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	<title>Ralf LUKAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:25:01 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Ralf LUKAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>SCHÖNBERG, Moses und Aron — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/moses-und-aron-paris-bastille-a-bastille-castellucci-maitrise-son-langage-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 07:02:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de Moses und Aron à l&#8217;Opéra Bastille (visible jusqu&#8217;au 19 juillet 2020), nous vous proposons de retrouver ci-après le compte rendu de la représentation du 20 octobre 2015.  Un demi-siècle après Parsifal, où Wagner, en renonçant à décrire le Graal, mettait au cœur de sa dernière œuvre une gigantesque interrogation, Arnold &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong style="font-size: 14px;text-align: justify">A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>Moses und Aron</em> à l&rsquo;Opéra Bastille (<a href="https://www.operadeparis.fr/magazine/moses-und-aron-replay">visible jusqu&rsquo;au 19 juillet 2020</a>), nous vous proposons de retrouver ci-après le compte rendu de la représentation du 20 octobre 2015. </strong></p>
<hr />
<p>Un demi-siècle après <em>Parsifal</em>, où Wagner, en renonçant à décrire le Graal, mettait au cœur de sa dernière œuvre une gigantesque interrogation, Arnold Schoenberg se penchait, avec <em>Moses und Aron</em>, sur  la foi révélée, intimement intégrée mais impossible à dire, inapte au partage. De ces deux opéras de l’ineffable qui posent cruellement la vanité de toute représentation comme préalable à ceux qui sont chargés de les représenter, le plus récent n’est sans doute pas le plus aisé, avec l’exigence de son livret, l’âpreté et la radicalité de sa musique. Et c’est un grand défi à relever que de creuser, au début du mandat effectif de Stéphane Lissner, l’enjeu de <em>Moses und Aron</em>, que l’on trouve moins du côté des persécutions religieuses ou des violences de l’intolérance que dans l’impossibilité de diffuser un idéal sans en trahir la force.</p>
<p>C’est le principal mérite de <strong>Romeo Castellucci</strong> que de l’avoir compris, qui construit tout son spectacle sur la perversion du langage : c’est dans l’obscurité que Moïse a la révélation et c’est en pleine lumière, après avoir consenti à traverser un écran dont on saisit qu’il sépare l’essence des choses et leur image, qu’il se heurte aux interprétations forcément lacunaires d’Aaron. Pendant que celui-ci tente de convaincre le peuple, une nuée de mots, toujours plus nombreux, plus incohérents, plus vides de sens, capturent le regard ; et comme Emma Bovary meurt avec un goût d’encre dans la bouche, c’est en se vautrant dans une eau noire souillant l’immaculé de la foi authentique que le chœur s’adonne à l’orgie – et badigeonne le pelage blanc du taureau Easy Rider, assurément<a href="/breve/un-veau-dor-qui-vaut-de-lor-a-lopera-de-paris"> l’une des vedettes de la soirée</a>.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/moses4_1.jpg?itok=64tCiHyF" title="© Bernd Uhlig" width="468" /><br />
	© Bernd Uhlig</p>
<p>Ce spectacle éminemment esthétique, garni d’images puissantes et de symboles frappants, serait-ce perfidie de trouver qu’il y manque une mise en scène ? Disons plutôt : une direction d’acteurs. Et une réflexion sur les personnages à la hauteur des questionnements qui les traversent. S&rsquo;il est tentant de prendre le parti de Moïse, Aaron est-il pour autant ce parleur superficiel tout juste bon à s’empêtrer dans les subterfuges de sa rhétorique ? La raison n&rsquo;est-elle pas de son côté, quand il demande à Moïse d’aimer le peuple, dans la dernière scène du II (dernière scène tout court, dans cette œuvre restée inachevée) ? Moïse, quant à lui, avait-il réellement envie de redescendre du Mont Sinaï, où il a vécu « près de ses idées » ? Si surtout, comme l’écrivait le contemporain de Schoenberg qu’était Wittgenstein, « les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde », la pureté de la foi ressentie par Moïse n’est-elle pas, elle aussi, soumise au prisme d’un langage intérieur inévitablement imparfait ? Face à ces questions, la simplicité aux confins du manichéisme adoptée par Castellucci nous fait parfois penser avec regrets à ce qu’aurait pu laisser voir ici Patrice Chéreau, initialement prévu pour mettre en scène la première grande production de l’ère Lissner.</p>
<p>L’animation de ce livre d’images aussi superbe que froid demande une équipe habitée. Au milieu de choristes extrêmement impressionnants, et maîtres d’un allemand très intelligible, les seconds rôles, impeccables, font notamment ressortir le prêtre inquiétant de <strong>Ralf Lukas</strong> et le jeune homme de <strong>Nicky Spence</strong>. Mais c’est avant tout un duo que l’on attend : si <strong>John Graham-Hall</strong> peine dans une tessiture toute en tensions, si <strong>Thomas Johannes Mayer</strong> ne va pas encore au bout de l’éloquence que le Sprechgesang peut permettre à son timbre à la fois clair et percutant, on croit à leur fratrie dépareillée et conflictuelle, irréconciliable mais inséparable.</p>
<p>Face à un orchestre déjà étonnamment rompu à Schoenberg, et qu’on attend avec d’autant plus d’impatience dans les <em>Gurrelieder</em> à la Philharmonie, <strong>Philippe Jordan</strong> est impeccable, mais presque précautionneux, s’accrochant aux barres de mesures pour tendre sous ses musiciens et ses chanteurs un filet de sécurité aux mailles desquelles s’accrochent, au passage, quelques une des tensions et des émotions qui traversent la partition. Encore un langage que ce soir, il convenait de maîtriser plutôt que d&rsquo;exprimer&#8230;</p>
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		<title>Wallenstein</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wallenstein-schiller-en-tcheque-retraduit-en-allemand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 06:29:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On pourrait croire que l’opéra historique, façon Les Huguenots ou Don Carlos, est un sous-genre irrémédiablement attaché au XIXe siècle, que la modernité a voué aux oubliettes. On se tromperait, car l’évocation de grands événements du passé n’a jamais disparu de la scène lyrique, même si elle s’est affranchie de certaines figures jadis imposées, comme &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On pourrait croire que l’opéra historique, façon <em>Les Huguenots</em> ou <em>Don Carlos</em>, est un sous-genre irrémédiablement attaché au XIX<sup>e</sup> siècle, que la modernité a voué aux oubliettes. On se tromperait, car l’évocation de grands événements du passé n’a jamais disparu de la scène lyrique, même si elle s’est affranchie de certaines figures jadis imposées, comme l’amour plus ou moins impossible entre le ténor et la soprano. Après tout, qu’est-ce que <em>Nixon in China</em> sinon un « grand opéra à l’américaine », avec participation de figures historiques bien réelles et évocation de moments très précis de l’histoire (récente) du pays natal du compositeur ? En remontant un peu plus loin dans le XX<sup>e</sup> siècle, <em>Mathis der Maler</em> est directement lié à la Révolte des Rustauds, survenue en 1525. A la même époque que Hindemith, Jaromir Weinberger s’intéressait à une grande figure de l’histoire allemande, Albrecht von Wallenstein (1583-1634), à travers la trilogie inspirée à Schiller par la trajectoire de ce généralissime des armées du Saint-Empire romain germanique.</p>
<p>Evidemment, ce choix n’était pas tout à fait innocent de la part d’un compositeur juif né à Prague : composé en 1937, alors que les bruits de bottes devenaient assourdissants en Allemagne, et un an avant que Weinberger ne s’exile pour fuir la barbarie nazie, <em>Wallenstein</em> s’articule autour d’un personnage d’origine tchèque, héros de la guerre de Trente Ans, qui envisage de trahir l’empereur pour conclure en secret la paix avec l’ennemi. Pour autant, Weinberger était-il tout désigné pour concevoir un grand opéra historique ? Son principal titre de gloire était <em>Švanda dudák</em> (1926), qui fit le tour du monde grâce à sa traduction par Max Brod (un enregistrement studio de cette version allemande a récemment été <a href="https://www.forumopera.com/cd/schwanda-der-dudelsackpfeifer-merci-max">réédité par Sony</a>). Certes située dans un passé très flou, cette œuvre au livret mi-loufoque mi-fantastique, ressemblait plus à une opérette qu’à un drame historique. Et comme dans le cas de <em>Schwanda der dudelsackpfeifer</em>, c’est encore une fois la version allemande élaborée par Max Brod qui est ici enregistrée (celle de la création mondiale, à Vienne en 1937), plutôt que l’original tchèque, intitulé <em>Valdštejn </em>(donnée dès 1938 à Olomouc).</p>
<p>Comme on pouvait donc peut-être s’y attendre, tout le premier tableau de <em>Wallenstein</em> sonne comme une truculente scène d’opérette, avec éloge de la joyeuse vie de soldat, chœurs pleins d’allégresse, roulements de tambour et imitation vocale de la trompette (« Trrrrrum, trrrrrum »). Tout change ensuite radicalement, quand l’action délaisse les foules des champs de bataille pour se recentrer sur le héros et les inquiétudes des derniers mois de sa vie. L’écriture délaisse les mélodies faciles et l’orchestre tisse autour des voix d’opulents entrelacs postromantiques, dans un style qui évoque un peu Richard Strauss ou Korngold. <strong>Cornelius Meister </strong>sait admirablement faire chanter le Radio-Symphonieorchester Wien dans cette musique enveloppante et évocatrice, jusque dans les accents mahlériens que prennent parfois les fanfares militaires (le « Revelge » du <em>Knaben Wunderhorn</em> n’est pas loin).</p>
<p>Le rôle-titre bénéficie de plusieurs grands monologues, qui mobilisent toutes les ressources expressives et vocales de <strong>Roman Trekel</strong>. Souvent sollicité dans l’aigu, il confère à Wallenstein tout le relief souhaitable : alors qu’il s’agit d’une version de concert, on pourrait penser qu’il s’agit d’une véritable représentation, tant le baryton incarne son personnage avec conviction. Comme Weinberger n’a pas voulu se passer d’intrigue amoureuse, la fille de Wallenstein est éprise du fils du général Piccolomini. <strong>Martina Welschenbach </strong>prête à Thekla un timbre lumineux et frais, face au ténor héroïque qu’est bien <strong>Daniel Kirch</strong>. Dommage qu’en comtesse Terzky, <strong>Dagmar Schellenberger </strong>paie désormais des années durant lesquelles elle fut un peu chanteuse à tout faire au Komische Oper : le grave est sonore, mais l’aigu est entaché d’un vibrato peu agréable. Par son articulation et son accentuation du texte, <strong>Ralf Lukas</strong> fait d’Octavio Piccolomini un personnage franchement comique, ce qui est un peu gênant tout de même. Si les autres personnages qui gravitent nombreux autour d’eux n’ont droit qu’à des interventions bien plus limitées, l’œuvre n’en requiert pas moins une solide troupe pour distribuer dignement tous ces petits rôles. Heureusement, pour le retour de <em>Wallenstein</em> à Vienne, trois quarts de siècle après sa création, on avait fort bien fait les choses, et personne ne démérite, au contraire. Très peu présente en dehors du premier tableau, la Wiener Singakademie complète idéalement cette distribution.</p>
<p> </p>
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		<title>SCHÖNBERG, Moses und Aron — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/moses-und-aron-paris-bastille-a-bastille-castellucci-maitrise-son-langage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 05:02:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un demi-siècle après Parsifal, où Wagner, en renonçant à décrire le Graal, mettait au cœur de sa dernière œuvre une gigantesque interrogation, Arnold Schoenberg se penchait, avec Moses und Aron, sur  la foi révélée, intimement intégrée mais impossible à dire, inapte au partage. De ces deux opéras de l’ineffable qui posent cruellement la vanité de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Un demi-siècle après <em>Parsifal</em>, où Wagner, en renonçant à décrire le Graal, mettait au cœur de sa dernière œuvre une gigantesque interrogation, Arnold Schoenberg se penchait, avec <em>Moses und Aron, </em>sur  la foi révélée, intimement intégrée mais impossible à dire, inapte au partage. De ces deux opéras de l’ineffable qui posent cruellement la vanité de toute représentation comme préalable à ceux qui sont chargés de les représenter, le plus récent n’est sans doute pas le plus aisé, avec l’exigence de son livret, l’âpreté et la radicalité de sa musique. Et c’est un grand défi à relever que de creuser, au début du mandat effectif de Stéphane Lissner, l’enjeu de <em>Moses und Aron</em>, que l’on trouve moins du côté des persécutions religieuses ou des violences de l’intolérance que dans l’impossibilité de diffuser un idéal sans en trahir la force.</p>
<p class="rtejustify">C’est le principal mérite de <strong>Romeo Castellucci</strong> que de l’avoir compris, qui construit tout son spectacle sur la perversion du langage : c’est dans l’obscurité que Moïse a la révélation et c’est en pleine lumière, après avoir consenti à traverser un écran dont on saisit qu’il sépare l’essence des choses et leur image, qu’il se heurte aux interprétations forcément lacunaires d’Aaron. Pendant que celui-ci tente de convaincre le peuple, une nuée de mots, toujours plus nombreux, plus incohérents, plus vides de sens, capturent le regard ; et comme Emma Bovary meurt avec un goût d’encre dans la bouche, c’est en se vautrant dans une eau noire souillant l’immaculé de la foi authentique que le chœur s’adonne à l’orgie – et badigeonne le pelage blanc du taureau Easy Rider, assurément<a href="/breve/un-veau-dor-qui-vaut-de-lor-a-lopera-de-paris"> l’une des vedettes de la soirée</a>.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/moses4_1.jpg?itok=64tCiHyF" title="© Bernd Uhlig" width="468" /><br />
	© Bernd Uhlig</p>
<p class="rtejustify">Ce spectacle éminemment esthétique, garni d’images puissantes et de symboles frappants, serait-ce perfidie de trouver qu’il y manque une mise en scène ? Disons plutôt : une direction d’acteurs. Et une réflexion sur les personnages à la hauteur des questionnements qui les traversent. S&rsquo;il est tentant de prendre le parti de Moïse, Aaron est-il pour autant ce parleur superficiel tout juste bon à s’empêtrer dans les subterfuges de sa rhétorique ? La raison n&rsquo;est-elle pas de son côté, quand il demande à Moïse d’aimer le peuple, dans la dernière scène du II (dernière scène tout court, dans cette œuvre restée inachevée) ? Moïse, quant à lui, avait-il réellement envie de redescendre du Mont Sinaï, où il a vécu « près de ses idées » ? Si surtout, comme l’écrivait le contemporain de Schoenberg qu’était Wittgenstein, « les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde », la pureté de la foi ressentie par Moïse n’est-elle pas, elle aussi, soumise au prisme d’un langage intérieur inévitablement imparfait ? Face à ces questions, la simplicité aux confins du manichéisme adoptée par Castellucci nous fait parfois penser avec regrets à ce qu’aurait pu laisser voir ici Patrice Chéreau, initialement prévu pour mettre en scène la première grande production de l’ère Lissner.</p>
<p class="rtejustify">L’animation de ce livre d’images aussi superbe que froid demande une équipe habitée. Au milieu de choristes extrêmement impressionnants, et maîtres d’un allemand très intelligible, les seconds rôles, impeccables, font notamment ressortir le prêtre inquiétant de <strong>Ralf Lukas</strong> et le jeune homme de<strong> Nicky Spence</strong>. Mais c’est avant tout un duo que l’on attend : si<strong> John Graham-Hall </strong>peine dans une tessiture toute en tensions, si <strong>Thomas Johannes Mayer</strong> ne va pas encore au bout de l’éloquence que le Sprechgesang peut permettre à son timbre à la fois clair et percutant, on croit à leur fratrie dépareillée et conflictuelle, irréconciliable mais inséparable.</p>
<p class="rtejustify">Face à un orchestre déjà étonnamment rompu à Schoenberg, et qu’on attend avec d’autant plus d’impatience dans les <em>Gurrelieder </em>à la Philharmonie, <strong>Philippe Jordan </strong>est impeccable, mais presque précautionneux, s’accrochant aux barres de mesures pour tendre sous ses musiciens et ses chanteurs un filet de sécurité aux mailles desquelles s’accrochent, au passage, quelques une des tensions et des émotions qui traversent la partition. Encore un langage que ce soir, il convenait de maîtriser plutôt que d&rsquo;exprimer&#8230;</p>
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<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/moses-und-aron-paris-bastille-a-bastille-castellucci-maitrise-son-langage/">SCHÖNBERG, Moses und Aron — Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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