elle et la brûlera : l&rsquo;ouvrage s&rsquo;intitulait fort opportunément <em>Jeanne d&rsquo;Arc</em> ! Ses maîtres voient en elle « Un tempérament d&rsquo;artiste. Admirablement douée ». Après sa sortie du Conservatoire, plusieurs de ses œuvres sont éditées et publiquement jouées avec un certain succès. En 1888, elle épouse un enseigne de vaisseau, Emile Strohl, militaire de sensibilité artistique comme son père. Elle signera alors Rita Strohl, ce qui est quand même plus court que le patronyme complet précité.</p>
<p>Au milieu d&rsquo;une importante production de musique de chambre ou symphonique, elle se consacre également à la mélodie, et ces œuvres font l&rsquo;objet de la présente compilation laquelle regroupe la quasi-intégralité de sa musique vocale. Ces mélodies sont par ailleurs composées sur un intervalle de temps relativement court. Les <em>Six poésies de Baudelaire</em> sont publiées en 1894, <em>Carmen</em> en 1899, <em>Bilitis</em> (composée sur une idée de son époux) en 1900 et le reste en 1901, les compositions s&rsquo;étalant sur plusieurs années. A cette époque, la musique est appréciée tant par le public que la critique, et jouée dans des récitals où elle côtoie celle de Fauré, Debussy ou encore Bruneau. Elle écrit et fait jouer des symphonies, « La Forêt », « La Mer » (pour deux orchestres !). Saint Saëns, Chausson, Duparc ou Vincent d’Indy l&rsquo;apprécient publiquement.</p>
<p>On cherchera un peu en vain à répondre à la question-piège : <em>à qui cela ressemble-t-il ?</em> La musique de Strohl est en effet la sienne propre : une musique de son temps, de style assurément français, mais dont on ne peut pas dire qu&rsquo;elle s&rsquo;inspire directement de contemporains célèbres, comparaison d&rsquo;autant plus tentante que certains textes ont été mis en musique par d&rsquo;autres compositeurs. La mélodie y est parfois proche de la déclamation (le coffret inclut même un mélodrame où un texte parlé alterne avec le piano). Musique et poème se mêlent d&rsquo;ailleurs intimement sans que l&rsquo;une ne cherche à l&#8217;emporter sur l&rsquo;autre. Suivant les pièces, on pourra ainsi trouver la partie piano ou la partie vocale plus prégnante (Strohl était en effet une excellente pianiste), sans doute de manière un peu subjective.</p>
<p>Toutefois, à la mort de son mari, en 1900, Rita Strohl se retire du monde et se tourne alors vers une sorte d&rsquo;ésotérisme. Elle se remarie néanmoins et entreprend, avec un nouvel époux aussi exalté qu&rsquo;elle-même, de construire un théâtre à Bièvres. Baptisé « La Grange », celui-ci se veut un mini-Bayreuth : elle a en effet décidé de ne se consacrer qu&rsquo;à l&rsquo;opéra. Dans une approche mystico-symbolique, elle compose un cycle chrétien (<em>Le Déclin de la Tour d’Ivoire</em>, dont le titre est une allusion à elle-même), un autre celtique (avec un opéra s&rsquo;étalant sur 5 jours à raison de 2 heures par jour), et un dernier, hindou, inachevé, initialement prévu sur 7 jours. Ses compositions sont extraordinairement ambitieuses, <em>injouables</em> au vu des moyens qu&rsquo;elles exigent. Après quelques années de projets pour la plupart inaboutis, elle divorce.</p>
<p>Si l&rsquo;on suit les connaisseurs de son œuvre, le style de Strohl style n&rsquo;aura cessé d&rsquo;évoluer, apprécié (certains critiques parlent de génie) ou décrié (d&rsquo;autres le qualifiant de <em>moderniste</em>, qualification habituellement réservée aux musiciens incompris). Au bout d&rsquo;un moment, Rita Strohl ne composera finalement plus que pour elle-même, retirée « dans sa tour d&rsquo;ivoire ». Par ailleurs, elle écrit plusieurs ouvrages sur la musique, qui éclairent son œuvre. Elle décède à La Gaude en 1941 et sombre rapidement dans l&rsquo;oubli.</p>
<p>Les mélodies du présent enregistrement sont défendues par divers artistes. <strong>Elsa Dreisig</strong> interprète le cycle <em>Bilitis</em> avec engagement mais les tensions du soprano dans l&rsquo;aigu nuisent à la poésie évanescente requise par la partition. Le piano de <strong>Romain Louveau</strong> ne souffre en revanche aucune réserve. <strong>Adèle Charvet</strong> se révèle plus à l&rsquo;aise en mezzo mais, comme à sa consœur, il lui manque une articulation claire du texte, qualité indispensable dans la mélodie. Les <em>Dix poésies</em> et la <em>Carmen</em> sont également un brin uniforme interprétativement, malgré l&rsquo;attention délicate de <strong>Florian Caroubi.</strong> Le mélodrame <em>Quand la flûte de Pan</em> nous laisse un peu sur notre faim, du fait de sa forme même (les parties parlées et le piano alternent sans se mêler), malgré les talents de la comédienne <strong>Olivia Dalric</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=e1qdVNTSgUY">et de sa complice habituelle</a>, la pianiste <strong>Célia Oneto Bensaid</strong>. C&rsquo;est finalement <strong>Stéphane Degout</strong>, à nouveau idéalement accompagné par<strong> Romain Louveau</strong>, qui se taille la part du lion : la voix est magnifiquement conduite, homogène, le timbre chaud, la prononciation parfaite, de sorte qu&rsquo;il n&rsquo;est plus nécessaire de suivre le livret pour apprécier une exceptionnelle osmose de la poésie de Baudelaire et de la musique de Strohl. On partage alors l&rsquo;enthousiasme que Rita Strohl a pu déclencher durant cette époque (relativement courte) de sa carrière de compositrice. Au global, un album passionnant et étonnant, résurrection d&rsquo;une artiste majeure, et l&rsquo;on se prend à espérer la redécouverte de ses œuvres lyriques, forcément très différentes, travail malheureusement titanesque.</p>
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		<title>A Royaumont sans y être tout en y étant</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-royaumont-sans-y-etre-tout-en-y-etant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 13:05:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Même si vous n&#8217;avez pas pu aller à Royaumont ce week-end, même si vous ne faisiez pas partie des heureux élus auxquels Forum Opéra a fait gagner des places, vous pourrez quand même vous faire une idée de ce qu&#8217;on a entendu lors de la « Nuit de la mélodie et du lied » proposée &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Même si vous n&rsquo;avez pas pu aller à Royaumont ce week-end, même si vous ne faisiez pas partie des heureux élus auxquels Forum Opéra <a href="https://www.forumopera.com/breve/gagnez-des-places-pour-la-nuit-de-la-melodie-et-du-lied-a-royaumont">a fait gagner des places</a>, vous pourrez quand même vous faire une idée de ce qu&rsquo;on a entendu lors de la « Nuit de la mélodie et du lied » proposée le 5 octobre dans le cadre de l&rsquo;abbaye située à Asnières-sur-Oise. Le label B Records, spécialisé dans les captations sur le vif, vient en effet de publier <em>Le Promenoir des amants</em>, concert enregistré les 1er et 2 juin dernier dans le cadre de l&rsquo;Académie Orsay-Royaumont. Sur ce disque, on entend les quatre duos chant-piano qui doivent animer le concert de samedi : la basse <strong>Alex Rosen</strong> et le pianiste Michal Biel, dans du Loewe et du Schubert, la mezzo <strong>Marielou Jacquard</strong> et Kunal Lahiry dans les <em>Histoires naturelles</em> de Ravel, le baryton <strong>Jean-Christophe Lanièce</strong> et Romain Louveau dans trois lieder de Schumann et dans le cycle de Debussy dont s&rsquo;inspire le titre du CD, et enfin la soprano <strong>Marie-Laure Garnier</strong> et Célia Oneto-Bensaid qui se taillent la part du lion avec deux Zemlinsky, trois fables de La Fontaine par Caplet et la « Romanze » de Schubert. Evidemment, il est un peu culotté de faire graver à ces tout jeunes artistes des pièces célébrissimes (se colleter au « Roi des aulnes » dans sa version la plus connue est un cadeau empoisonné), on pourra s&rsquo;étonner de tels ou tels effets (le falsetto dans « Stirb&rsquo; Lieb&rsquo; und Freud&rsquo;! » de Schumann, est-ce vraiment une bonne idée ?), mais on ne pourra que s&rsquo;incliner devant l&rsquo;irrésistible maestria de Marie-Laure Garnier, souveraine dans les Caplet, et non moins splendide dans les lieder.</p>
<p><em>Le Promenoir des amants. </em>1 CD B Records LBM 021, 63 minutes</p>
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